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Sueur(s)

C'est quand même fou tout ce qui peut arriver durant un entracte dans un pub.


Avertissement : Les gens peuvent être tout à fait haïssables.

Je la lâche, elle est encore moite, presque huileuse, peut-être même gluante de sueur. Tout se mouvement, ses torsion, ses effleurements. Toute cette tendresse, cette force et ce rythme infernal… Le vieille adage dit : « plus on est de fou plus on rit », nous on est toujours cinq et c’est le seul moyen pour nous de prendre notre pied, si l’un de nous venait à manqué il nous serait impossible d’arriver à ce niveau de perfection ultime, cette jouissance mystique, profane et irremplaçable. Quatre hommes et une femme, c’est notre cocktail de fusion. Cette fois là, on c’était tellement appliquer que nous avions fini en pleurant...
...la salle entière avait applaudit.

Le pub était plein à craquer et beaucoup de spectateurs c’étaient levés, profitant de l’entracte pour aller commander au bar, ce qui occasionna de sérieux problèmes de déplacement dans ce minuscule trou à rats branché que beaucoup de jeunes décérébrés qualifiaient ainsi : «Ce pub y tue ça race». J’avais toujours eu du mal à comprendre ses expressions tribales qu’utilisaient (et utilisent toujours) ceux qui m’entourent. En réfléchissant cinq petites secondes on s’aperçoit aisément que la phrase en elle même n’a aucun sens grammatical et encore moins de sens tout cours.

Je lâche donc ma guitare et la pose délicatement contre l’énorme amplificateur qui se met soudain à émettre ce son atroce qui, même avec l’habitude, reste toujours aussi désagréable : un bon vieux larsen, bien aiguë et bien vicieux. La moitié du pub se tourne vers moi alors que l’autre moitié, tellement infectée par l’alcool, ne réagit même pas. Franchement, pourquoi faut-il qu’un truc merde alors que tout semble rouler comme une feuille OCB ? Le médiator chargé de sueur me tombe des doigts et va se perdre sous l’estrade. Je pense avoir déjà était assez ridicule avec se foutu larsen, je vais quand même pas me mettre à chercher un minable bout de plastique à 90 centimes d’euro. J’éteints l’ampli, arrêtant du même coup ce son venu tout droit des enfers, et me dirige vers les toilettes.

Les chiottes de ce pub ressemblaient à si méprendre à n’importe quelles autres chiottes de pub. Et je dis bien « chiottes » parce que le mot toilettes sous-entends une once de propreté. J’ai plusieurs amies qui jugent la qualité d’un pub à l’état de ses toilettes (ou chiottes, ça dépends du pub), il est entendu que ce pub là n’aurait pas eu une très bonne note sur l’échelle de qualité des pubs. En gros, c’était un petit endroit peu salubre dont le sol poisseux collait sous les godasses et dont les murs arboraient de magnifiques tags au stylo, au rouge à lèvres et à l’eye liner.

J’ouvris l’une des deux portes qui se présentaient à moi et tombai nez à nez avec deux jeunes personnes dont l’une d’elle s’était engagé dans une activité buccale très poussée sur le membre plus que gonflé de son partenaire. Ses deux jeunes hommes semblaient avoir trouvé une activité plus lucrative qu’écouté mon groupe joué du Rock en live…
C’était leur droit le plus strict.
Celui qui avait déjà la bouche occupée arrêta son massage oral et me lança un :

- Viens, plus on est de fou plus on rit…
- Non merci, j’ai pas le temps, refusai-je. Une autre fois peut-être. Bonne soirée.

Je refermais la porte et me dit que de toute façon j’avais vraiment pas le temps.

J’ouvris donc la seconde porte, la refermais et entrepris la mission pour laquelle j’étais venu : remplir un récipient de simili-porcelaine malodorant avec mon urine chaude et malodorante. Ceci, vous me l’accorderai n’est pas difficile, cela ne fait que 18 ans que je fais ça tout les matins, tout les soirs, et plusieurs fois entre les deux. C’est en ouvrant la porte que je fus subjugué par l’attrayante créature qui se trouvait devant moi. C’est en ouvrant cette porte que je fus poussé en arrière par une attrayante créature qui se trouvait maintenant avec moi dans les chiottes (pas toilettes : chiottes).

Je pris conscience qu’un truc allait de travers. Je vous dépeint exactement la scène : moi et une charmante jeune fille dans des chiottes. J’aurais pu être plus exacte que ça, mais il y a dans ces neuf mots une incohérence totale. Tout d’abord, l’association des mots «moi» et «charmante jeune fille» décrit une hypothétique combinaison totalement aléatoire de faits semi-impossible. De plus, La combinaison déjà aléatoire de ces mots est associé au mot «chiottes» ce qui la rends encore plus aléatoire et irréalisable. Enfin l’association de tout ceci avec des mots de liaison comme «et» et «dans» semble réellement relevé du miracle évangélique.

Voyant les réticences dues à ma réflexion instantané sur la situation, elle entrepris de mettre sa main au niveau de mon aine ou plus exactement au niveau de mon entre-jambe.

- Ben alors, on a une crampe, me demanda-t-elle.

Et effectivement, j’avais une crampe.

- Tu voudrais peut-être que je te soulage, continua-t-elle.
- Ben...

Bafouillages et bredouillements incompréhensibles : lot quotidien de ceux qui n’arrivent pas à contrôler leurs réactions.

Il est temps que je me reprenne…

- Tu vois, y’a cinq minutes un gars m’a proposé la même chose et j’ai étais forcé de refusé.
- Normal, c’était un mec.
- Non, pas du tout. Tu sais que les mecs font ça cent mille fois mieux que les filles.
- Je ne suis pas convaincue…
- De toute façon j’ai pas le temps…
- ...tu vas voir, il te faudra moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.
- Hein?!?!?!

Elle se jeta sur les boutons de mon jeans et entrepris ce qu’elle avait dans l’idée de faire depuis qu’elle était entrée dans ce chiotte. Comme elle l’avait dit, elle fit ça vite et en plus elle fit ça bien, très bien même. Elle s’essuya délicatement la bouche et me remercia avant de sortir des chiottes.
C’est hallucinant de voir comment l’expression « de rien, tout le plaisir était pour moi » collait excessivement bien à la situation. Moi, je restait con quelques secondes, l’organe à l’air, regardant un graffiti sur le mur qui disait «attention à la sueur» et un autre qui disait «les murs suent». Et il est vrai qu’a ce moment là, le mur étaient recouverts de sueur.

Je ne revis jamais cette fille, d’ailleurs je n’ai jamais cherché à la revoir, de toute façon je n’aime pas les grognasse lobotomisées qui croient être super-excitantes seulement parce qu’elles savent se servir de leur langue, cette armée de pauvres connes qui n’ont en tête que les jeux «de jambes et de mandibules» de cinq minutes, dans les chiottes quasi-désaffectés d’un pub pour ivrognes en manque.

Soi dit en passant que je me suis souvent demandé si c’était vraiment une fille...
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Re: Sueur(s)
Posté par tootoon7 le 20/08/2004 07:52:44
Ben moi jes usis allé voir dans mes toilettes. Malheureusement, il n'y avait personne ....
Cette hisotire est bien racontée avec des bonnes analyses je trouve ... Bravo saloute !!!!
Re: Sueur(s)
Posté par neela le 20/08/2004 07:52:44
tout ça pour une fellation? j'aimais bien le style, mais l'histoire me déplaît légèrement. Il me semble que sa manque de profondeur.
Re: Sueur(s)
Posté par perfectblue le 20/08/2004 07:52:44
c bizare g déja vu ça quelque part...je sais plus du tout ou...bizarre!
Re: Sueur(s)
Posté par nek le 20/08/2004 07:52:44
original,pas chiant a lire,bien écrit..quel est le probleme => exelent
la morale? il a décrit un moment de sa vie plutot objectivement et je suis sur que 3/4 des mecs auraient fait pareil que lui jvois pas le probleme..
et c'est la fille qui voulait pas lui
Re: Sueur(s)
Posté par kowoo le 20/08/2004 07:52:44
Moi je te félicite Fimo, j'ai vraiment beaucoup aimée ! C'est super agréable a lire... Je t'ai mis excellent j'espere que tu vas continuer.
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Publié le 06 octobre 2003
Modifié le 06 octobre 2003
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