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ZEP et Titeuf
Posté par joktan le 20/08/2004 07:47:05
Zep est le Pôpa de Titeuf, voici sa biographie...

Zep est le Pôpa de Titeuf voici sa biographie, bien entendu c'est pas moi qui est interviewer cet artiste alors cet article est paru dans l'Hebdo n°32 le 8 aôut 1996 :

Depuis sa plus tendre enfance, quand il s'appelait encore Philippe Chappuis, Zep a su qu'il ferait de la bande dessinée. A l'école, le «super chétif de la classe» s'affirme par le dessin. A la maison, une tantine l'achalande en papier par palettes entières; le dessinateur en herbe peut noircir ses feuilles sans craindre la pénurie. Il recopie inlassablement Popeye, Donald, Lucky Luke. A 29 ans, Zep ne renie pas ses amours enfantines: «Je serais curieux de revoir "Rototo et Ratapoil" ou "Archibald Rasemotte". Cela me ferait l'effet de la madeleine de Proust.» Dans son atelier, «Les aventures explosives de Donald», de Carl Barks, sont exposées en bonne place, car «une telle efficacité graphique, ça marque à jamais.» S'il vénère des humoristes comme le tandem Dupuy/Berberian ou Lewis Trondheim, Zep, un peu rebuté par l'envahissement de l'heroic-fantasy, lit aujourd'hui moins de BD.

C'est à peine si entre 12 et 14 ans, Zep freine le dessin. «J'hésitais à devenir rock star, comme tout le monde. Comme j'avais choisi la guitare, j'avais plus de chance que ceux qui avaient pris l'accordéon.» Ce fan irréductible de Bob Dylan a taquiné la six cordes au sein de Titi et les Raw Minets et même sorti un disque, «Zep'n'Greg/Badaboum vol.1», du rock parodique qui ne déparerait pas la discographie d'un Sarclo. A 15 ans, Zep quitte l'école, dessine à fond, fait le tour des rédactions. Son jeune âge le sert, les rédacteurs impassibles le renvoient sans le briser. Il dessine pendant huit ans chez «Spirou», place quelques gags dans «Fluide Glacial», publie trois albums, «Victor n'en rate pas une», «Léon Coquillard», «Kradok, Amanite Bunker».

LA POMME DE NEWTON, LA BANANE DE TITEUF Malgré les réactions favorables des lecteurs, Zep piétine, s'enlise, en vient à douter. Il est prêt à se contenter d'illustrer les scénarios des autres. Il s'impose la pénitence du réalisme. Il effectue même les deux premières planches d'une BD policière. Un cauchemar: la première case représente un paysage autoroutier et la seconde le tableau de bord d'une Jaguar, tout ce qu'il abhorre. Dans ses petits «carnets-laboratoires», il griffonne des «trucs», des souvenirs de môme, d'où émerge un bonhomme à mèche en pétard.

Il montre ses croquis à son ami Valott, le dessinateur dont les Grandes Gueules illuminent «Le Matin». Le caricaturiste a ces mots historiques: «Si j'étais riche, j'investirais là-dedans.» Aujourd'hui, le parrain de Titeuf ne retranche rien à son enthousiasme d'alors: «Titeuf, c'est un truc évident. Tu le vois, tu sais que c'est ça. Je suis fasciné par ces inventions tellement géniales qu'elles s'imposent à jamais. Par exemple le manche à balai des premiers avions: on s'en sert encore dans les navettes spatiales. La banane de Titeuf c'est ça.»

Encouragé par ses amis, Zep publie quelques planches de son poulpiquet à mèche rebelle dans «Sauve Qui Peut», un fanzine romand trop éphémère. Un exemplaire tombe sur le bureau de Jean-Claude Camano, des éditions Glénat. «C'était exactement ce que je recherchais: un petit personnage inscrit dans la vie quotidienne. Avec un excellent graphisme.» L'éditeur contacte Zep et, comme dans les contes de fées, quelques mois plus tard, en janvier 1993, sort «Dieu, le sexe et les bretelles», le premier album de Titeuf.

Le succès démarre très vite et ne cesse de s'amplifier: «Le Derrière des Choses», cinquième volume de l'épopée sorti en juin de cette année s'est déjà vendu à 55 000 exemplaires. En Suisse d'abord, mais aussi en France et en Belgique. «Ce n'est que le début», prophétise Jean-Claude Camano. L'an prochain, «Titeuf» sera sans doute traduit en anglais, et peut-être aussi en italien et en hollandais. Et puis Hallmark, une multinationale basée à Kansas City, a acheté une licence pour éditer des cartes Titeuf qui se vendent par centaines de milliers. A Lausanne, deux employés de banque, David Rappaz, 22 ans, et Michel Randin, 25 ans, sont en passe de fonder un fan-club avec site Internet, fanzine, concours, afin de concrétiser l'engouement fantastique qu'ils ressentent à l'égard du galopin à banane.

TIRAILLÉ ENTRE BAMBI ET TERMINATOR Au Festival de la BD de Sierre, Zep disparaissait sous une grappe de chasseurs d'autographes. A Lausanne, lorsqu'une classe fabrique un T-shirt, tous les élèves choisissent Titeuf pour motif - à l'exception d'une dissidente qui préfère le petit Spirou. Comment expliquer ce succès phénoménal? Comme on l'a vu, Titeuf c'est d'abord un graphisme saisissant. Mais la plus dynamique des bananes est vaine si elle ne coiffe pas un coeur. Tout le monde, à commencer par l'auteur, s'accorde pour dire que «Titeuf, c'est Zep. C'est une filiation naturelle, pas du bidouillage génétique, analyse Valott. C'est fait avec un maximum de sincérité.» Michel Desmaison, de la librairie Houbba, à Carouge, où Zep a ses habitudes, pense que «Titeuf est aussi attachant que son créateur. Zep a su garder son coeur d'enfant. Je crois qu'il est venu au bon moment pour redonner un peu de fraîcheur à la bande dessinée.» Les enfants adorent l'impertinence de Titeuf, ils ont l'impression de transgresser un tabou en lisant ses histoires de zigounette. Quant aux parents ils retrouvent une parcelle du paradis perdu. «Il est proche à la fois des gamins qu'on était et du monde d'aujourd'hui», estiment justement Randin et Rappaz

Dans un univers où les polissons pullulent, Zep innove et trouve sa spécificité. Personnage à dimension universelle, le petit Titeuf est d'abord carougeois: on reconnaît les toits, les platanes, les commerces de la bourgade à tel point qu'en se promenant dans la ville sarde on a l'impression de déambuler dans le Titeufland. Sentir les racines d'un personnage le rend indéniablement attachant. «Mais je ne mettrais pas le jet d'eau de Genève. Quand j'étais petit, la Tour Eiffel dans une BD me rendait malheureux: ce n'était pas chez moi», explique le dessinateur.

Zep saisit parfaitement les contradictions d'un âge où l'on est tiraillé entre «Bambi» et «Terminator», où l'on appréhende le monde à travers des informations contradictoires et incomplètes, où l'imagination exorcise la réalité grise. A coups de barbarismes savoureux («Fumer du schmit», «momosexuel» et d'expressions hautes en couleur («Gros plein de sida!», «Pôv connard du zizi sexuel!», Titeuf et ses amis se font leur petite place dans une société que rongent le chômage et l'injustice. Avec un talent rare et des couleurs de plus en plus belles, Zep parcourt tous les registres de l'enfance, de la scatologie à la métaphysique (les chats écrasés vont-ils au paradis?). Il n'en tire aucune gloire: «A Carouge, mon atelier donnait sur le préau de l'école. J'avais ma documentation sous les yeux.» Zep a la modestie des grands. Zep ne se prend pas au sérieux. Zep déborde d'humour. Zep sait dessiner le sourire de l'enfance. C'est pourquoi la planète entière est prête à adopter Titeuf, le bon petit diable à banane.

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