
Les bouddhistes croient qu'après la mort, l'âme se réincarne dans différents « reins », symbolisés par les six scènes de la roue tibétaine. Après avoir traversé ces six vies, l'âme est finalement libérée et atteint la perfection.
À notre époque comme autrefois, dans notre civilisation occidentale comme dans les pays en développement, le phénomène repose sur une croyance en une forme de vie après la mort : le défunt abandonne l'enveloppe terrestre qu'il habitait jusque-là, et peut ensuite refaire son entrée dans le monde, sous une apparence physique semblable ou différente.
La réincarnation dans l'hindouisme et le concept de karma
Parmi les grandes religions organisées, l'hindouisme est celle qui donne le plus d'importance à la réincarnation. Pour les Hindous, un homme peut très bien se réincarner en plante ou en animal, si humble soit-il. C'est pourquoi dans cette religion, toute forme de violence envers les animaux ou végétaux, sauf pour se défendre, est considérée comme un crime.
Selon les Hindous, et selon que dans ton ancienne vie tu auras fait le bien ou le mal, chaque renaissance est une punition ou une récompense. Plus tu auras fait le mal, plus ta vie future sera pénible, et vice versa. Les faits accumulés de tes vies antérieures sont contenus dans ton « karma », principe fondamental de cette religion.
La régression : technique pour revivre ses vies antérieures

La technique qui permet, selon les spécialistes, de (re)découvrir ses vies antérieures est la « régression ». Pratiquée sous hypnose, ce retour en arrière permet selon eux de revivre des faits qui se sont déroulés durant la vie avant celle-ci. Pour l'avoir essayée moi-même, je peux dire que je crois à la réincarnation, mais que cette séance m'a plus fait rire qu'autre chose — manque de croyance ou de concentration, sans doute.
La réincarnation expliquerait-elle le déjà-vu et les prodiges ?
La réincarnation expliquerait des phénomènes tels que l'impression de déjà-vu, cette sensation de reconnaître une personne, une odeur, une ville que l'on n'a jamais eue l'occasion de voir, de sentir ou de rencontrer. Elle expliquerait aussi facilement comment des enfants de 4 ans peuvent composer des requiems, à l'image de Mozart. Ou que d'autres du même âge soient reconnus comme les descendants du Bouddha parce qu'ils ont passé avec succès des dizaines d'épreuves durant lesquelles ils doivent reconnaître de nombreux objets et habitudes de ce dernier.
Il existe des milliers d'histoires qui vont en ce sens, suggérant que l'homme a le pouvoir, ou le devoir, de revivre une autre vie après sa mort. En voici quelques-unes :
L'histoire de Shanti Devi en Inde
La petite Shanti Devi n'avait que trois ans, pourtant elle ne cessait de parler, à qui voulait bien l'écouter, de son mari et de ses enfants. Sa mère, qui avait fini par entrer dans le jeu, lui posait parfois des questions sur cette famille dont elle parlait si souvent. La petite fille donna le nom de son mari et décrivit avec une surprenante précision l'endroit où elle, son mari et ses trois fils avaient vécu :
« Mon mari vit à Muttra, avec mes trois fils. J'ai eu très mal en sortant le dernier de mon ventre, et après je suis venue ici. Mais mon mari vit avec ses frères et lui dans notre maison qui est jaune, avec des fenêtres fermées par des planches en bois clair. Il y a du jasmin dans le jardin, près d'un fauteuil tressé. »
Après avoir écouté l'enfant à maintes reprises et trouvant qu'il s'agissait là de quelque chose de plus profond qu'un fantasme enfantin, le médecin de famille envoya une lettre à ce supposé mari. Il s'avéra que sa femme était morte quatre ans auparavant. Le mari raconta plus tard qu'il vivait avec ses trois fils, et que sa femme était morte en accouchant du dernier — ce dont le médecin n'avait pas parlé. La petite fille se rendit dans cette maison dont elle guida ses parents vers elle, et tout le monde put voir qu'elle était jaune, que les grandes fenêtres étaient fermées par des planches de bois clair à cause du soleil, et que dans le jardin, près d'un fauteuil tressé, il y avait du jasmin.
Un cas troublant de réincarnation en France
Un jour, dans une famille ordinaire, vînt au monde, une semaine après la mort du grand-père, un petit garçon. Celui-ci portait la même tache de vin que son aïeul paternel, sur la joue.
Plus le temps passait, plus l'enfant ressemblait à son grand-père, et il se mit même à boiter comme ce dernier, de temps à autre. Le grand-père avait donné à son fils une montre, que la mère de l'enfant avait gardée dans une petite boîte. Un jour, l'enfant la trouva en fouillant dans la chambre des parents, il dit : « C'est à moi ! » et sa mère eut tous les peines du monde à pouvoir la récupérer. Des amis de la famille leur parlèrent un jour de la réincarnation, mais les parents restèrent sceptiques.
Un jour qu'ils se promenaient dans la forêt — non par hasard mais parce que dans un coin de celle-ci se trouvait un cabanon que le grand-père avait construit et qui était resté debout, bien qu'en ruine — tout en jouant, en courant, l'enfant mena ses parents, sans hésitation apparente, à cette cabane, et leur dit : « Je crois que j'ai fait un rêve où il y avait la même chose. »
À l'adolescence, l'enfant cessa de boiter, et tous les signes disparurent.
Faut-il croire à la réincarnation ?
Ces histoires ne sont pas forcément vraies, et elles ne prouvent rien, mais qu'est-ce qui nous prouve que Dieu existe ? Que le Big Bang a eu lieu ? Que l'homme a marché sur la Lune ?
Si nous cessons de croire, nos rêves s'envoleront.
Tous les humains font des rêves, il doit bien y avoir une raison. Ne cessons jamais de rêver.