
Je vais faire une petite intro parce que mon texte est trop court pour être enregistré, et je refuse de rajouter quoi que ce soit, étant donné que ces phrases sortent tout droit de... Ben de moi, et donc je pense que ça doit rester comme ça.
Alors je sais, il y aura deux catégories de posts : il y en aura du genre « c'est inutile et ce n'est pas constructif et ça n'apporte rien et tu ne t'es pas foulé et patati et patata », et les autres, ceux à qui ces lignes vont parler, les âmes poètes, lol (c'est une prof qui m'avait sorti ça, une fois : « Vous êtes une âme poète. » Heu... Nan, moi c'est Elodie, merci quand même !)
N'hésitez pas, vous aussi, à laisser sortir les phrases comme elles viennent. Le résultat est parfois surprenant. Même si vous pensez que ça ne veut rien dire, relisez, vous verrez : si c'est sorti, c'est qu'il y a quelque chose à en tirer !
Autre chose, ne faites pas comme moi, ne perdez pas votre temps à répondre aux critiques ! Ça n'apporte rien. Je ne suis pas un bon exemple, je ne peux pas m'empêcher de répondre à chaque fois, ça me démange ! Ça me démange car je suis super-ultra susceptible, comme tous les gens dont la confiance en eux-mêmes avoisine le zéro.
Bon, je pense que cette intro est assez longue. Maintenant, bonne lecture !
La nuit, je viendrais te voir
Je t'avais dit, un soir, que la nuit je viendrais te voir.
Je t'avais dit qu'au beau milieu des heures sombres où certains font la noce, ton souffle sur les draps fins et la pâleur de ta peau seraient mon refuge après les heures d'errance.
Je t'avais dit de me faire confiance.
Un grand cercle jaune et plein éclaire ta chambre. Nous sommes bien, ce soir. Je t'avais dit que je viendrais te voir.
Tu dors, peut-être songes-tu à moi,
À nos souvenirs trop peu nombreux,
À nos câlins d'amoureux,
Dans cette pièce où les ombres de nos corps traînent encore.
Je suis revenu, pour toi, pour sentir encore ton odeur, une dernière fois,
Pour rêver que je suis dans tes bras.
Et quand tes yeux s'ouvriront enfin, je serai encore là, vois-tu, je ne me lasse pas.
Je te regarderai faire ces gestes anodins, faits et refaits cent fois,
Et je m'en voudrai de ne pas t'avoir regardé plus encore,
Et je me maudirai d'avoir, durant ma vie, dormi.
Parce que ces heures perdues où je ne te voyais pas,
Ces heures abandonnées où je ne te parlais pas,
Tout l'or du monde ne pourra pas les racheter.
Je suis si près de toi que je sens ton cœur battre, je voudrais hurler que je t'aime encore,
Mais sur cette planète où tu vis, nul n'entend les cris des morts...