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Yasuchi Inoué: Le Loup bleu

Le célèbre autour japonais écrit un bouquin passionnant sur l'épopée grand conquérant mongol Gengis Khan. De son enfance tumultueuse à ses conquêtes victorieuses jusqu'en Chine et en Proche-Orient, on suit avec un immense intérêt toutes les tribulations de cet homme qui fut à l'origine d'un des plus vastes empire que le monde ai connu.


Enfant taciturne et réservé, Temujin (futur Gengis Khan) est rarement expansif et joyeux. Il préfère contempler les immenses et sauvages plateaux mongoles. Mais c'est surtout les veillées autour de Bulte chu-ba'atur qui l'intéresse. En effet, ce vieillard, immortel homme du clan Borjigin, muni d'une mémoire progidieuse et infaillibre, raconte toutes les histoires de peuple Mongol, de leur clan (auquel appartenaient les premiers khan, dont le père de Temujin - Yesugei, et Temujin lui meme), et surtout les légendes qui expliquent l'orgine du peuple mongol.
De toutes ces soirées de son enfance, Temujin restera marqué par deux choses : la haine irrascible des Mongoles envers les Tatars, Merkits et Kereyit, ainsi que l'histoire du Loup Bleu et de la Biche Blanche, qui seraient les premiers aieux des Mongols.
Ainsi, Temujin va, toute sa vie durant combattre ces tribus ennemies et essayer de devenir un véritable Mongol, lui qui est sans doute un "batard" puisque sa mère s'est faite violé par un Merkit.
Une fois qu'il succèdera à son père Yesugei comme Khan, prenant par la même occasion le nom de Gengis Khan, il partira combattre tout les peuples qui habitent sur les Haut-Plateaux de la Mongolie. Successivement, faisant preuve de génie militaire et politique, de patience également, d'intuition, il écrasa Tatars, KEreyit, Jadarat, Merkit. Vengeant ainsi ses ancetres, torturés jadis par ces peuples.
Son territoire s'étend considérablement, son autorité s'affirme, mais c'est surtout l'idée de devenir un véritable loup-bleu qui l'obsède. Il veut à tout prix devenir et incarner le mongol type, descendant du Loup. Et si il ne l'est pas par le lien du sang, il le sera par son courage, sa fougue, son impétiosité, sa majesté, sa tempérance.
Tel une biographie, Inoué nous retrace donc toute l'existence de cet enfant terrible. La vie difficile lorsque, encore adolescent, celui-ci dut prendre en charge et faire survivre sa famille, privée du père, décédé. Avec cinq frères et soeurs fort différents l'un de l'autre, une mère fort courageuse et fière, ils vivront seuls, ayant été bannis par les autres membres du clan, pendant plusieurs années.
Très vite, Temujin, étant l'ainé des garçons, gouverne donc la famille, prend le sens des responsabilités et n'hésite pas ainsi à tuer son demi-frère qui menace la hiérarchie et l'équilibre familiale.
Petit à petit, il réussit à s'allier des petites tribus, à faire revenir d'anciens membres du clan. Il se fait reconnaitre comme Khan/
Puis donc c'est l'époque des grandes conquetes avec ses nombreux et fidèles généraux : ses frères (Qasar, Belgutei), ses amis d'enfance (Bo'orchu, Bo'orul, Jebe, Qubilai), puis, plus tard, ses fils (Juchu, Jagatai, Tolui, Ogodei). Il s'accompagne de nombreuses concubines, apèrs s'etre marié à Borte. Mais c'est Qulan, sa maitresse, la seule femme qu'il a vraiment aimé, et l'une des seules qu'il a respecté (avec sa mère). En effet, Gengis considérait les femmes en général avec un certain mépris puisque selon lui elles n'avaient pas la force, la puissance du Loup Bleu. C'est à peine si il les considérait comme Mongoles (alors que lui même n'était qu'a moitié mongol).
C'est avec un vrai plaisir que j'ai lu ce livre; Inoué écrit toujours d'une manière dépouillée, otée de tout superflu et parvient ainsi à n, ous transmettre avec intensité toute l'aventure gengiskhanide de ce plus grand conquérant qu'ait connu le monde.
Imaginez qu'au départ, l'empire de Genis était constitué que de propre yourte (geyr disent les mongols) et qu'à sa mort, les Mongols étaient installés en Chine, au bord de l'Indys et jusqu'à la mer Caspienne. Préparant ainsi le terrain, si l'on peut dire, au grand Qubilai Khan, qui devint l'emepereur de Chine.
On apprend finalement beaucoup de choses, sur la personnalité bien particulière de Genigs bien sur (un homme très intelligent, fier, courageux, mystérieux car généralement impassible et réservé, cruel - ses nombreux massacres lors de ses campagnes, les exécutions systématiques de tout les prisonniers, le meurtre de son demi-frère... - et cependant vert-galant - il profita de centaines de concubines, escalves issues de tribues vaincues pour la plupart), sur le peuple mongol également (ses coutumes, ses habitudes nomades)...
Bref, un très beau roman et bon roman historique.
Un chose négative par contre : certaines erreurs et confusions historiques (Inoué s'est inspiré de la célèbre chronique "L'histoire secrète des Mongols", mais a quand même modifié certains éléments historiques. Il est vrai que ceci n'est pas un livre historique mais un roman historique.
Et je vous conseille de vous munir d'un stylo et d'un papier pour noter les noms (à "coucher dehors" il est vrai) des personnages mongols, chinois etc, et de vous munir d'une carte d'Asir pour suivre les pérégrinations de Genigs afin de comprendre et d'apprécier entièrement ce livre.
Enfin, si la Mongolie est u npays qui vous fascine, je vous conseille le superbe livre de JAcqueline Thévenet, "La Mongolie".
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Publié le 25 septembre 2003
Modifié le 25 septembre 2003
Lu 803 fois

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