FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
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Toujours près de toi

Les deux premiers chapitres d'un roman que j'écris pour tous ceux qui aiment lire. L'histoire d'un amour que tout semble vouloir détruire.


Lenaï, princesse du royaume d'Azura part pour Cyen, royaume voisin, où elle doit se marier avec le prince héritier pour des raisons politiques. Cependant, elle ne s'attendait pas à ce que son destin tourne de cette manière...


Prologue

Un visage apparait dans un miroir. C'est celui de Lenaï, rayonnante. Elle va se marier avec un jeune prince afin d'allier leurs deux pays. Voilà un beau destin pour une princesse : servir son pays en se mariant. Bien qu'elle n'ai jamais vu son fiancé, elle sait qu'elle apprendra a l'aimer malgrès ses défaults, du moins elle l'espère. Elle reposa son miroir sur sa banquette et se tourna vers son compagnon de voyage et précepteur.
-Je vous en prie, maître Coyten, racontez-moi encore ce que vous savez de lui !
-Encore ? Je vous ai déja dit tout ce que je savais.
-Je sais bien mais je veux que vous me racontiez encore qui il est.
-Très bien. Tout ce que je sais, c'est qu'il s'appelle Willan et qu'il est le fils unique du roi Meldar. On m'a raporté qu'il était charmant et très aimé de son peuple contrairement à son père. Il a une soeur ainée, Vesina, mais je ne sais rien d'elle. Celà vous satisfait-il princesse ?
-Dites-moi encore pourquoi je dois l'épouser.
-Vous devez alliez notre pays au sien afin de préserver la paix en vous mariant. Mais j'aimerais que vous n'oubliiez pas que ce mariage n'est pas un jeux et que si vous faites un pas de travers, la guerre risque d'éclater alors respectez strictement le règlement qui régit la vie au palais et s'il le faut, apprenez-le par coeur pendant les jours qu'il nous reste avant d'arriver.
-Hélas, j'ai bien peur de ne pas réussir a l'apprendre parfaitement, il est si gros et il y a tellements de règles...
-Vous vous devez cependant de le savoir entièrement lorsque nous arriveront. Maintenant, prenez-le et commencez a lire. "
Lenaï s'executa et commença son apprentissage. Les diffèrentes règles lui donnait mal à la tête mais elle ne s'arrêtait jamais de lire, déterminée à plaire à sa future famille et à son futur peuple, aussi dur que ce soit.
Ils étaient partis voilà trois jours pour le royaume de Cyen afin que la jeune princesse rencontre pour la première fois son fiancé et l'impression que Sayuri laissera au roi Meldar déterminera si le mariage est possible et qu'il n'entachera pas l'honneur de la famille royale. Coyten sait que son élève a tout pour plaire. Elle est belle, intelligente, et surtout, très respectueuse envers chaque personne et envers les traditions. En réalité, ce qui l'inquiéte, c'est cette perfection presque genante pour quelqu'un qui n'a pas son niveau. Son intelligence avait déja permis à la princesse d'obtenir ce qu'elle voulait. Heureusement, elle n'était pas trop exigente mais si le roi Meldar la trouvait trop intelligente, il craindra qu'elle le renverse pour obtenir le pouvoir immédiatement et anulera les fiancailles. Naturellement, ses craintes s'amenuisaient au fur et à mesure que les jours passaient en voyant que sa jeune protégée mettait un point d'honneur à respecter chacune des règles. A chaque fois qu'ils s'arrêtaient pour manger ou dormir, la princesse et Coyten répétaient, comme s'il s'agissait de l'un de ces spectacles dont Lenaï était friande, afin d'être sûrs que tout ce passerai bien lorsqu'ils arriveraient au château.
Bientôt, ils arrivèrent à la forêt qui faisait la frontière entre les deux royaumes. Lorsqu'ils y pénétrèrent, Lenaï fut émerveillée de ce qu'elle voyait. Les arbres étaient immense et leurs frondaison semblaient briller de l'intérieur. Les feuilles étaient d'un vert si clair et elles étaient tellement fines que chacune semblait être faite de cristal. Chaque arbre semblait être un joyau qui brillait de milles feux et personne n'aurait pu se douter, s'il venait pour la première fois, que cette forêt de pierres précieuses était la plus dangereuse de tout le continent. En effet, cette forêt était si lumineuse que la moindre zone d'ombre noire pouvait cacher des pièges tous plus dangereux les uns que les autres. De plus, la lumière était loin d'être un atout pour les voyageurs car si elle éclairait suffisement le chemin pour ne pas se perdre, elle permettait aussi aux brigands et autres malfrats de voir parfaitement leurs cibles et ainsi d'installer les pièges sur le chemin des voyageurs. Tous ces repris de justice étaient devenus des spécialistes dans l'art de la discrétion et de la dissimulation si bien qu'il était presque impossible de leur échapper à moins d'être extrêmement vigilant. La nuit tomba sur le campement de la princesse sans qu'il y eu de problèmes mais, comme le fit remarquer le cocher, la forêt était grande et il faudrait encore une journée pour la traverser. Une journée durant laquelle tout pouvait arriver.

Le soleil se leva et peu à peu, le camp s'anima. Les soldats qui avaient été de garde cette nuit furent relayés à l'aube par ceux qui avaient dormis et allèrent dormir à leur tour. Coyten se leva un peu plus tard et la troupe pu se remettre en marche en fin de matinée. Etant donné qu'ils partirent plus tard que prévu, il fut décidé de ne s'arrêter que plus tard dans la journée pour déjeuner et d'annuler les pauses inutiles. Grâce à ses décisions ils réussirent à atteindre la lisière de la forêt, du moins commençaient-ils à en voir la fin en fin d'après-midi. Tout le monde fut soulagé de voir la sortie et d'atteindre l'autre côté de la frontière sans avoir été attaqués. Tandis qu'ils se réjouissaient, personne ne vit les ombres qui courraient d'arbres en arbres, aussi silencieusement qu'un serpent qui glisse vers sa proie. Une flêche siffla aux oreilles d'un des soldat de l'escorte et alla se ficher dans un arbre situé a quelques centimêtres de la tête de son cheval. Ce dernier, effrayé, désarçonna son cavalier en s'enfonça dans la forêt. S'en suivit alors un véritable carnage. Personne ne s'ayant attendu à cette attaque, la bataille fut brêve mais sanglante. Bientôt, il ne resta que trois soldats qui se rassemblèrent devant la porte du carrosse. Le premier d'entre eux reçu une flêche dans la poitrine et s'effondra, sous les yeux terrorisés de Lenaï que Coyten essayait de faire rentrer la tête à l'abris. Tout d'un coup, la forêt sembla s'arrêter de respirer; Seulement deux soldats sur la centaine que constituait l'escorte étaient encore en vie. Soudain, un brigand surgit devant eux et, d'un unique geste, trancha la gorge des deux soldats qui rejoignirent leurs camarades sur le sol inondé de sang. Le malfrat ouvrit d'un grand coup la porte et jeta violemment à terre le pauvre Coyten qui tentait vainement de faire une barrière de son corps entre le voleur et la princesse. Une fois l'obstacle écarté, le bandit s'approcha de Lenaï, lui prit le bras et la tira vers l'extérieur du véhicule. A peine ses pieds sentirent-ils le contact du sang que sa vision se troubla et puis... Plus rien.


Chapitre 1

La jeune fille se retourna et adressa un dernier signe de la main à ses hôtes. Elle s'éloigna ensuite sur le chemin de la capitale. La jeune fille marcha durant la journée entière et n'atteignit un premier village qu'à la nuit tombée. Les portes de la ville étaient naturellement fermées depuis longtemps alors elle cogna contre la porte taillée dans la palissade. Un petit orifice s'ouvrit dans la porte et elle vit deux yeux la fixer.
-Qu'est qu'c'est qu'vous voulez ?
- Veuillez me pardonner mais je marche depuis l'aube. Je cherche un abri pour la nuit.
-Mouais, on a ben une auberge mais c'est pas du luxe. J'veux bien vous laisser entrer mais si vous faîtes du grabuge, gare à vous.
Le trou se referma brusquement au nez de la jeune fille. Au bout d'un instant qui lui avait paru une éternité, la porte s'ouvrit. Le garde lui fit signe d'entrer et elle passa la petite porte pour entrer dans la ville.
-Vous trouv'rez une auberge dans la troisième rue, à gauche. Dites-leur que vous venez d'la part d'Min, ils vous f'ront un prix.
-Je vous remercie de votre gentillesse M. Min.
-Bah, c'est tout naturel, z'avez l'air complètement fauchée et paumée. Faut s'entraider si on veut survivre dans c'monde. Allez, bonne chance pour la suite.
Là-dessus, il s'éloigna vers son poste de garde. La jeune fille se dirigea vers l'endroit que Min lui avait indiqué et trouva l'auberge sans problèmes. Comme lui avait promis le garde, l'aubergiste lui donna une chambre propre pour peu d'argent. Visiblement, la devise de cette ville était "il faut toujours s'entraider".
Après avoir pris possession de sa chambre, la jeune fille descendit dans la grande salle. Tous ses sens furent mis en éveil. Dans la salle se melaient des odeurs de cuisine, de vins et de parfums que les dames portaient. Toutes portaient des vêtements bariolés et la lumière et l'ambiance joyeuse qui régnait donnaient une sensation de chaleur au corps gelé de la jeune fille. Des troubadours jouaient un air entrainant dans le fond de la salle et la jeune fille les entendait à peine, son ouïe étant assaillie par les bavardages qui semblaient venir de partout. La jeune fille se sentie vite perdue au milieu de tous ses fou rires, ses parfums qui montaient à la tête, ses couleurs trop vives qui lui agressaient la vue et elle remonta vite dans sa chambre. Cette dernière contrastait totalement avec l'ambiance étouffante qui règnait en bas. Elle était sombre, uniquement éclairée par une bougie qui diffusait une douce lumière apaisante dans la chambre. Elle sentait le bois et le silence combiné à la douce chaleur réconfortante d'un lit firent que la jeune fille s'endormi presque immédiatement. Un bruit de vitre qui se casse la réveilla à l'aube. Quand elle descendit pour demander ce qui c'était passé, on lui répondit qu'un gamin avait jeté une pierre dans la fenêtre et l'avait brisée. On lui proposa un petit-déjeuner qu'elle accepta de bonne grâce. Elle repartit peu de temps après, avec un repas que lui avait préparée la femme de l'aubergiste, vers son objectif : la capitale.
La jeune fille arriva à un deuxième village dans l'après-midi. C'était jour de marché et de nombreux marchands ambulant occupaient les grandes allées et les places. Il y avait de nombreuses personnes qui se promenaient dans les rues, toutes attirées par telle ou telle marchandises. Les femmes s'aglutinaient sur les étals de bijoux et de tissus luxueux pour les plus riche, ou de moindre qualité pour les plus pauvres. Les hommes, quant à eux, se regroupaient principalement autour d"un marchand d'armes de toutes formes et de toutes qualités. On pouvait aussi voir des servantes qui faisaient leurs achats chez tel ou tel marchand. La jeune fille se perdit vite au milieu de cette foule qui l'entrainait deçi-delà. Elle ne vit pas l'homme qui s'approchait d'elle, fichant la bague en or sertie d'un rubis, d'un saphir et d'une émeraude qu'elle portait en collier comme si c'était un talisman. Elle ne s'aperçu de sa disparition que lorsqu'elle parvint enfin à une rue plus calme. Désespérée, la jeune fille s'élança de nouveau dans la foule oppréssante et refis le trajet à l'envers, croyant que sa bague était seulement tombée dans la rue. Elle ne retrouva cependant pas la bague qui était plus précieuse pour elle que les pierres dont elle était sertie. "Inutile de la chercher davantage" finit-elle par se dire, comprenant qu'on la lui avait sans doute volée. Elle sorti donc de la ville complètement désolée mais quand même déterminée à atteindre son objectif principal. Elle marcha presque 4 longues heures encore et fini par se dire qu'elle aurait mieux fait de rester au village précédent pour la nuit. Elle s'apprêtait à faire demi-tour vers le village qu'elle avait quitté une heure auparavant quand elle vit une charrette avancer vers elle. Le paysan qui la conduisait s'arrêta à hauteur de la jeune fille qui le regardat.
-Z'êtes perdue mam'zelle ?
- A vrai dire, je retourne au village pour la nuit.
- Mais vous y serez pas avant la fermeture des portes. Allez montez dans la chariole, j'vous emmène chez moi.
La jeune fille s'executa et le paysan se remit en route en chantonnant un air populaire. Ils arrivèrent chez l'homme juste avant la nuit. La maison était simple et paraissait petite. Lorsqu'ils descendirent de la charette, 2 enfants, un jeune homme, une jeune femme et une autre plus agée sortirent acceuillir les arrivants. Les deux plus jeunes se jettèrent au coup de l'homme en criant des "Papa" à tue-tête. La jeune fille appris que les deux jeunes adultes étaient sa fille et son fils ainés et que la deuxième femme était son épouse. A la vue de cette belle famille, la jeune fille se senti mieux et rassurée. Elle savait qu'elle finirait par retrouver son passé perdu et sa propre famille. Quand on lui demanda son nom, la jeune fille ne su que répondre et toute la famille décida de l'appeller Maïla. Ce nom lui plu et elle décida de garder cette identité jusqu'a ce qu'elle retrouve son véritable nom. Le repas fut chaleureux et montrait à Maïla combien cette famille était unie. Tout le monde parlait avec tout le monde et les conversation se recoupaient toutes entre elles. Les deux petits, ne comprenant pas tout ce que les adultes disaient, n'arrêtaient pas de fixer Maïla d'une façon curieuse et quand celle-ci, se sentant observée, regardait dans leur direction, ils détournaient les yeux, rouges de honte. Cela fit rire Maïla qui était entrain de découvrir "ou de redécouvrir", se dit-elle, un monde de bonheur et d'innocence. On la coucha dans la chambre des deux plus jeune, sur un vieux matelat qui sembla être le plus confortable des lits pour Maïla. A l'aube, le paysan alla réveiller Maïla et lui proposa de l'emmener à la capitale où il avait à faire. Elle accepta de bon coeur et après un petit déjeuné léger mais succulent, ils partirent.
Ils atteingnirent la capitale Le lendemain matin, à l'aurore. Le paysan déposa la jeune fille au pied du château comme elle le lui avait demandé.
-Vous êtes sûre de vouloir aller au chäteau ? Demanda-t-il à Maïla en l'aidant à descendre de la charette.
-Oui. J'ignore pourquoi mais je sais que je dois m'y rendre et qu'on m'y attend. C'est tout ce dont je me rappelle de mon passé.
-J'espère qu'un jour vous vous rappellerez de tout votre passé. Peut-être étiez-vous une princesse ou du moins une noble. Je suis certain que si aviez été la fiancée du prince héritier, vous auriez été une grande reine.
-Merci mon ami. Tes paroles me vont droit au coeur mais je doute d'avoir un tant soit peu de sang noble. Quoiqu'il en soit, je te souhaite de vivre longtemps avec ta famille. Soyez heureux.
-Ne vous en faites pas pour nous, nous vivons bien. Mais si jamais vous n'êtes pas admise au château ou si vous ne savez pas où aller, venez vivre avec nous, nous en serions enchantés. Bon courage Maïla.
-Merci.
Elle sera le paysan dans ses bras et s'en fut vers le château, le laissant seul, le coeur serré.
L'ascension vers la porte du palais parut interminable à Maïla, qui n'avait pas mangé depuis le midi. Lorsqu'elle parvint enfin à la porte, elle alla vers les gardes et se présentat comme elle pu, racontant tout ce dont elle se souvenait depuis son réveil dans la hutte d'un vieux couple. Les gardes se moquirent d'elle et refusèrent de la laisser entrer dans l'enceinte du château.
-Et bien messieurs, on ne dit plus bonjour à la vieille Nari ? Les deux gardes prirent un air d'enfant pris la main dans le sac et se retournèrent, laissant voir à Maïla une vieille femme qui leur souriait avec bienveillance.
-Veuillez nous pardonner Tante Nari, nous ne vous avions pas entendu arriver. Dit l'un des soldat.
L'autre continua sur le même ton doucereux.
-C'est vrai, sinon, nous vous aurions dit bonjour immédiatement.
-Je le sais bien. Vous sembliez tellement en colère après cette jeune fille que je n'ai pas pu résister à l'envie de vous taquiner. Maintenant, dites moi qui elle est et pourquoi elle est ici.
-Tante Nari, répondit le premier soldat, cette jeune fille dit s'appeller Maïla et prétant être attendue au palais. Cependant, on ne nous a pas prévenus de l'arrivée d'une quelconque personne à part, bien entendu, celle de la princesse Lenaï, mais vous conviendrez que cette jeune personne n'a rien d'une princesse.
-Oh, reprit la vieille, je suis désolée, j'ai oublié de vous prévenir que ma soeur défunte avait une fille et que je l'avais inviter à venir vivre avec moi au palais. Veuillez me pardonner de ma bêtise.
-Ce n'est rien, Tante Nari, dit le deuxième, vous êtes tellement occupée que vous ne pouvez pas penser à tout. Veuillez nous pardonner notre agressivité de tout à l'heure, dit-il à Maïla, mais vous devez comprendre que nous ne pouvons pas laisser enter n'importe qui. Quoi qu'il en soit, bienvenue parmis nous.
-Oh heu, merci. Répondit Maïla, embarrasée et complètement perdue.
Les soldats s'écartèrent pour la laisser passer et la vieille femme la conduisit vers les bâtiments des servantes.
-Excusez moi madame, mais je ne suis pas la fille de votre soeur.
-Je le sais mon enfant, j'ai inventé cette histoire pour te laisser entrer.
-Mais, pourquoi ? Vous ne me connaissez même pas.
-Mais j'ai entendue ton histoire et elle m'interrese. Tu as dit ne te souvenir que du fait de devoir aller au palais, alors j'ai décider d'en apprendre plus et de te laisser entrer.
-M-merci madame.
-Veux-tu cesser de m'appeller madame ? Sa me donne l'impression d'être vieille et sénile. Ce que je suis en vérité mais je préfère qu'on évite de me le faire remarqué. Appelle moi donc Nari ou bien tante, c'est comme tu veux.
-Merci ma tante, puisque c'est ce que vous êtes pour les soldats.
-En effet, cela te donnera une bonne couverture. Je serais donc ta tante pour tout le temps où tu vivras au palais. Maintenant, parle-moi de toi.
-Eh bien, pour commencer, sachez que je ne sais rien de mon passé. Je me suis réveillée il y a environ une semaine chez un vieux couple qui m'a dit m'avoir retrouvée sur le bord du chemin, blessée et les vêtements en loques. Ils se sont occupés de moi jusqu'a ce que je reparte vers la capitale. Je ne me suis souvenue de mon but que le jour de mon départ. En chemin, je me suis fait voler une bague à laquelle je tenais sans savoir pourquoi mes je pense qu'elle me venait de mes parents. Le soir même de ce jour malheureux, j'ai fait la connaissance d'une famille de paysans qui m'ont donné le nom de Maïla. Puis le père de cette famille m'a généreusement conduite jusqu'ici. Vous connaissez la fin de l'histoire.
-Ton histoire est vraiment curieuse mais passionante. J'espère que tu retrouvera ton passé un jour. Et je tacherai de t'y aider. Tu me rappelle ma fille. Elle est morte peu de temps après sa naissance. Personne n'a su son existence mais à toi, je te le dit. Je l'avais appellée Maïla, et je suis heureuse que tu porte le même nom. Tu le mérite, je n'en doute pas. Mais pourquoi est-ce-que je te raconte tout ça moi ? Bienvenue au palais royal du royaume de Cian.
Elles arrivèrent aux cuisines du palais.
-C'est ici que je travaille, dit Nari en montrant d'un grand geste circulaire la cuisine spacieuse et d'un propreté remarquable.
-Et dorénavant, toi aussi tu travailleras avec moi. Et tu vas d'ailleurs commencer tout de suite.
-Que dois-je faire ?
-Tout le monde est déja très occupé alors j'aimerais que tu ailles au marché.
-Bien sur. Que dois-je acheter ?
-Tout ce qui se trouve sur cette liste. Nari lui donna la liste des achats à effectuer et un panier.
-Tu penses pouvoir tout trouver ?
-Oui.
Maïla sortit de la cuisine et s'élança vers la ville. Arrivée à l'enceinte du château, les deux gardes qui l'avaient arrêtée plus tot l'interpellèrent.
-Encore pardon pour tout à l'heure Cousine Maïla.
-Pour quoi m'appellez-vous cousine ?
-Tous ceux qui travaillent aux château sont comme une grande famille et comme tu est la nièce de Tante Nari, nous t'appellons Cousine. C'est logique non ?
-En effet Cousin, dit-elle dans un petit rire.
-Maintenant cousine, dites-nous où vous aller à cette heure si matinale ?
-Je me rend au marché, ma tante m'a demandé d'y aller à sa place.
-Dans ce cas, je vous conseille le marché de la grand place, les produits sont peu chers et de très bonne qualité.
-Merci, je vais suivre votre conseil.
Et Maïla s'éloigna vers le marché.


-Adrian, je te prierais de ne pas distraire Sa majesté, sinon comment veux-tu qu'il touche le centre de la cible ?
-Ha ha ha, Willan, je crois que ma présence gène ton maitre d'armes. Pourtant, tes flèches sont toutes au centre, non ? Répondit Adrian.
-En effet, mon ami, je crois que je tire mieux quand tu es avec moi. Ajouta Willan.
-Mais M-Majesté, ce garnement ne fais rien d'autre que vous parler, comment pouvez-vous supporter cela ? Et il vous tutoie par dessus le marché, c'est inacceptable, il doit partir !
-Cela suffit, rugit le prince, vous m'ennuyez messire et je vous prie, à l'avenir, de considérer Adrian avec le plus grand respect. Si jamais vous faites une remarque de plus sur sa présence, il vous en cuira. Ai-je été suffisament clair ?
-O-oui Votre majesté, je vous pris de m'excuser Votre majesté, bredouilla le maitre d'armes.
-Puis-je rappeler à Votre majesté que votre cours de politique va bientot commencer ? Je m'en voudrais d'être la cause de votre retard, je sais à quel point vous tenez à être à l'heure à chacuns de vos nombreux cours. Reprit ce dernier d'un ton flatteur.
-Très bien, je m'y rends de ce pas. Adrian, tu viens ?
-A-à vos ordres Votre m-majesté, répondit ce dernier, mimant le pauvre maitre d'armes qui ne pouvait pas répondre à cette provocation.
-Adrian, ce n'est pas très gentil de se moquer des autres ainsi.
Et les deux amis éclatèrent de rire en allant se changer dans les appartements du prince.
-Adrian, tu peux m'aider à enfiler cette chemise s'il-te-plait ? Je n'ai guère l'habitude de m'habiller seul.
-Bien sur mais pourquoi tiens-tu à mettre cette vieille chemise ? Ne me dit pas que tu compte ENCORE t'éclipser ?
-Et pourquoi pas, monsieur Je-distrait-le-prince-héritier-pendant-son-entrainement ?
-Ouah, quel surnom !!! Tu t'améliores de jour en jour. Bon revenons au choses sérieuses, je te rappelle, monsieur Je-m-éclipse-dès-que-j'ai-un-cours-ennuyeux, que tu es appellé à régner et que le jour où cela sera, il faudra bien que tu saches un peu comment marche la politique.
-La politique que l'on m'enseigne, c'est celle de mon père et tu le sais parfaitement. Et puis tu les suis à ma place alors quand je serai amené à regner, tu me conseilleras. Et d'ailleurs, tu dois m'obéir et je t'ordonne de me laisser faire ce que je veux.
-Je considère que tu as déja de la chance d'avoir tous tes professeurs à ta botte alors n'abuse pas trop de ta chance. Sinon tu risque de te faire prendre par ton père et tu sais ce qui arrivera ?
-Il me déshéritera et ma soeur prendra le pouvoir, ce qui ne fera qu'affaiblir mon peuple encore davantage et il a déja assez souffert comme ça. Récita le prince d'un air blasé.
-Laisses-moi échapper à ce cours et je te promet d'asister à tous mes cours demain.
-Très bien, tu as toujours le dernier mot de toute façon. Bon, te voilà habillé, amuse-toi bien en ville et fais bien attention à ce que l'on ne te reconnaisse pas.
-Ne t'inquiète donc pas pour ça, ce n'est pas demain la veille qu'on me reconnaitra.
Et il sortit par la fenêtre. Adrian le regarda s'éloigner tristement, lui aussi il aurait aimé aller en ville mes les nombreuses escapades du prince hériter le forçait à rester au palais pour excuser les absences de Willan.
Pendant qu'il pensait à tout cela, Willan, lui, courait joyeusement vers la ville. Il aimait ces escapades car il se sentait proche du peuple à ces moments-là. Ce peuple qu'il dirigerait à la mort de son père, le roi Meldar. Cela faisait longtemps que Willan savait ce qu'était réellement son père : "tyran qui n'a jamais hésité à plonger le peuple dans la misère pour satisfaire ses desirs ou ceux de ces enfants. " Voila ce que disais les gens dans les tavernes ou sur le marché, voilà ce qu'était son père. Bien sur, Willan avait cesser depuis longtemps de faire des caprices qui risquaient de ruiner les familles les plus pauvres mais sa soeur, Vésina, demander toujours de nouvelles robes, toutes plus coûteuses les unes que les autres, des bijoux de l'or le plus fin, des oeuvres d'art extrèmement chères,... Contrairement à sa soeur, Willan aimait son peuple et n'attendait le jour où il règnerait que pour l'aider. Il avait déja quelques alliés au sein du peuple, des gens qui ignoraient son identité mais qui le soutiendrait dans toutes ses actions, des gens comme Adrian, qui donneraient leur vie pour lui. Alors qu'il réfléchissait à tout ça, son regard fut attiré vers une fille. Elle regardait l'étal d'un marchand de bijoux précieux. Ce qui avait attiré son regard c'était que cette fille était vétue de vêtements simples et il savait que les bijoux de ce marchand étaient hors de prix. Ce qui l'étonna encore plus, ce fut que la jeune fille repartit avec l'air de quelqu'un qui cherchait quelque chose. Quelque chose qu'elle n'avait pas trouvé. Intrigué, le jeune prince suivit la jeune fille. Il faillit repartir lorsqu'il vit qu'elle n'allait ensuite que chez des marchands de nourriture mais elle s'arrêtat de nouveau devant un étal de bagues. Encore une fois, elle semblait chercher un objet précis. Une bague, visiblement. Elle répétat son manège encore une fois, puis deux, puis trois... "Elle doit surement avoir fini de faire ces courses" se dit-il en voyant qu'elle ne s'arrêtait plus que devant les bijoutiers.
Alors qu'elle s'apprêtait à tourner dans une nouvelle rue, Maïla se sentit tirée vers l'arrière et elle se retourna vivement pour voir son agresseur, ce qui fit tomber un petit garçon qui passait à ce moment-là. Alors qu'elle croyait avoir affaire à un homme ivre ou à un voleur, elle tomba nez-à-nez avec un jeune homme qui lui parut bien fait de sa personne.
Lorsque la jeune fille se retourna, Adrian se sentit paralysé. Le monde autour de lui parut s'arrêter de respirer, tout ce qu'il voyait c'était qu'elle était belle, très belle. Il ne savait plus quoi lui dire. Lui qui avait tant de questions à lui poser, ne pouvait plus rien dire.
-Excusez-moi, mademoiselle. Je suis navré, vraiment, je... Je suis vraiment confus. Je ne voulais vraiment pas vous effrayer, je souhaitais seulement savoir ce que vous cherchiez, je suis sincèrement désolé. Bredouillat-il.
La surprise passée, Maïla lui répondit sèchement que cela ne le regardait pas et elle s'enfuit en courant. Elle ne voulais pas lui parler aussi méchament mais elle avait craint que le jeune homme ne voit le rouge qu'elle sentait monter à ses joues. Elle rentra donc directement au palais, ne s'arrêtant qu'une fois à l'abri de la cuisine où l'attendais Nari qui ne lui posa pas de questions sur son arrivée on ne peut plus fracassante. "Heureusement" pensa Maïla qui aurait été bien en peine de lui expliquer son affolement subit.
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Re: Toujours près de toi
Posté par lolamarmotte le 30/08/2009 22:37:39
je m'en vais de ce pas lire les chapitres suivants!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Re: Très bonne histoire *.*
Posté par nefertari le 02/06/2009 17:04:04
merci pour ton com, sa me fait plaisir que quelqu'un aime bien ce ke j'écri. Ne t'en fait pas, les chapitre 2 et 3 sont finit, j'ai plus qu'a les envoyer.
Très bonne histoire *.*
Posté par skivi le 30/05/2009 10:03:18
il me tarde de lire la suite de ton roman. Il est vraiment passionant. J'adore lire surtout des histoires de l'ancien temps comme tu l'as fait. N'attentends pas trop longtemps pour écrire la suite, ma curiosité a été mise en éveille et n'attends plus qu'à découvrir le fin mot de l'histoire ^^
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L'auteur : Aurore Guillon
26 ans, Lyon (France).
Publié le 22 mai 2009
Modifié le 13 avril 2009
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