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Tic tac pac !

Une nuit autour d'une notion étrange : le temps.


Le réveil affichait minuit quatre mais il avançait, de six minutes. Une bonne dizaine de secondes s'écoulèrent rien que pour penser aux six minutes d'avance qu'il avait, et deux autres dizaines pour remarquer que j'avais laissé ma radio allumée. Ensuite, un néant de j'ignore combien de temps. Puis une nouvelle pensée surgit, et une seconde, et le flux d'informations qui suivit permit à mon cerveau de reconnaître la musique et le chanteur : c'était Kyo, le chemin. Je me souvenais très bien que ce groupe avait remporté en peu de temps tous les prix possibles pour lesquels ils avaient été nominés, et ça en faisait beaucoup. Une autre absence, et c'était comme si tout mon corps avaient été rempli sous vide de quelques poussières de cristaux. Et ces poussières, oui ces poussières, elles se mirent à briller, puis à brûler et elles finirent par m'éblouir. Je revins à moi. Je constatais qu'il s'était déjà écoulé plus d'une demi-heure. Je regardais autour de moi, comme si je m'étais perdue et tout à coup, des idées insensées me parvinrent, progressivement. Au lieu de retourner à la raison, mon esprit en demandait plus, il voulait s'évader même si pour cela il devait me faire vivre un cauchemar. Car cauchemar il était, bien plus que le rêve ne pouvait lui m'atteindre. Et c'est à travers des idées, des craintes de viol, de bagarre, d'hôpital, de mort et d'autres horreurs que je vivais finalement pendant quelques instants plus heureuse et plus en paix que dans la vie réelle dont je n'était satisfaite. Des instants qui me paraissaient courts, mais qui se révélaient finalement de longues heures, comme me le prouvait le cadran à chaque reprise de conscience qui me permettait d'y jeter un œil. Ma chambre manquait d'air, et vivant dans cette atmosphère, je ressentis le besoin de respirer. C'est pour cela que je me rendis à ma fenêtre, que j'entrouvris sans toucher aux volets. L'air était frais, mais ça me rafraîchissait les idées, ce qui n'était pas du luxe au stade où j'en étais. Pour la énième fois j'essayais d'y voir plus clair sur ma vie et mes sentiments. Quelle tentative stupide quand je pense que je n'ai jamais avancé sur le plan amoureux et que je ne fais que m'enfoncer ! Je vais bien devoir admettre que c'est plus que de la curiosité que je ressens vis-à-vis de Ce garçon mais ce soir là il n'était pas mon seul problème en tête. Mes problèmes ne s'arrêtaient bien sûr pas aux garçons mais il devait bien en être question à un moment ou à un autre. C'est sans doute la dernière vraie pensée que j'ai eue car après je suis partie dans une auto détestation de moi-même avant de m'écrouler de sommeil peu après quatre heures vingt du matin à ma montre, qui avançait dans son cas de deux minutes seulement. Mais toute cette histoire s'est bien finie cette nuit-là et c'est une histoire différente à chaque instant, qu'importe ce qu'indique ma montre, ou mon réveil, ou un quelconque autre cadran.


Somewhere in the ocean

Le futur me fait peur. Leur présence m'effraie. Je me demande où je suis tombée. Je nage dans un océan de peine au fond du quel on aperçoit une île mystérieuse : serait-ce cette Atlantide perdue ? Alors que je m'en approche en restant à la surface, je suis peu à peu entourée de tourbillons, mais curieusement ils ne semblent pas encore m'aspirer. Arrivée au-dessus de l'île, c'est comme si l'eau s'était mise à danser autour de moi, gracieusement, et mystiquement. Sachant d'hors et déjà que je ne pourrais l'atteindre, j'ai cependant plongé en direction des ruines mystérieuses, juste pour essayer de m'en rapprocher.
Lorsque j'ai commencé à manquer d'air, je ne suis pas remontée à la surface. J'ai continué à nager, comme si plus rien n'importait en dehors de ces ruines, même pas ma vie. Mais sans même en prendre conscience, mes poumons ont commencé à se remplir d'eau. Mais cela ne me gênait pas, je respirais grâce à l'eau. Je me rapprochais, désormais dans mon élément, de cette merveille au fond de l'eau. Il y avait comme une lueur, un faisceau qui m'éclairait directement. Cette lumière m'attirait comme un papillon, me piégeant par ailleurs. Mais je n'avais plus peur à ce moment là car je voulais à tout prix découvrir ce futur qui m'était encore inconnu. Et je sentais que je m'apprêtais à pénétrer en un monde tel la suprême merveille du monde.
Mais la lumière se mit à m'éblouir, me faisant fermer les yeux, et mes oreilles à siffler douloureusement. Je me suis alors réveillée, et j'ai aperçu mes volets ouverts qui laissaient passer le soleil aveuglant tandis que je désactivais la sonnerie assourdissante de mon réveil.

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Re: tic tac pac !
Posté par tom25-33 le 14/12/2004 10:55:08
oh ben dis, t'es comme bernie (film avec Albert Dupontel) t'a pas besoin de trip pour faire de grand voyage. Bon pour toi je pense quand même que tu peux prendre un somnifère parce que là si c'est pas une insomnie de s'endormir à 4h20, je sais pas ce que c'est !
Tu fais des rêves incroyables, et tu les racontes bien. Prends la vie tranquillement, il faut que tu saches ce que tu veux, et que tu tiennes une direction. Cherches pas le compliqué, mais le simple et le concret.
Bisous.

Modifié le 14/12/2004 10:56:42
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L'auteur : Marie Something
28 ans, Paris (France).
Publié le 14 décembre 2004
Modifié le 14 octobre 2004
Lu 1 650 fois

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