FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
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Retour sur Terre

Après un match nul (1-1) obtenu en Espagne pour le compte des qualifications au Mondial et une victoire en match amical en Italie (2-1), la France s'est inclinée 1-2 contre une équipe d'Allemagne qui paraissait nettement superieure. Preuve que Didier Deschamps a encore du pain sur la planche.


Aujourd'hui, du côté de Bruxelles, se déroulera un sommet européen important. Avant cette rencontre politique et pour saluer le cinquantenaire de l'amitié franco-allemande, notre Président de la République François Hollande a tenu à inviter son homologue allemande, la chancelière Angela Merkel, pour assister à cette nouvelle rencontre entre les Bleus et la Manshaaft. Comme notre chef de l'Etat est un hôte qui prend un soin extrême de ses invités, Angela Merkel put ressortir du Stade de France en ayant le sentiment d'avoir remportée la première manche.
Pourtant, à la mi-temps, le sourire se trouvait davantage sur le visage du Président car la France menait un but à rien, un exploit par rapport au déroulement des quarante-cinq premières minutes. Un premier quart d'heure à sens unique en faveur des visiteurs du soir et puis un léger mieux pendant vingt-cinq minutes qui ne suffisait pourtant pas aux hommes de Didier Deschamps de rééquilibrer réellement les débats. Mais alors que tout le monde s'apprêtait à rentrer aux vestiaires sur un score nul et vierge, Karim Benzema, qui a dû prendre récemment des cours en la matière par son coéquipoer au Real Madrid Cristiano Ronaldo, frappait un coup franc somptueux qui finissait sa route sur la barre transversale d'Adler avant que Moussa Sissoko ne remette le ballon sur la tête de Valbuena qui faisait trembler pour la première fois les filets du portier de Leverkusen préféré à Manuel Neuer. Un score totalement contre le cours du jeu qu'Etienne Capoue, qui rentrait avec sa tenue de justicier à la pause en lieu et place de Blaise Matuidi, tenait immédiatement à remettre en ordre en perdant un ballon dans son propre camp et qui permettait à Gundogan de donner un ballon pour Thomas Muller qui remettait les deux équipes à égalité. Et voulant se venger de la défaite subie l'année passée à Brême par ces mêmes tricolores, les joueurs de Joachim Low grâce à une passe somptueuse de Mesut Ozil en direction de son partenaire au Real Madrid Sami Khedira qui donnait la victoire aux siens sur ce même score de 2-1.


Vingt bonnes minutes

Une défaite à l'arrière goût de coup d'arrêt pour une équipe de France qui restait sur deux excellents résultats en octobre contre l'Espagne (1-1) et en Italie (victoire 2-1). Une victoire hier soir contre l'Allemagne aurait montrée une fois de plus que les tricolores peuvent faire durablement le poids contre les meilleurs nations du football. Elle aurait donné encore plus de confiance à une équipe qui en aura grandement besoin en mars quand il faudra recevoir l'Espagne pour jouer directement la qualification pour la Coupe du Monde 2014 au Brésil. Malheureusement, Didier Deschamps essuie sa seconde défaite de suite au Stade de France après un premier échec en octobre contre le Japon (1-0) qui avait été vite oubliée avec le point obtenu à Madrid seulement quelques jours après. Une enceinte de Saint-Denis où il faisait un froid de canard et il ne fallait pas compter sur le public du Stade de France pour réchauffer tout ça. Pas un chant pour soutenir ses joueurs et des olas toutes les cinq minutes alors que la France est archi dominée.
Mais plus que le simple score qui n'est pas l'informarion principale que doit apporter un match amical, c'est le contenu de cette défaite qui fait mal aux esprits. A ce croire au même niveau que les deux derniers finalistes du championnat d'Europe, peut-être avons-nous oublié que la France mérite sa place hors du Top 10 de la FIFA et cette défaite concédée contre la seconde nation mondiale est une piqûre de rappel. Vingt premières minutes desastreuses sans un ballon mis à part ce centre de Bakary Sagna qui aurait pu être dangereux si le mauvais état de la pelouse n'avait pas fait rater la reprise de Moussa Sissoko. Sans Lloris qui faisait une sortie parfaite sur Mario Gomez et qui détournait un coup de boule de Per Mertesacker, le score aurait été ouvert bien plus tôt et aurait enterriné la partie. L'ouverture du score de Mathieu Valbuena, le premier but de la tête du milieu offensif marseillais, paraissait comme un scandale et montrait à nouveau que le football est un sport particulier où il est possible de mener en étant dominé.
Un avantage qui ne durera pas bien longtemps car seulement cinq minutes après la pause, Etienne Capoue ne mettait pas la force nécessaire à sa passe, chose interdite quand tu joues dans ton propre camp, que Gundogan interceptait avant de donner un ballon de but à Muller. Avec cette égalisation d'entrée de deuxième mi-temps, personne ne pouvait donner chère la peau de notre équipe de France et la défaite semblait encore plus que probable. Mais chacun sait qu'elle est meilleure quand on ne l'attend pas. On voyait enfin du jeu et des occasions. D'abord un centre de Patrice Evra que Karim Benzema fut à quelques centimètres de mettre dans le but d'Adler, puis, un une-deux astucieux entre Valbuena et l'avant-centre du Real Madrid mais le tir enroulé de l'olympien n'était pas cadré. Et enfin, un centre de Karim Benzema coupé par Frank Ribéry à côté du cadre. Les Bleus poussaient et inévitablement s'exposaient par la même occasion et il est assez imprudent de laisser des espaces pareils à un Mesut Ozil dans la forme qu'il est en ce moment en club et avec la Manshaaft. Le meneur madrilène trouvait Sami Khedira qui ajustait parfaitement Lloris. Un deuxième but allemand qui prenait des airs de coup de massue car après cette réalisation du milieu défensif du Real Madrid, la France eut du mal à réagir comme elle l'avait fait après l'égalisation de Muller. Dans le temps additionnel, à la faveur des entrées conjuguées de Jeremy Ménez et Olivier Giroud, des opportunités d'égalisation ont été aperçues mais on connait la suite.


Une classe d'écart

Au fond, sur l'ensemble du match, ce score de deux buts à un pour l'Allemagne semble assez logique. On put s'apercevoir qu'une classe séparait encore les deux équipes du soir et qu'il manquait encore pas mal de chose à l'équipe de Didier Deschamps pour monter à ce niveau de football. Dans les buts, Hugo Lloris est incontournable. La charnière Koscielny-Sakho présente en début de match parut également solide et contenait assez efficacement les assauts d'Ozil. La rentrée d'Adil Rami donna beaucoup moins d'assurance à la défense française. Autre aspect positif, la grande forme de Franck Ribéry qui, pendant une première periode de souffrance, fut le seul tricollre à faire la différence à un tel point qu'on le voyait en 10 et dans le couloir de Moussa Sissoko qui n'apportait rien offensivement. La dernière source de satisfaction est sans doute la deuxième mi-temps très active de Mathieu Valbuena aussi à l'aise derrière Karim Benzema qu'à droite.
Ces points positifs vont servir de base à Didier Deschamps mais sont bien trop minces pour masquer des manques évidents dans des secteurs clefs. Bakary Sagna, qui effectuait son retour avec la tunique bleue depuis près d'un an et demi, freinait le jeu offensif et peinait contre les montées de son coéquipier Lukas Podolski et d'Howedes. De l'autre côté, ce n'était guère mieux. Patrice Evra voulait jouer ailier et jouer avec Ribery. Il était même à deux doigts de donner une balle de but à Karim Benzema. Mais défensivement inexistant, les deux buts se passent sur son côté que Franck Ribéry, partout hier sur le pelouse pourrie du Stade de France, devait occuper parfois quand Evra ne daignait pas se replacer. Ensuite, Blaise Matuidi et Yohan Cabaye n'eurent aucun poids contre Sami Khedira et Gundogan et le milieu de terrain français était encore plus transparent quand le joueur parisien laissa sa place à Etienne Capoie qui se faisait remarquer par sa perte de balle plus que par ses ballons récupérés et ses relances. Et c'est sans doute ici que la tactique de départ choisie par le selectionneur peut nourrir quelques critiques. Contre deux gros morceaux comme Khedira et Gundogan, étincelants à Madrid et à Dortmund, comment pouvait-il croire que deux numéro huit pouvaient faire l'affaire ? Moussa Sissoko voyait bien que le milieu galérait et on voyait qu'il était tenté de revenir au centre tellement il n'était pas à l'aise dans son couloir.
Ce qui restera de ce match amical est aussi la nouvelle contre-performance de Karim Benzema à la pointe de l'attaque. Un placement toujours brouillon. Trois positions de hors-jeu dans les vingts premières minutes. Tellement de fois que lorsqu'il ne l'était pas, il pensait l'être, mettait du temps à s'apercevoir qu'il pouvait jouer, ratait son contrôle et tirait si mollement qu'Adler n'avait pas à s'employer pour capter le ballon. Pour une fois, il ne fuyait pas son poste mais paraissait bien mieux dès qu'il s'excentrait. D'ici un mois et demi, l'équipe de France devra négocier une double confrontation cruciale d'abord contre la Géorgie puis contre la Roja. Si elle joue comme hier, une défaite lui est promise. Reste à Didier Deschamps de trouver des solutions et compter sur un exploit...
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L'auteur : Fruitier Manu
21 ans, Paris (France).
Publié le 22 février 2013
Modifié le 10 février 2013
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