Extrait du site https://www.france-jeunes.net

Les Marches Intermédiaires (INS/MV)


On continue les explications backgroundesques d'INS/MV, avec cette fois, la présentation des Marches Intermédiaires, et la description des plus connues : la notre, le Purgatoire, le Paradis et l'Enfer... Il y aura du sang, du sexe, des Majuscules, des oppossums et des monades de Leibniz.



Bienvenue dans cette modeste formation ayant pour but de vous inculquer des notions de physique Cosmique et Métaphysique. Cela me fait très plaisir de vous voir aussi nombreux... Euh... Plusieurs... Euh... De voir que deux collègues sont encore désireux d'apprendre. Alors on va commencer par quelques petits rappels sur la structure de l'Univers. Je vous préviens, cette leçon risque d'être remplie de mots pompeux genre "ineffable", et couverte de Majuscules A La Con.
Alors quand Dieu s'est créé tout Seul comme un Grand, Il a vu qu'Il était devenu Tout, vous vous souvenez ? Et bien ce Tout a très vite compris qu'Il était aussi le Rien, le Vide, l'Autre, et qu'à Lui Seul, Il était aussi son Contraire. Bref, cette pensée fit dire à Dieu : "houlà, c'est le bordel". Et en effet, ça l'est. Mais de cette pensée est né l'Univers, représentant l'Infinité de Variations de Possibles et d'Existences que Dieu a créé à ce moment là. Ces "dimensions" (comme les appellent les amateurs de séries TV) sont appelés dans le jargon "Marches Intermédiaires". Elles s'empilent telles des étages d'un gratte ciel infiniment grand, aux fondations infiniment profondes. Et chaque étage a des dimensions infinies, forcément. (Dieu aime bien l'Infini) Ensuite, Celui-ci décida de créer Sa maison, Il prit la plus haute Marche et en fit Son penthouse, Sa maison de campagne ou Sa garçonnière, question de point de vue, bref, Il fit le Paradis, avec donc sa Loge Divine tout en haut. (Je vous avais prévenu, pour les Majuscules) Ensuite, Il agrémenta l'Univers de trucs amusants, comme la Marche Terrestre (au niveau de l'entresol), le Purgatoire (au rez de chaussée, même si la Marche ne deviendra ce qu'on connaît que bien plus tard), la Marche des Rêves et des Cauchemars (appelée MRC par les pros, elle se promène partout, et là encore, à la Création, elle n'était pas telle qu'on la connaît maintenant). Puis Il peupla tout ça d'Anges, Archanges, Séraphins, et autres ailés au Paradis, les opossums allaient sur la Marche Terrestre, et les Profonds dans la Marche d'Innsmouth, et tout allait mieux dans le Meilleur des Mondes. Il a aussi fixé des règles, telles que la gravité ou qu'un corps plongé dans une baignoire fait irrémédiablement sonner le téléphone, ou encore qu'un RER sera toujours en retard, mais il aurait pu en être tout autrement : Paris Hilton aurait pu être une intellectuelle, les oiseaux chasseraient les éléphants, et on planterait des clous avec nos b... Je vous l'avais dit, Ineffable.
Ensuite, les Marches sont un joyeux bordel, elles bougent, bavent sur les autres, s'interpénètrent, et c'est pour ça que l'analogie du gratte-ciel est foirreuse, parce que généralement, le septième étage va rarement boire un canon au bar du coin avant de ramener le gosse du troisième de l'école. Les Marches le peuvent, à peu près. Mais elles obéissent quand même à certaines règles, parce que Dieu a dit qu'il fallait pas trop déconner quand même. (Car Dieu étant Tout, Il peut aussi être Rabat-joie)
Bon donc il existe quatre règles : d'abord, la convenance, qui fait que ce qui est proche s'attire, les choses placées à côté voient leurs limites devenir floues, la fin de l'un devient le début de l'autre, etc. Après, il y a l'émulation, qui fait que les Marches se ressemblent quand même grossièrement, c'est pour ça que la gravité fonctionne à peu près partout, ou que Francis Lalanne chante mal, quelque soit l'endroit où il se trouve (mais surtout dans un stade de foot). Ensuite, l'analogie permet de garder un semblant d'équilibre à l'Univers. Les fondations sont aussi grandes que les étages et cette loi permet aussi de garder une cohérence dans ce qui traverse les Marches, comme les Ley Lines (on y reviendra), ou les portails inter Marche. Ainsi, un passage entre la Terre et Olympe, situé dans les montagnes grecques, fera apparaître le voyageur dans des montagnes olympiennes, et non au milieu de jacuzzi entouré de nymphes à moitié nues qui veulent ardemment boire certains fluides corporels... (Du sang, principalement). Et enfin, la sympathie, qui fait que deux Marches se ressemblant fort beaucoup tendent à fusionner, ce qui n'apaise pas le Chaos Universel, il faut bien l'admettre. Quand aux Ley Lines, ce sont des sortes de câbles haute tension (sauf que c'est de l'Energie Divine ici), qui traverse le gratte ciel de part en part, alimentant chaque étage ou fondation, permettant à tout ce bordel d'exister. Les êtres "magiques" (Anges, Démons, Psioniques, Sorciers, Garcymore, etc.) peuvent manipuler ces Ley Lines pour faire des entorses temporaires aux lois de l'Univers, ce qui permet de faire des choses amusantes, comme prendre un bain sans téléphone intempestif (et même avec un sèche cheveux pour les plus fous).
Voilà pour la théorie, maintenant, on va passer à la pratique, avec un exemple simple que tout le monde pourra assimiler, s'il prend la peine de se réveiller.


Last day on earth

Bon, prenons Robert Puipui, modeste électricien berrichon de 43ans, 93kilos, 1m74 et déjà chauve, s'amusant avec ses pinces crocodiles en région parisienne (et oui, même les berrichons subissent l'exode rurale). Il est en train de penser à sa femme à 100% parisienne qui lui refuse ses avances au lit depuis que "Hannibal", leur caniche de défense (ou d'attaque, si l'on en juge l'état des pantoufles de robert) est mort, soit depuis 17ans (après 15ans de relation, c'est frustrant). Il pense à sa fille de 8ans qui a des problèmes à l'école parce qu'elle est métisse ainsi qu'à Gontran, son caïman. Bon, évidemment, il est sur la Marche Terrestre, vous la connaissez, je la connais, il la connaît, bref, si vous voulez plus de renseignements, lisez "science & vie junior", vous y apprendrez ce qu'il y a d'intéressant sur cette Marche, ainsi que la future domination mondiale des cafards. Pas grand-chose d'intéressant pour notre cours, donc nous allons faire mourir Robert, que nous appelleront Raoul maintenant. Dis bonjour au pare-choc du camion, Raoul. (Rien de personnel, c'est pour la science)


Gates to purgatory

Et voilà, Raoul est mort, son corps arrose quelques mètres de trottoirs, en n'oubliant pas de laisser une trace sur le pare choc susnommé, et dans la vitrine du magasin de lingerie qui était derrière, bravo Raoul, tu auras toi aussi laissé ton empreinte dans la grande aventure humaine. Mais ça ne fait que commencer. Ton âme "s'élève" déjà, translucide parmi les vivants, le halo de lumière dans les nuages, tout ça... En réalité, l'utilisation du halo est rare, à cause d'un budget trop serré. Bon. Si tout se passe bien, l'âme va directement au Purgatoire. A noter que si Raoul avait été un adorateur d'Odin, son âme aurait filé sur la Marche du Valhalla, avec jugement par Heimdall et tout le tralala. Idem s'il avait été un prêtre d'Isis, il aurait eu droit au pesage de cœur au cœur d'un zoo, euh pardon, du panthéon égyptien. Et tant qu'on y est, parfois, des âmes restent coincées sur Terre, à cause de Ley Lines trop encombrées, et donc on assiste au phénomène qui fait tant plaisir aux scénaristes de films d'horreur : les fantômes.
Mais pour simplifier et rester global, on va dire que Raoul ne vénère que Jean Pierre Foucault dans "qui veut frapper des mignons ?" et que sa connaissance religieuse se limite au Da Vinci Code (ce qui revient à dire qu'elle est nulle). Donc son âme arrive au Purgatoire. On lui fournit sa toge grise réglementaire, et lui indique où il devra attendre pour le prochain millénaire. Ce qui lui laissera le temps de visiter un peu les environs.
Alors imaginez un ciel gris, ni sombre, ni clair, juste gris. Le sol est ni dur, ni mou, il n'a rien de particulier, sans texture, sans défauts (ni qualités). Et il est gris aussi. Ce qui fait qu'en regardant l'horizon, le ciel et le sol se confondent dans un gris monotone. Depuis les deux Guerres Mondiales et leurs afflux de "nouveaux arrivants", il y a même un crachin permanent (que nos amis bretons doivent bien connaître, de là à dire que la Bretagne est le Purgatoire, il n'y a qu'un pas que je franchirai pas, car c'est presque faux). L'Administration du Purgatoire occupe des préfabriqués assez moches, alignés à perte de vue, et organisés avec des numéros. Evidemment, tout y est kafkaïen (façon "maison qui rend fou" d'asterix, "allez au bureau C3, puis J9 et H2948 pour obtenir le formulaire BYF48-39. Ensuite, vous pourrez exprimer votre requête") ce qui fait qu'en pratique, seuls quelques acharnés, désespérés ou ennuyés traitent avec elle. Les membres de l'Administration sont à parts égales remplie d'Anges et de Démons, qui voient leurs boulots comme des punitions, en attendant qu'ils puissent s'incarner à nouveau sur Terre.
Bon, et comment ça marche alors, le jugement de l'âme ? Et bien on mesure la quantité et la qualité de vos bonnes et mauvaises actions, puis on regarde le score final. Si le résultat est positif, direction le Paradis, sinon... L'Enfer. Et le temps que prend ce calcul est inversement proportionnel à la valeur absolue des actions accomplies. Donc un homme de vertu, ayant aidé son prochain toute sa vie, qui tendait la joue gauche après s'être fait arraché les valseuses, ira rapidement au Paradis, et M. Pokora fera certainement un passage bien bref au Purgatoire avant d'aller visiter l'Enfer. Mais pour les gens du commun, ça prend du temps, bien plus de temps, des siècles, des millénaires, même. Et quand on vous apprend après 2374ans d'attente que vous allez en Enfer parce que vous avez jeté un papier de trop hors de la poubelle, vous l'avez mauvaise, et vous vous dîtes que si vous aviez su, vous auriez violé votre voisine aux jupes bien courtes pour la peine, mais c'est trop tard. Là, vous vous dîtes que c'est révoltant, mais après avoir passé deux millénaires dans un Univers gris, l'apathie vous a gagné, et vous acceptez votre sort avec résignation, y voyant presque une délivrance. Encore un petit "nota bene", l'échelle de valeurs de la machine à jugement est fixée par une équipe d'Anges et Démons, qui bataillent dur pour faire passer les petits bienfaits pour des vertus, et les moindres déviances pour les pires péchés.
Donc le Purgatoire, on s'y ennuie beaucoup beaucoup. Il existe pourtant UNE distraction : l'Entremonde. C'est un bar, situé pile au milieu du Purgatoire, qui parait petit de l'extérieur, mais qui est pourvu d'un intérieur qui s'adapte aux nombres de clients pour qu'il y ait toujours assez de place. Le barman y est très gentil, un homme grisonnant très sympathique et souriant, qui alimente beaucoup de rumeurs, peut être parce que personne ne sait depuis combien de temps il tient ce bar. On murmure aussi qu'il est très ami avec Jésus, et que le bar a fermé quelques temps quand le baba cool faisait sa tournée sur Terre.
Mais revenons à notre Raoul, et accélérons un peu le temps, pour voir que 1739 années plus tard, il est déclaré apte à accéder au Paradis. Sûrement que sa passion pour les maquettes en cure-dent y est pour quelque chose. Donc il passe enfin une des deux portes, celle qui mène au Paradis, la plus haute Marche de l'Univers et là...


Heaven's passenger

Bon en vrai, les âmes "mortelles" ne vont qu'aux champs Élysées (pas l'avenue, ni la chanson, les vrais champs, révisez votre mythologie grecque, merci), juste en dessous du Paradis. C'est là où il y a la béatitude, les jardins tout beaux, les licornes, l'ambroisie, et tout ce genre d'amusement. Mais pour éviter tout conflit, il existe plusieurs versions des champs Élysées : une pour les catholiques, une pour les protestants, une pour les musulmans, etc... ça évite les guerres de religions et de croyances. Evidemment, les athées y ont accès aussi, ils ont leur "paradis" à eux donc. Notre Raoul, que nous nommerons Béatrice pour la peine, va aller dans celui des athées. Les Paradis sont souvent des fourre-tout, avec des reproductions de divers mondes à diverses époques. Alors oui, il y a des jardins idylliques, avec des lions qui font des bisous aux opossums, mais il y a aussi les sociétés reproduites de la Marche Terrestre, les utopies (qui marchent ici), les transports en commun sont à l'heure, tout est gratuit et tout est bon. Bref, on vous ment pas, le Paradis, c'est vraiment cool, une Eternité de Bonheur, comme sur le prospectus. Pour l'information, quelqu'un de vraiment Bon pourra se voir proposer une existence d'Ange par la suite... (C'est vraiment très rare, mais ça arrive)
Mais notre Béatrice est curieuse, et trouve une porte laissée entrebâillée par un Ange venu ici pour on ne sait quoi faire. (Les Anges ne vivent pas dans les Champs Elysées, ils n'y ont pas le droit d'y traîner, sauf sur ordre d'en Haut.) Donc Béatrice s'engage par la porte, et découvre un escalier vers le haut, juxtaposé à un escalier qui descend. Suivant son instinct, elle décide de monter. Elle arrive devant ce qui semble être le dernier étage de cet escalier, et une porte sur laquelle il est écrit "254U". Bon, pour les besoins de l'exposé, cette porte sera ouverte elle aussi. Et là, notre Béatrice arrive au Paradis, le Vrai, le Pur, la Plus Haute Marche de l'Univers, l'Antre des Anges (euh... Nan, ça, c'est autre chose), etc. Donc sol cotonneux semblant être fait en nuage, ciel d'un bleu si pur qu'on ne pourrait le reproduire sur Terre, des tours évoquant des flèches d'argent, pointant vers le Ciel à des hauteurs impressionnantes, une porte tellement brillante qu'elle semble être le Soleil, mais qui n'est "que" la Loge Divine (là où vit Dieu, ou du moins, sa représentation physique), et des Anges voletant un peu partout. Ca y parle l'angélique en permanence, ce qui donne l'impression d'être dans une volière remplie de canaris en rut, tellement les piaillements sont incessants. A gauche, elle voit une sorte de cafétéria où une bande de supporters de foot regardent la dernière défaite du PSG sur écran géant, à côté d'une fontaine de bière. En face, une grande rangée de bureaux administratifs, avec des gens sérieux et pressés circulant entre eux. A droite de cette porte, un escalier montant en marbre flottant mène à une grande porte richement décorée, gardée par deux Anges robustes, épées au poing. Apparemment, une réunion s'y prépare, se dit Béatrice, après avoir vu passer par cette porte un vieil homme ridé avec des petites lunettes et un gros livre sous le bras, une femme aux formes de Rêves, un grand homme musclé et barbu, une adolescente à la mode Alizée, un baba cool avec un hippie, joints aux lèvres, mais c'est quand un homme habillé en militaire tenant une grande épée à deux mains s'est tenu devant elle que Béatrice a commencé à comprendre qu'elle ne devrait pas être là. Trop tard, le temps de penser ceci, son nez faisait connaissance à plusieurs reprises avec la poignée de l'épée, dans un bruit d'os brisés assez écoeurant. Sa vue se trouble, elle se sent perdre pied, son âme devient flottante, elle perd consistance. Elle entend vaguement un homme derrière son meurtrier dire "putain Laurent, tu viens de nous gâcher un point là", et celui-ci répondre "ta gueule Daniel", puis tout devient flou, et elle glisse.
Oui, on peut mourir au Paradis. Pour être exact, on Chute.


Riding through hell

Et voilà, Béatrice, qui deviendra Bob, chute. Et ça fait mal, très mal même. Il brûle, tombe durant une Eternité, traversant toutes les Marches, plus ou moins rapidement. S'il n'a pas de chance, il pourra s'arrêter de chuter sur une Marche Vide de chez Vide®©™, qui représente 99,9% des Marches existantes. Mais pour notre visite, Bob va s'écraser sur la dernière Marche, sur un sol dur, rugueux et poisseux. Bienvenue en Enfer. Un Familier, qui a pris l'apparence d'un diablotin banale, l'aiguille avec sa fourche (vive les stéréotypes) vers la file d'attente pour se faire assigner une punition. Bob se dit qu'en fait, il a peut être été puni pour sa passion du viol collectif de caniches. L'entrée de l'Enfer ressemble à un immense crâne peu humain, la porte étant dans la gueule béante. Le sol est rouge de sang, et le ciel rouge de feu. Arrivé devant un des bureaux des services de Baalberith, on lui dit qu'il doit se rendre au "paradis de Malphas, la porte blanche au fond"
Car en effet, l'Enfer est divisé en zones. Pour être précis, le Styx y coule en spirale, qui, arrivé au centre, repart dans l'autre sens (formant ainsi deux spirales concentriques, voyez vous ?). Au centre, évidemment, il y a le Palais de Satan, où celui-ci vit quand il est Enfer. Ici vit aussi sa garde personnelle, des démons d'élite qui sont au dessus des lois infernales. Et ensuite, les rives du Styx sont aménagées par les princes démons pour accueillir les damnés et les punir de la manière la plus adaptée possible. Ainsi, un chasseur braconnier ira chez Caym, et cette fois, il incarnera l'éléphant pourchassé par des démons armés de lance-roquette. Un pédophile ira chez Andrealphus et sera l'enfant maltraité par des familiers jamais en manque d'idées pour pimenter les expériences sexuelles. Et ainsi de suite... Avec tous les Prince Démons existants (une jolie trentaine), à peu près tous les damnés y trouveront leur malheur, mais pour ceux dont on ne sait pas trop quoi faire, on les jette dans le Styx en attendant de trouver mieux, et ils s'y noieront pendant quelques éternités (le Styx est un fleuve à nature changeante, il peut être rempli de lave, bien sur, mais aussi d'acide, de soude, de sperme, d'urine, de vomi, et autres liquides amusants mais toujours déplaisants pour les baigneurs). Et dans le cas d'un masochiste grave (c'est-à-dire une âme qui prend plaisir à ses punitions), on le met dans un champ de stase de Kronos, où il patientera quelques éternités aussi avant qu'on trouve quoi en faire. Et ici, on ne peut pas mourir, quand le "corps" est en trop de morceaux, il se recompose en entier non loin pour repartir de plus belle s'amuser sur les champs de mines.
Les tortionnaires des damnés sont des démons en attente d'une incarnation sur Terre, punis ou n'ayant rien de mieux à faire, mais aussi les familiers et démons mineurs. Cela semble amusant, mais torturer des âmes pendant des siècles est assez lassant, d'où un certain mépris de cette tâche (c'est pour cela que les familiers s'en chargent, leurs propriétaires délèguent cette corvée). D'ailleurs, un damné se montrant assez vile, mauvais et/ou méchant a des chances de passer familier aux ordres du propriétaire de la zone où il se trouve. Mais les conditions dépendent de chaque zone (chez Baal, un humain résistant assez longtemps à un démon de combat sera valorisé, tandis que chez Valefor, celui qui volera le mieux ses voisins sera mieux vu).
Pour revenir à notre héros du jour, Bob, il est conduit au "Paradis" de Malphas, Prince de la Discorde. Il s'agit d'une petite bourgade, type village parfait américain des années 50 (avec les pavillons, les familles souriantes et le chien qui ramène le freesbee). Tout le monde y est heureux, la vie y est paisible, le travail est un bonheur. On se demande si on est vraiment en Enfer. Et puis les supérieurs sont tous gentils, ils offrent des voitures, des maisons plus belles, des bijoux, et en échange de cela, ils demandent juste d'emprunter des objets aux voisins, de punir certains enfants pas sages, d'aider une amie à procréer... Avec tout le quartier... Chiens y compris... En l'égorgeant. Vous voyez ? Un véritable Paradis qui plaira aux grands et aux petits. Mesquin, Malphas ? Sans blagues.


Remerciements, conclusion, crédits...

Voilà, le cours est fini, vous pouvez vous réveiller. Pour la semaine prochaine, révisez tout ce qui concerne la MRC, Faerie et le Valhalla, je vous expliquerai le fonctionnement du Continuum Spatio-temporel.

Tout ceci est un condensé d'informations provenant des Encyclopedia Spiritis (Volume 1 & 2), le Guide de la 3eme Force, et "les Marches Sacrées", une aide faite par Arioch, très instructive et qui décrit le Paradis, l'Enfer et le Valhalla avec bien plus de détails. (Trouvable là : http://imrryr.ifrance.com/imrryr/zip/ins2.zip). Donc merci aux auteurs respectifs pour avoir fait ça.

Et parceque Moi, je ne fais pas de publicité mensongère, voilà ce qu'est une monade de Leibniz (en très gros) :
"Le nom technique de l'être individuel absolu qui forme pour Leibniz la réalité véritable, c'est la monade. Ce mot grec signifie unité et ne désigne donc les êtres que par leur côté formel. Si nous demandons ce qu'est proprement cette unité individuelle avec ses états internes développés conformément à une certaine loi, Leibniz nous répond que nous devons nous la figurer par analogie avec nos propres âmes."
Extrait du site https://www.france-jeunes.net
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