
Portugal-Espagne à l'Euro 2012 : revanche après 2010
En 2010, lors du premier succès mondial espagnol, le Portugal et l'Espagne s'étaient déjà rencontrés en huitièmes de finale. Ce jour-là, les joueurs de Vicente Del Bosque s'étaient imposés sur le score de 1-0. Cristiano Ronaldo avait eu du mal à s'en remettre, se rendant compte que la tactique très défensive mise en place par le sélectionneur portugais Carlos Queiroz avait tué dans l'œuf les rêves lusitaniens. Après cet échec, ils étaient dans le même état d'esprit que nos Bleus après le quart de finale perdu (2-0) samedi dernier : le sentiment de ne pas être à bout de soi et d'avoir trop craint une équipe espagnole vénérée.
Autant dire que ce soir, les Portugais joueront différemment. Paulo Bento l'a d'ailleurs bien expliqué : « Les Espagnols sont bons mais ils n'écrasent pas leurs adversaires. Face à la Croatie, à l'Italie et même contre la France, ils auraient pu perdre. On ne va pas rééditer la même erreur qu'il y a deux ans, lorsque le Portugal avait perdu par crainte de l'Espagne. On va jouer notre jeu même si ce sera très compliqué. » Paulo Bento ne va pas faire comme Laurent Blanc et jouer sur le fait de ne pas prendre de buts. Lui va s'appuyer sur son duo offensif Ronaldo-Nani.
Des coéquipiers au Real Madrid

Au moment de se serrer la main avant de commencer la rencontre, il y aura sûrement des accolades, notamment entre les joueurs du Real Madrid. Pepe, défenseur central de la Seleção et du Real Madrid, avouait le plaisir d'affronter ses coéquipiers : « Je les connais bien. Je sais qu'ils sont très forts mais on est pas mal non plus. Cristiano Ronaldo fera la différence, j'en suis persuadé. Il est sur une excellente dynamique même si Arbeloa le connaît très bien puisqu'ils s'entraînent toute l'année ensemble. »
Arbeloa, latéral droit de la Roja et des Galactiques, parle de son affrontement direct avec le ballon d'or 2008 : « Je n'ai pas peur de lui. Sur un affrontement direct attaquant-défenseur, c'est le défenseur qui part avec un avantage certain. Ce sera dur de le museler. Il est très en forme et monte en puissance. Il a eu deux premiers matches compliqués mais depuis le dernier match de poule, il est changé, plus en confiance. Moi aussi, je le suis. »
José Mourinho, spectateur intéressé
Dans les tribunes de la Donbass Arena de Donetsk, il y aura un spectateur très intéressé par cette rencontre : José Mourinho. Le technicien confessait : « Beaucoup de mes joueurs seront sur la pelouse. Évidemment, je suis pour le Portugal, c'est mon pays, mais je garderai tout de même un œil sur mes joueurs. J'espère surtout qu'il y aura du spectacle, c'est le plus important. » Sur cela, on ne va pas le démentir…