
Face à l'ampleur des attentats aux USA et de leurs répercussions, on ne peut évidemment pas faire comme si rien ne s'était passé. L'information doit nous fournir les éléments d'actualité qui s'y rapportent.
Malheureusement, les médias en font parfois trop.
Pourquoi la couverture médiatique devient envahissante
Allons-nous voir relater chaque matin, midi et soir les moindres faits et gestes de chaque avion de combat et de chaque commando des troupes américaines en Afghanistan ? Demandez-vous plutôt si les gens ont vraiment besoin de savoir combien de bombes ont été larguées et combien de balles ont été tirées aujourd'hui… Si une véritable guerre doit éclater, vous n'aurez pas fini d'en entendre parler !
Les risques de la surinformation : donner des idées aux terroristes
Avez-vous réellement besoin de donner des idées aux terroristes qui en ont sûrement déjà bien assez comme ça ? Avez-vous tellement besoin de donner des informations quant aux dangers que les centrales nucléaires pourraient représenter, et surtout d'en divulguer les points faibles avec des exemples concrets ?
Est-il vraiment utile de nous donner la recette pour cultiver le Bacille du Charbon ? Ou bien de nous décrire la fabrication d'une bombe artisanale ? Les terroristes ne savent-ils pas déjà en faire assez ?
Comment les médias alimentent la psychose collective
Devez-vous à tout prix continuer chaque jour à renforcer l'inquiétude des gens et leur expliquer les effets que pourraient provoquer telle ou telle menace biologique ? Y aurait-il eu autant de canulars avec des enveloppes remplies de poudre blanche suspecte, si vous ne nous aviez pas rebattu les oreilles avec l'Anthrax ?
Est-il vraiment intéressant de savoir à quel endroit et pour quelle somme on peut se procurer des Kalashnikov artisanales ?
Un constat qui invite à la réflexion
En conclusion, je tiens à préciser que tous les exemples de dérives médiatiques que j'ai évoqués dans cet article ont fait l'objet de reportages ou de chroniques dans la presse. Aucun des propos que j'ai tenus ici n'est exagéré… Cela invite à réfléchir, non ?