Extrait du site https://www.france-jeunes.net

La vie réelle (suite)


J'ai écris en ne faisant pas trop attention... Ce qui fait que c'est assez long... Mais la fin est... La vie rélle... Toujours...



Je garde cette image... Plus de douleurs, plus de haine, plus rien... Le rien équivaut à la mort, non ? Le rien, la fin, l'absence de tout. Je ne fais plus qu'en rêver. C'est peut-être ça, qu'on appelle déprimer ?

J'en avais assez de copier. Remettre des sentiments cent fois éprouvés, des mots cent fois relus, réécris. Quelle importance ont-ils, alors ? Aucune, d'après moi. Je ne ressentais même plus rien, en voyant cet article sur le site. Comme si c'était l'histoire connue d'une inconnue. D'une fille lointaine, ou alors d'une fille très proche, mais que je n'oserais atteindre. Que je n'arrive plus à avoir. Je continue de n'être qu'une ombre, un zombie, comme dit ma puce. L'espoir de la mort, et aucun autre, plane au dessus de moi. Plane ? Non. Il se fond en moi. Reste tapis, là, dans mes sourires, dans mes larmes, dans mon coeur, dans toutes mes actions.

Mais je forme une entreprise qui eut tant d'exemples mais dont l'exécution aura peut-être quelques imitateurs. Je veux montrer à mes semblables une femme dans toute la vérité de la nature ; et cet femme ce sera moi.

(éclat de rire, non, je ne me prend pas pour Rousseau, mais j'aime beaucoup cet incipit...)


Automutilation, fin de vie, mort certaine

Pourquoi ce titre ? Inspiration, encore. Automutilation ? Parce que j'en ai plus qu'assez, d'avoir tant de cicatrices, de blessures neuves, le long de mes bras !! Pourquoi ? Qu'en sais-je ? (voilà Diderot...) Simplement pour tout ça... Fin de vie ? Parce que j'y suis. Simplement. J'ai l'impression de vivre dans un corridor, où je m'appuie, titubante, sur un pan de mur ou sur l'autre.

Mon bras droit ressemble à un damier, rouge et marron. Comme d'habitude, ça fait pas vraiment mal. Je tourne en rond, m'enfermant toujours dans cette routine, qui me plait, au fond. Je me complais dans cet univers de sang et de mort, de douleur et de boue. Je veux me sortir de là... Mais j'arrive pas, peut-être parce que... Rien ne m'y pousse ? Pauvre zombie, me baigner dans cette atmosphère ne me fait rien. Tous ceux qui m'aiment, je me dis si souvent que ça m'avance à rien. Que ça les avance à rien. Qu'ils seront toujours mieux, sans moi.

Je suis pétrie d'espoirs irréalisables. Vivre, aimer, maigrir, espérer encore plus... Je ne dis pas "vivre bien". Parce que mon pessimisme me pousse à ne pas penser que le bonheur existe. Mais il faut bien qu'il existe, non ?? Où le trouver, sinon ?? Si l'on obtient pas son bonheur, ici, que l'on ne vit que pour un labeur, qu'on a de souvenirs que ceux d'une routine... à la fin de sa vie, on a plus rien. Quitte à vivre, autant vivre heureux... Ceux qui n'arrivent pas à vivre, doivent-ils arrêter ? C'est ce que je pense... Mais dans ce cas, il n'existerait plus rien, sur terre. Si tout le monde baissait les bras, si il ne sont pas heureux...

Raaaaaa ça me tue, de penser comme ça !!!!! Parce que j'applique pas, tout ça !!! Si je pouvais... Si seulement... Mais à quoi bon vouloir croire...

J'arrête de saouler, avec ces considérations nullisimes à propos de rien.


Mort

Ce n'est pas, ce n'est plus mon but. Souffrir... Oublier... Survivre... En morte Vivante... Jolies Perspectives...

Dois-je, pour vous obliger à lire jusqu'ici, vous conter des pans de mon histoire, vous faire larmoyer ? J'en ai parfois l'impression...

Alors je le fait... Je recommence à recopier... J'en reviens toujours là...

Explication : j'ai imaginé une scène où j'ai 16 ans, et je me suicide... Tout au long du texte, de me suicide, et je vois différentes étapes. Le temps s'étire ou se contracte, tout se mélange, parfois. Mais la douleur reste. En me relisant, je ressens encore toutes ces douleurs... Et vous ?

"""Anna, a été la cause de ma 1ère vraie dépression. Noël de 4ème, Anna est partie. Ou plutôt, elle est restée, puisque nous étions en Alsace, chez Ondine, Yann se faisait baptiser. Monocouille (c'est ainsi que l'a surnommé une de mes meilleurs potes, ma sista, Kyara) l'avait frappée. Quelques mois auparavant, lors d'un voyage de Maman, il l'avait déjà fais. La seconde fois, qui plus est devant la famille, c'avait été trop. Fleur-Ange était là, et Engel aussi, Mamie, maman... La procédure qui s'en est suivie, les blessures, les larmes de maman, sa douleur, que je ressentais en moi, tout cela était trop, trop pour un cœur aussi fragile. J'avais tenté de jouer celle qui n'en a rien à faire, qui va bien. C'était trop dur, très difficile, de jouer, malgré tout.

J'ai passé presque six mois sans elle, à tenter de survivre, à rire et sourire sans avoir l'envie. J'ai rencontré Farah, Fransha, Shaaraz. Je connaissais déjà Pinar depuis la 6ème, Valérie depuis la 5ème, et d'autres personnes, que j'aimais énormément, comme amis. Je pense à eux, à tous nos souvenirs, alors que cette foutue sirène ne s'arrête pas, je suis dans un endroit assez confiné, il y a des boites autour, des perfusions, bouteilles d'oxygènes... Dans ma léthargie de douleur, j'arrive à me souvenir du retour d'Anna, de la haine de tout, du monde, de moi-même. Et puis, plus tard, du dégoût de moi-même à cause des 5. Mais, au milieu de tout ça, de quelques instants de bonheur avec mes potesses. Passage en 3ème, le Strip de fin d'année, les flirts avec Riz (Rizwann, en fait), l'info, et tant d'autres choses ! Arrivée en 3ème, dégoût de plus en plus intense de moi-même. Haine du monde, je n'arrive pas à me lever. Début des insomnies. Fran, Shasha, Pin, Aurore, Farah, et tant de personnes, s'éclatent avec moi. J'ai commencé en 3ème une pratique assez cruelle à mon encontre : la percée de veines. Je souris dans ma douce torpeur, songeant à tout cela, j'ai d'ailleurs quelques cicatrices, à l'intérieur des poignets. Le jeu est assez simple : s'enfoncer des aiguilles dans les veines, annihiler toute douleur, et aller toujours plus loin. De plus en plus souvent, de plus en plus loin. J'ai ralenti vers la fin de l'année, ça devenait difficile de cacher les cicatrices, je n'arrivais pas à me contrôler, même en cours, je le faisais. D'ailleurs, en cours, il m'arrivait de plus en plus souvent de craquer, me mettre à pleurer, en silence, laisser couler mes larmes. Ce n'étaient pas des larmes suite à des paroles de profs, ou quoique ce soit, je pleurais sans savoir pourquoi, sans pouvoir m'arrêter, je pleurais sur mon père, sur ma mère, à cause de Brice, et à cause du malheur des autres.

Oui, de celui des autres. Mon enfance assassinée, ou Moi, Christine F., 13 ans, droguée prostituée, ou encore Dans l'enfer des tournantes, de Samira Belil, me font pleurer, non à cause de l'histoire en elle-même, mais parce que je m'identifiais à Samira ou à Christine, et parce que Patricia ne me rappelle pas moi-même, mais j'ai trop mal pour elle, j'ai trop mal pour le monde, j'ai trop mal parce qu'à notre époque, ce genre de chose peut encore exister, mais, murées dans ce même silence, des milliers, peut-être des millions d'enfants souffrent... Des filles comme moi, constituées de la même manière, mais qui ne sont pas nées "au bon endroit", qui n'ont pas eu la chance que j'aie eue. Alors je pleure sur mon égoïsme, sur mes propres pleurs, les larmes que je verse sur des futilités. Car oui, tout cela, ce sont des futilités, et on se s'en rend compte que quand on lit, que quand on apprend la vie, la vie réelle. La vie réelle consiste pour moi aujourd'hui en un défilé d'infirmiers et d'infirmières, de pansements... J'ai cessé de jouer. J'ai 16 ans, et ce défilé de souvenirs n'est pas terminé, mais je préfère arrêter là, et mourir.

Finir ce que d'autres ont commencé. Conneries après conneries, je sortais à peine de la dépression causée par le départ, encore si proche en moi, d'Ondine ! Oui, conneries... Despés et bédos, smacks aux inconnus, garret'ci... Je me perdais moi-même, je m'enfonçais, devenue accro aux bédos le temps d'un été, puis tous les étés... Et puis pendant toute l'année de 3ème. Je sors comme pas permis, je traîne, je fume, je bois, je suis... Celle que voulaient les 5. Je vogue de conneries en conneries... Vols à l'étalage. Je me suis jamais faite avoir, sans blèmes quoi, la Rose. Bulletin parfait, absences carrées. 1er spliff avec Jenn et Vanes, et shasha. Je commence à sécher, puis les "pizouilles", et tant de choses, de conneries en conneries, je vogue, je vis, ou plutôt je survivais. Je ne vis plus... Plus rien...

Encore merci de lire jusqu'à la fin...

Je vous ai Saoulée, hein !! Scuziiii !!
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