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Saint Ange

Un film français qui s'attaque au fantastique sans réellement l'exploiter sous sa forme la plus pertinente. Une œuvre pour le moins inaboutie qui laisse derrière elle un flot de questions irrésolues auxquelles je me propose de donner une explication à commencer par la première : Pourquoi la "French touch" ne prend pas ?


Pari réussi pour un cinéaste français qui se colle au genre fantastique, très peu exploité et mis en valeur dans notre cinéma hexagonal ? Pas sûr, car si l'atmosphère est bien installée, le scénario pêche un peu si bien qu'à la fin, un flot de questions nous submerge sans qu'on puisse réellement y répondre. Pourtant, l'idée de départ ne manque pas d'intérêt et de pertinence, mais sa mauvaise exploitation au cours du film fait qu'elle se noie dans un tourbillon macabre de scènes glauques, confuses, pas réellement horrifiantes mais recouvertes incessamment par la présence entêtante de son héroïne aux frasques plutôt inquiétantes tant par l'aspect moral que physique et la tension chute très rapidement malgré les jeux de son et lumière qui installent une atmosphère chère aux films du genre. La recette est habilement reprise : vieilles demeures au milieu d'une campagne isolée avec le plancher qui craque, les gonds grinçants, les portes qui claquent poignardant le silence du couperet de l'angoisse et ses ombres fantasmagoriques qui se croisent et s'entrecroisent dans les recoins sombres et vastes corridors. On retrouve ces éléments dans les films d'horreurs récents via Les Autres, Le cercle, Hypnose et c'est ici le point fort du réalisateur Pascal Laugier qui instille à son long métrage une esthétique rare et d'une très grande intensité surtout par rapport au jeu sur les lumières mélangeant tour à tour plan de pièces obscures et clarté aveuglante traduisant le mal-être de son personnage principal, brillamment campé par Virginie Ledoyen qui, malgré la pauvreté des dialogues lui insuffle une présence ponctuée par le jeu des regards et une personnalité à la fois fragile et délétère. L'importance des lumières se ressent dans la volonté du réalisateur à prendre possession entière de cet orphelinat, pénétrant les moindres pièces et recoins avec la caméra. Ainsi, puisant dans la richesse de ces décors fantasmagoriques et angoissants, les scènes cocasses et supposées "terrifiantes" où l'héroïne découvre les lieux se multiplient pour maintenir cette atmosphère particulière, les néons opalescents qui grésillent incessamment dans la salle de bain insalubre sont un bon exemple. Seulement, à trop se soucier de l'aspect esthétique de son film, P. Laugier en oublie la matière principale qui l'aurait rendu plus consistant, le scénario. En effet, si comme tous les films au départ, les questions principales affluent dans notre esprit, à savoir qui sont les personnages, quels sont leurs étranges passés, enfin pourquoi Virginie Ledoyen refuse le bébé qu'elle porte dans son ventre, d'autres questions vont venir s'ajouter et si des réponses pointes le bout du nez au milieu du film, d'autres en revanche tarde à venir et l'on se demande à un moment donné si le film ne perd pas en crédibilité tant les scènes inutiles se poursuivent et des idées saugrenues peuplent les strates sinueuses de nos pensées qui peinent à se frayer un chemin afin d'entrevoir un semblant de vérité. Car si l'on examine ce film sous toutes ses facettes, les solutions sont multiples face à une seule énigme de départ. Il est vrai que l'on peut voir ici le brio d'un réalisateur ambitieux qui sait mener à bien son récit mais l'impression générale du spectateur se traduit plutôt par ce sentiment de confusion, de frustration face à du "n'importe quoi" grandiloquent. Certes, il n'y a rien à redire quand la performance des deux actrices principales, mais il convient d'éclaircir au mieux les personnages qu'elles campent et finalement l'histoire dans son ensemble.

En effet, Virginie Ledoyen jeune femme de prime abord réservée, est engagé dans cet orphelinat pour s'occuper des menus travaux alors que les enfants viennent juste de quitter l'institut. Pourtant, des évènements étranges surviennent si bien qu'elle commence à croire que les spectres d'enfants disparus dans des circonstances inconnues peuplent la vieille bicoque qui fait ici figure de manoir hanté. On bascule alors rapidement dans le fantastique. Le hic est que cette âme soi-disant charitable en quête de vérité n'est pas si pure et innocente qu'elle ne paraît car le poids d'un lourd passé plane sur notre héroïne. En effet, elle s'est retrouvée enceinte après avoir subi un viol collectif. Elle refuse cet enfant qu'elle porte, fruit de cet accouplement monstrueux, la rancœur dans l'âme. Avec une telle personnalité et un psyché très atteint, on peut se demander si les enfants "qui font peur" comme dit la petite fille au départ qu'elle s'évertue à retrouver ne sont que le fruit de son imagination. L'aspect repoussant et macabre des enfants tels qu'ils apparaissent dans ses songes traduit le dégoût qu'elle éprouve à porter un enfant non désiré. Encore plus étrange dans l'histoire sont les deux personnages qui l'accompagnent. Judith, emmurée dans un esprit enfantin voit aussi ses enfants, ses "soi-disant" frères et sœurs envoyés dans l'orphelinat pendant la guerre. Mais les troubles psychologiques de cette dernière pourrait aussi fomenter ces visions et là encore tout ceci relève du domaine de l'imagination. quant à la brave (mais en fait qui ne l'est pas ou peut-être bien qu'elle l'est, enfin on en perd notre latin) servante, certes, elle ne nie pas les faits sur la présence de ces enfants qui ont atterri à l'orphelinat mais pour elle, cette histoire et révolue car elle appartient au passé et demeure la seule à ne pas entendre des voix ou quoi que se soit d'autres à moins qu'elle ne mente. quant à la chronologie des évènements, entre la première scène avec les deux enfants et le reste du film, elle n'est pas non plus très limpide. Bref, chacun à son explication ou pas après tout, on ne nous demande pas de réfléchir, mais en vertu d'exulter le genre fantastique comme il se doit, Pascal Laugier à tendance à l'appauvrir. On l'a vu par ailleurs et s'est bien dommage, le cinéma français est souvent incapable de recopier la recette des films d'horreur à succès qui pullulent à Hollywood, on citera entre autres Le pacte des Loups, Promenons-nous dans les bois ou Les rivières pourpres.
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Re: Saint Ange
Posté par poebeach83 le 29/10/2005 18:32:50
Salut ! ben moi je l'ai vu a la télé et j'ai bien aimé !! pas adoré non plus !! bon c'est sur on comprend pas tout ms c'est un film Fantastique et pas un film d'horreur !!! dc moi ce que j'ai compris c'est qu' a la fin , elle reve parce que l'hopital en blanc c'est bizare qd mm ! dc elle est morte en accouchant ms l'histoire de l'ascenseur on sait pas trop si elle est montée dedans et pr ce qui s'est passé avant a l'orphelinat on le saura jamais !! alors si il y en a qui ont compris qu'ils le disent !!!
Re: Saint Ange
Posté par mandou le 20/08/2004 07:57:28
ben moi j'ai profité de la fête du ciné pour voir ce film... il est très bizarre... on ne sait pas bien pourquoi le film fini comme ça, il reste pas mal de questions sans réponse et j'ai trouvé la fin incomplète... une petite explication en plus aurait été la bienvenue parce que là franchement on pédale dans la semoule! Et puis bon même s'il y a une ambiance un peu angoissante (une immense maison vide tout en bois donc avec les parquets qui grincent, les gonds mal huilé, les lumières qui tremblotent, les supers orages en pleine nuit, la campagne alentour avec pas âme qui vive) il n'y a pas vraiment de passages surprenant ou qui nous font bondir de notre siège (il doit y en avoir 2 dans tout le film) Enfin bon ce n'est que mon avis, peut être que d'autres personnes qui ont aimé ce film et qui ont réellement compris la signification de la fin pourront apporter leur lumière!
Re: Saint Ange
Posté par erwan k le 20/08/2004 07:57:28
Ouais, il manque l'explication pour être un film.
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Publié le 04 juillet 2004
Modifié le 04 juillet 2004
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