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Virus du journal intime : mémoire, analyse et plus si trop grande affinitées...

Attention voilà un petit article explicatif d'un syndrome qui peut etre attraper de tous : le VJS (virus du journal intime)...


Déjà, qu'est ce que c'est ?
Le Petit Larousse nous dit : journal intime : notation, plus ou moins reguliere, de ses impressions ou réflexions personnelles... (oui... Mais encore ?)

Petit retour historique : l'ecriture apparait dès le quatrieme millénaire avant jc, sous forme de symboles d'abord, puis de caractères typographiques. Le support, papyrus ou encore peau de bête ne permet pas une bonne conservation des écrits qui seront alors recopiés au moyen âge par des moines qui... Bon le cours on nous l'a déjà fait ! Mais dans la pratique ça donne quoi ?

Aprés une journée qu'elle soit bonne ou mauvaise, le sujet (ici etudié) rentre chez lui et pour la première fois une sensation étrange le prend : une sensation, je dirais même un besoin, celui de graver cette journée, parce qu'il a été particulièrement joyeux ou triste; il voudrait pouvoir s'en souvenir. Alors il se laisse aller, un crayon, un papier, c'est tout se dont il a besoin pour que les mots s'enchainent et que la journée reste. Il se sent bien, il est sur que même si sa memoire est défaillante le souvenir lui restera.

Qui n'a pas déjà tenu un cahier de vacances, ou chaque activitée est racontée, detaillée ? ce genre de cahier que l'on relit 4 ans apres d'un air tout attendri...

Aujourd'hui le sujet écrit pour la première fois, il ne décrit que les simples faits sans trop parler de lui, il trouve ça plutôt ridicule et sans intérêt de parler de soi-meme à une feuille de papier... C'est une réaction normale au stade 1 du développement du vjs.

Et puis quelques temps aprés (cela peut varier entre les sujets), le besoin le reprend, il se met à tout décrire plus amplement, ajoutant le noms des personnes concernées les présentant rapidement, car il pense que tous ces détails sont nécessaires pour que, lorsqu'il relira le texte dans quelques années, il puisse tout se remémorer.

C'est le second stade : celui du journal quasi-quotidien qui a pour but de tout emmagasiné à la place de notre tête. Le patient veut par cet acte, être sur de tout garder, surtout les détails, parce que sa vie lui appartient et il ne veut pas en perdre une miette !
Pendant cette période, le sujet qui s'interroge sur son nouveau besoin, qui en en prenant conscience s'inquiète (la nouveauté fait peur eh oui...), se rassure en se disant qu'aprés tout il ne se confie pas au papier. Il est vrai qu'alors le journal sert uniquement a la mémorisation et non à la confidence, que le sujet trouve absurde (et dans le fond il en a un peu peur).

Mais ce rendez-vous quotidien incite à la confiance, si le journal n'est pas découvert, il devient une chose sur laquelle le sujet peut compter, un objet propre a lui puisqu'il ne contient que sa vie.....
C'est un peu soi-même qu'il retrouve entre les lignes.
Alors s'en même l'avoir prémedité, le patient se met a parler de lui, il raconte enfin ses émotions jusque les plus profondes, ses peurs, ses espoirs...

C'est le dernier stade du vjs : tout en restant dans la portée "témoignage", c'est aussi la visée "analyse" qui vient s'ajoutée; le sujet parle de lui à lui même et donc en toute sincerité (bien que certaines peurs bien profondes sont dur à avouer même a soi-même), il se relit dès qu'il le veut, et surtout il essaye de comprendre.
Pourquoi a-t-il besoin de dire ces choses ? Qu'est ce qu'elles signifient ? Représentent-elles ce qu'il est vraiment ? Qui est-il vraiment ?
Toutes ces questions se choquent et s'entrechoquent, il les écrit en suivant le fil de sa pensée, ce n'est jamais très clair mais il fait tout pour retranscrire l'interieur de sa tête. Et puis le lendemain, il le relit, il le comprend differement, il se juge à nouveau et inscrit cette nouvelle manière de voir les choses.
A ce moment, entre les lignes, ce sont des évènements qui sont racontés puis les émotions qu'il a provoquées et enfin l'explication de ces émotions.

Le sujet apprend alors dans sa maladie (car ce besoin peut etre maladif) à réfléchir sur lui même et à comprendre qui il est.
Lorsque le sujet se sent mal dans sa peau, dans sa tête, le journal devient un moyen d'extérioriser son mal, de l'apprehender différemment, de le relire encore et encore, de le remacher dans tout les sens pour finalement mieux l'avaler.
Lorsque que l'on se connait bien, on peut alors apprehender les autres plus facilement.

Un journal intime apporte tout çà, c'est un confident des moments difficiles ou heureux qui permet avant tout de réfléchir sur sa personne et de conserver dans un coin cette personne; mais si je le defini comme une sorte de maladie, c'est qu'il peut aussi entrainer un retour sur soi-même trop important (à force de trop réfléchir sur lui le patient a tendace à oublier les autres...), un état un peu dépressif (à trop ressasser ses problèmes on ne voit plus que ça... ), ou même de l'anxiété (ce journal si cher dans lequel notre jardin secret est dévoilé noir sur blanc devient la cible numéro un à protéger des mauvais esprits).
C'est lorsque l'on se rend compte qu'on ne va vers son journal que pour y pleurer ou noter ses idées noires que l'on comprend que le cahier a des effets secondaires plutot maladifs...

Pour s'en débarrasser, reste au sujet à se forcer d'écrire régulièrement et sur tout les sujets, de laisser voguer sa pensée, de continuer a réfléchir sur lui mais en pensant aussi aux merveilleux souvenirs que ces feuilles laisseront derriere elles...

Je pense que les personnes qui auront eu le courage d'aller jusqu'au bout de cet article sont celles qui tiennent elles-memes un journal intime, et qu'elles auront surement deviné que j'en tiens un moi aussi.
A toutes ces personnes qui se seront reconnues ou non je précise simplement que c'est ici mon histoire (élargie a une généralité) que je viens d'expliquer.
J'espère qu'elles ont elles aussi reussi à gérer les "retombées" (si je puis dire) de leur journal (si elles en ont fait les frais bien sur) et je suis ouverte à tous les commentaires de tous ceux qui ont un avis sur le sujet !
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Re: Virus du journal intime : mémoire, analyse et plus si trop grande
Posté par isuki le 20/08/2004 07:48:34
je voulais juste dire que tout ce que tu as écrit dedans est vrai,je me connait dans tout ça,maintenant,je comprends mieux pourquoi des soucis qui sont minimes deviennent énormes,tout ça pour des prises de tête...
Voilà,bravo en tout cas.Ciao et bizous à tous
Re: Virus du journal intime : mémoire, analyse et plus si trop grande
Posté par le 20/08/2004 07:48:34
Vous aimeriez en tenir un, mais rien que l' idée d' avoir un crayon en main vous inquiete ? Il existe de nombreux logiciel freeware ( gratuits ) qui pourront vous assister à le tenir, et ceci au clavier ;)

Tapez "diary" dans la zone de recherche du site www.download.com .

Cependant la plus part, si ce n' est tous, seront en anglais !
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Publié le 18 novembre 2002
Modifié le 18 novembre 2002
Lu 1 184 fois

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