FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
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Voué à l'échec

Toute chose a une fin. Peut importe que nous nous battions pour, elle finira par se terminer. C'est indéniable.


"Je sais que toi et moi ça ne marchera pas. Je sais que je ne suis qu'une entracte, un moyen d'arriver à autre chose. Que le jour où tu iras mieux, tu ne voudras plus de moi parce que je te rappellerai elle. Parce que je t'aurai aidé à l'oublier, à passer outre votre histoire. Je sais que je fais des tonnes de sacrifices pour toi qui ne serviront à rien. Que la douleur que j'éprouverai à ce moment sera terrible. Mais je sais que tu vaux mieux que ce que tu pense de toi. Je sais que tu vaux le coup d'être sauvé. Mais je t'en prie, quand tu ne voudras plus de moi, ne me jette pas comme une vieille chaussette. Garde-moi dans tes amis, je supporterai la douleur que ça m'infligera. Mais je ne veux pas te perdre. Tu es tellement tout... "
Je fermais mon journal intime, les larmes aux yeux, peinant à les retenir de rouler sur mes joues.


Lui et moi nous sommes connus sur un jeu vidéo il y a presque 2ans. Un jeu tout simple auquel j'ai commencé à joué à cause de mon compagnon qui, à l'époque, y passait son temps libre.
Au début, nous jouions peu ensemble, il s'énervait rapidement et ça me stressait. Je jouais plutôt avec ses amis, qui jouaient juste pour s'amuser, pas nécessairement pour gagner.

Puis est arrivé un jour où nous avons sympathisé, où il était heureux de déménager, d'habiter un nouvel appartement avec sa copine. Je venais aussi de déménager avec mon copain, nous avons échangé nos numéros de téléphone pour échanger des photos de nos appartements, de nos fiertés.
Le temps passe, nous discutons parfois ensemble mais très peu car nos horaires ne correspondent pas (il travaillait de nuit).

Puis il s'est séparé de sa copine. Je ne me souviens pas exactement dans quel état il était, à ce moment-là. J'en ai honte aujourd'hui. J'étais très égoïste à l'époque et ne pensais pas trop à lui. J'avais mes propres problèmes qui apparaissaient avec mon copain. Notre histoire devenait compliquée, je n'étais plus vraiment heureuse.
Et lui était tout à fait malheureux. Prise de conscience sur leurs 5 années de relation, fou amoureux d'une femme qu'il avait fait souffrir et qui l'avait fait souffrir, incapable de se remettre d'une séparation qu'il n'avait pas vraiment désiré, après tout ce qu'il avait donné pour une femme qui l'avait finalement trompé.
Le temps suit son cours, nous ne discutons quasiment plus à part lors de quelques parties sur notre jeu vidéo.

Ma relation avec mon compagnon se dégrade nettement, si bien que nous décidons de nous séparer, après 3ans. Fin de relation assez rapide puisqu'il me laissait 3 semaines pour quitter l'appartement que nous habitions ensemble.
Probablement trop occupée par ma recherche d'appartement, il était venu me voir, discuter de se voir, de "s'amuser", proposition que j'avais rejeté.

Un mois passe, nous sommes aux fêtes de fin d'année. Ayant gardé ces 6 derniers mois son numéro de téléphone, je lui envoie un message pour lui souhaiter de passer de bonnes fêtes, ce à quoi il me répond que je suis la seule à lui avoir souhaité.
Touchée pour une raison obscure, je lui renvoi un message pour la nouvelle année.

L'année commence donc, il est la première personne à qui j'ai parlé, en dehors de la soirée où j'étais serveuse.
Je repense à son texto, prenant ça pour un message de solitude.
Alors qu'il avait une journée de repos, nous n'étions que tous les deux pour jouer à notre jeu vidéo (en général, nous sommes toujours minimum 3).
Nous passons la journée à jouer, à discuter, et nous rapprochons un peu.
Si bien que le lendemain, alors que j'étais de repos et qu'il reprenait le travail, nous avons passé la journée à discuter par texto.
La journée et une grande partie de la nuit.
Jusqu'à 5h du matin, téléphone branché sur batterie, nous n'avons pas arrêté de parler.

Je crois que c'est là que tout a commencé. Messages tendres, petits cœurs.
Nous ne savions pas où nous allions, mais nous y allions ensemble.

Sauf qu'il était toujours traumatisé par son ex, par la vie qu'ils avaient eu. Par ses sentiments qui persistaient pour elle.
J'ai su dès lors qu'il ne l'oublierait pas. Qu'espérer ça était une utopie, quelque chose d'irréalisable.

Nous en discutons, je n'avais pas spécialement envie non plus d'entamer une relation si peu de temps après la rupture avec mon ex.
Nous pensons à une amitié améliorée, une "sexfriend", comme nous l'avons alors appelé.
Grâce à des fonds plutôt inattendus, nous décidons, un mois plus tard, de nous voir, toujours dans cette optique de "sexfriend".

Un soir après le travail, je pars faire les 6 heures de route qui nous séparent.
Stressée mais confortée à l'idée qu'en cas de soucis, mon frère était dans le coin, j'arrive devant chez lui.

Je souris encore quand je pense à ma première réaction en le voyant : "oh non la barbe ça va pas le faire".
Je souris car aujourd'hui, sa barbe fait partie de ce que j'adore chez lui.
Totalement timides, me demandant comment nous allions aller de l'avant, il me regarde, me souris et me dit "alors, j'peux avoir mon bisou ? "
Cette phrase toute mignonne me file le sourire : "oui"
Et là, en cet instant précis, c'était fichu pour moi. Au contact de nos lèvres, contact pourtant très bref, tout ce qui m'entoure disparaît. Sur le coup j'ai pris ça pour du stress mais il n'en était rien.
Le coup de foudre, vous connaissez ? Ce moment où votre peau frissonne quand il/elle vous touche. Ce moment où votre ventre se crispe, où une vague de chaleur envahit votre corps et où vous n'arrivez plus à songer à quoi que ce soit d'autre que lui ou elle. Où plus rien d'autre ne compte que ce moment précis où vos lèvres se touchent, où vos peaux se frôlent.

Il prend un sac, me guide jusqu'à chez lui. Encore timide et les jambes en coton (pensant sur le coup qu'il s'agissait des 6 heures de route), je retire mes chaussures. Il m'offre un verre que j'engloutis quasiment instantanément. Nous nous regardons, nous sourions car nous savons tous les deux à quel point il est ridicule d'être timide alors que nous avions déjà discuté de tout ça.
Il s'approche de moi, nous faisons un câlin et nous embrassons.
Nos corps s'embrasent et se déchaînent et je vous passe les détails.

Le week-end chez lui est assez intense en sensations. Surprise de faire peu l'amour alors que nous nous voyions à l'origine pour ça, j'apprécie ses câlins et sa tendresse.
Arrivée dans la nuit du samedi, je reste chez lui jusqu'au mardi alors même qu'il travaillait à partir du lundi.
Une pointe de tristesse à la simple pensée que je ne risquais de ne jamais le revoir, je quitte son appartement pour passer le reste de mes vacances chez mon frère.

En 3 jours, cet homme m'avait apporté plus que mon ex compagnon m'avait apporté en 3 ans et demi de relation. Je ne pouvais pas faire autrement que ressentir quelque chose pour lui, en sachant que forcément ça ne serait pas réciproque.

Au 4e jour passé chez mon frère, lui et moi avons continué à discuter. Nous nous entendions plutôt bien, dans tous les domaines. Je ne lui avais rien dit mais j'espérais secrètement qu'il me propose à nouveau d'aller chez lui, avant que je refasse les 6 heures de routes pour rentrer chez moi.
Arrivé donc au vendredi, il était à nouveau en repos. Il me propose de retourner le voir, avant de repartir. D'y aller le soir-même.
Alors que je n'avais pas vu mon frère depuis 4 ans, j'ai à grand regret refusé, en lui disant que je pourrais y aller le lendemain.

Et me voilà le lendemain matin à refaire l'heure de trajet qui le séparait de là où mon frère habitait.
Je savais à quoi m'attendre, j'étais excitée et encore un peu stressée à l'idée de le revoir. Sauf qu'une fois arrivée à nouveau chez lui, la timidité était totalement passée.
Cette fois, nous savions où nous mettions nos pieds.

À en croire sa phrase "qui aurait cru que tu reviendrais ici", il ne s'attendait pas non plus à me revoir.
Nous étions tous les deux surpris et probablement dépassés par ce que nous faisions.

Le temps passe, une nuit aussi et je reprenais la route pour rentrer chez moi, non sans tristesse car incertaine concernant l'avenir de cette relation plutôt étrange.
Complices, tendres et totalement complémentaires à mes yeux, il était parfait à mes yeux. Mais je ne pouvais pas réellement me permettre de lui dire.
Nous n'avions pas parlé de relation sérieuse, juste de s'amuser et je ne voulais pas l'effrayer ou le faire fuir parce que je pensais vouloir plus un de ces jours.

Les jours se font longs, je ne pense qu'à lui et nos discussions à longueur de journée n'aident pas. Je sais que je suis en train de tomber raide dingue de lui et que je n'ai pas le droit d'attendre quoi que ce soit de lui. Et pourtant, nous nous revoyons le mois d'après, et celui d'encore après.
Si bien qu'il finit par me demander ce que je ressens pour lui. Notre relation ayant été 100 % honnête depuis le début, je lui dit que j'espère qu'un jour, lui et moi ça sera plus que cette simple relation par laquelle nous avons commencé. Il m'explique qu'il est perdu, qu'il est clair que pour lui il y a quelque chose qui se passe, sans qu'il sache vraiment quoi. Que cette idée de " relation sérieuse " est " à voir, à réfléchir ".
Une lueur d'espoir. C'est ce qu'il m'a apporté.
Et pendant un ou deux mois encore, il m'a laissée plusieurs fois espérer qu'il puisse nettement se passer quelque chose entre nous. Quelque chose de plus.
Jusqu'à ce jour où il me dit qu'être " en couple c'est un souci ". Désespérée et incrédule, je fonds en larmes. Il ne veut rien devoir à personne, ce que je peux comprendre, mais je ne veux rien lui demander. Et pourtant le voilà, une fois de plus à me blesser, brisant les espoirs qu'il avait lui même fait naître en moi. C'est alors que je lui demande si c'est à cause de mon physique, de mon caractère ou d'autre chose que je ferais mal. Il me répond que de toute manière, vu la distance qui nous sépare, rien ne schangerait dans le fait d'être " ensemble " et je lui rétorque que je le sais bien et que c'était pas la question. " c'est pas comme si je t'avais prévenue dès le début ", ose-t-il me dire. Ce à quoi je réponds " c'est pas comme si derrière tu m'avais pas laissé espérer en sachant très bien ce que je ressentais pour toi ". La discussion passe, la journée aussi. Je me posais des questions et surtout, ne savais pas si le mois d'après, une visite chez lui était faisable.
Nous nous retrouvons le soir sur le jeux vidéo, avec des amis, en étant connecté à une célèbre application permettant de discuter à plusieurs. Il sent bien que je ne vais pas bien et j'imagine que cela le fait réfléchir.

Le lendemain, à sa pause à midi, il vient me parler  :
- dis-moi, je me disais qu'on pourrait peut-être tester toi et moi.
Croyant qu'il parlait du jeu vidéo, je lui demande ce qu'il veut tester.
- d'être " ensemble "
Mon coeur chavire. Je suis perdue. Avec la discussion de la veille, je ne sais même plus quoi penser. Je lui demande s'il est sûr de ce qu'il dit, ce à quoi il répond oui.

Deux jours plus tard, il a failli tout arrêter une fois déjà, à cause d'un homme qui m'a harcelée sans même que je sache pourquoi. " Mon ex faisait tout le temps ça ", m'avait-il dit. J'ai lutté pendant une heure ou deux, en lui disant que je n'étais pas elle, en le suppliant de ne pas m'abandonner pour un homme que lui et moi ne connaissions pas. Il a fait une concession et m'a dit que je n'avais plus le droit à l'erreur.

Aujourd'hui, un mois plus tard, nous nous sommes revus une fois. C'était magique et légèrement différent. Mais aujourd'hui, il m'a blessée plus que jamais.
Il n'est pas allé voir ailleurs ou m'a dit que c'était terminé. Je suis une femme légèrement en surpoids suite à une dépression pour laquelle j'ai dû prendre des médicaments non compatibles.
- J'essaie d'être honnête mais de ne pas blesser les gens.
- Je trouve ça bien, j'ai répondu.
- Par exemple, quand je te dis que ton poids n'est pas un problème, c'est faux.
Je savais que notre histoire était vouée à l'échec, mais je n'aurais jamais songé qu'il me dirait ça un jour. Blessée au plus profond de moi car il connaissait mon passé et savait ce par quoi j'étais passée, j'ai encore été assez idiote pour lui dire que j'allais faire plus d'efforts pour perdre ce que j'avais pris par les médicaments. Là, tout de suite, je ne sais même pas si notre histoire va continuer, si j'ai le courage de continuer avec cet homme qui me blesse à chaque fois. Et pourtant, je ne songe même pas à arrêter. L'amour que je lui porte est une souffrance qui m'enferme et m'isole dans la douleur.

Ce texte est mal écrit, il y a des fautes partout. Mais c'est mon histoire. Soyez indulgents, je n'ai pas écrit depuis bien long.
L'auteur : Natacha V..
26 ans, Nice (France).
Publié le 02 juillet 2014
Modifié le 29 juin 2014
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