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Catherine et autres bêtises
Posté par nosepicker le 20/08/2004 07:54:22
Je dors, il ne faut pas me réveiller;je le sais, je le sens... Il y a une odeur étrange qui flotte dans l'air. Ma mémoire ne sait plus, mon corps n'ignore pas, mais il ne sait pas parler. J'ai mal, j'ai peur, je suis idiot;j'aurais dû savoir. Histoire fictive d'un gamin stupide,première et deuxième séquences.

Il était une fois dans l'est,il était une fois dans l'ouest...

#1:Lundi, peut-être pas au bon endroit

Un faible, mais trop puissant rayon de soleil que les rideaux bleu sombre n'ont pas réussi à bloquer vient se poser sur ma joue pour la réchauffer pendant que la sonnerie du réveil torture mes tympans. Rapidement, je tourne la tête pour me cacher du soleil qui deviendra de plus en plus envahissant bien assez vite à mon goût et frappe violemment sur le réveil pour le faire taire. Je n'ai pas envie de me lever ce matin. Il fait trop chaud. J'étouffe dans ma chambre malgré le fait que le ventilateur soit réglé à la vitesse maximale. C'est chaud, c'est humide et ça pue. Je devrais faire le ménage de cette pièce plus souvent. Mais je n'en ai pas envie;je veux dormir. Je veux m'endormir et ne plus jamais me réveiller. Sauf dans son lit, dans ses bras...
Vraiment, l'odeur est insupportable. J'ignore si elle provient de la poubelle, de l'air qui ne "circule" pas comme dirait ma mère ou de mon propre corps. Probablement un bon mélange des trois. Beurk.
Le soleil s'acharne à attaquer les rideaux qui ne font même pas mine de se défendre. Si seulement il y avait des nuages plein ce foutu ciel bleu. C'est la tête sous l'oreiller que je me soustrairai finalement à ses cruels assauts. J'aimerais qu'on me laisse tranquille quelques instants, une heure, une journée, une semaine, un mois, un an, un siècle, l'éternité... Laissez donc Morphée m'étreindre, je veux dormir. C'est tout : dormir, dormir, dormir et encore dormir. Me réveiller, c'est trop dur. Il fait trop chaud. C'est trop humide. Et ça pue.

Un coup à la porte. Je ne réponds pas, je dors. Un autre coup à la porte. Suivi d'un autre et d'un autre... Je ne réponds pas, je dors. Un grincement puis un petit courant d'air;la porte vient de s'ouvrir. Ce n'est pas grave : je dors, j'ai dit.
On me parle, je serre l'oreiller un peu plus fort pour atténuer le son. Le ton monte, la voix se rapproche. Sans importance. Les rideaux s'ouvrent, l'oreiller s'envole et on crie. Je ne dors plus, je ne peux plus. Péniblement, j'ouvre les yeux et sort lentement de mon lit. J'avais oublié que nous étions lundi. Et que je suis en retard. On me dit de me dépêcher, "d'activer"... Bla, bla, bla.
Je me traîne jusqu'à la salle de bain sans trop d'entrain. La tête me fait mal, je suis étourdi, j'ai mal partout et ma mémoire ne m'est d'aucune utilité pour m'expliquer la raison de ces faits. All is well I'm not insane... Ça reste à prouver. Le miroir me renvoie une image un peu (très) floue que je dois fixer un bon moment avec un niveau de concentration élevé pour qu'elle devienne plus précise. Non, ça ne va pas. Il manque quelques chose. Je pense. Cinq secondes, dix, quinze, vingt... Mes verres de contact.
Mon oeil proteste douloureusement lorsque ce corps étranger le touche. Je ne crois pas que ce soit une bonne idée ce matin. Mes lunettes me semblent un choix plus approprié... non, seulement moins compliqué.
...
Je préférais l'image floue. C'était moins traumatisant.
J'ai l'air d'un cadavre... et j'ai l'impression d'en être un. J'ai de gros cernes noirs sous les yeux (et aussi au-dessus, à bien y penser) qui sont striés de lignes rouges que je supose (et espère) être des veines un peu plus visible qu'à l'habitude. Ça, ça passe. Ce sont les marques de coupures dispersées sur mon corps qui m'inquiètent le plus. J'ai beau me creuser la tête, je ne vois pas ce que j'ai pu faire durant la fin de semaine. C'est un gigantesque trou noir, le néant, rien. Je ne me souviens pas. De vendredi à maintenant, ma mémoire ne se rapelle plus.
Du sang séché part de chacune des entailles et forme une sorte de lézarde sur mon torse, mon cou et même mon dos. J'ai mal, j'ai un mauvais pressentiment. J'ouvre la douche et règle l'eau à la température la plus élevée que je puisse supporter sans hurler. C'est brûlant et pourtant, je ne fais rien pour me soulager. Sans savoir pourquoi, j'ai le sentiment que je mérite cette douleur. Ma tête ne sait plus, mais mon corps semble avoir un vague souvenir des choses.
C'est si chaud. J'étouffe pour la seconde fois de la journée. Je ferme l'eau et m'enveloppe dans une serviette. Mon air est aussi peu présentable qu'avant la douche. Tant pis. Je m'en fous. Quelle importance maintenant que... maintenant que quoi ?
On frappe à la porte, on me crie d'accélérer le rythme. Je n'en ai pas envie, mais je fais un effort. Me dépêcher, ça me semble trop difficile, mais me disputer avec ma mère l'est réellement. Ce matin du moins.


Après la salle de bain, c'est la cuisine. Deux rôties (froides) à la confiture m'attendent en compagnie d'un verre de jus d'orange. Je déteste la confiture. Mais il faut manger au plus vite pour partir au plus vite. Soudainement, sans que je ne sache pourquoi, j'ai le goût de partir, il ne faut pas que je reste ici. Pas pour arriver à l'heure à mes cours, il sont déjà commencés depuis une vingtaines de minutes, mais pour autre chose. Que j'ignore. Mais il faut.
Il fait chaud, c'est humide et ça pue. Mon linge dégage une odeur qui rapelle celle de la moisissure. Comme toute ma chambre, en fait.
J'étouffe, j'ai mal, je ne sais pas.

Partir, fuir... Partir d'où ? D'ici ? Je ne comprends pas. Fuir quoi ? Qui ? Je ne sais pas, j'ai peur.
Mais qu'est-ce que j'ai pu faire pour me sentir ainsi ?
Douleur et appréhension s'amusent à faire voler des papillons dans mon estomac. La nourriture ne passe plus. Je laisse mes rôties à demi-entamées et mon verre de jus auquel je n'ai pas touché sur la table, ramasse mon vieux sac à dos usé, les clés de ma vieille honda accord blanche et cours jusque dans le garage. Une fois au volant, je dois ajuster les miroirs ce qui m'étonne, car il n'y a que moi qui utilise ce véhicule. Bof... Ce détail ne vaut pas la peine qu'on y prête attention.
Clé dans le contact, coup d'oeil autour, reculons, je suis parti. Je roule un bon moment avant de me retrouver enfin sur l'autoroute.
60km/h... je passe en troisième. 80km/h... je passe en quatrième... Le 100 km/h libérateur est atteint... cinquième vitesse. Puis 120, 130, 140, 150... Je roule trop vite. Il faudrait que je ralentisse, mais j'aime trop cette sensation que la vitesse me procure. Vitesse "un peu" excessive, musique à fond, je suis invincible... I die inside if I can't ride...
J'ai besoin d'air. J'ouvre la fenêtre. Le vent est frais, mais pas assez pour m'éclaircir les idées. J'ai beau réfléchir, je n'arrive pas à me souvenir. Tout ce que je sais, c'est que cettet énorme envie de dormir ne me quitte pas d'un poil. Il me semble que j'aurais assez de sommeil pour cent années consécutives. Mr Clean tell me is that really you I wonder what you've done to become so big and dumb...


Enfin (non, déjà arrivé. Je me stationne dans le premier espace libre que je vois et me dépêcher d'aller à mon cours qui tire à sa fin. À bien y penser, il est bel et bien terminé. Encore une heure avant d'aller me rendormir en français.
Dormir, dormir... Allez, Morphée, prends-moi encore dans tes bras. Pour toujours cette fois. Laissez-moi dormir pour mieux oublier ce que je ne sais pas. Mon linge colle à ma peau et je suis tout en sueur pour une raison qui, je le sens,n'a rien à voir avec la chaleur et l'humidité. Mauvais pressentiment. J'ai peur.

Mathieu et Roxanne sont assis à une table dans la cafétéria, je m'empresse d'aller les rejoindre et Roxanne se dépêche de partir. Tant mieux, je déteste cette fille. Je suis à peine assis que Mathieu m'ensevelit sous une tonne de questions au sujet de ma fin de semaine. Je ne peux répondre à aucune d'entre elles, pire, je ne sais même pas de quoi il parle. Il se charge de m'expliquer certaines choses que lui sait, mais pas moi.
L'alcool détruit les neurones;la testostérone brise un coeur.
C'est chaud, c'est humide et ça pue. Je suis stupide, idiot, imbécile.
Je savais que je devais partir, fuir. Partir le plus loin possible, fuir les conséquences de mes bêtises. Je sais très bien ce que j'ai fait, même si je ne m'en souviens pas exactement. It was the alcohol you said took away your common sense... you don't remember a thing, unconsciousness is your defense
Je veux retrouver mon coma éthylique, je veux dormir pour l'éternité, ne plus jamais me réveiller. Sauf dans ses bras ou dans son lit. Mais ça n'a aucune chance de se produire. Je m'en vais. Mon cours de français vient de passer de simplement ennuyant à totalement insignifiant. Tous les autres cours aussi. Plus rien ne compte. Je n'ai plus envie d'être sur Terre. Je veux mourir. Mourir, mourir, mourir, mourir, mourir, mourir, mourir... C'est tout.

Je pars sans rien répondre à Mathieu, sans rien dire à personne. Je veux être seul avec mes pensées, seul avec cette horrible histoire qui, pour moi, est bien pire que la fin du monde. Quel égocentrique je fais...
J'appuie sur l'accélérateur bien trop fort, je sais, mais je ne veux pas le lâcher. Je me sauve. Je n'aurais pas dû me lever ce matin.
Des larmes me brouillent la vue, mais c'est sans importance. Je me moque d'où je vais. Et si c'est en enfer, tant mieux.
Je roule trop vite, le moteur en a marre. Je ralentis bien malgré moi. I think that I'm dying without you here...
J'ai hâte d'être à la maison, je veux retrouve ma chambre désordonnée et nauséabonde ainsi que mon lit défait qui sent tout aussi mauvais. Mais quelle importance ? Quand on dors, on ne sent plus rien. Quand on est mort non plus, d'ailleurs.
Ce n'est plus Morphée que je souhaite voir, c'est Anubis.
Enfin, la maison. Heureusement, il n'y a personne. Je suis seul, je souffre. Je monte à l'étage, me déshabille et me glisse sous les couvertures. Je m'aperçois que j'ai oublié de fermer les rideaux. Tant pis, l'oreiller fera l'affaire. Le temps passe. Je ne réussis pas à m'endormir. Rien à faire. Ni Morphée ni Anubis ne sont au rendez-vous. Que la douleur, que la tristesse, que le désespoir. Il faut que je dorme, il faut que je pense à autre chose.

Je me lève et ferme les rideaux. Évidement, ça ne change rien;je ne trouve toujours pas le sommeil. Je descend dans la cuisine et ouvre le réfrigérateur en espérant y trouver une quelconque boisson alcoolisée. Il y en a. Onze bouteilles de bière. De la Molson Ex, la préférée de mon père. Je prends les onze bouteilles et les monte dans ma chambre. Je n'ignore pas que cette quantité est suffisante pour me faire faire bien des stupidités, mais mes pensées sont déjà incohérentes.
J'ouvre la première bouteille et la bois le plus rapidement possible. Je n'ai jamais été très doué pour ce type d'activité, mais aujourd'hui, je me surpasse. Je réserve le même sort que la première à trois autres bouteilles. Le goût est horrible et j'ai déjà la tête qui tourne un peu plus que ce matin. Je décide ne pas y porter attention. Cinq... six... sept... huit... Un rot, je ralentis la cadence, je n'en peux plus. Les dernières bouteilles pleines me narguent. J'hésite. Oh et puis... neuf, dix, onze. Enfin. J'ai le sentiment d'avoir accompli quelque chose de bien même si je sais pertinement qu'en réalité, boire de la bière, ça ne vaut rien du tout. J'attends un peu, je ne sais pas quoi faire. Je n'ai plus le goût de me coucher. J'espère que je n'ai pas fait une connerie. Je ne suis pas assez solide pour supporter l'alcool, je le savais... mais là, je le réalise vraiment.
Et si je rasais cette barbe que je n'ai pas ? Je me lève et je marche jusqu'à la salle de bain. Le plancher est inégal et les murs ne sont pas à angle droit, mais je m'en fous : ce n'est pas la première fois que ça arrive. D'accord, les autres fois, je ne me sentais pas aussi amoché. Détail.
Alors, ils sont où ces rasoirs ? Ça y est, les voilà. Au fait, pourquoi un rasoir ? Je ne sais pas. Je ne sais même pas ce que je m'apprête à faire. Je ne réfléchis plus vraiment;tout concept de rationalité m'a quitté à l'instant où Mathieu m'a parlé.
Je fixe la triple lame du rasoir. Je sais que c'est très coupant. Par où est-ce que je commence ? Le torse ? Le visage ? Les poignets ? Ailleurs ?
Je veux avoir mal, je dois avoir mal. Je ferme les yeux et laisse ma main décider du chemin que la lame tracera sur mon corps. Un petit tour sur ma joue pour commencer... Un autre autour du nombril... On caresse un peu les épaules. Ça brûle, c'est chaud, c'est douloureux, c'est agréable.
Ma main tremble tandis qu'elle se dirige vers sa jumelle droitiès. Un, deux, trois. Trois petites entailles, trois douces et atroces caresses. Cependant, il y a un problème : ce n'est pas symétrique. Un, deux, trois. Problèmes réglé. Mon poignet gauche est maintenant identique au droit. Pour une raison que j'ignore, j'entaille encore un peu mon torse. Je ne sais pas trop ce que je fais, je sais seulement que je le fais. Ça n'allait pas bien tout à l'heure et là, c'est pire. Je regarde à nouveau mes poignets.Pourquoi seulement 3 entailles? Fuck la symétrie finalement!Je commence à charcuter,à déchirer rageusement,mortellement,j'espère...
Ça brûle, j'ai mal... mais je l'ai déjà dit, je crois. Tout tourne, j'ai le vertige. Je vomis. Je tombe. Je ne tiens plus debout. J'ai peur.
Pourtant, je n'arrête pas de jouer avec le rasoir. Ça fait mal, mais ça soulage. Il y a de plus en plus de sang. Trop de sang. J'ai peur, tout tourne, je fond, je disparais, il n'y a plus rien. Le monde n'existe plus ou est-ce moi qui ne suis plus ? Je ne sais pas, je ne sais rien;après tout, je ne suis qu'un gamin.
Je ne sais pas ce qui se passe, mais je n'aime plus ça.
Enfin, le sommeil vient à moi.


#2:Une journée, quelque part

Mes paupières brûlent affreusement... Foutu soleil, qui a encore tiré les rideaux ? Je me tourne sur le ventre avec difficulté et cale ma tête dans l'oreiller que je ne me sens pas capable de soulever.
J'entends deux voix. Celle de mon père et de ma mère. C'est étrange, mon père ne met jamais les pieds dans ma chambre sauf pour m'ordonner de ranger un peu.
Je grogne pour leur faire comprendre qu'ils parlent trop fort et que j'essaie de dormir encore un peu. J'ai sommeil, foutez-moi la paix. Fait intéressant à noter : je me sens vulgaire ce matin. Ha, ha, ha. Et saracastique.
Ils parlent de plus en plus fort, je grogne de nouveau. Ma parole, ils sont sourds ou bouchés ?
J'ouvre les yeux et fais un effort pour me retourner afin que l'oreiller n'étouffe pas ma voix.
"- Vos gueules p... "
Je m'interromps. Ce n'est pas ma chambre. Je ne sais pas vraiment où je suis et je suis trop stupéfié pour tenter de deviner.
Ils parlent encore plus fort, il pleurent, ils rient, me serrent dans leurs bras. Je ne comprends pas. Je remarque mes poignets bandés. Quelques images me viennent à l'esprit. Onze bouteilles vides et un rasoir, lame triple, s'il-vous-plaît. Un vague lien semble unir ces douze items et ça m'effraie un peu. Pas que je n'ai jamais pensé au suicide, mais de là à passer à l'acte, il y avait tout de même une marge.
Je me recouche, je ne veux pas leur parler, je ne veux pas répondre à leurs questions. En fait, même si je le voulais, je ne sais pas si je le pourrais. Vouloir n'est pas pouvoir.
Je referme les yeux et commence à torturer ma mémoire. Je veux me rappeler ce qui s'est passé.

C'était lundi, je ne me souvenais de rien et je voulais dormir;ça je sais. Mais le reste ? Je me concentre. Un peu plus tard, il y avait Mathieu assis à une table et Roxanne qui s'en allait. Mathieu parle et... je ne sais plus. Plutôt, je sais, mais je ne veux plus savoir. Je me souviens de tout sauf de cette fin de semaine précédant le dernier jour dont je me souvienne. Avant que Mathieu ne me l'annonce, j'étais convaincu que j'avais fait une bêtise, mais j'en ignorait la nature exacte.
D'autres images envahissent ma tête;j'émmerge des vapes dans lesquelles l'alcool m'a joyeusement expédié. Je suis plus ou moins habillé et pas seul. Je ne réalise rien pour le moment, je suis trop assommé par la vodka. Le visage de Catherine apparaît devant mes yeux. Elle est fâchée, je ne sais pas pourquoi. Elle est triste, je ne comprends pas son chagrin.
Soudain, je réalise.
Je devrais être seul. Ou avec Catherine. Peut-être même avec un garçon. Mais pas avec cette fille qui m'est une totale étrangère.
Ensuite, j'entends des cris, des pleurs et puis finalement, des pas qui s'éloignent. Catherine est partie, Catherine ne m'aime plus. Les yeux fermés, j'essaie de retenir mes larmes. Sans succès. Alors je pars à la recherche de bouteilles encore pleines parmis les innombrables qui ne le sont plus.
Je sais que j'en ai effectivement trouvé, je sais que j'en ai bu le contenu. Je ne sais pas exactement ce que j'ai fait ensuite et je n'y tiens pas. J'imagine assez bien comme ça. J'espère seulement que j'avais des condoms. Et que je n'ai laissé personne m'injecter quoique ce soit. Je suis stupide, je suis idiot, imbécile...

Brusquement, on m'arrache à mes pensées, on me secoue, on me crie dans les oreilles. On me demande ce à quoi j'ai bien pu penser cet fin d'avant-midi là, quel genre de personne suis-je donc et un tas de choses semblables. Pas de bonjour ou de comment ça va, c'était prévisible. Il ne faudrait surtout pas prendre le risque d'être gentil avec moi.
J'ai mal à la tête, je ne veux plus les entendre.
Un médecin entre dans la chambre et tous les autres sortent. C'est un psychiatre. Génial, me voilà fou. Pourquoi est-ce que j'ai fait ça ? Ça prend absolument une raison pour vouloir mourir ? À question stupide, réponse stupide... La vérité, c'est que je ne voulais pas le faire. Je ne connais pas plus que lui les raisons qui m'ont poussé à choisir le rasoir de mon père comme nouveau jouet. Il me redemande pourquoi je me suis entaillé tout le corps. Je n'ai pas envie de répondre. Il n'y a rien à dire la-dessus. Les choses sont ainsi faites, c'est tout.
Je referme les yeux et replace ma tête dans l'oreiller. Il va bien s'apercevoir que ce qu'il dit ne m'intéresse absolument pas. Je suis idiot, stupide, imbécile. Il n'y a rien à ajouter.
J'ai envie que cet homme à la blouse blanche parte, qu'il se taise, qu'il me laisse tranquille. Il sort après une trentaine de minutes. Il a peut-être enfin compris que je n'en ai rien à foutre de sa blouse blanche et de ses diplômes. Ça ne m'a pas empêcher de faire du mal à Catherine.
Catherine, Cathrine... Ne torture pas mon coeur et ma mémoire de cette manière.
Pour elle, je ne suis plus rien alors que pour moi, elle est encore trop. L'oublier, c'est difficile. Je pourrais dormir pendant cent ans que son visage ferait encore partie de mes souvenirs. L'oublier, ce n'est pas difficile, c'est impossible.


Mes parents reviennent dans la chambre. Je leur ai fait "si peur", ils ont cru me "perdre à tout jamais" et ils recommencent avec leurs questions. J'en étais certain.
Je demande quel jour nous somme. Jeudi et c'est l'après-midi. Tant mieux. À bien y penser, ça m'importe pas du tout. Qu'on soit lundi ou jeudi, le matin ou l'après-midi, ça ne change rien. Peu importe le nom qu'elles auront, les journées se suivront et se ressembleront toutes. Ce sera chaud, humide et ça puera. Comme cette matinée de septembre où j'aurais mieux fait de ne jamais me réveiller.


Jeudi ou vendredi, un soir ou un matin, on s'en moque.

Je suis conscient que j'ai fait une grosse gaffe. J'aurais dû réfléchir. Certes, relativiser est une chose plus facile à dire qu'à faire...
Je pense encore à Catherine, mais je me demande maintenant si ces choses sont réellement importantes. Après tout, ce n'est que d'amour dont il est question. Pas de quoi en faire tout un plat.

Catherine, nulle part, je m'en fous : Une journée, un mois, cent ans, me voilà grand.
C'est tout. On viellit, on réalise que la jeunesse, c'est bête et stupide... Seulement, je ne veux pas être un grand. Je veux aimer Catherine et je veux qu'elle m'aime.
Je crois que je n'ai rien compris. Je ne suis qu'un gamin stupide et tout le monde s'en fout.
Point (non) final.

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Re: Catherine et autres bêtises
Posté par o0mirage0o le 20/08/2004 07:54:22
Spécial ... mais jm bien ^^ bien ecrit ! good job !

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Re: Catherine et autres bêtises
Posté par chandlermbiing le 20/08/2004 07:54:22
très intéressant, on vit ton expérience...
Mais faut faire gaffe quand même parce que décrit comme tu le fait, le suicide serait tentant

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Re: Catherine et autres bêtises
Posté par psiché le 20/08/2004 07:54:22
pas mal du tout, j'ai vraiment aimer

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Re: Catherine et autres bêtises
Posté par didila le 20/08/2004 07:54:22
Vraiment excellent... à en donner mal au ventre.
c'est très très bien écrit. Stressant de ne pas être parfaitement sur de ce qui est arrivé à catherine... bravo!

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Re: Catherine et autres bêtises
Posté par latoya le 20/08/2004 07:54:22
Exellent !
J adore ! C 'est trop bien ecrit !!!!
On a la pression quand on lit ton histoire ... on a chaud ... on est stressé.... y a pas d air qui circule (lol) !!!!
Non serieux ....j ai trop aimé !!!!!!!!

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Re: Catherine et autres bêtises
Posté par alal le 20/08/2004 07:54:22
j'ai bcp aimé!!! mais qu'est ce que ta fait a catherine ? et qu'est ce qu'il s'est passé avant de te réveiller ? on le saura jamais ??

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Re: Catherine et autres bêtises
Posté par calice le 20/08/2004 07:54:22
Génial. tout simplement génial. Je crois que c'est l'article le plus passionnant et le mieux écrit que j'ai jamais lu. Histoire originale, bon style de l'auteur... Persévère mon gars, t'es trop doué !!

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Re: Catherine et autres bêtises
Posté par louga le 20/08/2004 07:54:22
Genial ms ta fai koi a catherine e il va t'arriV koi ? il fo 1 suite!!!!!!!! lol BRAVo c 1 super txt

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Re: Catherine et autres bêtises
Posté par <jess> le 20/08/2004 07:54:22
louga_FCNA il a trompé catherine il dit qu'il n'aurait pas du se réveiller à coté de cette fille totalement étrangère
dou you eundeurstènd? (do you understand)
Loooool bien sur

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Re: Catherine et autres bêtises
Posté par nosepicker le 20/08/2004 07:54:22
Effectivement,il a "juste" trompé Catherine.Et pour la suite,elle s'en vient,mais je à mon avis,elle est vraiment à retravailler alors j'aurai besoin de vous. Merci.
Annael

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Re: Catherine et autres bêtises
Posté par castelia le 20/08/2004 07:54:22
boulversant....et génial!!! merci pr le bon momen ke g passé a le lire!

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Re: Catherine et autres bêtises
Posté par bimba le 20/08/2004 07:54:22
une raison pour suicider????????

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Re: Catherine et autres bêtises
Posté par nosepicker le 20/08/2004 07:54:22
Zeuuus:why not?
Quand on ne sait plus quoi faire,qu'on en a marre,ça prends juste une seconde pour sauter les plombs.ON ne se demande même pas si on a raison ou pas.
Je sais ça.

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