Non connecté. Connectez-vous ou devenez membre (gratuit).Recherche rapide :     

Toujours près de toi (3)

Voici les chapitre 4 et 5 de mon roman. Bonne lecture à tous.


Tout semble aller pour le mieux pour Maïla et Willan. Mais le bonheur est fragile et tout le monde ne voit pas cet amour naissant
d'un bon oeil...


Chapitre 4

Dans son boudoir, Vésina écoutait attentivement son espion. Au fur et à mesure que le rapport avançait, elle souriait de plus en plus. Ainsi donc,
son cher frère s'était épris d'une servante, c'était mieux que ce qu'elle avait espéré. De plus, le poison qu'elle avait administré à sa mère avait
été efficace et la reine arrivait à la fin de sa vie. Pour Vésina, tout allait pour le mieux. Bientôt, Willan se retrouverai dans une position instable
et sa chère mère ne serait plus là pour le sauver. L'étau du piège qu'elle façonnait depuis des années autour de son frère se refermait
doucement. Si tout continuait à se dérouler selon son plan, elle ne tarderai pas à reprendre le trône que Willan lui avait volé à sa naissance.
Car, selon la tradition de Cyen, le trône revenait à un héritier mâle et non à l'ainé, c'est-à-dire elle-même. Mais elle était la préférée de son
père et si jamais Willan faisait un seul pas de travers, nul doute qu'il serait exilé et que le trône reviendrai à sa sœur. Vésina riait maintenant
aux éclats, son plan était parfait. Il ne lui restait plus qu'à attendre que le poison fasse son effet.



Au cours des jours qui suivirent le bal, Maïla vit sa condition s'améliorer. Comme Adrian lui avait dit, elle ne tarda pas à obtenir une tenue de
servante mieux adaptée au palais et avait été nommée au service du prince héritier, à la demande de la reine. Chaque jour, elle devait apporter
ses repas à Willan et Adrian, accompagner le prince dans tous ses déplacements et surtout, veiller à ce qu'il ne manque de rien. Pendant les
jours qui suivirent sa nomination son quotidien était paisible. Elle pouvait être avec Willan toute la journée et allait rendre visite à la reine
chaque soir. Lorsque Willan lui permettait de s'absenter, ce qui était rare étant donné qu'il semblait avoir toujours besoin d'elle, elle courait
jusqu'à la chambre de la reine et aidait Mytri à s'en occuper. Cependant, elle était inquiète. L'état de santé de la reine se dégradait chaque jour
et Maïla n'arrivait pas à stopper les effets de la maladie dont elle semblait atteinte. Elle avait pourtant tout essayé mais rien n'y faisait. Mytri
allait mal, elle ne dormait que lorsque Maïla venait, restant éveillée le reste du temps afin de surveiller la reine.
Un matin, alors que Maïla venait de monter le petit déjeuner, Mytri entra dans le salon avec un air bouleversé. Willan la prit dans ses bras et la
consola du mieux qu'il put, comprenant ce qu'il venait de ce passer. Il regarda alors Maïla et Adrian et sortit, accompagné de la petite muette,
de son meilleur ami et de la femme qu'il chérissait. Tous quatre entrèrent en silence dans la chambre de la reine qui s'accrochait encore à la vie
qui la quittait lentement quand elle les vit, elle fit signe à Maïla d'approcher. La jeune fille s'approcha de la reine et s'accroupit près d'elle.
- Maïla, je t'en prie, prend soin de mon fils et veille à ce qu'il monte sur le trône. Quoiqu'il puisse t'en coûter, ne laisse pas Vésina lui ravir le
pouvoir. Dit-elle en murmurant.
- Je vous le jure, ma reine. Répondit Maïla, les yeux remplis de larmes. Elle s'éloigna alors et laissa la place à Willan.
- Willan, reprit la reine, je te demande pardon de t'abandonner ainsi mais je ne peux plus te protéger, ta sœur à gagnée cette partie mais tu ne
dois pas la laisser gagner le trône, il te revient de droit. Prends soin de ma petite Mytri s'il te plait.
- Je vous le promets mère.
- Merci. Mytri, dit-elle en s'adressant à la petite fille, il faut que soit forte ma chérie, tu veilleras à ce que nos deux tourtereaux n'oublient pas
leurs devoirs en faveur de leurs sentiments.
La petite fille hocha la tête, retenant ses larmes à grand peine.
- C'est bien, je suis fière de toi ma petite.
La reine lâcha alors un long soupir, laissant s'envoler la vie qui l'avait maintenant quittée. Ne pouvant retenir davantage son chagrin, Maïla
s'effondra dans les bras de Willan sur les joues duquel roulèrent quelques larmes. Mytri, elle, avait trouvé refuge dans les bras d'Adrian. Tous
quatre sortirent de la chambre et Willan partit vers les appartements de son père afin de le prévenir de la mort de sa femme.
Les funérailles eurent lieu deux jours plus tard. Il y eut une grande messe pour le repos de l'âme de la reine et elle fut enterrée en grande
pompe.



Après le décès de la reine, tout le château fut en deuil. Nari profita de cette période de calme absolu pour chercher les origines de Maïla. Elle
engagea un scribe itinérant dans le but qu'il retrouve les personnes qui avaient rencontré Maïla au cours de son périple vers le château. Elle ne
sut jamais il s'y était pris mais elle apprit très vite que les premières traces de la jeune fille amnésique remontaient jusqu'à la lisière de la forêt
d'émeraudes qui faisait la frontière avec le royaume d'Azura. Au-delà, personne n'avait rencontré de jeune fille amnésique. Décidée à aller plus
loin, Nari prit la décision de partir elle-même jusqu'à la forêt. Elle fit ses adieux à Maïla quelques jours plus tard et lui promit de revenir le plus
vite possible avec des informations sur son passé.
En suivant les indications du scribe, elle arriva deux jours plus tard dans la famille qui avait vu Maïla en dernier; Là, on lui dit que la jeune fille
n'avait pas de nom connu à son arrivé mais qu'elle avait été retrouvée sur le chemin, marchant sans relâche vers la capitale. Nari reprit donc son
périple et traversa de nombreux villages sans qu'elle ne trouva de traces de la jeune fille en dehors des auberges où on lui avait offert
l'hospitalité mais à chaque fois, c'était le même discours : on avait retrouvé la jeune fille transie de froid et affamée. Ainsi, remontant de
villages en villages, de fermes en fermes, elle finit par retrouver le vieux couple qui avait retrouvés Maïla à l'orée de la forêt, évanouie, dans un
état de fatigue extrême. Lorsque Nari leur demanda s'il savait qui était réellement la jeune fille, ils ne surent quoi lui répondre mais ils lui firent
le récit du séjour de la jeune fille dans la ferme.
- Comme nous vous l'avons dit précédemment, commença le vieil homme, Nous avons retrouvé la jeune fille que vous nommez Maïla à l'orée
de la forêt. Si mes souvenirs sont bons, elle portait une cape de voyage, des vêtements riches en lambeaux et une bague je crois. Ma femme et
moi pensons qu'elle était noble. Elle a dut se faire attaquer par des voleurs dans la forêt et s'est surement cogné la tête quelque part. Quoiqu'il
en soit, quand on l'a retrouvée, elle était évanouie et blessée. Nous l'avons donc recueillie et soignée. A son réveil, elle ne se souvenait de rien.
Elle resta quelques jours ici, jusqu'à ce qu'elle se souvienne qu'elle devait se rendre au château. Quand elle décida de partir, nous lui avons
donné des vêtements neufs et une chaine où elle accrocha sa bague. Après son départ, nous n'avons plus eut de nouvelles d'elle. Peut-être
pourriez-vous nous dire ce qu'elle est devenue.
- En effet. Répondit Nari. Elle a atteint son but et à été engagée au château comme servante. Depuis, elle a été nommée au service exclusif du
prince Willan. Autant dire que tout se passe bien pour elle. Cependant, elle n'a retrouvé aucun souvenir de son passé avant son réveil chez
vous. Pourquoi je suis venue ici, dans l'espoir que vous pourriez me renseigner un peu sur elle. Pourriez-vous m'en dire un peu plus sur la
bague qu'elle portait ? Lorsqu'elle est arrivée au château, elle ne l'avait pas.
- Hélas, je crains que nous ne pourrons pas vous aider davantage, reprit la vieille femme. Tout ce que nous pouvons vous dire de plus, c'est que
la bague était en or, il me semble.
- Et bien merci de m'avoir dit tout ce que vous savez. Je dois à présent rentrer au château.
- Attendez un peu, dit le vieil homme, nous avons gardés les vêtements qu'elle portait.
Il entra dans une pièce adjacente et revint quelques instants plus tard avec une robe dans les bras. Il la déplia entièrement et Nari reconnu
immédiatement la mode azurienne.
- Nous pensons, ma femme et moi, que Maïla vient d'Azuria. Cette robe en est la preuve même. Et d'après la qualité de l'étoffe, il est presque
certain qu'elle est issue d'une famille noble et riche. Voilà, c'est tout ce que nous avons comme information à vous donner.
- Je vous en remercie grandement, vous m'en avez apprit plus que je ne l'espérais. Au revoir.
Nari reprit la route et prit une diligence au village voisin pour rentrer à la capitale. Durant le trajet une idée lui traversa la tête. Et si Maïla n'était
autre que la princesse Lenaï, finalement. Non, c'est impossible, elle ne peut pas être une princesse, elle serait tombée bien trop bas. Et
pourtant, tout coïncide, la disparition de la princesse, l'arrivée d'une jeune fille d'à peu près le même âge au château, les vêtements riches.
Maïla vient d'une famille noble et la princesse est plus que noble. Il n'y a qu'un moyen de le savoir.
Lorsqu'elle arriva au château, Nari fut accueillie chaleureusement par Maïla qui lui demanda si elle avait obtenue des réponses à ses questions.
Nari lui demanda alors ce qu'était devenue la bague qu'elle portait avant d'arriver au château.
- A vrai dire, répondit Maïla, on me l'a volée dans un village que j'ai traversé un jour de marché. Depuis, je la cherche chez tous les marchands
ambulants, en vain. Elle était en or et sertie de trois pierres précieuses : rubis, saphir et émeraude. Je suppose qu'elle me vient de ma famille.
A propos, avez-vous retrouvé une partie de mon passé ?
- Tout ce que je peux te dire, mon enfant, c'est que tu viens probablement d'une famille riche et noble d'Azuria. Et j'ai d'ailleurs une petite idée
de laquelle mais je ne peux rien te dire tant que je n'en suis pas certaine.
Là dessus, Nari alla se réfugier dans une petite pièce qu'on avait transformée en bureau. A l'intérieur, on pouvait voir des feuilles, des plumes
et de l'encre. Cette pièce avait été aménagée pour elle, qui était l'une des rares servantes à savoir lire et écrire. Nari prit tout le nécessaire et
alla s'installer sur la petite table en bois avant de se mettre à écrire.


A leurs majestés, souverains du royaume d'Azuria

Vos Altesses, si j'ose écrire ainsi aux souverains d'Azuria, moi qui ne suis qu'une modeste servante, c'est pour informer leurs Grandeurs que la
princesse Lenaï n'est toujours pas arrivée au Château de Cyen. Certaines rumeurs prétendent qu'elle a disparut. Est-ce le cas ? Si les rumeurs
sont fondées, alors je dois vous informer qu'une jeune fille amnésique s'est présentée au château il y a maintenant un mois. Elle portait avant
d'arriver, une bague en or sertie d'un rubis, d'un saphir et d'une émeraude. Hélas, la bague lui a été volée. La jeune fille a environ 16 ans, ce
qui est, si je ne me trompe, l'âge de la princesse. Elle a les cheveux noirs et les yeux d'un marron foncé. Si cette description ressemble à votre
fille, je prie de me le faire savoir au plus vite car elle a malheureusement été engagée comme servante et je refuse qu'elle reste plus longtemps
dans cette situation si elle est, comme je le pense, la princesse Lenaï.

Avec tout mon respect pour leurs majestés, que votre règne soit long,

Nari, servante au Château royal de Cyen

Nari relut la lettre et satisfaite, elle la cacheta avec le sceau du royaume et la confia ensuite à un courrier, avec ordre de le remettre en mains
propre aux souverains du royaume voisin.


Chapitre 5

Vésina jubilait. Enfin le seul véritable obstacle entre elle et le trône était tombé. Il ne restait plus qu'un petit détail à régler : informer le roi que
Willan ne respectait pas l'étiquette et avait offert une robe somptueuse à une simple fille de cuisine dans le but de la faire passer pour une
noble et l'inviter au bal. De plus, il s'était fortement épris de cette petite cuisinière sans naissance.
Vésina sorti de ses propres appartements et se dirigea vers le bureau de travail de son père où elle savait qu'elle pourrait le trouver sans mal.



Un éclat de rire résonna dans le château. Adrian était content que sa plaisanterie ait plu à Maïla. Depuis la mort de la reine, il était devenu rare
qu'elle sourit et plus encore qu'elle rit. Un page choisit ce moment pour apparaitre. Il se dirigea vers eux et s'arrêta à leur hauteur. Craignant
d'avoir incommodé quelque noble qui séjournait au palais royal, Maïla se tut aussitôt.
- Sa Majesté le roi vous convoque immédiatement dans la salle du conseil. Veuillez me suivre s'il-vous-plait. Dit-il.
- Très bien, guidez-nous. Répondit Adrian avec un sérieux qui sembla inhabituel à Maïla.
Ils s'enfoncèrent dans les couloirs sombres qui menaient à la salle du conseil. Lorsqu'ils en passèrent la porte, Maïla sentit son cœur se glacer.
La pièce n'était éclairée que par quelques chandeliers qui lui donnaient un aspect lugubre. Au fond de la salle, le roi était assis sur son trône.
Derrière lui, il y avait une jeune fille. Elle regarda brièvement les nouveaux arrivés et son regard plein de haine se porta à nouveau au sol.
Intriguée, Maïla suivit le regard de Vésina et le vit enfin. Il était là, prosterné devant le trône. Willan se retourna brièvement et la regarda. Son
regard lui transmettait un message qu'elle comprit immédiatement. Elle devait le laisser faire, tout allait s'arranger. Pourtant, elle avait peur.
Pourquoi lui a-t-on demandé de venir ? Qu'est-ce que Willan fait ici ? La voix du roi s'éleva quand elle se fut inclinée à son tour.
- Vous êtes bien la dénommée Maïla, servante au palais et depuis peu, au service particulier du prince Willan ?
- En effet, Sire.
- Nous avons appris que vous avez assistée au bal qui a eu lieu récemment sous l'apparence d'une noble. Est-ce exact ?
- Père, répliqua Willan, je vous ai déjà dit qu'elle n'avait fait qu'obéir à mes ordres.
- Silence, rugit Vésina, on ne t'a pas donné le droit à la parole. Maïla, confirmez-vous que vous avez prit l'apparence d'une noble ce soir là ?
- Majesté, je... Oui, votre Altesse.
- Tu sais que je pourrait ordonner ta mort pour ce crime, Maïla, dit le roi. Pourtant, il se trouve que ma fille adorée, la princesse Vésina, m'a
demandé la faveur de te laisser la vie sauve. Pourquoi, je l'ignore, peut-être est-elle trop bonne avec toi. Quoiqu'il en soit, à partir d'aujourd'hui,
tu entre à son service exclusif. Tu la suivra partout où elle ira, fera ce qu'elle te dira, quand elle le dira. Bref, tu lui obéiras en tout. Est-ce clair ?
- Oui, Sire.
- Willan, cela est valable pour toi aussi. Je t'interdis d'essayer de la voir. Je sais tout et ce que tu as fait est une insulte à l'honneur de la
princesse Lenaï, ta fiancée. Estime-toi heureux que je ne t'enlève pas le trône et fait bien attention, il se pourrait que je ne sois pas aussi
clément la prochaine fois. Quant à toi, Adrian, je t'ordonne de ne plus jamais approcher le prince. Dorénavant, tu travailleras aux écuries. Allez.
- Bien, Père.
- A vos ordres, Sire.
Willan et Adrian se levèrent d'un même mouvement. Sans un mot, ils sortirent de la pièce et quand il referma la porte, Willan porta un dernier
regard emplis de tristesse sur celle qu'il aimait. La dernière chose qu'il vit était son doux visage qui le regardait avec au moins autant de
chagrin.



Nari vit le messager arriver par la fenêtre du couloir où elle se trouvait. "Enfin... " se dit-elle. Elle courut jusqu'à la porte de service et l'accueillit.
- Bien le bonjour, madame, vous êtes bien la dénommée Nari ?
- En effet, c'est bien moi.
- Dans ce cas, voici une lettre pour vous, elle viens du royaume d'Azura.
- Et bien, merci. Voulez-vous vous restaurer avant de repartir ?
- Je vous remercie de votre proposition mais je dois repartir, j'ai encore beaucoup de lettres à livrer. Bonne journée.
- A vous aussi.
Nari rentra dans la cuisine et se précipita dans son bureau. Là, elle ouvrit la lettre et vit une bague tomber de l'enveloppe portant l'emblème
royale d'Azuria. Elle prit la lettre et la parcourut vivement.


Madame,

Nous vous informons que nous avons bien prit connaissance de la lettre que vous nous avez envoyé. Il nous est apparut en lisant votre lettre
que la jeune fille que vous décrivez ressemble en effet à notre fille bien-aimée, la princesse Lenaï. Comme vous vous en doutez surement, les
rumeurs sont bel et bien fondées. Nous n'avons plus eu de nouvelles de notre chère enfant depuis son départ pour votre royaume. La bague
que nous vous avons envoyée est la réplique exacte de celle que notre fille portait le jour de son départ. En réalité, vous remarquerez que la
bague porte l'emblème royale à l'intérieur de l'anneau. Cette bague est un bijou que possède chaque membre féminin de la famille royale. Si la
jeune personne que vous nous avez décrite reconnait cette bague, alors il est plus que probable qu'elle soit notre chère fille. Si cela se confirme,
nous vous remercions d'avoir pris soin d'elle. Nous n'osons pas imaginer quelle vie elle doit mener à présent. Nous vous supplions de faire ce
qu'il est en votre pouvoir pour alléger son travail.

En attente d'une réponse rapide, nous vous souhaitons une longue existence,

Reine Typhea



La lettre portait le sceau royal, confirmant l'origine de la lettre et son authenticité. Nari prit la bague et la regarda longuement. En effet, cette
bague ressemblait énormément à la description de Maïla. Sans attendre plus longtemps, Nari prit une feuille vierge et commença à rédiger une
réponse.


Majesté,

Je suis au regret de vous dire que malheureusement, je suis actuellement dans l'impossibilité de montrer la bague à Maïla pour qu'elle
l'identifie. De même, je suis aussi dans l'incapacité de soulager la dure vie qu'elle mène aujourd'hui. Il y a eu, hélas un incident fâcheux. Maïla
a été accusée d'avoir prit l'identité d'une noble pour aller à un bal qui a eu lieu récemment. Je peux bien entendu vous assurer qu'elle n'a agit
que sur ordre du prince Willan mais le roi Meldar n'a rien voulu entendre et l'a punie ainsi que ses amis, le prince lui-même et un dénommé
Adrian, ami de ce même prince. Rassurez-vous, il n'a pas ordonné sa mise à mort mais elle est maintenant au service de la princesse Vésina.
Malheureusement, son altesse lui a formellement interdit de parler à qui que ce soit et lorsqu'elle descend aux cuisines pour le service de la
princesse, elle est sans cesse surveillée par un homme de main de son Altesse Vésina. C'est pourquoi je vous demande d'envoyer aussi vite
que possible un ambassadeur qui sera capable d'identifier la princesse Lenaï. Bien entendu, il faudra que cela reste secret. Si jamais Maïla ce
révèle être votre fille, je souhaiterai que votre ambassadeur la ramène avec lui dans son royaume dans le but qu'elle retrouve entièrement la
mémoire. Je me permet de vous presser d'accéder à ma requête car je craint pour sa vie. Même si pour l'instant la princesse Vésina ne fait rien,
j'ai peur qu'elle ne tende un piège à la pauvre enfant pour prendre le trône à son frère.

Espérant la venue rapide de l'ambassadeur, je vous souhaite un long et heureux règne.

Nari, servante au Château royal de Cyen


Nari cacheta la lettre et partit au village pour la remettre à un coursier.
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (0)
L'auteur : Aurore Guillon
26 ans, Lyon (France).
Publié le 18 octobre 2009
Modifié le 13 octobre 2009
Lu 928 fois

. Cet article est un plagiat?
. Imprimable (pdf/html)
Recevoir la lettre d'information :
Connectés :
    0 membres et 56 visiteurs

Blog de France-jeunes, ...OlDesign    CNIL: 752143.     |]  ▲