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Tony Delsham

Si il ne dévait en rester qu'un ce serait lui. Coup de projecteur sur mon écrivain préféré.


En 1997, je découvrais ébahie un livre que ma cousine m'avait prêté, son titre Papa est ce que je peux venir mourir à la maison, avait suffit à susciter mon intérêt. Avec cet ouvrage je découvris un auteur passionnant et criant de vérité Tony DELSHAM.

Né le 4 février 1946 à Fort-de-France, Tony DELSHAM poursuit ses études au prestigieux (à l'époque) Lycée Schoelcher de Fort de France et pars étudier en Métropole. En 1970, quand il revient au pays il retrouve une ile dont les productions radiophoniques sont d'une médiocrité criante sans réelle innovation, ni même touche locale. La Martinique était alors dans une période où la culture locale avait du mal à s'imposer et où les compétences n'étaient pas encore mises en oeuvre pour la développer. La radio et la télévision ne réalisant aucune production locale, diffusaient des information.
Dans une volonté d'améliorer la presse martiniquaise dans ce contexte lance en 1972 un hebdomadaire d'information générale nommé Martinique Hebdo.
Tony DELSHAM à tout au long de sa carrière continué son combat et ses ouvrages sont vraiment le reflet des différents malaises que rencontre la jeunes et d'une façon générale le peuple martinquais.
Aujourd'hui rédacteur en chef du magazine Antilla, ces oeuvres sont selon moi la meilleure vitrine sur l'évolution des mentalités en Martinique.


Trois ouvrages ont particulièrement retenus mon attention ; Papa est ce que je peux venir mourir à la maison, Xavier le drame d'un émigré antillais et Tribunal des femmes bafouées.
Tribunal des femmes bafouées est à la fois drôle et émouvant et touche du doigt la réalité de l'infidélité très courante aux Antilles. Dans cet ouvrage Tony DELSHAM montre aux femmes que ce n'est pas une fatalité et que la lutte pour la dignité et le respect n'est jamais perdu d'avance. Une phrase m'a particulièrement marquée dans livre, " Homme quand donc sauras tu lire dans les yeux de ta femme, livre ouvert de tes souffrances ", et résume selon moi l'essence même de l'ouvrage.
Dans un ton plus dramatique Xavier le drame d'un émigré antillais retrace l'itinéraire d'un jeune à la dérive, des quartier populaire de Fort de France à la prison parisienne en passant par son expérience du BUMIDOM. Grâce à ce livre on découvre le processus du BUMIDOM (Bureau des Migration des DOM) qui a permit autrefois aux jeunes antillais de partir travailler en Métropole. De jeune à la dérive, Xavier est devenu un homme respectable malgré le racisme et les humiliations. Très émouvant cet ouvrage m'a marqué sur le plan humain, tant l'histoire peut être celle de chaque antillais.


Enfin Papa est ce que je peux venir à la maison, reste mon préféré et son ouvrage le plus connu. Adapté au théâtre, son livre retrace l'itinéraire de Julianna jeune fille de bonne famille, qui finira junkie et entrainera dans sa chute un père désespéré prêt à tout pour aider sa fille. Belle leçon de courage et de vie, Papa est ce que je peux venir mourir à la maison à marqué toute une génération et sensibilisé les jeunes sur les effets du crack. Cette drogue dure et bon marché qui fait des ravages aux Antilles brisant des familles et des vies.

Voilà vous savez tout de cet auteur qu'on ne trouve malheureusement que très difficilement en Métropole mais qui gagne vraiment à être connu.
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L'auteur : Hodebar Vanessa gladys
30 ans, Créteil (France).
Publié le 27 juillet 2007
Modifié le 14 juillet 2007
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