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Relations

A propos des guerres

Les guerres sont-elles inévitables ? Une réflexion philosophique sur nos racines biologiques, le rationalisme, la mort et la famille pour comprendre les conflits.

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Pourquoi les guerres existent-elles et pourrait-on les éviter ?

Au-delà des discours qui commencent par « Si les hommes étaient plus sages, alors... », quelles sont les argumentations sérieuses et convaincantes sur les causes des conflits ?

  • Accuser les hommes, c'est-à-dire les juger mal, n'est-ce pas une solution de facilité, une fuite en avant ?
  • Est-il certain qu'ils puissent se comporter différemment ?
  • Avant d'analyser, ne faudrait-il pas d'abord les connaître, donc se connaître ?
  • La célèbre maxime socratique « Connais-toi toi-même » est-elle dépassée ?
  • La psychologie, la psychanalyse, n'ont-elles plus rien à nous apprendre ?
  • La formule « Le sage sait qu'il ne sait rien » est-elle obsolète ?
  • Des découvertes scientifiques récentes ne viennent-elles pas de recadrer le problème ?

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Nature humaine et origine des conflits : qui sommes-nous vraiment ?

  • L'étude de notre patrimoine génétique, par comparaison à celui des chimpanzés, n'a-t-elle pas — ou n'aurait-elle pas dû — modifié nos conceptions sur notre nature profonde ?
  • Les animaux sont-ils malheureux ? Non, ils se contentent de vivre leur vie, dans le présent ; d'essayer de s'adapter à chaque situation qui survient (selon le principe d'homéostasie suivi par la moindre cellule vivante) ; d'atteindre le bien-être ou l'équilibre momentané ou le plaisir (v. Freud), quitte à se battre individuellement ou combattre en groupe dans l'espoir de gagner. Ils sont aussi capables d'utiliser des stratégies, de miser (comme des joueurs). N'est-ce d'ailleurs pas ce que nous pratiquons, plus ou moins inconsciemment, en permanence ? L'expression « Jeu de la vie » est-elle un non-sens ? Et « Théâtre de la vie » ?
  • N'aurions-nous pas intérêt à nous considérer comme nous sommes et non pas comme nous nous idéalisons ?
  • N'est-il pas conseillé de partir d'un constat réaliste d'une situation si jamais on désire la changer, la faire progresser, voire la transformer par des mutations volontaires (et non pas par des discontinuités décrites par Darwin) ?

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Pourquoi le rationalisme et l'humanisme sont remis en question

Le rationalisme n'est-il pas une excroissance de l'humanisme qui est une forme d'anthropocentrisme ? N'est-il pas le prolongement du christianisme où l'homme est créé à l'image de Dieu ? La croyance en l'Homme en tant que Dieu en devenir ne nous a-t-elle pas conduits à jouer les apprentis sorciers ? À la dévastation de l'environnement ? À la mise en cause du maintien des conditions de la vie sur cette planète ?

Mais l'esprit cartésien, binaire ou réducteur, est-il le plus à même d'interpréter correctement les phénomènes de la vie ? La linéarité, la drogue du « Toujours plus », la devise « La route est droite mais la pente est rude », vont-elles de pair avec la caducité des organismes vivants, les saisons, les variations climatiques selon la latitude, le milieu fermé qui constitue la planète, les écosystèmes indispensables à la perpétuation de la vie ?

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Mort et violence : l'incompréhension du cycle de la vie

Le fait que nous n'ayons pas encore compris la positivité de la mort (en tant que fin de cycle) ne pourrait-il pas fournir le contenu de la conclusion ?

  • Combien ont réfléchi rationnellement sur cette réalité fondamentale, imaginé l'enfer absolu que deviendrait la condamnation à la peine de vie éternelle dans le stress, les agressions, les combats pour ne pas être réduit(e) au statut d'esclave dans l'enfer terrestre ?
  • Combien privilégient l'usage du néocortex (proprement humain) et non pas le cerveau des émotions, dit encore limbique ou mammalien, installé chez les mammifères et gérant les plaisirs ?
  • Quel est le système éducatif qui a déjà placé en priorité absolue la connaissance du mode de fonctionnement du cerveau ? Quel est le gouvernement qui aurait intérêt à révéler ou dévoiler au peuple les structures de base de la Société ? C'est-à-dire à se suicider puisque démontrant que tout est bâti anormalement, en fonction de rapports de force, de domination, de puissance économique, etc. ?

Quand en classe, à l'université, dans une grande école, on sollicite au maximum l'activité du néocortex, n'est-ce pas toujours dans un certain encadrement ? L'image du sportif ou de la sportive de haut niveau, spécialisé(e), n'évoque-t-elle pas celle de l'ingénieur, du super-cadre, du ou de la intellectuel(le) tenant avant toute autre chose à profiter des avantages de son intégration dans l'establishment ?

Les deux hémisphères cérébraux (ayant des fonctions complémentaires : l'un étant plus analytique, l'autre plus créatif, synthétique) sont-ils sollicités aussi fréquemment ? L'aboutissement de cette démarche n'est-il pas l'avènement du technocratisme ?

Dans ce contexte, n'est-il pas clair que lorsque l'insécurité et le danger vitaux se profilent, faute d'entraînement mental, le cerveau limbique et reptilien prennent en général le dessus, s'imposent en écrasant toute velléité de recherche de dignité humaine, en activant le réflexe de survie ? Lors des guerres les plus récentes, la sauvagerie était-elle absente ?

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Famille et société : le rôle des structures sociales dans les conflits

Dans les siècles précédents, tout ne s'articulait-il pas autour de la famille, de la tribu, du clan, etc. ? Le conditionnement éducatif qui conduit à préférer les proches au prochain, à se lier officiellement toute la vie et s'engager exclusivement auprès d'un(e) élu(e) par amour, n'est-il pas devenu un acte discriminatif, archaïque et absurde ?

Au nom de quelle valeur, le prochain, c'est-à-dire les autres, les étranger(e)s, ne seraient-ils/elles pas aussi dignes de respect, d'amour ? Symétriquement, ne construisons-nous pas notre malheur en toute inconscience en programmant des privilèges, des injustices, des amertumes, des rancœurs, des soifs de vengeance, des conflits, des guerres ?

Toute investigation sur ce sujet n'est-elle pas soigneusement refoulée ou écartée de tout programme scolaire ? La notion de famille n'est-elle pas reconnue comme l'unité de base fondamentale de l'Occident ou le ciment de la société ?

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Réflexion philosophique moderne : de Molière au 21e siècle

En guise de réponse, la distance entre la période où Molière exprimait « Cachez ce sein que je ne saurais voir » et notre 21e siècle est-elle vraiment celle qu'on peut croire trouver par un simpliste calcul mathématique ?

À vous de me faire part de votre opinion si vous en avez envie, et d'aller plus loin...

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cdizen
cdizen @cdizen
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