
Quand on me demande quel est le plus mauvais film que j'ai jamais vu, j'hésite toujours entre Kirikou et Scary Movie... Les voilà désormais détrônés, surpassés par ce chef-d'œuvre dans l'art de déféquer.
Une galerie de personnages attachants ?
C'est un film qui raconte la vie d'une bande de « loosers » :
- Napoléon Dynamite : un imbécile maladroit qui ne sait pas s'habiller. Sa passion (pour laquelle il n'a aucun talent) est le dessin. Mais il va apprendre à danser pour être « dans le move ».
- Tara : une photographe solitaire, terrorisée par tout ce qui l'entoure.
- Pedro : un Espagnol avec des bonnes idées mais une logique particulière.
- Le père de Napoléon : un gringalet nerveux et trouillard.
- L'oncle de Napoléon : un footballeur américain raté vivant dans un vieux van et rêvant de remonter le temps.

Une mise en scène qui laisse perplexe
Tous ces personnages réfléchissent au moins 3 secondes entre chacune de leurs phrases pour que l'air abruti se lise mieux sur leurs visages. De longs plans sur des objets inutiles donnent l'impression au spectateur d'avoir le même regard figé que la bande de mous du bulbe.
Cependant, vu la nullité du sens critique de l'auteur, on peut aussi croire qu'il cherchait à perdre du temps pour combler le vide du film.
Des blagues qui se prennent au sérieux
Les blagues ne sont pas si mauvaises, mais l'auteur se prend trop au sérieux. Son gros problème est qu'il s'imagine clairvoyant et pense faire une caricature de la réalité... Or il fait la caricature du stéréotype qui encombre ses espaces synaptiques (il paraîtrait que certaines pseudo-caricatures sur France-Jeunes ont, en plus de leur cruel manque de style, le même problème).
De leur côté, les gens normaux ou populaires, bien que représentés comme extrêmement méchants, ne sont même pas aussi stupides que dans Daria, ce qui, en comparaison avec la caricature des loosers, est une preuve flagrante de la cécité de l'auteur.
L'auteur introduit aussi un personnage très attardé qui ne cesse de se moquer des autres sans même rien leur dire parce qu'il est nul car : Bouh ! C'est vilain de critiquer et ce sont ceux qui ne sont même pas capables d'en faire autant qui critiquent d'abord !

Un happy end prévisible et raté
Enfin, un tel ratage ne pouvait pas être complet sans la traditionnelle happy end où Pedro devient le président de l'école grâce à la danse de Napoléon, alors que Pedro n'avait plus aucun espoir, qu'il partait battu et qu'on avait de la peine pour lui. Mais qu'il est gentil ce Napoléon !
Et bien évidemment, on finit sur quelques petites blagues de mauvais goût pour ressortir du cinéma avec le sourire.
Tant de ridicule collé à la suite, cette bouse ne plairait même pas à un fan de rap/R&B à tel point qu'on pourrait se demander si tout cela n'est pas du troisième degré. Le fait est que si tel était le cas, ce film n'aurait en aucun cas pu être acclamé par le public de MTV.