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Traits distinctifs de la culture Amazighe

La culture Amazigh étant l'ensemble des aspects spirituels, matériels, intellectuels et sentimentaux caractérisant du peuple amazigh, elle intègre également les arts, les littératures, les modes de vie, les droits fondamentaux, les valeurs, les traditions et les croyances.


La culture amazighe est essentiellement orale et sa transmission s'est fait par ce canal durant des millénaires. C'est, pour des raisons mnémotechniques, le véhicule de l'histoire des communautés amazighe est le reflet de leurs modes d'existence et de leurs croyances.

En effet, les composantes de la culture amazighe sont multiples et se différencient d'une région à une autre vu l'existence des peuples amazighs non seulement dans différentes région du Maroc mais aussi à l'extérieur de ces frontières.

Ainsi, on va se limiter à étudier quelques aspects fondamentaux de la culture amazighe qui vont nous permettre de relever l'importance de cette culture qui fait partie intégrante de notre culture et identité marocaine.


La musique

La musique amazighe chleuh est une musique typique de la culture marocaine, et plus précisément de trois régions du Maroc : le Moyen Atlas, le Rif et le Souss. Cette musique traditionnelle, bien qu'ayant des caractéristiques communes, comporte des différences entre chacune des régions.

La distinction la plus marquante est celle qui concerne le nombre de notes utilisées.
La musique amazighe chleuh de la région du Rif utilise sept notes différentes, ce qui la rapproche de la musique traditionnelle universelle.

Par contre, la musique amazighe chleuh de la région du Souss utilise cinq notes, à l'image du Jazz.

Les différences entre ces trois régions apparaissent également dans la différence des gammes et des influences propres à chaque région.

Alors que dans la musique amazighe chleuh du Souss les musiciens utilisent trois gammes qu'on ne retrouve nulle part ailleurs, qui sont "Lel Maaha", "Ashelhi" et enfin "Agnaoui", la musique amazighe chleuh de la région du Moyen Atlas comporte elle trois gammes de forte inspiration orientale, avec des gammes que l'on retrouve par exemple dans la musique syrienne. On peut facilement assimiler les chanteurs amazighs à des poètes qui jouent avec les sons et le sens des mots.


La poésie

La poésie amazighe est omniprésente dans les différentes manifestations et activités des hommes et des femmes amazighes. Elle accompagne l'individu de sa naissance jusqu'à sa mort : un cycle de vie avec ses berceuses, ses chants de circoncision, de baptême, de moisson, de cueillette, de mariage, de danse...

L'oralité, propre à la poésie amazighe et la caractérisant, est un paramètre déterminant au niveau de la "typologisation" de cette dernière. C'est un facteur qui permet de mieux cerner un "genre" poétique amazighe. L'oralité est synonyme de vie, de dynamisme.

Il est vrai que la "poéticité" de chaque "genre" amazighe n'est pas la même : la travail sur la langue, les figures stylistiques, bref l'activité de création et d'élaboration se retrouve beaucoup plus dans des "genres" spécifiques plutôt que dans d'autres.

Les "Izlan" (distiques autonomes au niveau sémantique et syntaxique) des joutes poétiques sont plus travaillés car le poète se livre à un exercice de style qui doit "convaincre" son auditoire.

D'autres "izlan" ont pour fonction de marquer des repères historiques, signaler des événements importants et faciles à mémoriser. La "tamawayt" implique des aires différents et une thématique variée. Tamdyazt et l'ahellil présentent des similitudes...


Le costume

La culture amazighe s'exprime plus que toute autre par son habillement qui est plus un "signal" qu'une "protection". Par le vêtement et la coiffure, la femme amazighe exprime sa résistance ou son adhésion aux changements sociaux.

La "coiffe" "Aqlous" : surélevée chez les femmes mariées, plate chez les jeunes filles, est de rigueur, mais simple ornement les jours de fête.

L'habit féminin est composé d'une gandoura dite Akidour recouverte d'une grande étoffe blanche retenue par des fibules au niveau de la poitrine, pantalon blanc, collier en ambre, foulard en soie dit tasbniyt, maintenue sur la tête par des cordelières en soie de couleur rouge et verte ornées de paillettes d'argent.

Les cheveux sont peignés et enroulés en forme circulaire au niveau des oreilles "Aabrouk"; la ceinture est sous forme de cordelière faite en pure laine, elle est appelée Tasmart; les babouches de cuir ornées de paillettes d'argent et souvent brodées de différentes couleurs; les boucles d'oreilles en argent.


D'après ces différents aspects de la culture amazighe qu'on vient de voir et qui reflète vivement l'originalité de cette culture riche et ancestrale qui marque l'identité marocaine, il convient de voir les efforts majeurs des autorités marocaines en la matière.
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L'auteur : Ghizlane Lastar
29 ans, Cablanca (Maroc).
Publié le 14 mars 2009
Modifié le 22 février 2009
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