FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
 Sondage :
 Connectés :
56 connectés : 0 membres et 56 visiteurs Voir la liste     







Une histoire de dragons

J'ai toujours voulu être écrivaine et j'ai commencé à écrire un livre ya pas longtemps... Mais mon bouquin est resté inachevé, par manque de temps. Donc je voulais l'avis de beaucoup de gens pour savoir si je devais le continuer ou non...


Introduction au pays de Styg

Pour ceux qui aiment les créatures fantastiques, vous serez servis dans ce conte. Il provient d'un monde imaginaire que j'ai crée. Le monde imaginaire n'existe pas vraiment matériellement, mais plutôt dans notre tête, où nous le créons et le façonnons. J'ai crée le mien et je vous ouvre les portes de ce monde. Je vais vous conter une histoire qui provient d'un des pays qui sont dans cet univers, Styg, où les elfes, les dragons et les licornes en sont les principaux maîtres. Où l'homme n'a jamais régné et ne régnera jamais, un pays sauvage, avec ses lois et ses moeurs. Où les dragons chassent les elfes et les licornes, où ces deux peules se défendent et où la peur de sombrer dans les enfers, où le roi incontesté du mal, Rakantassa, vit et sème la terreur, est toujours présente. Les trois peuples, biens que parfois en rogne, ont toujours livré une guerre éternelle avec le roi des démons, contre la mort qui est, chacun le sait, inévitable.


La rencontre des opposés

1

Le dragon rouge était assis sur un rocher, déjà là depuis cinq minutes. Ses écailles étaient cramoisies par le soleil brûlant du midi et la fumée qui sortait de ses narines s'envolaient dans des voluptueuses danses au gré de la brise parfumée. Il était essoufflé et son ventre se soulevait et se rabaissait à une cadence effrénée. Ses ailes se secouaient paresseusement. Il hochait tristement la tête, l'air abattu. Les grandes cornes qui ornaient sa tête brillaient sous le soleil. Ses yeux furetaient inlassablement l'horizon où de vertes prairies contrastaient avec le ciel bleu. L'eau d'une rivière coulait lentement, zigzaguant entre les arbres et les collines. Il regarda une montagne au sud, grande et toute de pierres où ses semblables avaient creusé des trous spacieux pour y vivre et s'abriter des intempéries. Au loin, la grande forêt paraissait s'étendre à l'infini, comme un manteau vert posé sur le sol. Le dragon était maussade parce qu'il avait été vaincu, et pour un dragon c'était bien une des pires humiliations. Le fait de ne pas sortir vainqueur de quoi que se soit était le point faible de ces belles créatures. Le dragon avait participé à une grande course aérienne qui survolait la région des drogannes, mais il avait, aux trois quarts du chemin, été sauvagement bousculé et il était tombé sur le sol, ivre de fatigue. Car il n'était pas jeune, et ses vieux os creux le supportait de moins en moins. Mais il était fier et sa fierté pouvait, selon lui, abattre tout s'il en avait le désir. Pour l'instant, elle avait été brimée et la blessure sanguinolente qui ornait sa jambe prouvait qu'il ne devait plus se mesurer à de jeunes dragons ! Mais quelle folie lui avait passé par la tête ! Maintenant il ne voulait que lécher sa plaie et se cacher aux yeux du monde. Malheureusement, le dragon qui l'avait sauvagement bousculé avait toujours été son ennemi, aussi loin que ses souvenirs le lui permettaient. Merinsaar était son nom, nom qui trottait incessamment dans la tête de Rendawell, le dragon rouge. Il continua donc à scruter l'horizon, perdu dans des pensées futiles. Mais l'image de son ennemi était tellement présente dans sa tête qu'il commençait presque à halluciner celui-ci. Mais non, ce n'était pas une hallucination ! Quand il le vit, petite tache blanche qui grossissait à vue d'oeil dans le ciel, il tenta de s'en aller, mais il était si faible, ne pouvant même pas battre des ailes, qu'il s'affaissa sur le roc, grognant de mécontentement à l'arrivée de Merrinsar.

Il atterrit juste en face de Rendawell. Il lui cachait le soleil, comme une ombre menaçante. Merinsaar commença à lui parler avec une étrange douceur :

- "Alors, mon vieux Rendawell, Pas trop fâché d'avoir Perdu ?"

- "Dégage ! Tu m'as battu et c'est assez pour moi !"

- "Mais non, voyons, ce n'était qu'une petite course de rien du tout ! Je suis quasiment sûr que tu pourras gagner la prochaine. Si bien sûr elle se situe dans la catégorie bambins !"

Il ne répondit pas tout de suite, mais l'envie soudaine de lui arracher la tête le fit sourire.

- "Mon pauvre Merinsaar ! Si tu savais comme j'ai eu le temps de me reposer ! Je pourrais très bien te tuer sur-le-champ."

- "Ha ! Ha ! Ha ! Laisse moi rire, vielle croûte ! Tu ne serais même pas capable de faire du mal à un brin d'herbe. Tu n'as même pas riposté quand on t'a enlevé ton fils et ta femme !"

Cela mit le feu aux poudres. La perte de sa famille pour Rendawell était encore une blessure ouverte et Merinsaar venait d'enfoncer un couteau au fer rouge dans cette plaie. Il se releva soudainement et gifla son ennemi au visage, ce qui tuméfia l'arrogante grimace de son rival. Il riposta mais le vieux avait prévenu le coup et le mordit à la gorge. Rendawell était si enragé que le sang lui brûlait les yeux. Il ne remarqua pas les lianes magiques l'enrouler. Il dut s'affaisser.
Rendawell ne savait que trop bien qu'il ne faille pas brusquer se sombre personnage, au risque de la vie, mais il avait été trop loin. Merinsaar ne le tua pas, à sa grande surprise, mais s'envola pour enfin disparaître dans le ciel bleu. Le temps que Merinsaar s'en aille, les lianes magiques se dissipèrent et laissèrent penaud le dragon. Les souvenirs récents de sa famille virent défiler devant ses yeux. Il Son fils et sa femme avaient disparut au cours d'une bataille contre les dragons normaux aux dragons de l'ombre. Il était si seul depuis ce temps... Son travail de garde auprès du royaume des dragons l'occupait de moins en moins, car il devenait de plus en plus un ermite et cette course lui avait prouvé qu'il vieillissait vraiment, qu'il ne pouvait se cacher au sablier qui annonçait que sa fin était proche. Mais un petit point blanc qui se distinguait dans la plaine verdoyante le fit sortir de ses pensées. Le point bougeait très tranquillement, et semblait s'arrêter pour regarder des choses à tout bout de champ. Rendawell s'avança plus proche de la falaise, plissant ses yeux pour mieux distinguer l'inconnu. Il put discerner une silhouette chevaline, une grande crinière doré... Et une corne scintillante au front. Cela ne pouvait être qu'une licorne, le célèbre cheval orné d'une magnifique corne. Sa chair, selon les rumeurs, guérissait tous les maux et douleurs, voir même coupures et entailles profondes... Activé par le désir de s'acquérir ces vertus, Rendawell commença à battre des ailes pour attaquer sa proie, malgré sa grande fatigue. Il sous-estimait la créature, qui était la reine des licornes, Bysalkamir, qui prenait sa marche. Cette fois elle s'était éloignée de la forêt, qui était le refuge de son peuple. Mais elle en avait assez de toujours traîner autour de ses mêmes arbres ! Donc elle dût s'en allez, dépasser les limites de son territoire, allez voir plus loin, ce qui la tentait depuis longtemps. Elle plaignait un peu les gardes qu'elle avait semés dans la forêt, car son époux l'obligeait sans cesse de se rendre à quelque part avec une escorte. Elle avait bien rit en découvrant qu'elle courait si vite ! Zigzaguant à travers les arbres, elle c'était rendue à la clairière qu'elle franchit et elle put s'émerveiller du paysage. Que de chances que les licornes de basses naissances ne pouvaient accéder ! Mais Bysalkamir était pure et forte, toujours entêtée à défendre jusqu'à la mort son peuple fantastique, à qui elle tenait beaucoup, qui occupait souvent ses pensées premières, excepté sa liberté maintenant trouvée. Elle vit arriver de loin son attaquant et redoutait un peu la force de ce gros lézard, qui était pour elle un ennemi, un dragon malfaisant, quelle devrait battre seule à seul si un combat devait être engagé. Toujours quelque chose pour gâcher son plaisir ! Elle ne savait pas si les intentions de dragon étaient bonnes où mauvaise et c'est pourquoi elle se cambra sur ses pattes arrières pour accueillir son visiteur.
Rendawell remarqua de justesse l'insigne en forme d'oeil qui ornait la cuisse de la licorne, signifiant l'ultime poste hiérarchique. Il s'étonna d'abord, quitta son expression farouche, atterrit en douceur près de la licorne et s'inclina, Ce qui l'amusa.

- "Je peux voir, dragon, que tu as du respect envers moi, ce qui me touche. Il n'y a plus beaucoup de gens qui respecte encore leurs ennemis... même en période de paix. Que me veux-tu, dragon rouge ?"

- "Je ne voulais point vous importuner, reine, je suis désolé. Je repars tout de suite..."

- "Mais non, restez donc, si vos intentions ne sont pas mauvaises ! Je n'ai rien contre les dragons polis et respectueux ! Je me ferais même un plaisir de faire votre connaissance ! Elle faillit presque regretter ses mots, mais l'expression gênée du vieux dragon l'emplis de confiance."

- "Oh !... J'en doute fort. Je ne suis qu'un vieux dragon désagréable. Qui n'a personne à qui parler..."

La licorne le regarda longuement et une étincelle se produisit dans ses pensées.

- "Votre nom serait-il Rendawell ?"

- "Comment...comment le savez vous ?"

- "J'ai entendu parler dans mon coin qu'un pauvre dragon qui porte votre nom avait perdu sa famille dans la grande guerre."

Il se renfrogna, les souvenirs redéfilèrent devant ses yeux.
- "Oh ! Mais je ne voulais point vous accabler... Je m'en excuse fortement ! Vous savez, on se bat tous contre ce grand lâche de Rakantassa, qui ne sort pas de son trou !"

- "Ce qui nous fait un point en commun. Je ne veux pas vous importuner, reine. Je m'en vais de ce pas."

Il se retourna et la reine vit sa blessure sur sa jambe.
- "Mais vous êtes blessé, pauvre ami. Laissez moi voir ça ! Allez, allez, je ne vous veux aucun mal."

Rendawell se retourna à contrecoeur, montrant sa plaie ouverte à la licorne.

-"Ce... Ce n'est rien, voyons ! On prend des blessures avec l'âge."

- "Je ne suis pas dupe ! Votre entaille est si profonde que je pourrait m'y glisser ! Laisser moi vous guérir."



Elle ne le laissa pas répondre qu'elle s'avança de lui et planta sa corne dans sa cuisse sanguinolente. Il hurla de douleur dans un cri déchirant, horrifiant, qui fit trembler la reine de tout ses membres. Elle retira péniblement et lentement sa corne. Elle était rouge de sang. La blessure du dragon tourna au blanc, puis commença à se refermer doucement. Il geignait de douleur pendant un certain temps puis il poussa un soupir de soulagement. Sa jambe ne saignait plus. Il était troublé parce que la reine licorne l'avait soigné, lui qui voulait la manger peu de temps avant. Il se confondit en douces excuses confuses. La licorne emporté par l'enthousiasme, l'invita à marcher avec lui. Il accepta et ils se mirent à marcher tout en racontant leurs histoires. La reine sut la défaite du dragon et eu pitié de lui. Elle l'invita dans son royaume, pleine de gentillesse à son égard, dans la grande forêt d'Erendagon, où les licornes, elfes et autres créatures se complaisent dans la verdoyante masse d'arbres et de pouvoirs maléfiques. Mais il voulait pas entrer dans la forêt, de peur d'effrayer tout ses habitants et d'enfreindre une grande loi : Les dragons mangent les licornes et les elfes, et ça a toujours été comme ça. Mais celui ci aimait bien cette licorne et malgré sa faim, il préférait goûter au plaisir d'être admiré par ses soi-disant proies. Il voulait à tout prix voir des elfes, les voir danser et chanter. Mais il savait trop bien que les elfes étaient prêts à tout pour combattre un dragon, car c'est un met et un trophée de choix. Il avait complètement oublié Merinsaar, et pour le moment il s'en foutait comme de sa première dent perdue. Il continua donc à marcher, heureux dans sa peau écaillé, oubliant tout ses soucis comme ci la licorne l'avait lavé de tous ses chagrins et de ses peines, ses malheurs et ses rancunes.



2



Dans la profonde forêt, les nouvelles arrivaient vites. Déjà tout les peuples vivant à travers le manteau vert savaient l'arrivé du dragon, Ô comment immense sacrilège. Toutes les petites créatures qui était à la lisière de la forêt, en apercevant le monstre, s'étaient réfugiés dans les royaumes purs et avaient avertis ses occupants. Le roi et la reine des elfes étaient inquiets. Un dragon était sur le point d'entrer dans leur forêt, mais le pire c'était qu'une reine licorne lui avait montré le chemin. Qui devait-on craindre ? Était-ce un sortilège d'envoûtement lancé par le dragon ou par la reine ? Était-ce la reine qui était ensorcelée ou le dragon ? Nul ne savait. Ellyphakai, la reine elfe du royaume de Renegath, avait confiance en sa vielle amie, Bysalkamir. La connaissant au bout de ses doigts depuis leur tendre enfance, les deux amies avaient toujours compté l'une sur l'autre. Mais au fond, Ellyphakai était si inquiète... Ne pouvant croire qu'un vieux dragon au bout du chemin avait pu ensorceler la puissante reine des licornes, elle tentait de penser à autre choses mais elle était vraiment tourmentée et tout le royaume elfe le sentait. Les guerriers elfes se préparaient à défendre leur enceinte, avec leurs arcs et leurs flèches. et les villageois se cachaient dans leurs maisons apeurés comme des petites bêtes. Le roi, lui, regardait du haut de la tour de lune ses fiers combattants se préparer à une éventuelle attaque. Le soleil brûlant et le souffle chaud de l'été le faisait halluciner, comme si le monde devant ses yeux ondulait et se déformait. Mais rien ne pourrait détruire son château, qui était magnifique, tout fait de pierres rares et très précieuses. C'était sûrement le plus solide des châteaux elfes, et le mieux construit. Les reflets du soleil frappaient les pierres et illuminait tout le royaume comme s'il était magique, même si c'était le cas. Les origines du château étaient presque inconnues, mais tout le monde se doutait qu'il avait été construit par les dieux du firmament, Par le grand Cieux, roi de tout l'univers. Mais il y avait un seul inconvénient dans la construction : ces pierres précieuses attiraient les dragons et certains, (surtout les dragons d'or) en mangeaient. C'était là une occasion en or pour les lézards de s'enrichir. Ces pierres procuraient aux dragons une force immense, encore plus forte que celle des tempêtes de Styg. Bien qu'aucun dragon n'ai jamais réussi à attaquer où même à effleurer la surface des pierres, la sécurité était de mise et des archers surveillaient toujours, à relais, les alentours du royaume. Mais le moment n'était pas, pour lui, à se préoccuper de la sécurité de son château, mais plutôt à s'occuper de sa femme bien aimée. Elle qui avait toujours été si présente à ses côtés ! Elle qui avait tout fait pour lui. Il se souvenait encore, quand il du choisir, il eut des années de cela, la seule femme qui gouvernerait son royaume, la seule qui attira ses yeux fut elle, petite créature fragile. Il se rappelait encore plus quand elle le regarda dans les yeux pleine d'admiration pour lui, mais aussi de crainte. Et il clama son nom à haute voix ! Quand il dit tout haut que elle, Ellyphakai, deviendrai son épouse, si elle le voulait, il espéra de tout son coeur qu'elle dise oui ! Mais elle s'enfuit à toutes jambes. Et ce fut seulement après trois jours qu'elle revint, vêtue d'une merveilleuse robe, toute faite de perles de rosée. Et elle accepta de devenir sa reine et son épouse !
Elle n'avait jamais cessée de l'aimer jusqu'à se jour. Elle faisait bien son rôle de reine et savait réconforter son peuple, elle savait le guider, le consoler. Elle trouvait toujours un moyen de résoudre des problèmes mais ce jour-ci, le coeur n'y était pas. Elle pleurait de peur son amie d'enfance soit morte ou ensorcelée. Ses yeux en amandes versaient des larmes cristallines et ses lèvres tremblaient de peur.
Son mari, Kyrrandel, ne savait pas comment la réconforter, comment la prendre dans ses bras, la bercer. Il ne trouvait pas les mots justes. Il ne trouva que son nom à répéter : Ellyphakai, Ellyphakai ! Elle se retourna vers lui, le regardant, les yeux pleins d'eau. Et elle se jeta dans ses bras.

- "J'ai si peur, Kyrrandel ! Si peur pour nous ! Et je ne sais pas pourquoi. J'ai un terrible sentiment, mon cher époux. Un pressentiment pour notre destinée ! Pour notre peuple. Qui nous succédera ?"

- "Mais voyons ! Ce n'est qu'un dragon, ma douce ! Ne te tracasse pas avec ça. Nous n'en avons vu beaucoup d'autres. Et aucun n'a put toucher l'un des nôtres ! Bysalkamir sait très sûrement ce qu'elle doit faire. "

- "Ce n'est pas de ça dont je parlais. Je parle du prochain qui nous succédera. Nous n'avons ni de fils, ni de fille !"

- "Oh, ma chère, si tu savais comme j'aimerais te donner un enfant, mais nos dieux savent que ce n'est pas nous qui devront créer un souverain. Nous sauront bien qui sera le prochain roi. Ou la prochaine reine..."

- "J'aimerais tant te croire, mon coeur. Mais tes paroles ne tarissent pas la peur qui me ronge. Je sais qu'un malheur s'en vient !"


***


Non loin de là au village des elfes, Filly, un jeune elfe, posait des questions sur les dragons au garde posté sur la passerelle de bois, qui reliait toutes les maisons, perchées dans les arbres. Celui-ci lui répondait distraitement, car il était un peu lassé des questions impertinentes du jeune elfe. Il le tiraillait incessamment. Sa grande soeur, Arandela, vint le chercher, un sourire moqueur sur les lèvres. Dès qu'elle vit le soldat, Talitalmack, son sourire s'agrandit encore plus. Cette jeune elfe était aguichante, mais néanmoins très intelligente. Même si elle avait pu avoir tout les prétendant qu'elle voulait, son regard remontait toujours vers lui, qu'elle voulait emprisonner dans ses filets. Mais toutes ses tentatives avaient échoué jusqu'alors. Il n'était pas plus vieux qu'elle, une trentaine d'année, tout au plus Elle regarda tranquillement son nez droit, ses yeux verts et son début de barbe qui lui donnait un air si coquin. Il lui rendit son sourire. Il la trouvait charmante, mais son poste de soldat ne lui permettait pas de courir les jupons. Il rêvait d'être un fier soldat du roi, et il nourrissait cette idée en orgueil et en courage. Rien ne le dérangeait dans son travail. Rester planté la, à surveiller, voilà son métier. Étrangement, il aimait ça : Il était bien payé, et cela lui suffisait amplement pour nourrir sa famille, qui n'était qu'en fait que sa mère et sa jeune soeur. Anrandela tenta encore de le séduire discrètement, mais le pauvre était absorbé dans la contemplation d'une marguerite. Il voulait absolument pas détourner son regard, de peur de rencontrer celui de la jeune fille, et de s'inventer des idées. Elle ramena son frère chez eux, déçue encore, car toutes ses tentations de séduire le jeune elfes avaient toujours échoués. Il lui posait maintenant toutes les mêmes questions. Elle le consola en lui disant qu'il verrait sûrement un dragon bientôt puisque les rumeurs courent qu'un grand dragon rouge était passé proche et que les gardes allaient l'abattre. Mais ce qu'elle disait à son propre frère la répugnait. Elle avait toujours adoré les animaux, même les plus féroces, et elle trouvait injuste que son peuple, le plus renommé pour le respect des créatures vivantes, quelle qu'elles soient, commettrait peut être une si grande injustice. Les dragons étaient sans contredits les pires ennemis des elfes, mais ce n'était pas tout les dragons qui étaient malfaisants. Mais le pire était que si les elfes l'abattaient, cela embraserait la fureur des dragons et que peut être une grande guerre s'abattrait alors sur Styg...

3

Le roi licorne se tourmentait depuis deux heures. Son épouse n'était pas revenue depuis la matinée. Elle était supposée prendre une marche pour se calmer de la querelle qui avait eu lieu ce matin. Il était vraiment angoissé et juste pour pimenter sa douleur, un messager elfes les avait avertis qu'un dragon rouge s'approchait de leur forêt. Il devenait fou sans sa reine, même si il ne l'avait jamais vraiment aimé, mais lui qui pensait seulement à la sécurité des siens ne pouvait se dire que l'une des licornes était en dehors de son enclôt ! Il l'avait si souvent protégé contre les dangers du dehors ! Et elle s'enfuyait !. Il avait peur qu'elle soit morte, Dévorée par ce maudit dragon, ce qui choquerait son peuple, qui se retournerait contre lui, le grand Merenra ! Sa robe noire reluisait au soleil, comme si il s'était roulé dans l'huile. Merenra était une étrange licorne, car il n'avait jamais connu le véritable amour et il se concentrait un peu trop sur lui même, il avait peur que son peuple se retourne contre lui à tout instant. Il les protégeait trop, ses licornes, Elles étaient toutes enfermées dans le royaume qui était assez grand, mais rares étaient celles qui avaient pu voir un jour des dragons où des gobelins.
Seul les guerriers sortaient en reconnaissance, et encore !
Alors la plupart des licornes de ce royaume vivant dans un perpétuel faux rêve qui se limitait aux limites du royaume.
Merenra avait préparé ses défenses avec ses meilleurs guerriers licornes. Elle étaient toutes musclées et aguerries, assoiffées de batailles. Leurs cornes reluisaient au soleil. Et toutes savaient qu'un ver c'était introduit dans la forêt, mais aucune savait pourquoi.


***


Pendant ce temps, Rendawell et Bysalkamir marchaient dans la dite forêt et se sentaient épiés. La reine savait que le dragon ferait beaucoup de surprise, rendu dans son royaume et celui des elfes. Elle avait peur que Rendawell se fasse tuer dès son arrivée. Le royaume le plus proche était celui des elfes. Elle devait donc se préoccuper de ce qu'elle dirait à ce peuple ami. Devrait-elle dire la vérité ? Que le dragon a été galant et qu'elle lui avait montré le chemin secret de son royaume ? Nul ne l'accepterait. Mais elle ne pouvait pas mentir non plus ! Elle était presque sûre qu'elle devait renvoyer le dragon mais elle était maintenant son ami. Et elle ne savait même pas pourquoi elle même l'avait emmené dans la forêt. Sûrement pour prouver aux peuples que certains dragons étaient gentils et non pas assoiffés de sang ! Mais non. Elle ne savait vraiment pas pourquoi elle, la reine des licorne avait emmené le loup dans la bergerie. La vieillesse peut-être... Ou était-ce à cause de son époux, le roi, qui les enfermait dans cette maudite forteresse ! Et qui leur interdisait de dépasser les limites de la forêt ! Toutes ces licornes réunies dans une cage, dans une société renfermée ! Ce concept était encore nouveau à Styg : Jamais au paravent il y eu une ville ou même un village de licornes. Depuis la nuits des temps, les licornes avaient toujours étés solitaires, et les jeunes licornes restaient avec leur mère qu'une année. Des villes pour des licornes, c'était pour les protéger des dangers qui survenaient, pour former un union collectif. Et à ce jour, cette méthode s'avérait plus ou moins bonne.
Bysalkamir n'eut pas le temps de réfléchir plus longtemps quand un étrange bruit la sortit de ses pensées. Elle se retourna et vit, avec horreur des gobelins ! Ces hideux monstres !. Dix leur barraient le chemin. Tous avaient une épaisse peau brune, une petite tête et des yeux exorbités, avec une couronne de soi-disant cheveux noirs au dessus de la tête. Ils avaient une bouche démesurément difforme, avec des dents jaunies, sans aucun alignement visible. La bave coulait à flots sur leurs mentons replets. Certains portaient une cuirasse de cuir ou d'écaille, et tous avaient tous une certaine arme. Ils marmonnaient des choses incompréhensibles mais on voyait qu'ils voulaient leurs richesses. Malheureusement, ils n'avaient rien de précieux sur eux. Quand Rendawell se mit à grogner, des gobelins aux joues pendantes se mirent à trembler mais aucun d'eux ne bougea, comme figés dans la pierre. Bysalkamir se cabra et deux des monstres prirent la fuite. Les huit autres ne bougèrent pas. Ils grognaient eux aussi et les regardaient avec un mauvais sourire aux lèvres. C'était bizarre car les gobelins étaient des créatures très rares dans la forêt, on ne les croisait que très peut souvent. Mais là n'était pas la question. Bysalkamir chargea et transperça un des gobelins de sa corne. Il cria de douleur mais la plaie se referma. La reine frissonna de dégoût. Le gobelin serait mort, habituellement ! Mais Rendawell ne broncha pas. Il leva la patte et écrasa deux gobelins. Les six autres vivants se jetèrent sur le dragon et enfoncèrent leurs épées dans son pied. Il retira son pied prestement et quarte des six gobelins étaient encore accrochés à celui-ci. Il les prit tous dans sa patte et les écrabouilla. Les deux autres, Il les écrasa de sa patte. Tous les gobelins étaient morts. Le sang vert ne coulait pas, ce qui était étrange. Les deux amis se demandaient pourquoi des gobelins du désert seraient venus jusqu'ici, dans la forêt. Il y avait quelque chose de très étrange, de maléfique qui flottait dans l'air. Habituellement, les gobelins n'étaient sont pas si peu nombreux et ils ne se régénéraient pas ! Et ils ne restaient pas là à se faire tuer. Ils ne purent que contempler, avec consternation les flaques vertes qui se déformaient et se reformaient avec difficulté, puis elles s'affaissèrent quand Rendawell cracha une boule de feu qui brûla les flaques hideuses. Une fumée âcre et nauséabonde emplit soudait l'air, puis se dissipa. Bysalkamir perçut un bruissement étrange derrière les arbres et elle et se retourna : Un dragon blanc avait atterrit à côté de Rendawell. En le voyant, Rendawell commença à culminer de rage : Merinsaar se tenait devant lui.

- "Tiens, je vois que tu as de la compagnie, Rendawell ! Tu ne mérite pas la visite d'une licorne, d'une reine licorne, quel met de choix. Tu m'étonneras toujours ! Elle m'a l'air bon à croquer !"

- "Si tu touche à Bysalkamir, Merinsaar, je te tue.
Répondit-il sans retenue. Je ne blague pas. Tu devrais dégager au plus vite sinon tu deviendras comme ces gobelins que j'ai écrasés. Je ne me sens pas d'humeur à plaisanter cet après-midi..."

- "Voyons, Renda ! Que de menaces ! On se prend pour qui, maintenant, Hein ? Ne me fais pas peur ! Je la mangerais si cela me plaît !"

Merinsaar se baissa pour prendre Bysalkamir dans sa serre mais Rendawell lui donna un coup de queue dans le ventre. Merinsaar eu un sursaut et se retourna pour mordre son adversaire mais celui-ci esquiva le coup et donna un grand coup de patte sur le coup de son ennemi, qui commença à hurler. Rendawell continuait à le griffer et à le mordre quand soudain, il se paralysa. Un froid immense commença à l'envahir. Il était gelé de l'intérieur, mais ne savait pas ce qui lui arrivait. Il respirait avec difficulté et voyait trouble. Pendant ce temps, Merinsaar était surprit de l'état de son ennemi et il continua lâchement à se battre. Il griffait et mordait de plus belle dans la chair de Rendawell. Bysalkamir ne savait que faire. Elle sauta sur Merinsaar mais il la rejeta d'un coup de patte.
Rendawell sentait les coupures lui labourer le corps. Il tentait de bouger et lentement il sentait ses membres revivre et sa vue augmenter. Dès qu'il fut rétabli, il cracha une immense gerbe de feu en direction de son rival. Celui-ci, hébété, tomba à la renverse. Ses écailles lui brûlaient la peau frêle. Pour se protéger du feu, il battit des ailes et s'envola. Renda le suivi mais Merinsaar était trop rapide. Ils se distançaient de plus en plus. Rendawell était si déterminé qu'il ne sentit presque pas une flèche déchirer son aile gauche, ni la deuxième pénétrer son abdomen.

4



-"Je l'ai eu ! Je l'ai eu !"
Le guerrier elfe avait tiré juste et le dragon tombait maintenant en vrille, et s'écrasa dans les arbres dans un grand fracas. Mais le guerrier n'avait pas réalisé complètement son but : il voulait aussi tirer sur l'autre dragon, le blanc, mais il allait trop vite. Au moins, il y en avait un d'abattu. La foule qui s'était postée devant le château cria de joie. Un sergent lui ordonna d'aller vers le dragon, à deux cent mètres de là pour le dépecer. Toute une troupe c'était ébranlée pour aller vers le ver de douze mètres de long. Arandela, un peu en retrait, avait tout vu et elle trouvait cela un peu injuste pour le dragon : son peuple avait tiré sur un dragon mais ils ne savaient pas si celui-ci était dangereux. Elle voulait le laisser vivre mais elle ne pouvait rien faire contre le vouloir du roi. Elle se sentait mal, même si elle n'avait rien fait. Elle décida donc de courir en avant des troupes pour voir si le dragon était méchant ou non. C'était parfaitement ridicule, et elle le savait, mais il y avait quelque chose qui la poussait. Elle y risquait sa vie mais elle voulait s'assurer que son peuple n'avait pas fait de gaffe. Un dragon... Toutes ses idées s'embrouillaient dans sa tête, mais une revenait sans cesse, celle d'aller voir le dragon. Elle se mit donc à courir de toutes ses forces.


***


Rendawell souffrait et son sang coulait à flots. Mais où était donc Bysalkamir ? Elle seule pouvait le guérir. La première flèche avait transpercé son aile gauche. Il ne pouvait plus voler à moins de recoudre son aile mais dans son état, c'était impossible. Son sang noirâtre coulait par terre et formait une flaque visqueuse. Pourquoi avait ton tiré sur lui ? Et qui avait fait ça ? Il ne voulait pas le savoir. Et il avait été gelé pourquoi ? Il ne le savait pas non plus. Ce n'aurait pas pu être Merinsaar car il n'est pas un dragon de glace, mais de nuages. Il lui serait impossible de cracher de la glace. La respiration de Renda commençait à faiblir et il avait des spasmes de douleurs qui lui parcouraient l'échine. Que de douleurs ! Il gisait, là dans la forêt, seul. Dans le trou dans les arbres qu'il avait formé, il ne voyait que le ciel bleu de Styg. Une branche lui faisait mal aux côtes. Une autre était enfoncée dans le bout de sa queue.

- Rendawell ! Oh non !

Rendawell se retourna. C'était Bysalkamir. Il tenta de lui parler mais ses mots restaient coincés dans sa gorge. Elle s'approcha de lui, les larmes aux yeux Elle tapait des sabots sur le sol. Elle avait une balafre sur le nez, résultat du coup de Merinsaar. Elle examina la blessure, et fit une grimace de dégoût.

- "Je ne peux te guérir. Tu as perdu trop de sang. La flèche qui t'a frappé a été arrachée par des branches, mais ta plaie est ouverte. Ha, si j'avais des mains !"
Elle tournait impatiemment autour de lui, ramenant sa tête proche du corps, et la retirant aussitôt.
"Ma corne ne peu que guérir des coupures ou des blessures mineures, et ne peu rassembler des éléments du corps. Je suis désolée, je voudrais tellement t'aider. Je ne veux pas que tu meurs... Il a peut être un moyen que tu guérisse, mais je ne le connais point."

- Tais-toi s'il te plaît. Va-t'en, je ne veux pas que Merinsaar te tue. Va !

La licorne était déboussolée. Elle ne voulait pas voir mourir son ami et elle ne voulait pas qu'il souffre. Elle choisit la deuxième option. Elle s'approcha du dragon et voulait mettre fin à ses souffrances, mais elle n'en était pas capable. Elle ne vit pas arriver l'elfe.

- Hé !

- Ha !

Arandela avait été capable d'arriver avant la troupe mais le dragon semblait mort. Une licorne la regardait, incrédule. Elle ne semblait pas vouloir qu'on s'approche du dragon mas elle ne parlait pas.

- Écoute, dit Arandela, je ne te veux aucun mal, je veux soigner le dragon
- Ha oui ? Mais tu es un elfe et les elfes haïssent les dragons ! Tu veux le tuer !

- Non ! Et il me semble que les licornes n'apprécient guère la présence des dragons non plus !

Bysalkamir ne sut quoi répondre. Elle laissa passer le jeune elfe. Celle-ci avait une besace pleine de plantes et de produits médicinaux.

- S'il vous plaît, allez en arrière. Vous verrez une troupe de guerriers. Ils veulent tuer le dragon. Empêchez-les ! Dites leur une mauvaise direction. Ils vous croiront, vous êtes la reine !

Bysalkamir ne savait que faire. Elle décida d'écouter la jeune elfe, parce qu'elle n'avait rien à perdre, et elle ne croyait pas que l'elfe était bien méchante. Elle prit donc la direction du royaume.


5


Renda sentit une douleur très faible qui irradiait son corps tout entier. Il sentit quelque chose s'enfoncer dans sa plaie et stopper le sang qui coulait. Il ne savait ce qui lui arrivait. Il était si faible... Il avait perdu énormément de sang et il ne pouvait bouger. Il s'évanouit.
Arandela avait réussi à arrêter la plaie de saigner et elle cousait maintenant l'aile brisée du dragon. Elle trouvait cette créature très belle, voir même magnifique. Ses écailles étaient douces comme de la soie mais dures comme du fer. Elle avait pitié de ce dragon. Puisqu'il c'était évanoui, elle pouvait l'opérer en toute quiétude. Elle devait dire au roi et a la reine que ce dragon était gentil, et que même une reine licorne c'était lié d'amitié avec. Cela pouvait prouver l'innocence du dragon. Mais elle devait tout d'abord retrouver la reine licorne. Elle se releva de la flaque sanglante et courut à sa recherche.


***


Bysalkamir avait trouvé la troupe d'elfes mais ne pouvait leur mentir, donc elle avoua tout à ce peuple ami. Ils étaient méfiants, mais incertains.
Elle leur expliqua que le dragon à tuer était le blanc et non le rouge, et qu'on devait soigner le rouge plutôt que de l'achever. Elle leur dit que le blanc l'avait blessée et qu'un elfe, qu'une amie le soignait. Peu à peu, le groupe commença à croire la licorne et se dirigèrent tous vers le lieu où Rendawell était tombé. Mais tout n'était pas du même avis. Dissimulé parmi la troupe, un mage noir c'était transformé en elfe. Il ressemblait à s'y méprendre à un vrai, mais seul ses yeux le trahissaient. Ce mage noir faisait partie de la confrérie de l'oeil sombre et il était un des fiers disciples du mal. Depuis cent ans maintenant, il avait su servir le démon le plus fort de tous : Rakantassa, le dieu du mal et des entrailles de la terre. Celui-ci était sous la forme d'un dragon de l'ombre, et c'était pourquoi tous ces dragons étaient bannis de Styg et s'identifiaient tous au dieu du mal. L'elfe maudit était extrêmement putride et méchant, sans pitié et il était sûrement un des meilleurs mages en magie noire. C'était bien sûr lui qui avait gelé Renda pour laisser la victoire au dragon blanc, qu'il voulait pour disciple. Pour les mages noirs, les dragons sont des disciples aguerris et très serviables. Si ont réussit à en ensorceler un, il nous sert et nous aide dans nos projets. De plus, c'est un très bon combattant. Tout les plus grands mages en avaient un, le plus souvent des dragons de l'ombre. Notre mage noir voulait au moins tuer le rouge pour s'abreuver de son sang, pour au moins se rendre plus fort. Ensuite il capturerait le blanc, d'une façon ou d'une autre.



6


Dans les plus profondes entrailles des souterrains, grouillait un monde hideux mais propice au développement des dragons de l'ombre. Plusieurs d'entre eux n'avaient jamais vu la lumière du jour, et tous avaient les ailes rongées par les bas plafonds. Ils ne pouvaient pas voler, Mais ils étaient munis des muscles surpuissants, et des dents et des griffes affreusement tranchantes. Les dragons de l'ombre couraient plus vite que tout les autres, et avaient sûrement les dents les plus longues et les plus aiguisées de tout le pays. Ils ne crachaient pas tous du feu, mais avaient un éventail de choix très développé : Feu, acide, glace, poison, fumée toxique, blizzard. Ce qui était sûr, c'est qu'elles étaient les plus fortes créatures de combat de tout Styg.
Rakantassa se prélassait dans sa chambre royale. Ses longues ailes ne touchaient pas le plafond, et toutes les sombres couleurs chatoyantes ne représentaient pas vraiment les couleurs de l'âme du démon. Le démon lui-même était très beau. Il n'avait rien de ses dragons de combat : lui était presque parfait, mis à par ses pensées. Son corps musclé était bien calibré et ses écailles noires brillaient dans la profonde noirceur. Le roi du mal s'ennuyait. Il avait déjà écrasé toutes les armées qui lui faisaient face, il avait déjà tué tous ses serviteurs, tous ses prisonniers. Il n'avait plus rien à se mettre sous la dent. Son long corps de trente mètres tressaillait de faim. Il avait atrocement faim. Trop faim. Il ne voulait pas allez au dehors le jour, le soleil lui brûlerait les yeux. Il devait se nourrir ! Il mangea quelques-uns de ses guerriers en prenant soin d'enlever les griffes et les dents unes par une. Le goût ne lui plaisait pas. Il recracha le corps meurtrit. Mais où étaient toutes ses réserves de nourriture ? Elles ne pouvaient pas disparaître d'un seul coup ! C'était insensé ! Rakantassa tournait maintenant en rond dans sa loge il délirait à cause de la faim. Il fit une chose qu'il n'avait pas fait depuis des années : sortir ses guerriers. Eux avaient la faculté de bien voir le jour il ordonna à ses centaines de dragons d'aller lui chercher la meilleure nourriture qui soit : de la licorne.


***


Le roi licorne était de plus en plus inquiet. Il sentait dans l'air le mal, et cela n'envisageait rien de bon pour lui. Ses troupes de combattants étaient fatigués de faire le guet : aucun dragon à l'horizon. Pendant qu'il pensait, une messagère licorne l'interrompit :

- Mon roi ! Un visiteur demande à vous voir ! Il paraît très angoissé et vous supplie de venir écouter sa requête.

- Faites-le entrer dans ma chambre. Il est de quelle nationalité ?

- Il est gobelin, ma majesté.

- Un gobelin ? Mais nous sommes en guerre avec eux ? Faites le sortir !

- Mais il est seul, mon roi. Ses intentions son bonnes.

- Eh ! Bien. J'en ai vu d'autre. Faites-le entrer avec le traducteur.

- Tout de suite, bon roi.

Le gobelin, suivit d'une licorne d'un certain âge entrèrent.

- Parle, petit être. Dis moi ce qui te farfouille l'esprit.

Le traducteur s'adressa au gobelin et celui ci parut comprendre.

- Oh ! Roi, moi pas être ici pour mal, moi être ici pour dire grand danger, traduit la vielle licorne. Chef m'a dit à moi que mal vient ici, toi dire aux autres que mal vient ici, toi dire qu'autres se protéger. Moi dire à vous que Rakantassa vient ici ! Rakantassa vient ici !

- Rakantassa vient ici ? Mais que dis-tu, pauvre gobelin ! Rakantassa ne viendra jamais ici, jamais ! Si tu ose me faire croire que le pire des démons vient troubler notre royaume, Je te coupe la tête, pauvre insecte malodorant !

La licorne le traduit ainsi :

- Le roi vous demande si vos informations sont réelles et pertinentes, monsieur.

Mais le gobelin savait que le roi s'était fâché et il n'était pas dupe : il répondit que si les licornes ne voulaient pas le croire, et bien qu'elles meurent toutes, si tel sont leurs désirs. Il s'en alla, furieux de l'attitude de la licorne. Le roi, Merenra, ne pouvait pas y croire. Il n'avait pas attaqué ni provoqué la colère du démon ! Il décida d'alerter les elfes pour les avertir de cet immense danger. Il envoya un messager, une libellule géante, porter ce messager suivant :

Elfes, nous avons besoin d'aide. Rakantassa veux nous attaquer. S'il vous plaît se joindre à nos forces le plutôt possible, tout au plus de trois cent guerriers, nous pourrons les nourrir si le besoin se fait sentir. Bysalkamir notre reine a disparu, prière de nous avertir si vous l'avez vue dans votre région. Ce message est urgent, et nous aimerions avoir votre réponse le plus tôt demain, au coucher du soleil.

Merenra
Seigneur des licornes.


***


Rendawell se sentait de mieux en mieux, et maintenant il parlait avec le jeune elfe qui l'avait soignée.

- Je vous suis très reconnaissant de m'avoir guérit, jeune demoiselle, je vous dois la vie. Si vous avez un service à me demander, faites-le tout de suite, je suis votre serviteur.

- Voyons ! Ce serait moi qui devrais vous servir, dragon, vous êtes plus noble que moi, qui ne suis qu'un jeune elfe.

- Ne dites point cela, jeune fille, vous êtes très douée en médecine, et même une licorne n'aurait pas pu faire ce travail à votre place.

Arandela était touchée par la gentillesse de ce dragon. Ce qu'elle avait voulu le plus au monde, cela aurait été qu'elle s'envolerait très haut dans les cieux pour rejoindre ses parents, décédés dix ans plutôt. Mais elle voulait aussi vivre sa vie, Courir les aventures les unes après les autres. Elle était bien trop gêné de demander cette faveur au dragon, donc elle laissa tomber et continua de guérir le dragon rouge, qu'elle craignait pourtant un peu.



7



Bysalkamir sentait dans la troupe un étrange malaise. Elle pouvait discerner dans le petit groupe un intrus dérivé du mal. Il y avait, parmi eux, un traître, un maudit. Probablement un mage noir. Mais elle n'arrivait pas à le discerner. Elle ne voulait pas alerter le groupe, de peur que le mage les tues tous. Elle devait attendre qu'il se dévoile lui-même et qu'elle le tue. Elle était presque sûre que c'était ce mage qui avait gelé Rendawell et qui avait fait gagnant son pire ennemi. Grâce à l'air environnant, Bysalkamir pouvait discerner les odeurs de son ami Renda. Elle se mit à courir plus vite pour le rattraper.


***


Ellyphakai, la reine des elfes, s'était remise de sa peine. Mais un malheur troubla sa conscience tranquille. Une libellule géante était atterrit sur le rebord de la fenêtre et bourdonnait d'Impatience. Elle la prit délicatement dans ses mains et détacha fébrilement le message accroché à son ventre. Dès qu'elle le lut, elle poussa un petit cri vif et tomba dans l'inconscience, produit de sa grande fragilité. Sa tête heurta durement le sol de marbre. Son mari Kyrrandel arriva en courant et tenta de réveiller sa bien aimée qui restait immobile. Du sang coulait de son nez et glissait lentement par terre pour souiller le sol immaculé. Elle avait subit une fracture du crâne. Ellyphakai était morte. Kyrrandel éclata en sanglots. Il ne pouvait accepter la mort si stupide de sa femme. Il se pencha pour lui donner un dernier baiser quand il vit la lettre. Il la prit rageusement et, sans prendre la peine de la lire, la jeta dans le feu où elle se consuma rapidement, comme pour effacer toutes traces du malheur qui c'était abattu sur lui. Il prit sa femme décédée dans ses bras et la serra longuement tout en la pleurant. Sa vie était en miettes sans sa femme, à qui il tenait le plus au monde. Il voulait à tout prix s'enlever la vie, mais ne voulait pas mener son royaume à sa perte. Mais s'il vivait, il serait si malheureux qu'il contaminera ses proches de sa rage de vivre. Blessé dans le plus profond de son âme, haché par la faux de la douleur,
Il s'approcha de la grande fenêtre, admira une dernière et tragique fois le paysage qui s'offrait à ses yeux, monta sur le rebord de pierres grises et sauta en chute libre. Les images défilaient devant ses yeux, et le sol s'approchait si rapidement qu'il ne sentit rien quand tout son corps pourtant léger s'écrasa au sol, avec une telle violence que ses os se brisèrent comme de la vitre, disloquant le corps frêle de l'elfe le plus noble d'entre tous.


8


Les troupes du démon Rakantassa avançaient lentement dans le coucher du soleil, ombres parmi les ombres. Les dragons ne s'essoufflaient pas de marcher depuis trois heures déjà, car ils étaient comme des machines inlassables. Leurs pattes griffues frottaient et labouraient le sol nonchalamment. Derrière le sombre cortège, des dizaines de cages étaient tirées par d'autres dragons guerriers. Elles étaient vide, servaient à être remplie de nourriture pour Rakantassa. Le plan d'attaque était simple : d'abord traverser tout Styg, en asseyant d'amasser le plus de licorne, puis attaquer leur royaume pour remplir les cages de licornes. Le général de la grande armée, Zydar, qui était en avant, était vraiment déterminé à mener cette mission à bien, mais aussi de revoir son père, du nom de Rendawell. Il l'avait perdu de vue et il le maudissait car il n'était jamais venu le sauver des griffes Rakantassa, qui était désormais devenu son meilleur ami, chef, et père. Mais maintenant, il s'était retourné contre sa propre famille, et, assoiffé de sang, il n'hésiterait pas à tuer son père biologique, et démon hargneux qu'il était, il était maintenant dépourvu de toute sensibilité.


***


L'elfe qui entra dans la salle royale pour changer les draps poussa un cri d'horreur en voyant le corps sans vie de leur chère reine. Elle accourra près de la morte et tenta de la réveiller, même si elle savait l'inévitable, mais sans succès. Elle ne savait ni ne comprenait pourquoi elle était morte, non plus dans quelles circonstances. Elle appela les autres servantes. En quelques minutes, tout le royaume fut averti... Tous cherchaient encore le roi et ce fut Filly qui le trouva par terre, mort, étalé sur le gazon. Il criait à tue-tête " le roi et mort ! Le roi est mort !" Cela n'arrangeait pas l'affaire. Les elfes, désemparés, n'avaient plus de roi, ni de reine. Ils se demandaient tous ceux qui entreraient au pouvoir. Il n'y avait ni prince, ni princesse. Tous les elfes étaient abattus par la nouvelle sauf un : Filly. Pour lui, cela ne lui dérangeait pas trop qu'ils soient morts, il ne les avait jamais connus personnellement, et ils n'avaient rien fait pour lui. Et tant de gens meurent par jour ! Il ne comprenait pas la gravité de la situation. La seule chose qui trottait dans sa tête était : où est ma soeur ? Mais où est donc Arandela ? Sans elle il était seul, horriblement seul. Habituellement, dans ces circonstances, il se mettait à pleurer mais cette fois, il voulait afficher son courage. Il prépara ses affaires et s'en alla vers la grande forêt, où elle se réfugiait sans cesse.

Arandela pensait, tout en discutant avec le dragon, à son petit frère, Filly. Elle l'avait laissé seul, en s'enfuyant dans les bois pour sauver un dragon qu'elle ne connaissait même pas. L'angoisse commença à tirailler son esprit et elle ne put le garder pour elle. Elle dit rapidement au dragon la situation, et lui dit de rester là, attendant les autres, pendant qu'elle irait chercher son petit frère. Rendawell ne voulait pas qu'elle parte, il voulait qu'elle reste près de lui, pour le guérir. Mais un dragon de sa trempe pouvait très bien se débrouiller seul !


Merenra se tourmentait de plus en plus. Il n'en pouvait plus, il devait retrouver sa licorne ! Ses armées commençaient à se lasser. Le soleil se couchait et il n'avait toujours pas eu de nouvelles des elfes. Mais l'armée du démon Rakantassa avançaient de plus en plus, et ils n'avaient aucun répit pour dormir.


9



La troupe elfe était arrivée, au coucher du soleil, auprès de Rendawell. Il était si heureux de revoir Bysalkamir ! Épuisée, elle s'endormit aussitôt auprès de lui. Les elfes avaient reçu l'ordre de le tuer, puis de le guérir. Mais il n'y avait plus rien à guérir. Puisque les elfes sont un peuple plutôt pacifique, ils ne le tuèrent pas, mais ils n'avaient plus rien à faire, et retourner au château ne leur tentait pas, ils étaient tous trop épuisés. Donc ce fut dans cette forêt que le plus étrange des mélanges se produit :
Dix elfes, un mage noir, une licorne et un dragon. Seul le mage était fautif. Après que tous étaient endormis, il s'approcha doucement du dragon, pour lui trouer le cou, quand il perçut une immense pression et énormément d'humidité planer sur lui, puis reçut un énorme coup de queue sur la tête, ce qui lui fit éclater la tête en miettes sanguinolentes qui éclaboussa les compères endormis. Au-dessus de lui planait une masse sombre nul autre que Rakantassa. Le démon obscurcissait tout le ciel aux environs, et même les arbres paraissaient mugir de peur en face du plus fort des dragons. Le corps interne du mage noir ne bougeait plus, et son sang coulait en rafales immondes sur le sol humide qui s'abreuvait de l'infecte poisse cramoisie. Rakantassa l'avait tué par pur plaisir, parce que sa l'amusait amèrement. Il avait changé d'idée peut de temps après le départ de ses guerriers : il tuerait lui-même ses licornes. Il était bien assez fort pour ça ! À cause de son orgueil, les nuages viraient au noir et crachaient des éclairs foudroyants, qui frappaient et brûlaient les arbres avec fracas. Rendawell se réveilla en sursaut juste au moment ou le démon s'emparait de la reine licorne. Mais il ne voyait qu'un tumulte de nuages et deux yeux féroces percer le mur de noirceur. Il entendait aussi son amie hennir de peur et se débattre sauvagement contre ce dragon. Rendawell tenta de se relever, mais une atroce douleur cuisante l'obligea à rester au sol. Il avait si mal qu'il s'évanouit, pour la deuxième fois de la journée.


***


Bysalkamir se débattait à s'en écorcher les flancs. Elles pâlissaient de peur mais continua de se débattre. Une écume blanchâtre coulait le long de sa bouche : elle était devenue à moitié folle, et le démon, tanné de l'entendre hennir, lui asséna un coup sur la tête, prévu pour seulement l'assommer et non la tuer, car il voulait garder ce précieux trésor pour qu'il le distraie vu la monotonie de ces jours environnants. Rendu à son royaume souterrain, il déposa délicatement la licorne dans un puis très creux, large de trois mètres de rayon environ et aux parois si lisses que rien ne pouvait s'y agripper mais les parois de la prison étaient parsementées de trou remplis de terres, pas ces prisons étaient d'anciens puits et ces conduits étaient des trous de ravitaillement, joignant les puits aux autres. Il n'y avait que quelques pierres qui traînaient ici et là et Rakantassa y déposa des touffes d'herbe et alla se coucher, comme le plus naturellement du monde.


***


Arandela était arrivée au château tout en sueurs. Elle ne remarqua pas la tristesse des gens : elle cherchait son frère et aussi son lit confortable, car elle était épuisée. Après quinze minutes de recherche, elle monta chez elle et s'endormit d'un profond sommeil de pierre.

10

Rendawell, au matin, était encore en train de tenter de se libérer de l'étrange sort qu'on lui avait jeté mais, vers huit heures, il s'écroula au sol, au moment même où Filly arriva sur les lieux. Pris de stupeur en voyant le dragon, il réprima un cri d'effroi, mais le retint en voyant les soldats elfes. Il réveilla ceux-ci et leur demanda d'où venait le dragon rouge. Ils répondirent ce que la licorne leur avait dit, et quand ils s'aperçurent que la licorne n'était pas là, ils se doutèrent que le dragon l'avait mangé durant la nuit. Ils voulurent l'abattre, mais Filly leur dit qu'ils n'avaient pas de preuves. Tous avaient remarqué le corps du mage sans vie, et sans tête surtout. Ils n'y prirent pas attention, sachants tout le mal que ses mages engendrait, et se dirent que le dragon l'avait tué, ce qui diminua leurs doutes, mais les arbres brûlés autour d'eux ne signifiait rien de bon. Ils ne firent même pas de sépulture pour le mort. Filly suggéra aux soldats de construire un immense chariot pour transporter le dragon, mais ceux ci refusèrent, cela prendrait trop de temps. Ils décidèrent de se séparer : cinq iront au château prévenir le roi que le dragon est ami, et qu'il est innocent de toutes accusations, qu'on peut le laisser libre de voler autour du royaume.
Les cinq autres tenteront de réveiller Rendawell et attendront la reine. Filly ne leur avait pas encore dit que leurs souverains étaient morts. Soudainement, il se souvint de la raison de sa visite, c'est à dire sa soeur, et il se doutait qu'elle était retournée au royaume, car, il le savait bien, elle le cherchait-elle aussi. C'est pourquoi il rejoignait la troupe qui se dirigerait vers le château.


Deuxième partie
La soif de tuer


Bysalkamir se réveilla en sursaut, dérangée par le songe qu'un démon l'avait capturée. Mais ce songe était réalité. Elle se réveilla dans un puis, où il n'y avait rien, juste de la terre meurtrie sous ses sabots et de la pierre polie à ses côtés. Si elle levait la tête vers le haut, elle ne voyait que le plafond du souterrain. Elle ne savait pas pourquoi le démon l'avait capturée, et se demandait encore plus pourquoi il ne l'avait pas tuée. Elle n'avait rien à manger, et elle soufrait d'une énorme migraine. Elle était assez intelligente pour ne pas tenter de s'enfuir, car elle savait qu'aucune issue était possible. Elle se rendit compte que tout ce malheur avait commencé à cause de la dispute du matin avec son époux, et qu'elle était sortie en hâte pour prendre de l'air. Elle avait alors rencontré Rendawell, puis elle avait marché dans la forêt avec lui. Ils avaient rencontré les gobelins, puis Merinsaar. Elle était allée chercher les soldats et ils s'étaient tous endormis. Mais où était le problème ? Elle n'avait jamais attiré la colère du dieu des enfers. Un grattement la fit sursauter. Le mur d'en face se mit à s'écailler, puis à se fendre, pour enfin arriver à un trou béant d'où sortit une étrange créature.



11



Arandela se réveilla à la suite d'un étrange rêve. Elle avait songé que les
Souverains de son royaume étaient morts. Elle n'avait pas eu tort. Dès son éveil, elle pensa à son frère qu'elle n'avait pas trouvé la veille. Elle ne prit pas la peine de s'habiller convenablement et sortit tout de suite pour demander aux gens s'ils avaient trouvé son frère. Plusieurs ne le connaissaient pas, mais un des gardes aux yeux rougis lui répondit de cette façon :

- C'est bien celui qui a trouvé le roi mort ?
- Quoi ! Le roi est mort ? Mais comment ça ? Il n'était pas vieux, ni malade, ni en guerre !

- Je ne le sais point, jeune elfe, mais tout ce que je sais, c'est que, d'après les rumeurs, il s'est suicidé après la mort de sa femme.

- La reine et morte, elle aussi ? Oh ! Mon dieu. Mais qu'allons nous faire sans roi, encore moins sans reine ? Nous sommes toutes vouées à une mort certaine...

le garde ne répondit pas et parut replonger dans sa sombre léthargie.

- Arandela ! Enfin ! Te revoilà !

- Frérot ! Je te croyais perdu ! Enfin, je te retrouve !

Effectivement, son petit frère était revenu de la forêt, et il était tout en santé. Mais la joie céda à la tristesse quand les gardes surent le malheur qui s'était abattu sur la ville. Le sergent de l'armée demanda aux messagers d'envoyer ce message aux licornes :

Peuple des licornes, nous avons besoin de votre aide. Nos souverains sont morts étrangement et nous avons besoins de votre aide pour désigner un nouveau roi et une nouvelle reine. Prévoyons une réunion demain pour s'entendre sur ce sujet au soleil levant, à notre château.

Merci de votre reconnaissance
Aglor
Sergent de l'armée elfe

Arandela et Filly rentrèrent chez eux, oubliants tous leurs soucis. Le soleil était haut dans le ciel et les deux compagnons décidèrent de retourner voir Rendawell, pour le réconforter de la perte de la licorne et annoncer la mort des rois.


***


Merenra avait reçu le message et s'empressa vite de signaler aux elfes que les armées du diable s'en venaient à grande vitesse, pour une deuxième fois. Cela ne lui importait peu que leurs souverains soient morts, ils avaient besoin d'aide ! Il craignait encore pour sa femme, disparue depuis un jour déjà. Mais il ne baissait pas les bras. Ses armées étaient toujours prêtes et fières au poste, comparativement aux défenses des elfes, pratiquement inexistantes pour le moment. Les défenses au roi des licornes étaient des plus organisées. Une enceinte de bois solide entourait le royaume, renforcée de pieux qui pointaient vers l'ennemi. En arrière de cette enceinte c'était posté des centaines de licorne, la corne hautement levée de fierté. Derrière eux, un autre mur, cette fois de pierre. Il était soutenu par autant de licornes. Il y avait un dernier mur, mais celui-ci de roche des plus solides, parsemé de pieux de bois levant le nez au ciel. Il était tout autant protégé. Au milieu il y avait le château, très bas mais très vaste, abritant quelques k
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (18)
Re: Une histoire de dragons
Posté par bimba le 20/08/2004 07:47:16
j est lu que jusqua la moitier je finirai demain, j est trouver sa exelent, j attendla suiteavec impatiance j adore les bouquin de fantaisy et les dragon et t est tou ta fait dans le ton, beaucoup mieu que certaine histoire que se disent dtre de la fantasie, felicitation
Re: Une histoire de dragons
Posté par neela le 20/08/2004 07:47:16
..salut à tous! hum je pense que si jai le temps je vais réécrire au complet cette histoire parce que c'est 1- pas super bien écrit 2-un peu trop ampoulé 3-je suis bloquée pour la suite..... mais sa risque de prendre énormément de temps! de toute manière vous vous en foutez surement! bref, d'ici 1000 ans une nouvelle version terminée.
Re: Une histoire de dragons
Posté par fuego_hielo le 20/08/2004 07:47:16
Je me permet de parler a Valerie Desjardins. Je me sens assez proche d'elle sous trois points tres importants:
1. Je veux devenir ecrivaine, moi aussi, j'ai deja participe a un concours et j'attends la reponse du jury.
2. J'ai le meme style d'ecriture que toi! Je ne parle pas du theme, mais de la façon que tu as pour construire les phrases ! J'ecris de la meme façon que toi!
3. Je suis aussi passionnee par tout ce qui touche au magique, au fantastique (les dragons sont fantastiques n'est-ce pas?)
Alors si tu veux qu'on devienne amies et qu'on s'echange des tuyaux sur le metier, contacte-moi! supermaryne@hotmail.com
Re: Une histoire de dragons
Posté par neela le 20/08/2004 07:47:16
salut tlm désolée si je nai jamais répondue a vos commentaires mais javais des problèmes avec mon ordinateur et maintenant je serai en mesure de vous répondre.

Je vous remercie pour vos commentaires très encourageant à l'Exception et jespère trouve l'inspiration pour continuer cette histoire. J'ai pensé à la retaper parce qu'elle est cul-cul la praline, et parce que il y a des bouts stupides!! je ne lai pas relu depuis près de six mois ou meme plus, mais un de ses jours je vais le faire parce que je ne m'en souviens pas beaucoup.
j'ai adoré vos commentaires qui mon beaucoup flatté et je souhaite que si jécris une suite elle vous plaira tout autant.

à la porchaine

Valérie

ps: puisque jai écris ette histoire il y a presque un an et demi et que mon niveau de connaisances en écriture c'Est accru depuis, si je continue ca risque detre assez différent dans le talent et le style.


=xXx=
Re: Une histoire de dragons
Posté par yugipas le 20/08/2004 07:47:16
Continue comme ça! Je suis sûr que ton rêve se réalisera et que tu deviendras écrivaine, à la seule condition que tu ne t'arrêtes pas! Surtout en si bon chemin! Courage!
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (18)
Publié le 12 mars 2002
Modifié le 12 mars 2002
Lu 4 210 fois

Cet article est un plagiat?
Imprimable (pdf/html)

Commander sur Amazon.com
Deviens membre (0€)
Pourquoi être membre ?
Poste tes articles !
Mot de passe perdu ?
Identification :
Login :
Pass :


News Lettre

Recevoir tous les nouveaux articles dans ta boîte à lettres ? Tu ne prends aucun risque, c'est résiliable à tout moment !
E-mail :


NEWDESIGN    DÉCLARATION CNIL N°752143