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Larme Ultime


Pourquoi écrire une lettre ? Celles déjà rédigées par mes aîné (e) s de FJ expriment déjà tout ce que je ressens. C'est une histoire banale d'un amour banal, pour ne pas changer.



Pourquoi écrire une lettre ? Celles déjà rédigées par mes aîné (e) s de FJ expriment déjà tout ce que je ressens. C'est une histoire banale d'un amour banal, pour ne pas changer.


Confessions

Cela fait 2 ans que j'essaie de cerner ta personnalité, mais tu es si mystérieux. Tu as raison, toi et moi, nous ne nous ressemblons pas. Je suis une pauvre petite fille qui est toujours du même avis que lesautres', alors que toi... Je suis douce, calme, effacée, impopulaire ; alors que toi, tu te fais remarquer sans même le faire exprès, tu es tout le contraire. Je présente donc bien des défauts, autant moraux que physiques, je crois pourtant pouvoir m'améliorer, avec toi. Tu es mon opposé, mais ne dit-on pasLes contraires s'attirent ? Moi, je crois en cette phrase...
J'aimerais te voir sourire, me parler, rapprocher tes lèvres des miennes [et vice-versa U. U]. J'aimerais prendre mes souhaits pour des réalités... Rêves qui, je l'espère de tout mon être, s'effaceront avec le temps.
Quand je t'aurais oublié, quand je pourrais te parler sans rougir, je pourrais enfin... être normale, t'oublier. Mais, pour l'instant, je suis encore blessée, vexée, par ton refus et ton indifférence. Mais ne t'inquiète pas, je grandirais, je guérirais, je te le promets.

Je regarde les éléments se déchaîner par la fenêtre. J'exagère un peu : il y a seulement un orage. Tous les nuages gris et noirs prennent la forme de ton visage, comme par magie. Quand le tonnerre gronde, moi, je hurle ma rage et ma tristesse.
Pourtant, peu à peu, j'oublie les traits de ton visage. Suis-je enfin en train d'effacer mon amour pour toi ? Je l'espère de toute mon être, mais mon âme te réclame. J'ai peur que le sentiment si noble que j'éprouve pour toi ne soit pas seulement mon premier amour et/ou une amourette de jeunesse. Je pose ma tête sur l'oreiller posé sur mon lit, je cherche le sommeil, en vain.
Je crains pour ma santé : tu sais, je n'ai jamais eu une alimentation régulière et saine, et j'ai récemment appris que j'étais Boulimique A Tendance Apophagique. Je suis plus malade que je ne le pensais : je n'ai pas mangé depuis 24 h. Pourtant, rassure-toi, mon âme se nourrit de pensées ; je ne pense qu'à toi, je ne rêve que de toi. Et puis, je n'ai passé que des nuits blanches, mon teint est pâle, et j'ai encore perdu du poids. J'aimerais mourir, me couper une veine, au moins cet acte m'éviterait-il ton sourire triste, désolé [d'avoir perdu une amie ? ], et doux quand tu me vois. Mais, si je me suicide, si je me donne la mort, serais-je accueillie au Paradis ? Le Paradis est-il tel que les personnes qui m'ont donné la vie, dans un élan d'amour, me l'ont décrit ? Existe-t-il ? Est-ce que l'on me refusera l'entrée de cet endroit magnifique, serais-je envoyée en Enfer, afin d'expier mes péchés éternellement ? Si je meurs, regretteras-tu ton refus, ce seul mot qui me peine tant [non] ?
Pleureras-tu devant ma tombe ? Mais si tu décides que ma vie est [était] la mienne, et en tant que tel, je suis la seule responsable de cet auto-suicide, ma vie n'aura provoqué que chagrin, tristesse, colère, rage à ma famille et à mes proches.
Je devrais prendre mon destin en main, recommencer à vivre, à profiter pleinement de chaque seconde de ma vie [de mort-vivante ? ]. Dois-je arrêter de me poser des questions auxquelles je n'aurais pas de réponse ?

Mais sache que pour moi, tu es tout, je crois avoir trouvé mon âme sœur, ma deuxième moitié, Je serais là pour toi, car tu seras toujours dans mes souvenirs, en tant quePremier Amour : sois fier de ce titre... Je t'aime [la phrase qui tue : p ]


Une semaine plus tard

Hier, tu m'as annoncé que tu avais déjà quelqu'un dans ta vie. Comment suis-je censée réagir ? J'aimerais te dire combien je t'aime, hurler ma colère, ma tristesse ; pourquoi me l'as-tu dit ? Je ne voulais pas savoir, je voulais espérer quand j'aurais du oublier. Pourquoi mon premier amour s'est-il transformé en cauchemar ? Est-ce que cela n'arrive qu'à moi ? Non, bien sûr que non. Et je souffre bien peu en comparaison de certains : énormément de gens souffrent de la faim, de la pauvreté, et je me plains, moi, une enfant privilégiée ! Je suis égoïste, pourtant j'aimerais aider ...
J'ai l'impression que je suis seule à souffrir dans mon monde, les gens autour de moi sont heureux. Ne peuvent-ils pas s'arrêter, m'aider, m'offrir leur bonheur ?
Je me construis un monde, je ne veux plus te parler, car il est trop tard... Tard ? Non, si je le voulais, je pourrais bâtir une autre vie, où tu n'existerais pas, bien entendu. Mais un voile de larmes m'en empêche. Un jour, un jour, te dis-je.
Non, je ne peux, que faire ? Je n'entrevois qu'une solution, mais je ne suis pas capable de la mettre au point, de lui faire voir le jour... Si... Tu n'es qu'une amourette d'enfance, et si je vivais, je m'en souviendrai avec nostalgie. Je n'ai pas le courage d'attendre... Je cherche avec gaucherie un objet coupant, je me dirige vers la cuisine. J'aperçois un couteau... Un couteau aiguisé ? Je le cache, mes parents ne le voient pas. Je les dévisage, car c'est la dernière fois que je les vois. Quand j'arrive dans ma chambre, mon jardin secret, je lis une dernière fois les lettres que je connais par coeur, celles que tu m'as envoyées, je les lis en pleurant, les larmes diluent peu à peu l'encre que tu as apposé avec douceur et amitié. Toujours les lettres à la main, je prends le couteau de boucher, je le dirige vers mon ventre, et d'un geste rapide je l'enfonce... La douleur me submerge, je tombe à terre, je n'ai plus la force de tenir mon courrier, et elles s'envolent par la fenêtre. Je pleurs maintenant plus que jamais, des larmes de sang... Adieu, ô monde cruel ! Je t'aime... Je te souhaite beaucoup de bonheur avec ta petite amie, puisse-t-elle t'aimer comme je t'aime.

Soudain, une pensée me vient. Ma mort n'a servi à rien. Je n'ai, encore une fois, que provoqué douleur et tristesse. Ai-je pensé à mes proches ? Non... Pardon, maman et papa, je vous aime... Mes yeux se ferment, mon âme se détache de mon corps, j'espère que je serais accueillie au Paradis. De toute façon, il est trop tard, trop tard...

Voilà ! [super comme mot de conclusion] J'ai fini ce petit essai sur lePremier Amourd'une jeune lycéenne [parce que je viens de passer au lycée : D ]. Voici donc un coup de gueule [encore un] sur ce sentiment si noble que l'on n'arrive pas toujours à cerner, dont chaque jeune fille en fleur rêve [Prince charmant, viendras-tu ? ]
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