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Wild is the Wind : 2ème épisode

Les vagues étaient noires, ma voile dégeulait son supplément d'air, l'eau était encore tiède de son ble été, j'ai réalisé qu'il n'éxistait aucun synonyme au mot "liberté"...


La suite mais toujours pas la fin... (le début ICI )

S'il y a un parking, c'est pas du windsurf, c'est inscrit dans ma tête. Ce matin en partant, j'avais ma petite idée, mais fallait niquer la marée. J'ai roulé les pieds calés dans les straps d'embrayage et d'accélérateur, j'ai contourné le golfe à l'aise le golfe du Morbihan, et je suis arrivé devant. Elle était là, peinarde, sanctuaire de solitude où chient les vaches et les oiseaux. L'île de Tascon se profolait devant moi, mais la flotte commençait à remonter, à réveiller les goémons. J'ai traversé le gué, la marée fouettait mon fourgon, mais je suis quand même passé sur ce chemin de pierre et de mortier. Quand je suis arrivé de l'autre côté, j'ai regardé la mer et je l'ai laissée m'enfermer. Les baraques du hameau, seulement occupées l'été, se serraient dans le vent grossissant. Je suis descendu à la plage, quelques barques éventrées monnayaient leur destinée sur les flancs des rochers. J'ai bouffé trois tomates, les queues arrachées faisaient comme des araignées mortes sur le tableau de bord. J'ai enfourné une demi-livre de pain. J'ai gréé costaud, enfilé mon néoprène et j'ai marché dans cette mer rapide comme une rivière. Le ciel était noir, les maisons se planquaient sous le vent, mais on les repérait de loin avec leur murs blancs. J'ai entassé les runs entre les îles, c'était 7 établi, j'étais seul sous les grains, ça dérivait pas mal, le courant voulait m'emporter dans le lointain. Mais j'ai tenu bon. Question d'aileron. Dans la soirée, j'ai bouffé ma solitude sur ce caillou de fougères battu par les lièvres. J'ai laissé le vent souffler sa fièvre et quand il a éteint ma bougie, j'ai refermé la porte du combi.
Je suis resté une semaine à Tascon, à bouffer mes provisions, à me faire digérer par le sel. Mes mains retrouvaient leurs jolis durillons. Un soir, je suis parti, j'ai roulé toute la nuit, j'ai commis un hold-up à l'aube, non, mais j'y ai songé. J'ai piquer des patates dans un champ de patates et deux potirons dans un champ de potirons, l'inverse eut été balaise, mais je n'ai aucun don. J'ai monté un campement sur cette plage abîmée, et j'ai regardé l'Atlantique se démener. Des galets gros comme des bombes déchaussaient peu à peu la dune, j'ai attendu le vent. Quand il est venus, j'ai navigué jusqu'au clair de lune. Les vagues étaient noires, ma voile dégueulait son supplément d'air, l'eau était encore tiède de son bel été, j'ai réaliser qu'il n'existait aucun synonyme au mot "liberté". J'ai regagné la rive en me repérant sur les blockhaus, des constructions chargées de graph', de pourquoi et de bouteilles de verre brisées. J'ai foncé au combi ouvrir mon dictionnaire, je l'ai ouvert et j'ai vérifié : pas vraiment de synonyme au mot "liberté". J'ai rejoint mon flotteur et j'y suis retourné, je n'avais plus d'heure, l'heure c'était l'acide lactique accumulé dans mes mollets, l'heure c'était les crampes et la faim...

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Publié le 26 avril 2004
Modifié le 26 avril 2004
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