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Désillusion
Posté par chiumounou le 25/05/2006 00:00:54
J'ai écrit cette nouvelle pour le coucours de nouvelle de mon collège. Cette année le thème est très libre : nous devons commencer par la phrase : "c'était sa dernière année".
J'aimerai beaucoup avoir vos avis, car il ne sera peut-être pas trop tard pour que je fasse des modification
Merci d'avance


Désillusion

C'était sa dernière année dans la réalité. Elle ne le savait pas encore, mais elle perdrait bientôt pied et disparaîtrait dans un monde fait d'espoir et d'illusions. Demain tout sera fini.
Nous sommes en décembre et la brise balaye le sable sur une plage déserte. La mer, dans ses vagues, produit un son qui berce deux jeunes filles, assises devant le bleu foncé de l'eau.
"Alice ?
- Oui ?
- J'ai peur de vieillir, et de me trahir...
- N'ai pas peur... "
Elles continuent de regarder la mer, silencieusement. C'est peut-être la dernière fois. Alice et Sophie se connaissent depuis des années et cette amitié si particulière qui les lies dure depuis bientôt 4 ans. Elles se retrouvent souvent devant la mer, et la regardent, sans parler parfois, ou au contraire, en racontant tout ce qui leur passe par la tête. Mais aujourd'hui, en cet hiver glacial, Alice et Sophie ont 18 ans, et la vie va les séparer. Sophie s'est inscrit dans une école de commerce.
Alice, elle, veut réaliser ses rêves, et part pour Paris. Demain, à 5 heures, elle sera dans le train. Et tandis qu'une centième vague échoue à quelques mètres de leurs pieds, Alice et Sophie se regardent et s'aperçoivent que toutes deux ont une larme qui coule le long de leur joue de jeunes filles.
"Tu sais, on va se revoir
- Je sais, répond Sophie.
- Et puis, tu ne te trahies pas. Si c'est ce que tu veux faire.
- Je sais mais...
- Je comprends.
- Toi, au moins, tu réalises un rêve.
- Si j'y arrive.
- Tu réussiras, Alice. Je sais que tu y arriveras."
Elles se sourient, puis tournent la tête vers l'immensité transparente de ces eaux.


La nuit est tombée, et de petites gouttes claquent sur le sol. Alice regarde le ciel, sombre. Avec un peu d'attention on peut y voir des étoiles, et des nuages jaunes et violet. Elle a froid, mais elle est bien, sur ce toit. A peine un mois qu'elle est arrivée, mais cela pourrait faire un an. Le soir, elle vient ici pour contempler la beauté du ciel, la nuit. Pour oublier qu'ici elle n'a personne, qu'ici les gens ne se parlent presque pas, et que la vie est moins rose qu'on lui avait dit. Pourtant, elle y croit. Elle a confiance en la vie, et elle avance, avec espoir. Elle se laisse guider par les jours, et chaque soir, fait son bilan. C'est vrai qu'elle n'a pas encore trouvé ce qu'elle cherchait, mais ça viendra, elle le sait. Au fond, le bonheur n'est jamais loin, il faut juste lui tendre la main. Alors Alice tend sa main tend qu'elle peut. Elle va à la rencontre du bonheur. Elle a toujours cru en la vie. A force de malheur chez elle, elle a appris à aller voir ailleurs. C'est comme ça qu'elle a rencontré Sophie. Un soir, après une dispute, elle est partie de chez elle en courant, et a échoué sur la plage. Là, elle s'est assise et a pleuré. Sophie, qui était dans sa classe, l'a vu et lui a demandé ce qui lui arrivait. Alice lui a tout raconté et depuis ce jour, elles sont amies. Maintenant, elles s'appellent, de temps en temps. Apparemment, Sophie est heureuse, dans son école. Elle a rencontré des gens, et elle mène une vie tranquille. Alice est contente pour elle, même si elle est un peu jalouse de la savoir entourée, alors qu'elle, est seule. Oui, Alice est seule ici. Le matin, elle se rend au café, où ils ont accepté de l'embaucher le midi, pour aider. Alors elle sert, elle sourit, et elle débarrasse des gens, impolis et inconnus.
Que cherche Alice ? Le bonheur ? Oui, comme tout le monde. Mais pas seulement. L'amour ? Pareil. Non, ce que cherche Alice, c'est un refuge. Un endroit où exister, où rêver, sans mal, sans bien. Un peu comme chacun. Tout le monde rêve de trouver sa place en ce monde. Qui n'a jamais fermé les yeux, et souhaité au plus profond de lui-même de s'envoler et de fuir, quelque part où il se sentirai chez lui, en sécurité ? Même celui qui a tout, même une femme au foyer, même un enfant gâté, voudrait pouvoir se cacher. On a dit à Alice que son âme d'artiste trouverait à Paris de quoi s'épanouir. On lui a dit qu'ici elle réaliserait ses rêves. Mais de quoi rêve t-elle au juste ? De gloire, de célébrité ? Elle voudrait être une autre. Une femme belle, élégante et intelligente. Une grande actrice, une femme qui a réussit, qui a réalisé ses rêves. Et puis une femme forte, qui a souffert, et qui a appris de ses erreurs. Une de ces femme qu'ont dit exemplaire, qui sont des modèles, ses modèles. Oui, Alice rêve d'être une autre. Elle voudrait pouvoir dire un jour qu'elle a réalisé ses rêves, qu'elle n'a pas eu tord d'espérer. Alors Alice va changer. Elle sait qu'elle en ait capable.


Désolés. Ils sont désolés, mais il n'y a pas de rôle pour elle. D'ailleurs, il n'y a de place pour elle dans aucune des 10 agences où elle a mis les pieds. Mais ce n'ait pas de leur faute. Ils ne comprennent pas, ils ne voient pas son talent. Elle prend son sac et rentre chez elle. Dans ce vieil appart dont elle risque d'être virée d'un jour a l'autre. Être serveuse ne suffit plus, et l'argent manque. La gardienne vient la voir régulièrement pour la prévenir que le propriétaire de l'immeuble en a marre. Où ira-t-elle ? Alice est morte de peur à l'idée de finir à la rue, ou de devoir retourner chez ses parents. Elle doit trouver de l'argent, c'est ça ou rien.


Thé ou café ? Le thé, c'est plus chic peut-être. Mais le café fait plus adulte.
"Un chocolat s'il vous plait, dit Sophie au serveur.
- La même chose s'il vous plait, murmure Alice
Comme elle est élégante. Alice n'en revient pas. En 1 an, la jeune fille est presque devenue une femme. Elle a honte d'elle-même, avec son jean et son vieux pull, devant cette Sophie en tee shirt noir et jupon coloré.
"Je suis si heureuse de te voir, déclare t-elle avec un grand sourire.
- Moi aussi, répond Alice."
Osera t-elle ? Elle a honte, honte d'être ici, honte d'envisager cela. Demander de l'argent a Sophie. Non, elle ne le fera pas.
"Alors, qu'est-ce que tu deviens ?"
Alice ment. Elle raconte qu'elle va peut-être jouer dans un film, l'automne prochain. Un grand rôle. Le réalisateur ? C'est son premier film, mais un célèbre producteur mise beaucoup sur lui. Mais en ce moment, elle chante. Où ? Dans un petit bar. Non, ce soir elley sera pas, juste une fois par semaine. Oui c'est dommage que Sophie ne puisse pas la voir. Elle est heureuse de savoir qu'elle s'en sort.
"Ça m'a fait plaisir de te revoir, Alice
- Moi aussi. A bientôt...
- Tu sais, si tu as besoin de quelque chose je suis là...
- Non, ne t'inquiète pas.
- Tu es sure ?
- Oui, oui. Ne t'en fais pas pour moi"
Elle se sourient, puis Sophie s'éloigne. Elle repartira ce soir. Alice regrette chaque mot qu'elle a prononcé, chaque mensonge.


Elle va s'en sortir. Elle doit s'en sortir. C'est la seule solution. Et ce n'est pas si grave.
Alice descend l'escalier, les mains dans les poches. Elle regarde l'heure. Plus que 10 minutes. Elle est en retard. Elle court.
Enfin, la voila. Elle regarde, un à un, tous les passants. Elle s'assoit près de la fontaine, là où on lui a dit.
Une jeune femme s'avance, et lui serre la main. Alice glisse le crack dans sa poche, et sent une main dans la sienne.
C'est fait.
Ce soir elle donnera à Arthur 50 €. Le reste est pour elle. C'est peu, 20€, mais si simple a obtenir.


2 ans. Cela fait déjà 2 ans qu'elle est a Paris. Pas un rôle, pas un rendez-vous, pas un seul concert, même dans un bar.
Aucune réponse des éditeurs, et le concours dans cette école de cinéma n'a rien donné. Mais Alice y croit encore. Elle a du talent, elle le sait. Ils ne l'ont pas encore vu, mais ça viendra. En attendant, elle vent des drogues, et travaille au supermarché, dans une banlieue du nord de Paris.
Tous les soirs, elle prend le RER, et se rend dans ce bar, aux halles, où viennent, parait-il, tous les grands producteurs.
Peut-être qu'un d'entres eux la repèrera ?
En attendant elle supporte tant bien que mal les regards insistants, et les remarques désobligeantes des clients mal polis.
Et toute la journée, en prenant tous ces produits sur le tapi roulant, elle rêve. Elle s'imagine avec une belle robe noire, assise entre deux acteurs, à un dîner, ou sur une scène, seule, une guitare à la main, devant un public qu'elle ferait rêver, à son tour. Elle imagine des photos d'elle dans les magazines, des critiques qui parlerait d'elle avec respect et enthousiasme.
Ce matin, elle a décidé d'appeler Sophie. Cela fait plus de 4 mois qu'elle ne se sont pas appelées. Alice appréhende toujours un peu ces discutions. Elle lui ment toujours. Elle raconte que le film ne s'est pas fait, mais qu'elle préfère se consacrer à la musique. Qu'elle chante tous les soirs dans des bars, ou avec d'autres artistes. Sophie s'est installée a Lyon, et voudrait revenir à Paris, bientôt, pour la voir. Mais avec ses études, c'est difficile. Elle n'a plus beaucoup de temps. Et le week-end, elle reste avec son copain. Alors Alice la rassure et lui dit que ce n'est pas grave. Elle se dise a bientôt, en sachant qu'elle n'auront pas de nouvelle l'une de l'autre avant longtemps.


Tout s'est fini ce soir. Alice lui a dit adieu, sur le quai de la gare. A-t-elle eu tord de ne pas le suivre ? Qu'aurait-elle fait à Bordeaux ? Elle est amoureuse, c'est vrai. Mais il sait très bien qu'elle ne peut pas quitter Paris. Et comment a-t-il pu la juger ? Lui dire ces horreurs ? Pourquoi devrait-elle se réveiller. Oui Damien était un garçon formidable. Mais il n'a pas su la comprendre. Alors ils se sont quittés, le regard embué, déçu.
Évidemment, il l'avait acceptée telle qu'elle était, pauvre et serveuse. Lui faisait des études de journalisme. Ils s'étaient rencontrés dans le café où Alice travaille. Il l'avait trouvé jolie, et était fasciné par son air rêveur. Un soir il était resté jusqu'à la fermeture, et lui avait proposé de la raccompagner. Elle avait accepté, et ils parlèrent sur le chemin. Il revint le lendemain, et les jours d'après, jusqu'à ce qu'il l'embrasse, un soir, en bas de chez elle. Les mois passèrent, et Alice vit en lui le prince qu'elle attendait. Il croyait en elle, et lui promettait qu'un jour, elle vivrait enfin tous ces rêves qui remplissaient sa tête.
Il parait qu'on ne doit jamais laisser partir l'homme qu'on aime. C'est pourtant ce que Alice est en train de faire.


Elle pleure. Assise sous un pont, silencieuse, invisible dans la nuit, Alice laisse couler toutes ces larmes qu'elle gardait en elle depuis si longtemps. Elles glissent sur sa joue, comme coulait cette goutte sur la joue de Sophie, il y a plus de 5 ans. Qu'est-elle devenue, Sophie ? Elle s'en ait sortie, c'est certain. Mais elle, oui, elle, Alice, qu'est elle devenue ? Les larmes coulent. Une épave. Alice a chavirée, comme un vieux navire. Une épave sur une plage, caressée par le vent et la pluie qu'il transporte. C'est la première fois qu'elle réalise ce qu'elle est. Depuis ces 5 dernières années, elle survit sans comprendre qu'elle ne vit plus. Mais à cet instant précis, elle est consciente du présent, et du passé, et comprend qu'elle n'a pas de futur. Ou du moins pas celui qu'elle s'était promis. Non, qu'on lui avait promis. On lui a menti, on l'a fait espérer. S'ils la voyaient, là, à pleurer sous ce pont, en pleine nuit, dans cet état, que diraient-ils, tous ces gens, qui ont cru en elle. Ils seraient déçus. Damien avait raison, tellement raison. Si seulement elle l'avait suivit. Peut-être serait-elle heureuse, aujourd'hui. Lui qui disait croire en elle, avait compris qu'elle devait se réveiller. Et Sophie, qui lui a assuré qu'elle y arriverait, qu'elle réaliserait ses rêves. Elle les hait. Elle hait tous ces gens. Mais pourtant elle sait que ce n'est pas que de leur faute. Sa naïveté la menée à sa fin. Alice pense que tout est fini. Alors, plus que jamais, elle pleure, les yeux fixe, devant la Seine.
Un jeune homme passe, et s'arrête :
"Excusez-moi mademoiselle, vous allez bien ? Je peux vous aider ?"



FIN

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Re: Désillusion
Posté par aureliedog le 25/05/2006 13:42:46
moi z'aime beaucoup ^^

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Re: Désillusion
Posté par mayunine le 25/05/2006 18:40:15
moi je di ui!!!! domage par contre ke la fin soit assez triste...

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Re: Désillusion
Posté par chiumounou le 25/05/2006 22:45:10
oui , jlai un peu modifié depuis d'ailleurs ...
merci beaucou en tout cas

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Re: Désillusion
Posté par 7iris le 27/05/2006 19:06:50
C'est un thème très actuel, que tu sais rendre intéressant tout au long du texte. La fin est bien telle qu'elle est, je te conseille de ne pas la modifier.
J'ai pris du plaisir à lire ce texte, merci beaucoup !
Et pour ta note, je pense que tu peux atteindre les 17/20.

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Re: Désillusion
Posté par luly le 28/05/2006 20:35:29
très bien!!!à ne pas changer surtout!!!!

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Re: Désillusion
Posté par ushiwa.sasuke le 29/05/2006 10:14:23
Plutôt smypa !

C'est bien écris (le style) et il y a pas de fautes d'orthographe il me semble...^^

Les 2 filles ont chacune un caractère différent ce qui fait leur "charme" et vu leur facon de penser on voit que c'est 2 jeunes adultes

Sinon prévois-tu de faire une suite ou pas ?

Bonne continuation !

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Re: Désillusion
Posté par chiumounou le 29/05/2006 19:29:59
merci
bah nan, je penses pas faire" de suite. La version définitive est un peu plus longue ... enfin disons que a cause de / grace a mon papa jai rajouté 2/3 phrases a la fin ...

«Qu’est-ce qui se passe Mademoiselle ? Je peux vous aider ? »
Alice le regarde, et esquisse un sourire. Il s’assied à côté d’elle, et dans l’obscurité de ce monde, leur regard s’illuminent.

vala

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Re: Désillusion
Posté par ushiwa.sasuke le 30/05/2006 08:33:14
Pas mal les 2-3 lignes que tu as rajouté...

Ca nous laisse le mystère de savoir ce qu'il va se passer entre ces 2 personnes...

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Re: Désillusion
Posté par ushiwa.sasuke le 30/05/2006 08:34:53
Pas mal les 2-3 lignes que tu as rajouté...

Ca nous laisse le mystère de savoir ce qu'il va se passer entre ces 2 personnes...

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