Extrait du site https://www.france-jeunes.net

Un être cher


Je vais vous raconter les derniers moments d'une personne qui est chère à mes yeux et à mon coeur. C'était la première fille a qui j'ai dit "Je t'aime", et je ne l'oublierai jamais.



Tout commence il y a trois ans, j'avais à cette époque 14 ans, je me sentais mal dans ma peau, j'étais suicidaire, je voulais mourir, quitter ce monde pourris. Mes rapports avec ma mère étaient très mauvais, elle n'arrêtait pas de me rabaisser, de me dire que je ne servais à rien, que j'étais né pour faire chier le monde, je me faisais tout le temps engueuler, dés qu'elle me voyait, elle m'engueulait même si je n'avais rien fais, elle trouvait toujours quelque chose à me reprocher. Un soir, j'ai pété les plombs et j'ai fuis de chez moi, il était environ 11 heures du soir, j'ai pris mon vélo, et j'ai pédalé, je suis aller sur un pont que je connaissais bien, il se situé à environ 15 kilomètres de chez moi. Il y avait environ 100 mètres de vide sous le pont, et un petit ruisseau qui coulait dessous. J'y suis aller pour réfléchir sur moi, est-ce que je méritais vraiment ce qu'il m'arrivait ? Est-ce que j'avais fais quelque chose de mal ?
Arrivé sur le pont, je saute de mon vélo, et je pose sur le bord, allongé sur le dos, je regarde les étoiles, le ciel, en me disant qu'un jour je regarderai ce même lieu mais de l'autre sens. Je suis resté sur ce pont jusqu'à 5 heures du matin, j'ai réfléchi sur ma vie, et j'ai trouvé la réponse à une des mes questions, j'ai fais une chose de mal, j'ai fais l'erreur de naître, et oui voilà mon erreur naître car mon père ne me voulais pas, et ma mère ne me désirait pas trop. Donc je pris mon vélo et rentra chez moi, pour prendre mes affaires pour aller en cours, et me changer, et sur le chemin du retour, j'ai pris la décision de retourner sur ce pont tous les soirs, quelque soit le temps, j'y serai !
Donc chaque soir, j'étais sur ce pont, je réfléchissais au sens de la vie, de ma vie, au malheureux qui se produisait autour de moi, à la journée qui s'achevée, et j'écrivais mes souffrances, mes malheureux, ma solitude à l'aide de proses, ou de poèmes, c'est sur ce pont que j'ai écris la grande majorité de ma vie. J'étais tranquille, seul, avec Mère Nature autour de moi, cela pendant un mois. Et puis un jour ou plutôt un soir, j'ai vu apparaître une personne que je ne connaissais pas, elle aussi voulait en finir avec la vie, donc je lui ai demandé pourquoi elle voulait quitter ce monde déchu ? Elle me raconta quelques uns de ses problèmes, quand on finit de parler, c'était le petit matin, alors on s'est quitté, je lui donna rendez-vous le soir même pour parler encore de nos vie, elle accepta. Et cela pendant plusieurs mois, on discuta de notre famille et des rapports que l'on avait avec chacun des membres qui la composait, de nos problèmes personnels et affectifs, des gens qui prétendaient être nos amis, et dés qu'on venait leur parler, ils retournaient leur veste, des cours.
J'ai pris à connaître cette fille, elle s'appelait Ludivine, elle était âgée de 16 ans la première fois que je la vis, elle mesurait 170 cm pour 55 kg, était brune, de magnifique yeux vert. C'était une fille gentille, agréable, intelligente, malgré sa grande tristesse elle avait le sens de l'humour, avec elle, je pouvais parler, car elle savait m'écouter quand j'en avais besoin. C'est l'une des rares filles que j'ai rencontrées qui méritait vraiment de vivre.
Chaque soir, on se penchait au-dessus du vide sans jamais dépasser notre centre de gravité, cela dura environ six mois, et puis un soir, elle allait vraiment mal, je lui ai demandé ce qu'il n'allait pas, elle me dit que son meilleur ami, s'est donné la mort la veille, que sa famille l'avait rejeté car elle leur avait dit son homosexualité. Elle avait des problèmes avec des gens de son lycée, même les profs s'acharnés sur elle, elle ne pouvait plus supporter la pression, la douleur, la méchanceté, des gens autour d'elle. Puis elle m'annonça qu'elle allait me quitter ce soir même, j'accepta de la laisser partir, malgré l'amour que j'avais pour elle, c'était la meilleure chose que je puisse faire pour elle, on monta tous les deux sur le rebord du pont, je la regarda une dernière fois, puis je l'embrassa, à ce moment-là je sentais qu'elle partait en arrière, j'essaya de le retenir, mais je ne pu rien faire. Je l'ai vu tomber sous mes yeux, avant de toucher le sol, elle me cria "Je t'aime, Vincent", elle toucha le sol avant que je puisse lui dire que je l'aimais aussi. Je me suis effondré par terre, j'ai pleuré car je l'ai perdu, mais je savais qu'elle serait toujours vivante dans mon coeur, sa flamme brûle toujours en moi. Quand je repris conscience, j'appela les pompiers, le SAMU, et la police, leur indiquant le lieu précis de son emplacement, puis je pris mon vélo et rentra très vite chez moi, les larmes aux yeux. Depuis ce temps-là, je n'ai jamais remis les pieds sur ce pont. Tous les jours, je regardais si la date de son enterrement paraissait dans le journal, il était annoncé pour le 23 mars 2001.
Je suis aller à son enterrement, ce qui fut difficile pour moi, elle eut droit à une magnifique cérémonie, quand je suis allé voir ses parents pour leur présenter mes condoléances, ils m'ont demandé comment je m'appelais, quand je leur dis mon prénom, je vis leur regard s'éblouir, ils m'ont demandé de rester avec eux jusqu'à la fin car ils devaient me montrer quelque chose chez eux, donc j'attendis. En se dirigeant vers leur voiture, ils demandèrent comment j'avais connu leur fille, je n'allais pas leur dire la vérité, donc je leur ai dis que je l'avais rencontré en ville, que je l'avais invité à boire un coup car je la trouvais très jolie, voilà. Ils m'emmenèrent chez eux, je les suivais jusqu'à la chambre de leur fille, et là ils me dirent "je t'en pris entre, on va te laisse un peu seul", je suis rentré dans sa chambre, et là je vis à ma plus grande surprise qu'elle avait un talent ont elle ne m'avait jamais parlé c'était le dessin, car je vis quelques dessins de moi, je fis le tour de la chambre et des dessins, et sur chacun il y avait une petite phrase que je lui avait dite pour lui remonter le moral ou pour la faire sourire, je m'assis à son bureau, sur lequel rien ne traînait, à l'exception d'un classeur que j'ouvris à l'intérieur il y avait encore des dessins de moi, et d'elle dans les bras l'un de l'autre, et quelques écrits qui me toucha, et puis il y avait aussi une enveloppe qui m'était adressé, je l'ouvris, et là je découvris une lettre, dans laquelle, elle me déclarait sa flamme, et me remercia pour le soutient que je lui avais donné pendant ces quelques mois, et elle me demanda de la pardonner pour son geste, je n'ai pas pu finir sa lettre la première fois car elle me faisait pleurer, je suis rester avec ces parents pour le repas, et on a parlé d'elle, se fut le repas le plus long et le plus difficile pour moi, car en face de moi, j'avais les parents de la première fille dont j'étais amoureux.
Durant les six mois qui ont suivis sa mort, au lieu d'être sur ce pont où Ludivine avait trouvé la mort, j'étais sur sa tombe, tous les soirs j'allais m'y recueillir, qu'il pleuve, qu'il vente, j'allais lui parler, lui dire que je l'aimais, et qu'elle me manquait. Je n'ai jamais oublié un moment passé à ses côtés, et je n'en oublierai aucun, je l'ai aimée, et je l'aimerai toujours. Je donnerai ma vie si mon geste pouvait lui redonner la vie, j'accepterai de me sacrifier si je savais qu'elle pouvait revivre, et être heureuse.
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