Affiche du film Perfect Days de Wim Wenders, mettant en scène un homme en combinaison bleue dans un cadre extérieur verdoyant.
Cinéma

Perfect Days de Wim Wenders : séances plein air, dates et tarifs 2026

Perfect Days de Wim Wenders est le film le plus zen de l'été. Découvrez les projections gratuites et à petit prix à Paris et en province pour une expérience méditative sous les étoiles.

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L'été 2026 s'annonce comme une saison chargée en blockbusters explosifs, en festivals survoltés et en soirées qui s'enchaînent sans répit. Mais imaginons une seconde qu'au milieu de ce tourbillon, vous glissiez une soirée d'une tranquillité absolue, allongé sur un plaid sous les étoiles, à regarder un homme nettoyer des toilettes publiques à Tokyo. Sur papier, ça ne vend pas du rêve. Et pourtant, Perfect Days de Wim Wenders est sans doute le film le plus apaisant que vous pourrez voir cet été, projeté en plein air, dans une cour historique ou sur un toit parisien. 

Affiche du film Perfect Days de Wim Wenders, mettant en scène un homme en combinaison bleue dans un cadre extérieur verdoyant.
Affiche du film Perfect Days de Wim Wenders, mettant en scène un homme en combinaison bleue dans un cadre extérieur verdoyant. — (source)

Ce n'est pas un plan de plus à cocher sur une liste d'activités estivales. C'est une parenthèse de deux heures, un bain de zen qui fait un bien fou après une année de travail ou d'études intenses. Et le meilleur dans tout ça : ça coûte souvent moins cher qu'une pinte, voire rien du tout.

Pourquoi Perfect Days est le plan ciné feel-good de l'été

On vit dans une époque obsédée par la productivité. Chaque minute doit être optimisée, chaque week-end « rentabilisé », chaque expérience « maximisée ». La hustle culture a infiltré nos vies jusqu'au repos, transformé en « récupération active » ou en « micro-retraite ». C'est exactement contre cette frénésie que Perfect Days vient faire entendre une voix différente, une voix qui murmure plutôt qu'elle ne crie.

Le film de Wim Wenders, sorti en salles en 2023 et aujourd'hui diffusé dans de nombreux festivals de cinéma en plein air à travers la France, porte en lui une philosophie simple et puissante : le bonheur se niche dans les gestes répétés, les petites routines, l'attention portée aux détails invisibles. Ce n'est pas un film qui vous prend par la main pour vous expliquer la vie. C'est un film qui vous montre un homme en train de la vivre, pleinement, et qui vous laisse silencieusement décider si vous voulez faire pareil.

Le rapprochement avec la notion de Carpe Diem est évident, mais il s'agit d'un Carpe Diem dépouillé de toute euphorie. Pas de course contre la montre, pas de bucket list à défoncer. Juste une présence radicale à l'instant présent, celle d'un homme qui écoute une cassette dans sa camionnette, qui photographie un arbre depuis le même angle chaque matin, qui sourit en regardant le ciel à travers les feuilles. 

Personne en combinaison bleue tenant un appareil photo sur un banc, avec une mention relative au projet The Tokyo Toilet.
Personne en combinaison bleue tenant un appareil photo sur un banc, avec une mention relative au projet The Tokyo Toilet. — (source)

De l'éloge de l'instant présent au bonheur ordinaire

Le titre original, Perfect Days, résume à lui seul le programme du film. Pas des jours extraordinaires, pas des jours inoubliables : des jours parfaits dans leur imperfection même, des jours ordinaires vécus avec une telle attention qu'ils deviennent extraordinaires. Hirayama, le personnage principal incarné par Kōji Yakusho, est un homme de ménage affecté aux toilettes publiques de Shibuya, l'un des quartiers les plus survoltés de Tokyo. Chaque matin, il se lève, conduit sa petite camionnette vintage à travers la ville, nettoie méthodiquement chaque sanitaire, déjeune d'un sandwich dans un parc, photographie les arbres avec un vieil appareil photo jetable, puis rentre chez lui pour lire quelques pages d'un roman avant de s'endormir.

Cette routine, filmée avec une tendresse et une précision extraordinaires, devient un acte de résistance poétique. Dans un monde qui valorise l'hyperactivité, Hirayama célèbre la lenteur. Dans une société qui mesure la valeur d'une vie à ses accomplissements visibles, il trouve sa joie dans des gestes que personne ne remarque. C'est l'antidote feel-good par excellence, un film qui ne vous manipule pas émotionnellement mais qui vous laisse mieux, plus calme, plus ancré.

Palme d'or, Oscar et Berlinale : le pedigree du film qui rassure

Si l'argument « un homme nettoie des toilettes pendant deux heures » ne suffit pas à convaincre vos amis de vous accompagner, brandissez le palmarès. Wim Wenders est une légende vivante du cinéma mondial. Son Paris, Texas a remporté la Palme d'or au Festival de Cannes en 1984, et ses Ailes du désir ont marqué l'histoire du septième art. En février 2026, il préside d'ailleurs le jury de la 76e Berlinale, consécration suprême pour un cinéaste qui n'a jamais cessé d'explorer de nouveaux territoires.

Pour Perfect Days, présenté en compétition à Cannes en 2023, c'est l'acteur principal Kōji Yakusho qui a reçu le Prix d'interprétation masculine, une récompense amplement méritée pour un rôle qui repose presque entièrement sur le corps, le regard et le silence. Le film a également été nommé à l'Oscar du meilleur film international en 2024. Autant dire que ce n'est pas un petit film contemplatif de plus : c'est une œuvre majeure d'un maître du cinéma, validée par les institutions les plus prestigieuses du monde.

Toilettes publiques de Tokyo et cassettes audio : une intrigue minimaliste apaisante

Scène du film 'Perfect Days' dans un bain public japonais.
Le réalisateur Wim Wenders au Festival de Berlin 2017. — Martin Kraft / CC BY-SA 3.0 / (source)

Il faut le dire clairement : Perfect Days n'a pas d'intrigue au sens traditionnel du terme. Pas de retournement de situation, pas de méchant, pas de course-poursuite dans les rues de Shibuya. Si vous cherchez du rythme et de l'action, passez votre chemin. Mais si vous êtes prêt à laisser le film vous porter, à vous glisser dans le sillage d'Hirayama comme on se laisse porter par le courant d'une rivière lente, alors vous êtes au bon endroit.

Le film suit donc ce quinquagénaire taciturne dans son quotidien de nettoyeur de toilettes publiques. Mais très vite, on comprend que ce travail n'est pas une punition ni un marqueur d'échec social. C'est un choix, ou du moins, c'est devenu un art de vivre. Hirayama accomplit chaque geste avec une précision rituelle, presque religieuse. Il essuie les miroirs avec des gestes circulaires parfaits, vérifie chaque coin, chaque robinet, chaque porte. C'est chorégraphié, c'est beau, et c'est profondément apaisant à regarder.

Cette approche rappelle irrésistiblement le cinéma de Yasujirō Ozu, le grand maître japonais dont Wenders lui-même s'est souvent réclamé. Comme Ozu, Wenders filme la vie quotidienne avec une attention infinie aux détails, une patience absolue, et une caméra souvent placée au ras du sol, au niveau des gens assis. C'est un cinéma de la contemplation, du regard qui s'attarde là où les autres passent.

Kōji Yakusho : la magie du silence et de l'expression

L'exploit du film repose en grande partie sur les épaules de Kōji Yakusho, acteur japonais immense dont le visage expressif dit plus en un sourire que cent lignes de dialogue. Son Hirayama parle peu, très peu, mais chaque mot, chaque murmure, chaque éclat de rire improvisé porte un poids considérable. On le regarde écouter une chanson de Lou Reed dans sa camionnette, les yeux fermés, un sourire aux lèvres, et on comprend tout ce qu'il faut comprendre sur ce personnage : il est heureux. Profondément, sincèrement, simplement heureux.

La performance est d'autant plus remarquable qu'elle s'adresse aussi à un public habitué au rythme effréné des réseaux sociaux. Dans un monde de vidéos de quinze secondes et de scroll infini, regarder un homme nettoyer un miroir pendant trente secondes sans coupure est un acte de résistance cinématographique. Et pourtant, ça fonctionne. La mise en scène de Wenders est si précise, si respectueuse de son personnage, qu'on ne s'ennuie jamais. Chaque plan est une petite peinture, chaque séquence un petit poème visuel. 

Le réalisateur Wim Wenders au Festival de Berlin 2017.
Scène du film 'Perfect Days' dans un bain public japonais. — (source)

Esthétique VHS et retour au « Slow Living »

L'un des grands plaisirs du film réside dans ses objets, ces éléments de décor qui deviennent des personnages à part entière. La camionnette vintage d'Hirayama, avec sa bande sonore de cassettes des années 70, est un objet de fascination. On y entend Perfect Day de Lou Reed (évidemment), du Van Morrison, du Patti Smith, des mélodies qui imprègnent chaque séquence de conduite d'une mélancolie douce. La cassette elle-même, symbole d'une époque révolue, fonctionne comme une métaphore de la lenteur : il faut la rembobiner, la retourner, la manipuler avec soin.

L'appareil photo jetable est un autre de ces objets talismans. Hirayama photographie les arbres du parc chaque jour, imprimant ses photos dans un petit labo de quartier. Pas de filtre Instagram, pas de partage sur les réseaux, pas de validation par les likes. Juste le geste de capter un instant de lumière à travers les feuilles, de le garder pour soi. C'est le slow living incarné, une philosophie de vie qui résonne profondément avec une génération fatiguée du toujours-plus et du toujours-connecté.

Pour les spectateurs qui ont grandi dans le tout-numérique, ces objets analogiques exercent une fascination rétro et proposent une alternative séduisante : et si le bonheur était dans les gestes simples, dans les objets qu'on touche, dans les instants qu'on ne partage pas ?

Pourquoi regarder Perfect Days en plein air ?

La question est légitime : pourquoi se déplacer pour voir un film en plein air alors qu'il est probablement disponible en streaming dans le canapé ? La réponse tient en un mot que les programmateurs de festivals connaissent bien : l'expérience. Et dans le cas précis de Perfect Days, cette expérience en plein air n'est pas un simple gadget. Elle est une extension naturelle de la poésie du film.

Wenders filme la nature avec une tendresse particulière : les arbres, la lumière filtrant à travers les feuilles, la pluie sur le pare-brise, les nuages qui défilent. En regardant ces images sur un écran géant, dehors, sous un vrai ciel, les frontières entre le film et la réalité s'estompent. Quand Hirayama lève les yeux vers le ciel de Tokyo, vous pouvez lever les yeux vers le ciel de Paris, de Toulouse ou d'Aix-en-Provence. Le murmure du vent dans les arbres du parc réel fait écho au bruit des feuillages filmés par Wenders. C'est une immersion double, une mise en abyme sensorielle qui transforme la séance en expérience méditative.

Le côté collectif ajoute une dimension supplémentaire. Partager ce film avec des centaines de personnes, assises en silence dans l'herbe ou sur des chaises pliantes, crée une communion étrange et belle. On rit ensemble aux mêmes moments, on retient son souffle aux mêmes passages, et quand les lumières se rallument, on se regarde avec un sourire un peu idiot, comme si on venait de partager un secret. 

Une projection de cinéma en plein air lors du Festival Silhouette à Paris.
Affiche de 'Perfect Days' montrant une scène d'intérieur nocturne. — (source)

Le murmure de Tokyo sous les étoiles de France

Il y a quelque chose de magiquement décalé dans cette expérience. Vous êtes allongé sur un plaid dans un parc français, une soirée de juillet, la douceur de l'air sur la peau, et devant vous, sur l'écran géant, Tokyo s'anime dans la lumière du matin. La chaleur du soleil japonais contrastant avec la fraîcheur de la nuit française crée un dialogue sensoriel inattendu. Les bruits de la ville filmés par Wenders se mêlent aux sons ambiants de votre environnement : les grillons, le vent, les murmures des voisins de plaid.

Cette superposition des espaces et des sensations est exactement ce qui rend le cinéma en plein air si spécial. Ce n'est pas du cinéma « moins bien » que la salle obscure. C'est un cinéma autrement, un cinéma qui accepte les imperfections du réel (un avion qui passe, une feuille qui tombe sur l'écran, le rire d'un enfant au loin) et les intègre à l'expérience.

L'effet « chaise pliante » : un cinéma sans stress ni code strict

Le cinéma en plein air, c'est aussi la disparition des codes rigides de la salle obscure. Pas de fauteuil numéroté, pas de silence imposé sous peine de regards homicide, pas de voisin qui vous dit de décroiser les jambes. Vous installez votre plaid, votre chaise pliante, votre pique-nique improvisé, et vous êtes chez vous. C'est un cinéma détendu, sans prétention, qui correspond parfaitement à l'ambiance zen et décontractée de Perfect Days.

Comme pour les expériences de ciné-concert qui mêlent musique live et projection, le cinéma en plein air hybride les formats et casse les conventions. On mange, on boit, on chuchote, on s'allonge, on s'assoit, on s'est tiré une jambe en essayant de croiser les jambes sur une couverture trop petite (expérience personnelle). Et tout ça fait partie du charme. Le film de Wenders, avec sa lenteur assumée et son refus du spectaculaire, s'intègre naturellement dans cette ambiance sans façons.

Où voir Perfect Days à Paris : projections gratuites et rooftops

Si vous êtes à Paris cet été, vous n'avez aucune excuse pour manquer l'expérience. La capitale regorge de projections en plein air, et plusieurs d'entre elles ont programmé Perfect Days dans leur sélection estivale 2026. Le meilleur reste à venir : certaines de ces séances sont entièrement gratuites, ce qui en fait le plan idéal pour les étudiants et les jeunes actifs au budget serré.

Les programmateurs parisiens ont compris l'attrait de ce film pour un public en quête d'expériences différentes. Après les habituels blockbusters et les classiques du cinéma français, Perfect Days trône dans les programmations comme une proposition singulière, un appel à ralentir au milieu d'un été survolté. Et vu les tarifs pratiqués dans les cinémas parisiens, trouver une séance gratuite ou à prix doux est une aubaine qu'on ne laisse pas passer.

La Villette et Cinéma Paradiso Louvre : les incontournables gratuits

Deux événements majeurs dominent l'été cinématographique parisien. Le premier, c'est le festival de cinéma en plein air de La Villette, qui se tient du 22 juillet au 16 août 2026 avec deux séances quotidiennes à 18h et 21h. L'entrée est totalement gratuite, sans réservation obligatoire, dans la limite des places disponibles. Le cadre du parc de la Villette, avec ses espaces immenses et son ambiance bucolique en plein cœur de Paris, est l'un des plus beaux décors pour une soirée cinéma d'été.

Le second événement incontournable, c'est le Cinéma Paradiso Louvre, qui investit la cour du Louvre du 2 au 5 juillet 2026 pour quatre soirées gratuites. Imaginez un instant : assis dans la cour du plus grand musée du monde, sous les arcades, à regarder Hirayama contempler les arbres de Tokyo sur un écran géant. Le contraste entre le patrimoine français et la poésie japonaise crée une expérience visuelle et émotionnelle unique. Là aussi, l'entrée est libre, mais il vaut mieux arriver en avance pour sécuriser une bonne place. 

Affiche de 'Perfect Days' montrant une scène d'intérieur nocturne.
Une projection de cinéma en plein air lors du Festival Silhouette à Paris. — (source)

Ces événements gratuits sont une occasion en or de découvrir le film sans risque financier, comme le suggère notre guide des films à voir à petit prix après les César 2026. Parce qu'au pire, vous passez une soirée agréable dehors. Au mieux, vous découvrez l'un des plus beaux films de la décennie.

Cinéma sur le toit : l'option perchée avec vue sur la Tour Eiffel

Pour ceux qui cherchent une expérience plus premium, les séances de Cinéma Sur Le Toit offrent une alternative perchée et photogénique. Programmées via la plateforme Shotgun, ces projections se déroulent sur des rooftops parisiens, avec vue panoramique sur la ville. Imaginez la Tour Eiffel scintillant en arrière-plan pendant que Hirayama écoute Lou Reed dans sa camionnette. C'est l'option « date » ou « soirée entre potes » parfaite : abordable (les tarifs restent bien en dessous d'une place de cinéma classique), mémorable, et terriblement instagrammable sans tomber dans le cliché.

La billetterie se fait exclusivement en ligne via Shotgun, et les places partent vite. Le conseil : suivez leurs réseaux sociaux pour être alerté de l'ouverture des réservations, généralement quelques jours avant chaque séance. L'ambiance rooftop, avec ses transats, ses cocktails et sa vue plongeante sur Paris, ajoute une couche de magie à une soirée qui le serait déjà grâce au film seul.

Perfect Days en province : Toulouse et au-delà

Paris n'a pas le monopole du beau cinéma en plein air. La province regorge d'initiatives de qualité, portées par des cinémathèques, des associations et des festivals qui partagent la même passion du grand écran sous les étoiles. Et parmi elles, la Cinémathèque de Toulouse se distingue comme l'un des acteurs les plus dynamiques du cinéma en plein air en France.

Bonne nouvelle pour les Toulousains et les visiteurs de la ville rose : après une longue période de rénovation, la Cinémathèque de Toulouse a rouvert ses portes au printemps 2026. Mais la tradition du festival de cinéma en plein air, inaugurée pendant les travaux dans la cour de l'Hôtel Saint-Jean, se poursuit avec le même succès. Le cadre est somptueux : une cour historique en plein cœur du quartier des Carmes, des murs en brique typiquement toulousains, une atmosphère intime qui contraste avec les grands parcs parisiens.

Le festival toulousain a intégré Perfect Days à sa programmation estivale, et c'est un choix logique. Le film résonne particulièrement dans cette ville du sud-ouest, où l'art de vivre, la lenteur et l'appréciation des petites choses font partie de l'ADN local. Regarder Hirayama savourer son sandwich dans un parc de Tokyo tout en sirotant un verre dans la cour de l'Hôtel Saint-Jean, c'est une expérience de slow living à la fois japonaise et occitane.

La cour de l'Hôtel Saint-Jean à Toulouse : une magie rénovée

La cour de l'Hôtel Saint-Jean, située rue de la Dalbade dans le quartier des Carmes, est un joyau architectural que les Toulousains connaissent bien. Ancien hôpital devenu siège de la DRAC Occitanie, cet édifice offre une cour intérieure majestueuse, parfaitement adaptée aux projections en plein air. Les murs en brique foraine, les arcades, la végétation qui grimpe le long des façades : tout concourt à créer une atmosphère unique, à mi-chemin entre le cinéma muet et le jardin méditerranéen.

La programmation de la Cinémathèque de Toulouse, accessible en ligne sur leur site officiel, mélange classiques du cinéma, films contemporains et coups de cœur du moment. Perfect Days s'inscrit parfaitement dans cette ligne éditoriale, entre exigence artistique et accessibilité au plus grand nombre. Le festival propose aussi des rencontres, des introductions aux films et des discussions avec des invités, transformant chaque séance en un véritable événement culturel.

Pour s'y rendre, c'est facile : métro A (Esquirol) ou B (Carmes), bus ligne 44, ou tout simplement à vélo, vu la centralité du lieu. Les séances commencent généralement à la nuit tombée, vers 22h en plein été, mais il est vivement conseillé d'arriver en avance pour profiter du lieu et choisir sa place. 

Wim Wenders lors d'une interview dans une salle de cinéma.
Aoi Yamada lors du tapis rouge du 36ème Festival international du film de Tokyo. — Dick Thomas Johnson from Tokyo, Japan / CC BY 2.0 / (source)

Tarifs étudiants et moins de 27 ans : combien ça coûte ?

L'un des grands atouts de la Cinémathèque de Toulouse, c'est sa politique tarifaire accessible. Le plein tarif s'établit à 8 euros, déjà très raisonnable pour une projection en plein air dans un cadre exceptionnel. Mais les tarifs réduits sont le vrai bon plan : 7 euros pour les étudiants et les moins de 27 ans, et seulement 4,50 euros pour les moins de 18 ans en tarif jeunesse. Autant dire que pour le prix d'un café et d'un croissant en terrasse, vous avez accès à une soirée cinéma dans un lieu historique.

Pour les autres villes de France, le réseau Passeurs d'images et son catalogue L'Archipel des lucioles proposent une sélection de films adaptés aux projections en plein air, et Perfect Days y figure en bonne place. D'Aix-en-Provence (où le film a été projeté au parc Saint-Mitre dans le cadre des Instants d'été) à Grenoble, de Mulhouse au Lot-et-Garonne, les initiatives locales se multiplient chaque été. Le meilleur réflexe : consulter le programme de votre ville ou de votre région sur les sites des cinémathèques et des associations locales.

Guide pratique : plaid, pique-nique et billets réduits

Vous êtes convaincu. Vous voulez tenter l'expérience. Mais voilà : c'est votre première séance de cinéma en plein air et vous ne savez pas trop à quoi vous attendre. Pas de panique. Voici le kit de survie complet pour transformer votre soirée en expérience mémorable, sans galère ni mauvaise surprise.

Premier constat : une soirée de cinéma en plein air, même en plein mois de juillet, ça refroidit vite. La température peut chuter de dix degrés entre le moment où vous vous installez (pensez 20h30-21h) et la fin du film (minuit passé). Le plaid est donc votre meilleur ami. Pas un bout de tissu fin : un vrai plaid épais, un pull de laine, des chaussettes. On n'a jamais regretté d'avoir trop chaud à une projection en plein air. L'inverse, en revanche, est un classique.

La check-list anti-frisson pour le cinéma en plein air

Voici la liste indispensable, éprouvée sur le terrain au fil des étés :

  • Un plaid ou une couverture : le premier réflexe, non négociable. Même si vous transpirez en arrivant, vous bénirez ce plaid à minuit.
  • Un pull de saison : en complément du plaid, pour les plus frileux. Privilégiez les couches qu'on peut enfiler facilement dans le noir.
  • De l'anti-moustique : surtout si la projection a lieu dans un parc ou près d'un point d'eau. Les moustiques adorent les cinéphiles immobiles.
  • Des snacks et boissons : vérifiez au préalable si le pique-nique est autorisé. À La Villette et dans de nombreux festivals provinciaux, il est non seulement autorisé mais encouragé. Dans certains lieux fermés ou rooftops, il peut être interdit.
  • Un siège pliant : si le lieu l'autorise. C'est le luxe ultime du cinéphile en plein air. Sinon, un coussin ou un tapis de sol feront l'affaire.
  • Une lampe de poche ou la lampe de votre téléphone : pour ramasser vos affaires dans le noir à la fin de la séance sans rien oublier.

Comment s'y rendre et tips pour les débutants

Le conseil numéro un : arrivez au moins trente minutes en avance. C'est la règle d'or du cinéma en plein air. Les meilleures places (celles avec une vue dégagée sur l'écran, ni trop près ni trop loin) partent vite, surtout pour les événements gratuits comme La Villette. Trente minutes, c'est le temps de choisir votre emplacement, d'installer votre plaid, de sortir les snacks et de profiter de l'ambiance pré-séance.

Pour le transport, privilégiez les solutions douces : vélo (la plupart des lieux proposent des arceaux de stationnement), transports en commun (vérifiez les horaires du dernier métro ou du dernier bus), ou covoiturage. Si vous prenez votre voiture, pensez au stationnement qui peut être limité autour des lieux de projection, surtout en plein centre-ville.

Pour les événements sur réservation comme les séances de Cinéma Sur Le Toit, ne tardez pas à réserver. Les places sont limitées par la capacité des rooftops, et les séances de Perfect Days risquent d'afficher complet rapidement, le film bénéficiant d'un bouche-à-oreille enthousiaste depuis sa sortie. Surveillez les réseaux sociaux des programmateurs et les plateformes de billetterie pour ne pas rater l'ouverture des ventes. 

Aoi Yamada lors du tapis rouge du 36ème Festival international du film de Tokyo.
Aso Yumi lors de l'événement d'ouverture du 36ème Festival international du film de Tokyo. — Dick Thomas Johnson from Tokyo, Japan / CC BY 2.0 / (source)

Embarquer pour Tokyo sans quitter son plaid

Deux heures et quatre minutes. C'est la durée exacte de Perfect Days, et c'est précisément le temps qu'il vous faut pour vous déconnecter complètement. Pas de notification, pas de message urgent, pas de scroll compulsif. Juste vous, un écran géant, et la douceur d'une nuit d'été. Dans un monde qui nous demande d'être constamment connectés, disponibles, productifs, offrir deux heures de silence à un film qui célèbre la lenteur est un acte de résistance doux et nécessaire.

L'été 2026 nous offre une opportunité rare : celle de vivre une expérience cinématographique qui n'a pas besoin d'explosions ni de rebondissements pour marquer les mémoires. Hirayama nous rappelle que le bonheur n'est pas une destination lointaine, un but à atteindre après des années d'efforts. Il est là, dans le bruit du vent dans les feuilles, dans une chanson sur une cassette usée, dans un sourire échangé avec un inconnu dans un parc.

Transformer une soirée ordinaire en moment parfait

Alors ce soir-là, au lieu de scroller sans fin sur votre canapé, prenez votre plaid, glissez une bouteille d'eau et quelques snacks dans un sac, et dirigez-vous vers la projection la plus proche. Que ce soit dans la cour de l'Hôtel Saint-Jean à Toulouse, sur les pelouses de la Villette à Paris, ou sur un rooftop avec vue sur la Tour Eiffel, l'expérience vous attend. Et quand les lumières s'éteindront, que le visage d'Hirayama apparaîtra sur l'écran géant et que les premières notes de Perfect Day de Lou Reed résonneront dans la nuit, vous comprendrez pourquoi ce film est devenu le plan ciné feel-good de l'année.

Pas besoin d'aller à Tokyo pour comprendre ce qu'Hirayama a compris. Il suffit de lever les yeux, de regarder les étoiles, et de se dire que cette soirée-là, cette simple soirée d'été sous un écran géant, est peut-être un perfect day à elle toute seule. Alors, prêt à ralentir ?

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Questions fréquentes

Quels lieux projètent le film en plein air ?

Le film est projeté dans plusieurs lieux, notamment à La Villette et la cour du Louvre à Paris, ainsi qu'à la Cinémathèque de Toulouse. Des séances sont également organisées sur des toits parisiens et dans d'autres villes de province via le réseau Passeurs d'images.

Quels sont les tarifs des séances ?

Les projections à La Villette et au Cinéma Paradiso Louvre sont gratuites. À la Cinémathèque de Toulouse, le plein tarif est de 8 euros, avec un tarif réduit à 7 euros pour les étudiants et moins de 27 ans.

De quoi parle le film Perfect Days ?

Le film suit le quotidien d'Hirayama, un nettoyeur de toilettes publiques à Tokyo qui trouve la beauté et le bonheur dans la répétition de ses routines et les petits détails de la vie ordinaire.

Quelle est la durée du film ?

Le film a une durée exacte de deux heures et quatre minutes.

Qui réalise le film Perfect Days ?

Le film est réalisé par le réalisateur allemand Wim Wenders, une légende du cinéma déjà récompensée par la Palme d'or pour Paris, Texas.

Sources

  1. hautetcourt.com · hautetcourt.com
  2. allocine.fr · allocine.fr
  3. allocine.fr · allocine.fr
  4. archipel-lucioles.fr · archipel-lucioles.fr
  5. berlinale.de · berlinale.de
stage-life
Romain Daubot @stage-life

Les concerts, c'est ma drogue. Festivalier compulsif, j'ai vu plus de 200 groupes en live ces cinq dernières années. Chargé de communication pour une salle de concerts à Bordeaux, je vis la musique sur scène. Les setlists, l'énergie de la foule, les surprises des rappels – c'est ça qui me fait vibrer. Mon écriture essaie de transmettre cette émotion, de te donner l'impression d'y être. Spoiler : rien ne vaut le vrai.

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