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Le burn out
Posté par spy le 08/12/2015 23:51:24
Burn-out : sachez reconnaître les vrais symptômes du BURN OUT


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A l'épuisement professionnel correspond une série de signes émotionnels, physiques et psychiques. Apprenons à les identifier.
Gare à la surchauffe! Une surcharge de travail, consentie volontairement ou imposée par l'organisation, implique un
surengagement et donc un ris que élevé de burn-out, le célèbre syndrome d'épuisement professionnel.

Dans un contexte économique tendu, ce syndrome prend de l'ampleur. La Belgique le considère déjà comme une maladie professionnelle, alors que la France se fait encore tirer l'oreille.
Dans l'Hexagone, pourtant, un cadre sur cinq en aurait été victime,
selon une étude de Technologia, un cabinet spécialisé dans les risques professionnels. Bref, nul est à l'abri.

Or, si l'expression de burn-out nous est plus familière que jamais,
combien d'entre nous savent précisément ce qu'elle recouvre?
Et comment distinguer un simple passage à vide d'un véritable
épuisement professionnel?

Symptôme par symptôme, apprenons à faire la différence entre les signes trompeurs et les véritables motifs d'alerte.

ANXIETE

Dans le monde de l'entreprise, certains événements tels qu'un plan social ou une réorganisation peuvent mettre vos nerfs à rude épreuve.

Signes trompeurs.

Il ne faut pas confondre un sentiment d'angoisse passager avec l'épuisement professionnel.

Attention danger ! Dans le cas d'un burn-out, l'anxiété dure et empire.
Cela peut aller jusqu'au sentiment de persécution. Vous devenez agressif alors que les gens qui vous entourent se comportent normalement.
Si vous étiez d'un naturel calme auparavant, c'est mauvais signe.
Comme le fait remarquer le Dr Patrick Mesters (lire son témoignage ci-contre à gauche), les victimes d'épuisement professionnel disent souvent qu'elles ne se reconnaissent plus.

PERTE D'ENERGIE

Vous vous sentez très fatigué, quasiment vidé.

Signes trompeurs.
Un coup de pompe passager n'a rien d'alarmant:
un week-end ou une semaine au grand air suffira à vous retaper.

Attention danger ! Votre corps s'épuise vite et les breaks que vous
vous accordez n'ont plus aucun effet positif. La sensation de fatigue
revient dès le retour au bureau. Certaines victimes de burn-out
n'arrivent même plus à s'extraire de leur lit le matin.
«Alors que j'avais l'habitude de me lever à l'aube, je restais inerte
jusqu'à 11 heures. Je n'avais plus de moteur, plus de volonté»,
se souvient Jean-François, 51 ans, cadre chez un éditeur de logiciels.

INSOMNIES

Le manque de sommeil est l'un des marqueurs du burn-out.
La tension de la journée se prolonge la nuit et vous empêche de dormir.

Signes trompeurs.
Ne vous laissez pas abuser par une insomnie passagère liée
à une situation ponctuelle, lors qu'un client vous donne du fil à retordre, par exemple.

Attention danger ! Commencez à vous inquiéter lorsque les insomnies se manifestent sans que vous puissiez les relier à un événement particulier.
Au fil du temps, elles deviennent quasi quotidiennes et leur intensité croît.
«Quand j'ai fait mon burn-out, il m'est souvent arrivé de rester
vingt-quatre heures sans dormir», raconte Jean-Denis Budin, fondateur du Credir, un centre d'accueil pour dirigeants victimes d'épuisement professionnel.

MANQUE D'ATTENTION

Difficulté à vous concentrer, rendez-vous importants oubliés,
erreurs inhabituelles... Votre cerveau vous lâche.

Signes trompeurs.
On peut avoir des ratés ponctuels liés à un moment d'anxiété.
On retrouve alors ses moyens dès que la situation de stress s'éloigne, une négociation ardue avec un client ou un recadrage par votre n+1, par exemple.

Attention danger ! En plein burn-out, ces oublis à répétition sont de plus en plus rapprochés et finissent par avoir un impact négatif
sur la qualité de vos missions. «Pendant un an et demi, je n'arrivais
plus à retenir un seul chiffre, je mélangeais tout», témoigne Jean-Denis Budin (Credir).
Attention à la spirale infernale: pour compenser, vous travaillez plus
et cela accroît la fréquence de vos trous de mémoire.

INCAPACITE A SE DECONNECTER

Le week-end, vous avez du mal à débrancher. Vous emportez vos dossiers chez vous.

Signes trompeurs.
Mettre un coup de collier pendant un mois pour boucler les comptes
ou travailler un samedi pour potasser une présentation sont des épisodes normaux dans la vie d'un cadre. Tant que cela reste ponctuel, pas de souci.

Attention danger ! «Certaines personnes très engagées n'ont pas conscience d'aller au-delà de leurs capacités. Alors elles s'effondrent », observe le Dr Mesters.
La solution recommandée par Jean-Claude Delgènes, directeur de Technologia:
«Evoquez votre charge de travail avec votre n+1.
Dites-lui: «OK, j'assume ce nouveau dossier, mais tu me donnes
quelqu'un pour m'aider.»»

COUPLE EN PERIL

A la maison, l'ambiance est à couper au couteau. Votre conjoint(e) vous agace.

Signes trompeurs.
Des disputes avec son conjoint parce qu'on est en désaccord
sur l'éducation des enfants n'ont rien à voir avec le burn-out.

Attention danger ! Lors d'un épisode de burn-out, vos proches
deviennent des étrangers. L'un des signes forts de l'épuisement professionnel est une libido en berne.
La relation avec votre conjoint en fait les frais. Cela peut aller jusqu'au divorce.

PERTE DE CONFIANCE

Le doute et le découragement s'installent en vous. Vous pensez:
«Je ne vaux plus rien, à quoi bon travailler?»

Signes trompeurs.
Ne vous laissez pas effrayer par un simple coup de blues.
Au bout de quelques jours, on reprend espoir en s'accrochant à un projet ou en prenant du recul.

Attention danger !
La moindre tâche ressemble à une montagne insurmontable.
Vous voilà incapable de prendre une décision. Ce n'est pas de la procrastination, c'est une forme de dépersonnalisation.
«Vous êtes dépossédé de vos capacités, souligne le Dr Mesters.
Un ingénieur qui vendait des centrales nucléaires m'a avoué qu'il
ne pouvait même plus écrire une ligne sur une feuille de papier.»

REPLI SUR SOI

Vous vous ennuyez au bureau et avez furieusement l'impression de tourner en rond.

Signes trompeurs.
On peut éprouver de la lassitude en effectuant ses missions normalement.
C'est peut-être juste le moment de demander à être muté dans un autre service.

Attention danger ! Vous avez perdu tout intérêt pour votre métier.
Pis encore, il vous arrive de ressentir un profond cynisme à l'égard
d'une fonction que vous adoriez il y a encore trois mois.
D'ailleurs, en parallèle, la communication avec vos collègues se détériore.
Plus de déjeuner, plus de discussion dans les couloirs, les échanges sont limités au minimum. Vous vous renfermez sur vous-même
car vous avez la sensation de ne plus être à la hauteur.
«Quand on vit un burn-out, on n'a plus la force d'entretenir des relations », indique le Dr Patrick Mesters.

TROUBLES PHYSIQUES

Après plusieurs mois de tension et d'activité intense, notre corps se rappelle à nous de différentes façons.

Signes trompeurs.
Un mal de dos ou un problème de peau peuvent être liés à une situation ponctuelle de stress.

Attention danger !
Eczéma, psoriasis, lumbago, vertiges, etc., ces symptômes sont révélateurs si vous n'aviez encore jamais été sujets à de telles pathologies.
«Je vois des individus solides jusqu'ici développer des infections respiratoires à répétition. Cela signifie que leur système immunitaire est en train de craquer», explique le Dr Patrick Mesters. Consultez. Votre médecin vous dira si votre pathologie est liée ou non à un épuisement professionnel.

«Lors d'un burn-out, vous n'êtes pas forcément triste ou déprimé.
Vous êtes surtout effaré par ce qui vous tombe dessus. On me dit souvent:
«Je suis si fatigué que je ne me reconnais plus.»»

Ce qui mine les patrons de PME : le déficit de sommeil et la solitude du chef

Les patrons d'entreprises indépendantes présentent des signes
bien spécifiques d'épuisement, d'après Olivier Torres, président d'Amarok, observatoire de la santé des dirigeants de PME, commerçants et artisans.
Contrairement aux cadres, ces patrons tombent rarement dans l'autodévalorisation.
La fonction de dirigeant agirait comme un antidote à une mauvaise estime de soi.
«En revanche, ils ressentent une profonde déception à l'égard de leurs salariés qu'ils ne trouvent jamais assez engagés dans l'entreprise», assure le chercheur.
La gestion de multiples tracas en solo finit aussi par les user psychologiquement.
« Au bout de dix ou vingt ans de stress quotidien, ils en ont ras le bol.»
D'autant qu'ils ont tendance à limiter volontairement leur temps de sommeil: en un an, ils dorment en moyenne deux cents heures de moins que leur salariés.


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