FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
 Sondage :
 Connectés :
56 connectés : 0 membres et 56 visiteurs Voir la liste     







Soirée mortelle

Une femme pleine d'espoir cherche à monter un groupe... Dont elle ne verra jamais l'existence.


Il est sept heures moins dix. J'attends patiemment dans ma chambre d'hôtel que viennent me rejoindre mes musiciens. Le stress commence à monter, le cœur s'emballe. Je ne les connais pas, aucun d'entre eux, et ils ne se connaissent pas non plus. Alors je patiente. J'attends la bonne heure pour descendre à la réception, pour enfin les rencontrer.

Le premier, Jérémy, le guitariste, ne travaille plus depuis quelques années. Il n'est pas retraité, il a juste prolongé ses années sabbatiques.
Le deuxième, Maxime, le bassiste, fait des études à Nice, mais je n'arrive pas à me souvenir du domaine.

Et enfin Pascal, le batteur, travaille en tant que Web designer et à ce que j'ai cru comprendre via un site internet de réseau sociaux, il gagne bien sa vie.
Voilà. Trois hommes. Et une femme pour chanter. Qu'est-ce que cela va donner ? On verra bien ce soir.

Ah. On vient de sonner à la porte. Je pense qu'il s'agit de Pascal, le batteur, donc. C'est celui à qui j'ai donné rendez-vous avant les autres. Car je ne veux pas qu'ils viennent tous en même temps. C'est beaucoup trop stressant et mon cœur ne tiendrait pas la pression. Prenant mon courage à demain, je me lève pour aller ouvrir la porte.

Un homme de taille appréciable me fait face :
- Bonjour, je suis Pascal. Je suppose que tu es Amanda.
- Oui, bonjour.
Une bise timide se partage et je l'invite à entrer.
- Comment as-tu eu mon numéro de chambre ?
- J'ai demandé à la réception où avait lieu la réunion, tout simplement.
- Ah, je ne me souviens pas les avoir mis au courant.
D'un geste vague de la main, je l'invite à s'installer en face de moi et lui propose à boire, ce qu'il refuse poliment.
- Les autres devraient arriver d'ici un petit quart d'heure, ils m'ont dit qu'ils allaient être en retard.
Ce mensonge passe plutôt bien, l'homme se décontracte. Non, il n'y a pas d'arnaque.
Recevoir un si bel inconnu seule dans ma chambre aurait dû être un crime. Plus je le regarde et plus je tombe en agonie devant ses yeux noirs, ce regard rempli d'un sentiment que je n'arrive pas à capter.
Mon esprit se détend petit à petit, le stress descend de niveaux en niveaux. Le silence se fait présent.
- Alors quels sont tes groupes préférés ? Demande-je.
- Oh bah y'en a pas mal et c'est assez varié. Metallica, Placebo, Guns and Roses, Greenday, Sum 41... Tout un tas de groupe qui jouent des musiques pourtant assez différentes. Et toi ?
- À peu près pareil, en ajoutant un groupe que peu connaissent, Dream Theater.
- Je connais. Très bon groupe mais très difficile à reproduire.
- Oui les prouesses techniques de chacun des membres sont exceptionnelles.
Il me regarde soudain d'une manière totalement différente, presque fascinée. Je sens que mes joues s'empourprent et que la timidité revient au galop.
Soudain, sans même que j'aie le temps de le voir bouger, il se retrouve juste à côté de moi, une main sur mon genou gauche. J'ai beau essayer de me reconcentrer sur notre discussion, je suis totalement perturbée. Ce regard pénétrant si près de moi et cette main si chaude sur posée sur moi... Impossible de reprendre le contrôle de moi-même.
Je sais bien que dans ces moments-là la discrétion est loin d'être mon fort. Pascal sent que je me perds, que je me noie dans sa beauté. Et c'est comme ça qu'il en vient à en profiter. Remontant petit à petit sa main sur mon corps, la voilà à présent au creux de mes reins tandis que sa main droit se cale dans mon cou. D'un tendre geste il m'embrasse.
C'est là que j'entends un bruit étouffé. Une légère douleur d'abord s'abat sur ma poitrine mais elle devient vite très intense.
Comme au ralenti, je me sens glisser sur le canapé, impossible de lutter. J'ai mal, tellement mal...
Et je vois le regard de Pascal. J'ai enfin compris ce sentiment qu'il n'avait de cesse de me transmettre : de la haine. Soudain, juste avant que je ne ferme les yeux sur le silencieux fixé au canon de son arme, il ajoute :
- Tu n'aurais jamais dû m'abandonner il y a 15 ans. Car tu m'as laissé ivre d'une telle vengeance que seule ta mort pouvait apaiser. Et oui, c'est moi, Paul, ton ex-mari.
Et c'est dans un dernier effort que j'entends quelqu'un frapper à la porte.
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (0)
L'auteur : Natacha V..
26 ans, Nice (France).
Publié le 12 octobre 2010
Modifié le 03 octobre 2010
Lu 1 478 fois

Cet article est un plagiat?
Imprimable (pdf/html)
Deviens membre (0€)
Pourquoi être membre ?
Poste tes articles !
Mot de passe perdu ?
Identification :
Login :
Pass :


News Lettre

Recevoir tous les nouveaux articles dans ta boîte à lettres ? Tu ne prends aucun risque, c'est résiliable à tout moment !
E-mail :


NEWDESIGN    DÉCLARATION CNIL N°752143