La directrice d'Upsa s'exprime sur BFM Business au sujet de la hausse du prix du paracétamol.
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Le prix du paracétamol pourrait-il augmenter ? Upsa réclame 10 centimes de plus

Upsa réclame 10 centimes de plus sur le prix du paracétamol pour relocaliser sa production en France.

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« Une boîte de paracétamol aujourd'hui en France, c'est 76 centimes, moins qu'une baguette de pain. » Cette phrase, prononcée le 1er juin 2026 sur BFM Business par Isabelle Van Rycke, présidente du laboratoire Upsa, a relancé un débat qui couvait depuis des années : le prix du médicament le plus consommé en France est-il devenu trop bas pour garantir sa production sur le territoire ? Derrière la demande d'une hausse de 10 centimes se cachent des questions bien plus larges sur la souveraineté sanitaire, l'équilibre des comptes de la Sécurité sociale et la capacité de la France à garder une industrie pharmaceutique compétitive.

« Moins cher qu'une baguette » : la présidente d'Upsa met le débat sur la table

La directrice d'Upsa s'exprime sur BFM Business au sujet de la hausse du prix du paracétamol.
La directrice d'Upsa s'exprime sur BFM Business au sujet de la hausse du prix du paracétamol. — (source)

Isabelle Van Rycke n'a pas choisi sa comparaison au hasard. En alignant le prix d'une boîte de paracétamol sur celui d'une baguette de pain, elle frappe les esprits et pose une question simple : comment un médicament de première nécessité, utilisé par des millions de Français chaque jour, peut-il valoir moins qu'un produit de boulangerie ?

Une plaquette de comprimés de paracétamol, médicament dont le prix est au cœur du débat.
Une plaquette de comprimés de paracétamol, médicament dont le prix est au cœur du débat. — (source)

Une comparaison qui fait réagir

Le chiffre exact mérite d'être détaillé. Le prix fabricant d'une boîte de paracétamol est de 0,76 €. C'est ce que touche Upsa pour chaque boîte vendue. Mais le consommateur, lui, paie 2,18 € en pharmacie, comme l'indiquait une question écrite au Sénat en octobre 2024. La différence inclut les marges des distributeurs, les taxes et la rémunération du pharmacien. Pour le grand public, le parallèle avec la baguette reste frappant : 430 millions de boîtes de paracétamol ont été remboursées en 2024, selon l'Assurance maladie. C'est dire si ce médicament touche une part massive de la population.

Isabelle Van Rycke a insisté sur le paradoxe : « On produit 100 % de nos médicaments en France, 98 % de nos salariés sont en France, on paie nos impôts en France. » Upsa est le premier employeur du Lot-et-Garonne avec 1 900 salariés sur 2 000 dans l'Hexagone. L'entreprise fête cette année 90 ans d'ancrage territorial. Produire local, selon elle, a un coût que le marché actuel ne rémunère pas assez.

Boîtes d'Ibuprofene, d'Efferalgan et de Doliprane, trois antalgiques courants.
Boîtes d'Ibuprofene, d'Efferalgan et de Doliprane, trois antalgiques courants. — (source)

Une hausse de 10 centimes, rien que ça ?

La demande est précise : 0,10 € d'augmentation du prix fabricant, soit une revalorisation de 13 %. Le nouveau prix visé serait donc de 0,86 €. Pour Upsa, cette hausse ne couvre pas un gain supplémentaire, mais compense le surcoût de la production française. Le laboratoire annonce qu'à partir du 1er janvier 2027, 100 % de la production, du principe actif jusqu'à la distribution, sera réalisée en France. Aujourd'hui, le principe actif vient encore de Chine, des États-Unis et d'Inde, mais la fabrication des comprimés et le conditionnement se font déjà à Agen.

« Produire en France, ce n'est pas le même prix que de produire en Asie », a résumé la dirigeante. Les normes environnementales, le coût de la main-d'œuvre, les charges sociales et les contraintes réglementaires pèsent sur la balance. Upsa exporte 55 % de son paracétamol et se dit numéro un en Belgique, en Grèce et en Suisse. Mais sur son marché domestique, les marges restent serrées.

Une boîte de paracétamol à côté d'une baguette de pain, illustrant la comparaison de prix.
Une boîte de paracétamol à côté d'une baguette de pain, illustrant la comparaison de prix. — (source)

Un débat qui dépasse le simple prix

Cette demande intervient dans un contexte plus large. Les pénuries de paracétamol des hivers précédents ont montré la dépendance française aux importations. La relocalisation de la production est devenue un objectif politique, mais elle se heurte à la réalité économique. Le moratoire instauré en 2020 sur la baisse du prix du paracétamol visait justement à encourager les industriels à investir en France. Aujourd'hui, Upsa demande un geste supplémentaire.

La question qui se profile est celle du modèle économique des médicaments remboursables. Faut-il accepter des prix plus élevés pour garantir l'approvisionnement ? Ou maintenir la pression sur les coûts pour préserver l'équilibre de la Sécurité sociale ? Les sections qui suivent explorent ces différentes facettes.

De la Chine à Agen : le vrai coût de fabrication du paracétamol « made in France »

Pour comprendre la demande d'Upsa, il faut plonger dans la structure des coûts d'une boîte de paracétamol. Entre l'importation du principe actif et la distribution en pharmacie, plusieurs maillons de la chaîne se partagent la valeur.

Principe actif chinois, fabrication française : la chaîne des coûts

Le principe actif du paracétamol — le paracétamol lui-même, sous forme de poudre — est aujourd'hui majoritairement produit en Chine, en Inde et aux États-Unis. Upsa l'importe, puis le transforme dans ses usines d'Agen : compression en comprimés, conditionnement en boîtes, contrôle qualité. C'est ce que le laboratoire appelle « l'ensemble du processus de fabrication ».

Les coûts se décomposent en plusieurs postes : la matière première (le principe actif), l'énergie nécessaire à la production, le transport, la main-d'œuvre qualifiée, les normes de sécurité et de qualité imposées par les autorités sanitaires. À partir de 2027, Upsa prévoit de produire également le principe actif en France, ce qui alourdira encore la facture. Construire une unité de synthèse chimique aux normes européennes représente un investissement colossal.

Flacons d'EfferalganMed en cours de conditionnement sur une chaîne de production.
Flacons d'EfferalganMed en cours de conditionnement sur une chaîne de production. — (source)

15 centimes pour fabriquer, 2 € en pharmacie : qui empoche la différence ?

Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a jeté un pavé dans la mare en affirmant que le coût de production d'une boîte de Doliprane est de 15 centimes, pour un prix de vente en pharmacie d'environ 2 €. La différence serait donc une marge confortable. Mais cette affirmation mérite d'être nuancée.

Les 15 centimes correspondent très probablement au coût direct de production — les matières premières et la main-d'œuvre directe. Ils n'incluent pas les frais fixes : recherche et développement, contrôle qualité, amortissement des usines, frais de structure, marketing, distribution. Ni les taxes et remises obligatoires. Le prix fabricant de 0,76 € doit déjà couvrir tout cela. Ce qui reste après, c'est la marge du fabricant. Et c'est précisément cette marge qu'Upsa juge insuffisante pour investir.

Sophie Binet dénonce par ailleurs le montant du crédit d'impôt recherche dont Sanofi a bénéficié : 1 milliard d'euros en 10 ans. Pour elle, les laboratoires ont déjà été largement soutenus par l'argent public. Upsa rétorque que les 15 centimes ne reflètent pas la réalité des coûts complets.

Produire en France coûte-t-il vraiment plus cher ?

La réponse est oui, si l'on compare avec les pays asiatiques où les normes sociales et environnementales sont moins contraignantes. Mais la question est de savoir si ce surcoût est acceptable au regard des bénéfices : sécurité d'approvisionnement, maîtrise de la qualité, emplois locaux, souveraineté sanitaire.

L'État lui-même a reconnu la nécessité d'un prix viable en soutenant les projets Seqens (usine à Roussillon) et IPSOFPHENE pour la relocalisation du principe actif. Ces investissements publics montrent que la puissance publique est consciente du problème. Reste à savoir si elle est prête à en payer le prix.

Le siège d'UPSA, premier laboratoire pharmaceutique certifié Origine France Garantie pour tous ses médicaments.
Le siège d'UPSA, premier laboratoire pharmaceutique certifié Origine France Garantie pour tous ses médicaments. — (source)

0,76 € pour le fabricant, 2,18 € en pharmacie : qui fixe le prix du paracétamol ?

Derrière ce différentiel de prix se cache un mécanisme complexe de régulation. Contrairement à la plupart des biens de consommation, le prix des médicaments remboursables n'est pas librement fixé par le marché.

Le CEPS, ce régulateur qui négocie les prix des médicaments

Le Comité économique des produits de santé (CEPS) est l'organisme chargé de fixer le prix des médicaments remboursables en France. Il négocie avec les laboratoires le prix fabricant — ce que touche l'industriel — et le prix public TTC. Comme l'expliquait un reportage de TF1, le CEPS « agit comme les grands distributeurs » : il fixe un prix maximum que l'Assurance maladie accepte de rembourser.

La France est l'un des pays d'Europe où les prix des médicaments sont les plus bas. Cette politique de maîtrise des dépenses de santé a permis de contenir le budget de la Sécurité sociale, mais elle a aussi comprimé les marges des industriels.

L'usine UPSA d'Agen, qui produira deux médicaments stratégiques.
L'usine UPSA d'Agen, qui produira deux médicaments stratégiques. — (source)

Baisses de prix contre déficit : le paracétamol pris en tenaille

Le déficit de la Sécurité sociale devrait atteindre 23,2 milliards d'euros en 2026. Pour tenter de le réduire, l'État prévoit un plan d'économies de 1,4 milliard d'euros, dont 200 millions sur les génériques et 200 millions sur les dispositifs médicaux. Les parlementaires ont voté des baisses successives des prix des médicaments ces dernières années.

Le paracétamol a bénéficié d'un moratoire depuis 2020 : son prix n'a pas baissé, contrairement à d'autres médicaments. Mais il n'a pas non plus augmenté. Ce gel était une mesure incitative pour encourager la relocalisation de la production. Aujourd'hui, Upsa demande à sortir de ce statu quo.

Le paradoxe du « moins cher qu'une baguette » : un prix anormal ?

À 0,76 € le fabricant, le paracétamol est-il vraiment sous-évalué ? Comparé à d'autres médicaments de première nécessité, le prix paraît bas. Mais c'est aussi le résultat d'une politique volontariste : le paracétamol est un médicament ancien, tombé dans le domaine public, produit par de nombreux laboratoires en concurrence. La pression sur les prix est donc naturelle.

Le soutien de l'État aux projets Seqens et IPSOFPHENE prouve que la puissance publique reconnaît la nécessité d'un prix viable pour la production locale. Mais ce soutien prend la forme de subventions directes, pas d'une hausse du prix remboursé. La question est de savoir quelle stratégie est la plus efficace.

Allemagne, Espagne, Suisse : pourquoi le paracétamol coûte plus cher chez nos voisins

La comparaison avec les pays voisins éclaire d'un jour nouveau la demande d'Upsa. En Europe, les écarts de prix sont significatifs et ont des conséquences directes sur l'approvisionnement.

37 % plus cher en Allemagne, 63 % plus cher en Irlande

Selon une étude du Leem, l'organisation professionnelle des entreprises du médicament, les prix des médicaments en France sont en moyenne 25 % moins élevés que dans les pays de référence (Royaume-Uni, Allemagne, Italie). Le détail est éloquent : l'Allemagne paie 37 % de plus que la France (hors génériques), la Suisse 50 % de plus, l'Espagne 30 % de plus pour les génériques, et l'Irlande 63 % de plus.

Ce différentiel est le résultat direct de la politique française de maîtrise des dépenses de santé. Les laboratoires acceptent des prix plus bas en France en échange d'un accès garanti au marché et de volumes importants. Mais ce compromis montre ses limites quand la rentabilité devient trop faible.

Le laboratoire agenais UPSA s'ouvre à tous les publics, avec des boîtes de médicaments en évidence.
Le laboratoire agenais UPSA s'ouvre à tous les publics, avec des boîtes de médicaments en évidence. — (source)

Pénuries : la conséquence directe des prix trop bas

Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), a résumé le problème en une phrase : « Il y a une compétition internationale, ils les vendent au plus offrant. Si l'Allemagne augmente son prix, ils vont les vendre prioritairement à l'Allemagne par rapport à la France. »

Les pénuries de paracétamol des hivers précédents ont illustré ce phénomène. En 2022, Sanofi a produit 424 millions de boîtes de Doliprane, un record en hausse de 20 % par rapport à 2020. Mais cette production record n'a pas suffi à éviter des ruptures d'approvisionnement dans certaines pharmacies. La raison : les fabricants exportent vers les pays où ils sont mieux payés, réduisant les volumes disponibles pour le marché français.

Faut-il augmenter les prix pour garantir l'approvisionnement ?

Le dilemme est clair. Un prix trop bas décourage la production locale et favorise les pénuries, car les industriels préfèrent vendre là où les marges sont meilleures. Un prix plus élevé mettrait sous tension le budget de la Sécurité sociale et pourrait augmenter le ticket modérateur pour les patients.

La demande d'Upsa vise à se rapprocher des conditions de marché de ses concurrents européens, sans pour autant atteindre leurs niveaux. Les 10 centimes demandés porteraient le prix fabricant à 0,86 €, soit encore très en dessous des prix allemands ou suisses. C'est une tentative de trouver un équilibre entre compétitivité et souveraineté.

10 centimes de plus : qui paiera vraiment l'addition ?

La question centrale est celle du financement. Une hausse du prix du paracétamol aura nécessairement un impact sur quelqu'un : le patient, l'Assurance maladie, ou les deux.

Ticket modérateur ou Sécu : qui supporte la hausse ?

Le paracétamol est remboursé à 65 % par l'Assurance maladie. Les 35 % restants constituent le ticket modérateur, souvent pris en charge par les mutuelles. Si le prix fabricant augmente de 10 centimes, le prix public pourrait grimper de quelques centimes. Cette hausse pourrait être entièrement absorbée par la Sécurité sociale — sans impact direct pour le patient — ou répercutée sur le ticket modérateur.

Les franchises médicales, fixées à 1 € par boîte, limitent déjà la dépense du patient. Une augmentation modérée du prix public aurait donc un effet limité sur le porte-monnaie des consommateurs. Mais dans un contexte de déficit record de la Sécu, chaque euro compte.

Sophie Binet et la CGT : « Le coût de production est de 15 centimes, pas question d'augmenter »

Sophie Binet a vivement réagi à la demande d'Upsa. Pour la leader syndicale, les laboratoires pharmaceutiques français ont déjà bénéficié d'un soutien massif de l'État via le crédit d'impôt recherche. Sanofi, par exemple, a touché 1 milliard d'euros en 10 ans tout en réduisant ses effectifs en France. La cession de Doliprane au fonds américain CD&R a cristallisé la défiance.

Upsa contre-attaque en expliquant que les 15 centimes avancés par Sophie Binet ne tiennent pas compte des coûts complets : recherche, contrôle qualité, normes, amortissements. Le conflit illustre la défiance historique entre syndicats et industriels sur la question de la rentabilité réelle des médicaments.

Le gouvernement face à un choix cornélien

L'État se trouve pris entre deux feux. D'un côté, il veut encourager le « made in France » et sécuriser l'approvisionnement en médicaments essentiels. Le moratoire de 2020 et le soutien aux projets de relocalisation vont dans ce sens. De l'autre, il doit contenir les dépenses de santé dans un contexte de déficit record. Les annonces de nouvelles économies — 200 millions sur les génériques — montrent que la priorité reste budgétaire.

Le CEPS doit trancher. Refuser la hausse risquerait de décourager Upsa et d'autres laboratoires de maintenir leur production en France. L'accepter ouvrirait la porte à d'autres demandes et alourdirait la facture pour la Sécu. Une solution de compromis consisterait à conditionner la hausse à la relocalisation complète de la production en 2027.

Conclusion : le paracétamol à la croisée des chemins

La demande d'Upsa dépasse largement le cadre d'une simple négociation commerciale. Elle cristallise les tensions entre souveraineté industrielle, équilibre des comptes sociaux et accès aux soins.

Ce qu'il faut retenir

Deux logiques s'affrontent. Celle d'Upsa, qui estime que produire en France a un coût que le marché actuel ne rémunère pas assez. Et celle des syndicats et d'une partie de la classe politique, qui jugent que les laboratoires ont déjà été largement soutenus par l'argent public. Les 10 centimes demandés sont un test pour le modèle français : jusqu'où est-on prêt à aller pour garantir une production locale de médicaments essentiels ?

Quel avenir pour le prix du paracétamol ?

Plusieurs scénarios sont possibles. Le CEPS peut refuser la hausse, au risque de voir Upsa réduire ses investissements en France ou délocaliser une partie de sa production. Il peut l'accepter purement et simplement, ce qui renchérirait le coût pour la Sécurité sociale. Ou il peut opter pour une hausse conditionnée à la relocalisation complète du principe actif en 2027.

Le consommateur paiera-t-il plus cher sa boîte de paracétamol ? La réponse dépendra de l'arbitrage entre souveraineté industrielle et équilibre des comptes sociaux. Une chose est sûre : le sort d'une boîte de paracétamol est devenu le symbole des dilemmes de la politique pharmaceutique française. Et ce débat est loin d'être clos.

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Questions fréquentes

Pourquoi Upsa demande-t-elle 10 centimes de plus ?

Upsa réclame une hausse de 10 centimes du prix fabricant du paracétamol (de 0,76 € à 0,86 €) pour compenser le surcoût de la production en France. Le laboratoire estime que produire localement, avec des normes environnementales et sociales plus strictes qu'en Asie, n'est pas assez rémunéré par le prix actuel.

Combien coûte le paracétamol en pharmacie ?

Le consommateur paie 2,18 € en pharmacie pour une boîte de paracétamol, mais le fabricant (Upsa) ne touche que 0,76 €. La différence inclut les marges des distributeurs, les taxes et la rémunération du pharmacien.

Qui fixe le prix du paracétamol en France ?

Le prix du paracétamol est fixé par le Comité économique des produits de santé (CEPS), qui négocie avec les laboratoires le prix fabricant et le prix public remboursé. La France est l'un des pays d'Europe où les prix des médicaments sont les plus bas.

Le paracétamol coûte-t-il plus cher en Allemagne ?

Oui, en Allemagne le paracétamol coûte 37 % de plus qu'en France, selon une étude du Leem. Ces écarts de prix poussent les fabricants à exporter vers les pays mieux rémunérés, ce qui peut provoquer des pénuries en France.

Qui paierait la hausse du prix du paracétamol ?

La hausse pourrait être absorbée par la Sécurité sociale ou répercutée sur le ticket modérateur (35 % restant à la charge du patient, souvent couvert par les mutuelles). Le gouvernement doit arbitrer entre souveraineté industrielle et équilibre des comptes sociaux.

Sources

  1. «Moins cher qu’une baguette» : le laboratoire Upsa demande une hausse du prix de la boîte de paracétamol · lefigaro.fr
  2. "Moins cher qu’une baguette" : le laboratoire Upsa demande une hausse de 10 centimes du prix de la boîte de paracétamol : Actualités - Orange · actu.orange.fr
  3. Doliprane en hausse ? La directrice d'Upsa brise le tabou du prix · aufeminin.com
  4. boursorama.com · boursorama.com
  5. capital.fr · capital.fr
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Mélissa Turbot @society-lens

Je m'intéresse à ceux dont personne ne parle. Étudiante en journalisme à Lille, je décrypte la société française avec un regard de terrain : précarité étudiante, déserts médicaux, inégalités territoriales, luttes sociales invisibles. Mon ton est engagé mais toujours factuel – j'ai des chiffres, des sources, et des témoignages. Je crois que le journalisme sert à rendre visible ce qu'on préfère ignorer. Mes articles ne sont pas confortables, mais ils sont honnêtes.

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