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Shaft
Posté par michael.bareyt le 20/08/2004 07:47:00
Shaft, polar sympa ou nanar violent ? Les avis sont partagés...

Shaft, polar sympa ou nanar violent ? Les avis opposés de Michaël Bareyt et Benjamin Hanau.

Pour par Michaël Bareyt

Qui est le privé black avec un gros zizi, qui est une bête au lit ?
Qui est le gars qui risque sa peau pour ses frères ?
Ceux qui ont répondu "John Shaft" ont sacrément raison... Shaft, c'est le héros d'un polar homonyme des seventies, fer de lance de la "blaxploitation", mouvement de films faits par des Blacks, et dont les héros sont des Blacks. Parmi eux, Shaft est, donc, un flic privé new yorkais, qui botte les fesses aux méchants et se tape toutes les jolies filles qui passent. Après trois films où Shaft est interprété par Richard Roundtree (Shaft, Shaft's Big Score et Shaft in Africa, soit, en Français, Les nuits rouges de Harlem, Les nouveaux exploits de Shaft et Shaft et les trafiquants d'hommes), voici le black private dick de retour. Plus exactement, c'est maintenant du neveu de l'original (interprété bien sûr par Samuel L. Jackson) qu'il s'agit. Celui-ci n'est pas privé mais flic, et, comme le légendaire Dirty Harry, il a du mal à supporter les contraintes imposées par son job. Aussi, quand un gosse de riche odieux (Christian Bale) commet un meurtre raciste bien répugnant, notre héros n'hésite pas à démissionner pour le poursuivre à sa façon (peu orthodoxe).

Dès le générique, excellent (rythmé par le thème génial composé par Isaac Hayes), on retrouve avec plaisir l'atmosphère du Shaft seventies. La suite, à l'esprit fidèle à l'original (on notera quelques apparitions clin-d'oeil de Richard Roundtree qui reprend son rôle), ne déçoit pas : le New York que montre le film est un décor idéal pour ce genre de polar, le scénar tient la route, la réalisation cartonne et, surtout, les acteurs sont excellents ! À commencer bien sûr par Samuel L. Jackson, véritablement parfait dans un rôle qui lui va comme un gant, mais aussi Christian Bale, absolument haïssable.

Certains reprocheront au film sa violence (voir l'avis de Benjamin Hanau), mais, comme le scénario la justifie, et comme elle est dirigée vers des vilains qui l'ont bien mérité, ça ne choque pas... C'est le principe des films à la Inspecteur Harry, qui montrent un héros qui n'hésite pas à venger les injustices sans prendre de gants, là où la "justice" traditionnelle est incompétente.

Shaft, un film à voir, donc, qui mêle le divertissement de l'action et du polar à un message de fond simple et juste (à savoir : "le racisme, c'est vilain".
Juste une petite réserve pour conclure : pourquoi dans ce film tous les Blancs sont-ils des sales cons ? Pas un pour racheter l'autre ! Dans la réalité, y'a bien des gentils visages pâles, non ?

À ceux qui vont me reprocher de dire des saletés : c'est pas moi qui l'ai dit !! Ceci n'est qu'une traduction (très libre) de la chanson du générique...

Michaël Bareyt

Contre par Benjamin Hanau

Oui, c'est vrai, Shaft a la classe ; oui, c'est vrai, il a un gros zizi (euh... en fait j'en sais rien). Encore vrai, l'excellent générique de début, la merveilleuse prestation des acteurs (Christian Bale, presque aussi dingue que dans American Psycho).

Tout cela fait-il de Shaft un bon film ? Si l'on accepte sa violence, omniprésente et souvent gratuite, oui. Mais accepter cette violence c'est être mauvais spectateur ; c'est penser qu'un film, ce n'est que deux heures de passées dans une salle obscure, et qu'une fois sorti, on peut en garder le bon, et oublier le mauvais ; c'est être passif.

Je m'explique. Dans cette histoire, qui pourrait être celle de n'importe quel épisode d'une série B quelconque, Shaft cherche à venger un crime, odieux il est vrai, commis 2 ans plus tôt. Hormis le fait que cette affaire est chiante au possible, le policier, qui a donc démissionné, justifie son besoin de justice, ou plutôt de vengeance, par les méthodes les plus expéditives. Il n'hésite pas à dézinguer tout ce qui peut se trouver sur son chemin, sans jamais se poser de questions, ni stratégiques, ni morales. Et là est le problème. Quand il y avait toujours derrière l'inspecteur Harry un supérieur, un collègue pour lui dire : "non Harry, là tu dépasses les bornes", et même si Clint en avait rien à se brosser du magnum, il n'y a jamais, dans Shaft, de conscience, et c'est le plus tranquillement du monde que Samuel arrose tous les "méchants" (de son flingue bien sûr, à quoi pensiez-vous ?). Pire, dans la situation classique du "je te braque, tu me braques, comment va-t'on faire ?", Shaft répond : "je te descend froidement, j'invite ma collègue à faire pareil, et une fois fait, je n'y pense plus". Et vous non plus puisque ça a permis de rajouter une scène d'action au film, et que, bordel, si on n'est pas là pour se fendre la poire à voir des flics descendre des malfrats en toute impunité, mais putain, pourquoi on est là ??

Seulement voilà, "Oeil pour Oeil, Dent pour Dent", ça ne marche pas partout, et l'assassinat (puisque c'est comme ça que s'appelle la passion favorite de John Shaft) de, disons, 50 personnes, même bandits, ne se justifie pas par le besoin de vengeance, et même si les bandits sont vraiment des vilains, ils ne l'ont pas bien mérité. Ici, la violence ne se justifie pas par le scénario, mais par le besoin de distraction (d'entertainment) du spectateur, c'est-à-dire de profits. "Mais s'il ne les tue pas, c'est eux qui le tuent, me dira-t-on, il n'a pas le choix !".
Quand il s'agit de tuer, on a toujours le choix, et après tout, si les scénaristes n'avaient pas fait en sorte que Shaft soit toujours face à 100 personnes voulant sa mort, la violence aurait été moindre, et le plaisir identique (voir les centaines de thrillers bien moins violents).

En conclusion, voilà un film qui, sous prétexte de divertissement, ne se contente pas d'avoir un mauvais scénario et une réalisation plate, mais nous prodigue une violence non justifiée (ou mal justifiée), dont des gamins de 12-13 ans ne sauraient comprendre l'utilité, si tant est qu'il y en ait une.

Voir la remarque de Michaël Bareyt plus haut.

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