En mars 2026, l’institut Varieties of Democracy (V‑Dem) de l’université de Göteborg a publié son rapport annuel sur l’état de la démocratie dans le monde. Le constat est sans appel : seulement 7 % de la population mondiale vivait dans une démocratie libérale au 31 décembre 2025, contre 17 % vingt ans plus tôt. Staffan Ingemar Lindberg, directeur de V‑Dem, qualifie ce recul d’« inédit » dans un entretien au Monde. Jamais, depuis les années 1930, la démocratie n’avait reculé aussi vite et aussi largement.

7 % de la population mondiale sous démocratie libérale : le constat choc du rapport V‑Dem 2026
Le rapport V‑Dem 2026 ne laisse aucune place au doute. Les chiffres qu’il dévoile dessinent une carte du monde où la démocratie libérale, ce régime qui garantit à la fois des élections libres, des droits fondamentaux et un État de droit solide, est devenue une denrée rare. Sur les 195 pays analysés, seuls 31 répondent encore aux critères stricts de démocratie libérale. Le reste oscille entre démocraties imparfaites, régimes hybrides et autocraties assumées.
L’effondrement en vingt ans (2005‑2025) : de 17 % à 7 % d’habitants en démocratie libérale
En 2005, 17 % de la population mondiale vivait sous un régime de démocratie libérale. Vingt ans plus tard, ce chiffre a chuté à 7 %. La baisse n’est pas linéaire : elle s’est accélérée à partir de 2015, avec l’émergence de leaders populistes dans plusieurs grandes démocraties. Les États‑Unis, longtemps considérés comme un phare démocratique, ont perdu leur statut de démocratie libérale en 2025, une première depuis plus de cinquante ans. L’Inde, autre géant démocratique, a vu ses notes baisser sous l’effet de restrictions croissantes sur la liberté de la presse et l’indépendance judiciaire. Lindberg insiste sur la rapidité de cette érosion : « Ce qui est inédit, ce n’est pas seulement l’ampleur du recul, mais sa vitesse. Nous n’avons jamais vu une détérioration aussi rapide à l’échelle mondiale. »
Retour à 1978 : le monde est‑il en train de désapprendre la liberté ?
Pour retrouver un niveau aussi bas de population vivant en démocratie libérale, il faut remonter à 1978. À l’époque, le monde sortait à peine de la vague de décolonisation et la guerre froide battait son plein. Le fait qu’en 2026, après des décennies de progrès démocratiques, le monde soit revenu à ce point est un signal d’alarme majeur. Le recul n’est pas une simple fluctuation conjoncturelle. Il s’agit d’une tendance lourde qui semble s’auto‑alimenter : chaque pays qui bascule dans l’autoritarisme affaiblit les normes internationales et encourage ses voisins à faire de même. L’analyse du Point parle même de « désapprentissage de la liberté » : les populations s’habituent à des régimes moins libres, et la mémoire démocratique s’efface.
92 régimes autoritaires contre 87 démocraties : le basculement mathématique
Le rapport V‑Dem 2026 établit un comptage sans précédent : pour la première fois, les autocraties (92) sont plus nombreuses que les démocraties (87). Ce basculement mathématique a des conséquences concrètes. 74 % de l’humanité vit aujourd’hui sous un régime autoritaire, qu’il s’agisse d’autocraties fermées (comme la Corée du Nord ou l’Érythrée) ou de régimes hybrides où les apparences démocratiques masquent une réalité autoritaire. Les chercheurs de V‑Dem parlent de « troisième vague d’autocratisation », qui a commencé vers l’an 2000 et n’a cessé de s’amplifier depuis. Telos, dans son analyse du rapport, souligne que le nombre de démocraties avait culminé à 95 en 2016. En dix ans, huit pays ont basculé hors de cette catégorie.

Le recul démocratique change de visage : quand les institutions deviennent des armes
Si le recul démocratique est inédit par son ampleur, il l’est aussi par sa nature. Contrairement aux vagues d’autoritarisme du XXe siècle, marquées par des coups d’État militaires et des guerres civiles, la menace actuelle est plus insidieuse. Elle vient de l’intérieur des institutions elles‑mêmes.
40 pays en érosion : le coup d’État remplacé par l’usure des règles
Une étude de l’université Cornell publiée en janvier 2024 dans la revue World Politics a identifié près de 40 pays en recul démocratique depuis 1990. La moitié d’entre eux dépassaient le seuil de richesse au‑delà duquel les politologues estimaient que la démocratie était « immunisée » contre les dérives autoritaires. Les chercheurs de Cornell montrent que la menace ne vient plus des chars dans la rue, mais d’un exécutif qui verrouille progressivement les tribunaux, la presse et les commissions électorales. Le processus est graduel, difficile à percevoir en temps réel, et il exacerbe la polarisation qui affaiblit encore davantage la confiance dans les institutions.
Du mode d’emploi Orbán à la vitesse Trump : la mécanique de la capture
Le Point établit une comparaison frappante entre les méthodes employées par différents leaders autoritaires. Viktor Orbán a mis quatre ans, en Hongrie, pour verrouiller les institutions et transformer le pays en « démocratie illibérale ». Recep Tayyip Erdoğan a eu besoin de dix ans en Turquie. Mais les États‑Unis ont perdu leur statut de démocratie libérale en un an seulement sous Donald Trump. Ce constat est alarmant : la méthode s’est affinée, les techniques de capture institutionnelle sont désormais bien rodées, et les contre‑pouvoirs s’avèrent parfois incapables de résister. Le mode d’emploi Orbán s’est transformé en mode d’emploi express, exportable et adaptable à chaque contexte national.

Liberté d’expression en chute libre dans 44 pays : le signal sur la presse et les réseaux
Le rapport V‑Dem, relayé par La Dépêche et Telos, pointe un déclin généralisé de la liberté d’expression et d’association. 44 pays ont connu une détérioration dans ce domaine. Les restrictions sur les réseaux sociaux se multiplient, avec des lois de plus en plus sévères sur la désinformation qui servent parfois de prétexte à la censure. Les journalistes sont de plus en plus souvent poursuivis, emprisonnés ou contraints à l’exil. En 2025‑2026, plusieurs pays ont voté des lois sécuritaires qui limitent la liberté de manifester et de critiquer le gouvernement. Ce durcissement n’est pas anecdotique : il frappe au cœur même de ce qui fait une démocratie, à savoir la possibilité de débattre, de contester et d’exiger des comptes.
Vécu en France : confiance en chute libre, jeunes en quête de repères
Le recul démocratique mondial n’est pas un phénomène lointain qui se joue uniquement dans les autocraties asiatiques ou les démocraties fragiles d’Afrique. Il a des répercussions directes en France, où la défiance envers les institutions atteint des sommets historiques, en particulier chez les jeunes.
Baromètre CEVIPOF 2025 : 26 % de confiance, l’Assemblée nationale au plus bas
Le baromètre de la confiance politique du CEVIPOF, dans sa seizième vague publiée en 2025, dresse un tableau saisissant. Seuls 26 % des Français déclarent avoir confiance en la politique, contre 47 % en Allemagne et 39 % en Italie. La confiance dans l’Assemblée nationale tombe à 24 %, un niveau historiquement bas. Les partis politiques recueillent à peine 16 % de confiance, en baisse de quatre points par rapport à l’année précédente. Ce désamour n’est pas sans lien avec le recul démocratique mondial : lorsque les citoyens ne croient plus en la capacité des institutions à répondre à leurs besoins, le terrain est fertile pour les discours autoritaires qui promettent une « efficacité » sans les contraintes du débat démocratique. 65 % des Français préfèrent d’ailleurs se détourner de la politique pour se concentrer sur leur vie personnelle.
66 % des 16‑25 ans se sentent « citoyens de seconde zone »
Le baromètre de l’éducation 2025, réalisé par Apprentis d’Auteuil et OpinionWay en juin 2026, porte un titre évocateur : « Les jeunes, des citoyens sans voix ? » Les résultats confirment un sentiment d’exclusion profond. 66 % des jeunes de 16 à 25 ans se sentent traités comme des citoyens de seconde zone. 84 % estiment que les décideurs ne les écoutent pas suffisamment. 76 % ne se sentent pas représentés par les politiques, et 83 % jugent que les responsables politiques sont déconnectés de leurs réalités quotidiennes. Ce sentiment d’abandon est directement corrélé à la défiance envers la démocratie : si les institutions ne vous écoutent pas, pourquoi y croire ? Le sommet One Health qui a réuni John Mahama et Emmanuel Macron à Lyon en 2026 montre que les dirigeants savent se mobiliser sur des enjeux globaux, mais le fossé avec les préoccupations des jeunes reste immense.
63 % des 18‑24 ans pensent que les politiques préparent mal leur avenir
Le sondage Ipsos/Le Parisien de février 2024 confirme ce diagnostic. 63 % des 18‑24 ans estiment que les politiques préparent mal leur avenir, un chiffre qui monte à 78 % dans l’ensemble de la population. Ce fossé générationnel est le terreau local du recul démocratique global. Les jeunes Français plébiscitent Jordan Bardella comme personnalité politique préférée (35 %), devant Gabriel Attal (32 %). Seuls 42 % des 18‑24 ans étaient certains d’aller voter aux élections européennes de 2024, contre 75 % des plus de 70 ans. Ce désengagement électoral n’est pas une simple apathie : c’est le symptôme d’une démocratie représentative qui peine à convaincre sa jeunesse.

Un jeune sur deux doute de la démocratie : l’enquête YouGov qui secoue l’Europe
En juillet 2025, le Guardian publiait les résultats d’un sondage YouGov réalisé pour la TUI Foundation auprès de 6 700 jeunes de 16 à 26 ans dans sept pays européens. Les chiffres ont provoqué une onde de choc dans les cercles politiques et académiques. Pour la première fois, une enquête d’ampleur montrait que la foi démocratique des jeunes Européens n’était plus un acquis.
France 51 % vs Allemagne 71 % : la « foi démocratique » s’effondre
En France et en Espagne, seulement 51 % des jeunes estiment que la démocratie est la meilleure forme de gouvernement. En Allemagne, ce chiffre atteint 71 %. L’écart est saisissant. Il ne s’explique pas par un rejet de la liberté, mais par une perception différente de l’efficacité des régimes. Pour une partie de la jeunesse française, la démocratie est associée à la lenteur, au blocage, à l’incapacité à prendre des décisions. 48 % des Français jugent d’ailleurs que « rien n’avance en démocratie » et qu’« un régime moins démocratique mais plus efficace » serait préférable. Ce pragmatisme autoritaire est une nouveauté historique dans un pays qui se considère comme la patrie des droits de l’homme.
23 % des jeunes Français prêts à accepter un régime autoritaire
La seconde statistique choc du sondage YouGov concerne l’attrait pour l’autoritarisme. En moyenne européenne, 21 % des jeunes se disent favorables à un régime autoritaire. La France est au‑dessus de cette moyenne avec 23 %. Ce chiffre n’est pas anecdotique : il représente près d’un quart de la jeunesse. Il est directement lié au sentiment de ne pas être écouté et à l’impression que la démocratie ne produit pas de résultats concrets. Les jeunes Français sont également 48 % à s’inquiéter pour l’avenir de la démocratie dans leur pays, contre 61 % en Allemagne. Paradoxalement, ce sont ceux qui doutent le plus de la démocratie qui sont aussi les plus pessimistes sur son avenir.
Jordan Bardella plébiscité, abstention massive : le lien avec la défiance
Le sondage Ipsos/Le Parisien de février 2024 apporte un éclairage complémentaire. Jordan Bardella est la personnalité politique préférée des 18‑24 ans, avec 35 % de citations. Ce score reflète une adhésion à un discours qui critique frontalement les institutions démocratiques et promet un « choc » autoritaire. Dans le même temps, l’abstention chez les jeunes reste massive : seuls 42 % des 18‑24 ans étaient certains d’aller voter aux européennes de 2024. Le désamour pour la démocratie représentative se traduit soit par un vote protestataire (pour Bardella), soit par l’absence aux urnes. Dans les deux cas, le message est le même : la démocratie telle qu’elle fonctionne ne répond plus aux attentes.

« Inédit depuis les années 1930 » : pourquoi la vitesse du recul est le vrai danger
Staffan Ingemar Lindberg n’utilise pas le mot « inédit » à la légère. Dans son entretien au Monde de juin 2026, il insiste sur la rapidité du recul comme facteur le plus inquiétant. Jamais, dans l’histoire moderne, autant de démocraties ne se sont dégradées aussi vite et de manière aussi coordonnée.
États‑Unis : un statut perdu en un an, la méthode Lindberg décryptée
Le cas américain est emblématique de cette nouvelle vitesse de l’érosion. Les États‑Unis, qui étaient encore considérés comme une démocratie libérale en 2024, ont perdu ce statut en l’espace d’un an sous le second mandat de Donald Trump. Le Point détaille les mécanismes : nominations de juges fédéraux favorables à l’exécutif, pression constante sur les médias traditionnels, purges administratives dans les agences indépendantes, remise en cause des résultats électoraux locaux. Ce qui a pris quatre ans à Orbán et dix ans à Erdoğan s’est accompli en douze mois aux États‑Unis. La méthode s’est perfectionnée : chaque étape est légale en apparence, chaque décision est justifiée par des arguments de « bon sens » ou de « lutte contre la corruption ». Le résultat est le même : un verrouillage progressif des contre‑pouvoirs.
2025‑2026 : les faits d’actualité qui matérialisent la tendance
L’année 2025‑2026 a été riche en événements qui illustrent cette tendance. Plusieurs pays ont adopté des lois restreignant la liberté d’expression sur les réseaux sociaux, justifiées par la lutte contre la désinformation mais utilisées pour museler l’opposition. La justice a été affaiblie dans plusieurs démocraties, avec des procès politiques retentissants. Les restrictions sur le droit de manifester se sont multipliées. Dans ce contexte, les déclarations de Volodymyr Zelensky sur une possible Troisième Guerre mondiale prennent une résonance particulière : l’écosystème de crises internationales affaiblit encore davantage les démocraties, qui ont tendance à se replier sur des réflexes autoritaires en période de tension. Le blocus du détroit d’Ormuz et ses conséquences économiques mondiales montrent à quel point les choix démocratiques des grandes puissances ont des répercussions directes sur la vie des citoyens.
La comparaison avec les années 1930 par Lindberg
Dans un précédent entretien au Monde, en décembre 2024, Lindberg avait déjà frappé fort : « La situation de la démocratie dans le monde est pire que celle que nous avons connue dans les années 1930. » À l’époque, seuls une dizaine de pays étaient des démocraties libérales, mais la tendance s’était inversée après la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, le recul est global, coordonné, et la vitesse de la chute est inédite. Lindberg souligne que dans les années 1930, les régimes autoritaires étaient encore minoritaires à l’échelle mondiale. En 2026, 74 % de la population mondiale vit sous un régime autoritaire. La différence est de taille : la démocratie n’est plus la norme, elle est devenue l’exception. !Portrait de Staffan Ingemar Lindberg, directeur de l’institut V‑Dem
Face au recul, des outils pour résister : les leçons des démocraties qui tiennent
Le tableau est sombre, mais pas univoque. Le rapport V‑Dem 2026 identifie aussi des poches de résistance et des processus de démocratisation. Sans tomber dans un optimisme naïf, il est utile d’examiner ce qui fonctionne et ce qui pourrait être reproduit.
Les bastions qui résistent : quels pays tirent leur épingle du jeu ?
Telos identifie plusieurs pays où la démocratie se maintient ou régresse moins vite. Les pays nordiques (Suède, Norvège, Danemark) restent des modèles de résilience démocratique. Le Costa Rica, le Botswana et le Chili sont cités comme des exemples en dehors de l’Europe. Qu’ont‑ils en commun ? Des institutions solides, une société civile active, une presse libre et indépendante, et une culture du compromis politique. Ces pays montrent que la démocratie n’est pas une fatalité en voie de disparition, mais un régime qui demande un entretien constant. La force des contre‑pouvoirs, qu’ils soient judiciaires, médiatiques ou citoyens, est le meilleur rempart contre l’érosion autoritaire.
S’informer, participer, exiger : trois réflexes citoyens face au recul
Pour les 16‑25 ans, des pistes d’action concrètes existent. D’abord, s’informer : l’éducation aux médias et à l’esprit critique est cruciale face à la désinformation qui sert de carburant aux régimes autoritaires. Ensuite, participer : les conseils de vie lycéenne, les conseils municipaux jeunes, les associations étudiantes sont des espaces où l’on peut expérimenter la démocratie directe et apprendre à faire valoir ses droits. Enfin, exiger : la transparence des élus, la tenue des promesses électorales, le respect des procédures démocratiques ne sont pas des options, mais des obligations. Des collectifs citoyens, comme ceux qui ont obtenu la révision de lois liberticides dans plusieurs pays, montrent que la mobilisation paie.
18 pays en démocratisation : le verre à moitié plein du rapport V‑Dem
Le rapport V‑Dem 2026 ne montre pas que le versant sombre. 18 pays sont actuellement dans un processus de démocratisation, contre 44 en autocratisation. Le rapport est donc déséquilibré, mais pas univoque. Des pays comme Taïwan, le Botswana ou le Sénégal ont connu des avancées démocratiques notables ces dernières années. La Dépêche et Telos soulignent que ces processus de démocratisation sont souvent fragiles et réversibles, mais ils prouvent que la tendance n’est pas une fatalité. Les forces de rappel existent : sociétés civiles organisées, pression internationale, alternances politiques pacifiques. Le mouvement de balancier historique n’est pas définitivement arrêté.
Conclusion : le rapport V‑Dem comme électrochoc, pas comme verdict
L’interview de Staffan Ingemar Lindberg dans Le Monde n’est pas une prédiction apocalyptique. C’est un appel à ouvrir les yeux. La démocratie n’est pas un état stable qui se maintient tout seul. Elle se construit, se défend, se réinvente chaque jour. Le rapport V‑Dem 2026 n’est pas un verdict, mais un électrochoc.
Le choix de l’engagement : la démocratie ne se délègue pas
Lindberg le rappelle : la démocratie ne se délègue pas. Elle ne se résume pas à voter une fois tous les cinq ans. Elle exige une vigilance constante, une participation active, une capacité à se mobiliser contre les dérives autoritaires. Les citoyens qui se contentent de déléguer leur pouvoir sans contrôler son exercice sont les premiers à perdre leurs droits. Le constat de Lindberg est un appel à la responsabilité individuelle et collective.
2026 : une génération face à son destin
Les jeunes Français sont au cœur de cette équation. Les données le montrent : ils sont les plus exposés au doute démocratique (YouGov), au sentiment d’abandon (Apprentis d’Auteuil), mais aussi les plus capables de réinventer la participation. Les associations, les mobilisations climatiques, les débats en ligne, les conseils citoyens sont autant de laboratoires où s’invente une démocratie renouvelée. Le choc industriel américain et la fuite des cerveaux français, tout comme les tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz, montrent que les choix démocratiques auront des conséquences directes sur leur avenir. La génération 2026 n’a pas choisi le monde dans lequel elle grandit, mais elle a le pouvoir de décider comment elle y répond.