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Dis, c'est quoi un papa... ?

Ben voila, après tant d'attente, j'ose enfin mettre ce texte en ligne... Pourquoi me diriez vous ?... Simplement pour extérioriser ce que je ressens au fond de moi, et non pour jouer une quelconque victime (ce que d'ailleurs je ne suis pas !!).


Qu'est-ce que ça fait d'avoir un père ?

Voici une très bonne question à la-quelle je ne peux pas répondre. J'aimerai savoir ce que c'est que d'avoir un père, les relations existant entre un père et un fils, leurs conflits, etc... Mais ça je ne pourrai jamais le savoir, du moins en tant que fils puisque j'espère pouvoir connaître cela plus tard (si j'ai un fils...)
Donc voilà, ça fait quoi d'avoir un père ? Je n'en sais rien. J'ignore tout de ces relations. Car même si j'ai mes deux grand-pères, ce n'est pas pareil, ce ne sont pas mon père.
Et ça j'avoue j'en souffre. Je souffre de ne pas l'avoir connu, je souffre de ne pas pouvoir l'aimer, de ne pas pouvoir le détester : d'être indifférent. Oui je suis indifférent, comment pourrai-je faire autrement d'ailleurs, je ne l'ai pas connu !!

Bien sur les gens l'ayant connu me parlent de lui (ma mère, ma famille, ses amis...), mais ça ne me suffit pas. Quand je le vois en photo, je me dis : "ce mec c'était mon père, il est beau...". Mais une fois de plus ça s'arrête là. J'éprouve tout de même à chaque fois le regret de ne pas l'avoir connu, mais aucun sentiments, je reste toujours indifférent...
Je donnerai n'importe quoi pour pouvoir le connaître, pour pouvoir l'aimer... Mais ça y est, je me suis enfin habitué à cette idée : je ne pourrai jamais l'aimer ni le détester ; et ça me fait mal. Parce que j'ai besoin de lui pour me stabiliser, mais surtout pour combler ce cruel manque que j'ai en moi : l'absence d'un papa. Cette absence qui pèse lourd... très très lourd...
Mais pas que pour moi, pour ma sœur également, qui elle je crois en souffre encore plus que moi. L'exemple le plus flagrant reste son anorexie, qui je pense est essentiellement dut à un manque d'amour paternel. Car en pleine "crise" d'adolescence, elle n'a plus que jamais besoin de son papa ; mais seulement il n'est pas là ! Et là me vient un seul mot : "pourquoi ?". C'est vrai ça, pourquoi lui ? pourquoi pas n'importe qui d'autre ? pourquoi est-ce que c'est MON père qui est mort ?!... tout simplement parce que la vie est injuste, des milliers de personnes meurent chaque jour, et je ne me demande pas pourquoi. Mais là c'est différent... pour moi, pour ses proches. Mais sincèrement les autres en ont rien à foutre, au pire ce sont des formules de politesse telles "je suis désolé" ; "mes sincères condoléances" ; etc... Leur vie ne s'écroule pas, pour eux la terre continue de tourner ; tandis que pour nous (famille, amis), elle s'est arrêtée. Oui ces personnes reproduisent exactement le comportement que j'ai, que toutes personne a lorsqu'une personne leur étant inconnue meurt : ils s'en foutent, ou plutôt ils n'éprouvent rien au niveau personnel.
Et je les comprends, c'est tout-à fait normal. D'ailleurs je ne joue pas la victime, j'essaye juste de retranscrire par les mots ce que je ressens, les divers sentiments que j'ai accumulé depuis 12 ans maintenant. Tristesse, pleurs, joie, mélancolie, rires,... ce sont succédés ; mais il y a toujours cette éternelle frustration, un espèce de vide affectif, qui malgré tout le bonheur du monde, ne sera jamais comblé. C'est ça qui me fait peur, enfin surtout le "jamais", c'est bizarre je trouve. A 16 ans je peux dire que je ne recevrai jamais d'amour paternel, que JAMAIS je ne le reverrai, que même si j'étais l'homme le plus riche du monde intellectuellement et économiquement parlant, eh bien ça ne suffirait pas !! Je l'ai perdu... à jamais !!

Ensuite il y a un autre truc que je n'aime pas, c'est dire qu'il est mort. Mais ça n'a rien à voir avec de la honte, avec un quelconque désir de cacher sa mort. Non, c'est surtout vis-à vis de la réaction des gens, ou plutôt de leur expression, qui semble exprimer de la compassion, de la pitié,... Oui c'est ça que je n'aime pas, avoir l'impression d'être relégué au statut de victime, voir la gravité de leur visage lorsque je leur apprend. Je pense que malgré tout ce que j'ai dit précédemment le deuil est bel et bien fait. Après il y a toujours mon inconscient qui je pense subit et subira toujours les conséquences de son décès, mais bon c'est comme ça, on y peut rien !
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Re: Dis, c'est quoi un papa... ?
Posté par anista le 23/03/2005 16:56:42
Paul >> me gusta tù :p

Nan sérieux .... arrêter une passion rend heureux et malheureux , ...Bouhh jdis plus rien parce que jsuis triste c tout :(
Re: Dis, c'est quoi un papa... ?
Posté par anista le 23/03/2005 16:54:04
Paul >> me gusta tù :p

Nan sérieux .... arrêter une passion rend heureux et malheureux , ...Bouhh jdis plus rien parce que jsuis triste c tout :(
Re: Dis, c'est quoi un papa... ?
Posté par lollynymphet le 06/10/2004 21:16:04
Mon père n'est pas non plus décédé,mais pour moi il n'existe plus...Absent presque pendant toute mon enfance(vous appeler ca etre la vous voir ses enfants 1fois toutes les 2 ou 3 semaines pendant 4heures???)je l'ai (re)découvert quand mes parents ont divorcés.A partir de se moments il était presque présent dans la vie de ma soeur et la mienne, il appelait tous les soirs et on le voyait le week-end, on s'amusait bien...Mais un jour il a disparu, pendant presque un an nous n'avons eu plus aucune nouvelles puis il est reapparu pendant 3 mois...Dans un semaine cela fera 5 ans que mes parents ont divorcés et bientot 3 ans que je n'ai plus de nouvelles...Alors j'ai pris le parti de dire qu'il n'existe pas,mais une partie de moi en souffre je l'avoue...
Mais je voudrais poser une question:
Est-il pire de ne jamais avoir connu son père, ou l'avoir connu et perdu???
Moi parfois je voudrais qu'il soit mort avant que je le connaisse...
Re: Dis, c'est quoi un papa... ?
Posté par ke_nelly90 le 22/09/2004 13:36:19
Mon père n'est pas décédé, il est vivant, et là est le problème. Vous devez trouver ça horrible de vouloir la mort de son père, mais pour ce qui a fait et pas fait, franchement.... Absent pendant toute mon enfance, je n'ai aucun souvenir de lui. Depuis 3 ans, il veut me voir. Il travaille dans ma ville et habite a 10 km de chez moi, mais pourtant, je ne connais pas son chez lui. Il a refait sa vie avec une porstituée, joue aux jeux, à des problèmes avec la justice....
Je ne crois pas qu'on puisse, en plus de tous ça, appeler quelqu'un père qui ne connait même pas votre date d'anniversaire, qui vous a obligé à lui donner et voler pour lui de l'argent...
Ceci dit, bon article !!!
Re: dis, c'est quoi un papa... ?
Posté par abstruz le 21/09/2004 17:28:58
Ton message m'a beaucoup touchée parce que je comprends très bien ce que tu ressens étant dans le même cas que toi. Mon père est mort il y a 14 ans, j'en ai bientôt 17. C'est vrai que c'est injuste. Il me manque tout le temps dans les moments de fête ou au contraire de gros bad plus que d'habitude. Tu parles de la réaction que nous avons tous devant la mort d'un inconnu : l'indifférence. Effectivement, la plupart des gens qui n'ont pas connu la mort d'un parent très proche ne peut pas comprendre et par voie de conséquence ne peut pas compatir vraiment. Mais au contraire, je pense que ceux qui ont perdu un père ou une mère, eux, peuvent compatir sans désolation feinte; et ils sont plus qu'on ne le croit. Je connais beaucoup de jeunes qui ont perdu plus ou moins jeune un de leurs parents. Dans ton message tu dis que ton père t'es indifférent, j'espère qu'un jour tu pourras l'aimer, même absent. Moi, d'abord, j'ai ressenti de l'amour pour mon père, quand j'étais petite c'était mon héros secret, celui que seule moi pourrait faire revenir. Quand j'ai compris que jamais il ne me reviendrait, que j'étais condamnée (parce que pour la gamine de 10 berges c'était un peu ça) à ne jamais avoir une famille normale, je lui en ai voulu, je l'ai détesté de toutes mes forces, je l'ai détesté de m'avoir abandonnée, de m'avoir laissée alors qu'il m'aimait. Puis est venue l'acceptation; c'est pas que je ne l'aime pas, que je m'en fous, au contraire, mais j'ai accepté qu'il reste là où il est, j'ai accepté d'avoir un père absent physiquement, absent pour tout le monde, et pour moi aussi un peu. Mais je lui parle, où qu'il soit je pense et je veux croire qu'il m'entend et me guide. J'espère que je t'aurais apporté un peu de réconfort, d'amitié, de chaleur ou quelque chose dans ce goût là. Bon courage.

Modifié le 21/09/2004 17:37:08
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Publié le 14 septembre 2004
Modifié le 14 septembre 2004
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