Extrait du site https://www.france-jeunes.net

Costes : Grand Père


Costes a enchainé les disques parodiques et ultra-violents, s'attirant l'admiration des tarés et la haine des bien-pensants. Jusque là, les grosses boites de disques ou d'édition avaient évité Costes comme la peste, ce qui ne l'avait pas empêché de bâtir une grosse réputation grâce à Internet. Fayard s'acoquine de bonne grâce Costes en sortant son nouveau roman, Grand Père.



Le nouveau roman de Costes sort chez Fayard le 15 février dans toutes librairies qui se respectent.

Le livre s'intitule GRAND PERE et je ne vous cacherais pas une chose : soit on aime, soit on déteste au plus profond de soi (au point de vouloir tuer son auteur).

L'auteur en question, c'est Jean-Louis Costes. Né en 1954 à Paris, il a commencé à suivre des études d'architecture avant de s'enfermer définitivement chez lui pour créer seul des chansons aux paroles crues oscillant entre mélodies et bruitisme. Dès 1997, il se met à écrire des nouvelles pour des sites Internet et sort son premier roman, Viva La Merda, en 2003 chez Hermaphrodite. Costes est un gars qui n'a aucune morale et qui n'a pas peur de parler de scatologie, de violence, de cul, de racisme de la manière la plus crue et dérangeante possible. Il a été d'ailleurs accusé d'incitation à la haine raciale car dans ses textes ou chansons, il parle du racisme en se mettant à la place des racistes, c'est dire les mots qu'il emploie et qui sont mal interpretés par 80% des gens.

Fayard présente le roman ainsi :
"Sans rien renier de sa rage, qui n'épargne rien ni personne, Costes fait une entrée fracassante dans la littérature. On dirait du Mac Orlan secoué, du Cendrars fou, du Céline îvre. Poisseux de sang, débordant de violence, sans aucun répit. Costes fait hurler la langue, s'inspire du fracas de wagons qui déraillent plutôt que du chant des oiseaux, sort de ces tripes une musique inconnue, terrible, étourdissante".


Histoire du roman

Papi, le grand-père de Costes, est né en 1900 dans une famille arménienne. Pour son petit-fils, qui le subit avec dégoût, c'est "une merde, un rien du tout". Pourtant, quelle vie !
Pendant la révolution bolchevique, le village de Papi, envahi par des Rouges, est le théâtre d'un véritable massacre. Resté seul, le jeune Arménien rejoint les "Cosaques bouffeurs de Cocos". Papi traverse ce qu'il y a de pire dans le siècle. Sans le savoir, peut-être, Costes rejoint les fameux conseils de Céline, dans les Entretiens avec le professeur Y : sortir des tripes une musique inconnue, terrible, étourdissante.
On est ici dans l'espace sonore ouvert par le rock le plus fou.


Premières critiques

"Grand Père, un grand roman trash d'aventures échevelées qui vous tiendra en haleine d'un bout à l'autre (...) Il a une force émotive et une violence que seul le cinéma paraissait pouvoir atteindre. Nous vous recommandons de le lire absolument. Il y a un avant Grand Père et un après Grand Père, aussi bien pour la littérature que pour le lecteur" Francopolis.

"Plus encore que chanteur ou performer, c'est en tant qu'écrivain que Costes révèle tout son art. Il signe son entrée en littérature avec une écriture de plus en plus dense et maitrisée. Il a canalisé son énergie et sa fougue pour signer chez Fayard et être lisible du grand-public, comme un sauvage aurait mis une cravate sur son torse nu maculé d'excréments pour recevoir le baptême.
Grand Père est un livre passionnant qui se lit d'une traite, sorte de Tintin aux Pays des Soviets revu par Pasolini. Costes renoue avec le genre de l'épopée en le réinventant. Et quand on a fini de le lire, on en redemande" Hermaphrodite.

"Un lyrisme qu'on croyait disparu en littérature. Un souffle épique. Un style percutant. L'aventure de Grand Père est poignante, saignante et tranchante. La fin sublime, en forme de brûlot ! Costes transforme le plomb de cette époque lourde d'hypocrysie et de non dit en or philosophique" Dominique Rebellini.


"J'ai plongé dans ce roman jusqu'au cou. J'ai mal dormi cette nuit tellement il m'a bouleversée. Costes est un génie" Agnès Giard.

"Le roman de Costes est bon, sacrément bon, même. L'écriture est nette, précise, cinglante. On s'emmerde pas, on est presque en transe. En fait, c'est assez magique : un peu comme une litanie qui raconterait en vous encerclant de ses images, des séquences d'une destinée vouée à la souffrance et à la haine. Du pointillisme à gros coups de canon à couleurs" LS - Janvier 2006.

"L'illyade et l'Odyssée version trash" Anne Van der Linden.

Vous pouvez vous rendre sur le site de l'auteur à l'adresse suivante pour voir encore plus de critiques et d'infos sur Costes : http://jeanlouiscostes.org/.
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