Le drapeau des Nations Unies, symbole de l'organisation qui alerte sur les possibles crimes de guerre à Souweïda.
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Syrie : l’ONU alerte sur de possibles crimes de guerre à Souweïda après les violences de juillet 2025

L'ONU accuse des crimes de guerre et contre l'humanité à Souweïda après les violences de juillet 2025. Avec 1 700 morts et 200 000 déplacés, le rapport épingle tous les camps.

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Plus de huit mois après les événements, la Commission d’enquête des Nations unies sur la Syrie a rendu un rapport accablant. Daté du 27 mars 2026, ce document de plusieurs centaines de pages affirme que des « crimes de guerre » et possiblement des « crimes contre l’humanité » ont été commis lors des violences qui ont déchiré la province druze de Souweïda en juillet 2025. Les enquêteurs onusiens, basés à Genève, ont recueilli 409 témoignages et se sont rendus sur place pour documenter des scènes d’une brutalité rare, même pour un pays meurtri par quatorze ans de guerre civile. La Syrie, membre de l’ONU depuis 1945, fait face à une nouvelle escalade de violence qui interroge la capacité de l’organisation à protéger les minorités.

Le drapeau des Nations Unies, symbole de l'organisation qui alerte sur les possibles crimes de guerre à Souweïda.
Le drapeau des Nations Unies, symbole de l'organisation qui alerte sur les possibles crimes de guerre à Souweïda. — (source)

Souweïda en juillet 2025 : les trois vagues de violences qui ont changé le visage de la province druze

Pour comprendre l’ampleur du drame, il faut remonter à son origine immédiate. La ville de Souweïda, capitale de la communauté druze syrienne, était jusqu’alors restée relativement épargnée par les pires excès de la guerre civile. En juillet 2025, tout bascule en une semaine.

L’enlèvement d’un marchand de légumes : l’étincelle qui a mis le feu aux poudres

Le 11 juillet 2025, un commerçant druze qui transportait des légumes sur l’autoroute reliant Damas à Souweïda est pris pour cible par des membres de tribus bédouines. Les agresseurs le kidnappent, le rouent de coups et le relâchent quelques heures plus tard, aveuglé et dans un état critique. Cet acte isolé aurait pu rester un fait divers tragique dans une région où les tensions intercommunautaires couvent depuis des décennies. Mais la riposte ne se fait pas attendre.

Un immeuble en flammes à Souweïda, symbole des violences qui ont secoué la ville druze en juillet 2025.
Un immeuble en flammes à Souweïda, symbole des violences qui ont secoué la ville druze en juillet 2025. — (source)

Dès le 12 juillet, des groupes armés druzes, alignés sur le cheikh Hikmat al-Hijri — leader spirituel et chef du conseil militaire de Souweïda — capturent plusieurs Bédouins en représailles. Le cycle infernal des enlèvements et des vengeances est enclenché. Le 13 juillet, les affrontements éclatent ouvertement dans le quartier bédouin d’al-Maqous, à l’est de Souweïda, avant de se propager comme une traînée de poudre dans les villages alentour.

14-19 juillet : récit chronologique des trois vagues d’affrontements

La Commission d’enquête de l’ONU a découpé la séquence en trois vagues distinctes, chacune ayant ses propres dynamiques et ses propres responsables.

Vague 1 (14-16 juillet) : la plus meurtrière. Le gouvernement syrien annonce le déploiement de l’armée pour « rétablir l’ordre ». Mais au lieu de jouer les médiateurs, les forces gouvernementales, accompagnées de combattants bédouins venus d’autres régions, commettent des « violations généralisées du droit international humanitaire » contre les civils druzes. Des témoins rapportent des exécutions sommaires dans les rues, des actes de torture dans les domiciles, des détentions arbitraires et des pillages systématiques. Le 14 juillet, l’armée s’empare de la petite ville d’al-Mazraa, au nord-ouest de Souweïda. Les miliciens druzes, attaqués de toutes parts, perdent 18 hommes face aux soldats.

Un homme debout parmi les ruines d'un quartier dévasté de Souweïda, après les violences meurtrières de juillet 2025.
Un homme debout parmi les ruines d'un quartier dévasté de Souweïda, après les violences meurtrières de juillet 2025. — (source)

Vague 2 (17 juillet) : la riposte druze. Alors que les forces gouvernementales amorcent un retrait sous la pression de frappes aériennes israéliennes, les groupes armés druzes passent à l’offensive. Ils attaquent les civils bédouins, incendient des villages et commettent à leur tour des meurtres et des actes de torture. La spirale de violence devient incontrôlable.

Vague 3 (17-19 juillet) : la dévastation totale. Des combattants tribaux, rejoints par des soldats ayant ôté leurs uniformes pour ne pas être identifiés, prennent pour cible les civils druzes. Trente-cinq villages à majorité druze sont « entièrement dévastés », selon les termes du rapport onusien. Les enlèvements et les meurtres d’habitants se multiplient. Le cessez-le-feu, négocié sous médiation américaine le 16 juillet, prévoit le retrait des forces étrangères. Mais sur le terrain, la machine de guerre continue de broyer des vies.

Le rapport de l’ONU qui accuse : exécutions, tortures et violences sexistes à Souweïda

La section précédente a posé les faits bruts. Celle-ci analyse la qualification juridique que leur donne la Commission d’enquête. Les mots « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » ne sont pas employés à la légère. Ils reposent sur des preuves tangibles, minutieusement collectées.

409 témoignages et des scènes d’exécutions, torture et violences sexistes

La méthodologie du rapport est rigoureuse. Les enquêteurs ont effectué des visites de terrain dans la province de Souweïda et mené 409 entretiens avec des survivants et des témoins directs. Chaque témoignage a été recoupé avec des photos, des vidéos et des images satellite. Les résultats sont accablants.

Une enfant au milieu des ruines d'un bâtiment effondré en Syrie, symbole des ravages de la guerre.
Une enfant au milieu des ruines d'un bâtiment effondré en Syrie, symbole des ravages de la guerre. — (source)

La commission documente des exécutions sommaires perpétrées par les forces gouvernementales et les groupes armés druzes. Les actes de torture sont décrits avec une précision glaçante : décharges électriques, brûlures, privation de sommeil. Les violences sexistes, longtemps passées sous silence dans les conflits syriens, sont également mentionnées. Les incendies de maisons à grande échelle ont réduit des quartiers entiers en cendres.

Les chiffres des victimes, compilés par la commission, donnent le vertige : 1 190 hommes druzes tués, 99 femmes druzes, 53 enfants druzes. Côté bédouin, le bilan est de 53 hommes, 9 femmes et 8 enfants. Au total, plus de 1 700 morts en six jours. Près de 200 000 personnes ont été déplacées, majoritairement des Druzes.

Des crimes contre l’humanité possibles : l’inquiétude de la Commission d’enquête de l’ONU

Fionnuala Ni Aolain, membre de la Commission d’enquête, a livré une déclaration qui résonne comme un avertissement. « Les graves violations commises par les forces gouvernementales et les groupes armés druzes pourraient constituer des crimes de guerre », a-t-elle affirmé. Mais elle est allée plus loin. « Ces événements soulèvent également de sérieuses inquiétudes quant à la possibilité que ces attaques aient fait partie d’une offensive généralisée et systématique contre la population civile. »

Membre de la Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie s'exprimant lors d'une conférence.
Membre de la Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie s'exprimant lors d'une conférence. — (source)

Cette distinction est cruciale. Un crime de guerre est une violation grave du droit international humanitaire commise dans le cadre d’un conflit armé. Un crime contre l’humanité suppose une attaque « généralisée ou systématique » dirigée contre une population civile, avec la connaissance de l’attaque. La qualification de crime contre l’humanité ouvre la voie à des poursuites devant la Cour pénale internationale, sans prescription.

Ni Aolain a exhorté le gouvernement syrien à « prendre des mesures supplémentaires pour enquêter sur ces événements ». Une requête qui semble presque ironique, tant l’impunité est la règle en Syrie depuis 2011.

1 700 morts, 200 000 déplacés : le lourd tribut de la communauté druze de Syrie

Après le cadre juridique, place à l’impact humain. Les statistiques, aussi froides soient-elles, cachent des destins brisés. La ville de Souweïda est un symbole pour la minorité druze. Comprendre qui sont ces victimes, c’est saisir l’ampleur de la tragédie.

Qui sont les Druzes de Syrie, cette minorité religieuse de 700 000 âmes ?

Les Druzes forment une communauté religieuse unique au Moyen-Orient. Leur foi, issue de la branche ismaélienne du chiisme au XIe siècle, est ésotérique. Ils croient en la réincarnation de l’âme et n’acceptent pas de nouveaux convertis. Avant 2011, ils étaient environ 700 000 en Syrie, concentrés dans le bastion de Souweïda — également appelé Jabal al-Druze — ainsi que dans la province de Qouneitra et les banlieues de Damas comme Jaramana et Sahnaya.

Pendant la guerre civile, les Druzes avaient choisi une position de neutralité prudente. Ils ne soutenaient ni le régime de Bachar al-Assad ni les groupes rebelles. Cette stratégie leur avait permis de préserver leur territoire et leur mode de vie. Mais les événements de juillet 2025 ont brisé cet équilibre fragile. La communauté druze, supra-tribale et transnationale — présente aussi au Liban, en Israël et en Jordanie — se retrouve soudainement vulnérable.

Nour Salam, activiste druze : « Les villages autour de Soueïda ont été dévastés »

Geste de respect entre deux hommes druzes coiffés du fez blanc, lors d'une cérémonie en Syrie.
Geste de respect entre deux hommes druzes coiffés du fez blanc, lors d'une cérémonie en Syrie. — (source)

Nour Salam, activiste féministe druze déplacée à Damas, a décrit l’horreur vécue par sa communauté. « Les groupes armés bédouins représentent un danger concret, car ils ont déjà été liés à des attaques contre des civils, des enlèvements, des pillages et des incendies de maisons dans les villages autour de Soueïda », a-t-elle témoigné. Selon elle, des familles entières ont été chassées de leurs maisons en quelques heures, sans pouvoir emporter quoi que ce soit.

La crise humanitaire est catastrophique. Dès la mi-juillet 2025, l’ONU recensait plus de 93 400 déplacés. Les coupures d’électricité, d’eau et de télécommunications paralysent la ville. La plupart des hôpitaux sont hors service, soit parce qu’ils ont été endommagés, soit parce que les routes sont bloquées. L’hôpital national de Souweïda a enregistré 306 morts, dont 23 enfants, dans un simple registre manuscrit. Des corps sont restés sans sépulture dans les rues pendant plusieurs jours, faute de personnel pour les enterrer.

Forces gouvernementales et milices druzes : le rapport de l’ONU épingle tous les camps

Le lecteur connaît maintenant les faits et les victimes. Il doit identifier les responsables. La commission d’enquête n’épargne personne. Ni le régime syrien, ni les milices druzes, ni les combattants bédouins. Tous ont commis des exactions. Mais les responsabilités ne sont pas égales.

Le rôle trouble de l’armée syrienne : médiateur ou complice des Bédouins ?

L’armée syrienne est intervenue le 14 juillet en théorie pour « rétablir l’ordre ». Dans les faits, son rôle a été bien plus ambigu. Des soldats ont tué 18 miliciens druzes avant de se ranger du côté des Bédouins. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), 238 personnes ont été exécutées sommairement par les forces gouvernementales durant ces six jours.

Le gouvernement syrien a réagi avec une habileté rhétorique typique. La police militaire a annoncé l’arrestation d’un soldat pour « violation des codes de conduite ». Un geste symbolique, destiné à donner l’illusion d’une justice interne. Mais Human Rights Watch, qui a mené sa propre enquête avec 19 entretiens, a conclu que le gouvernement intérimaire n’avait pas enquêté sérieusement sur les abus.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a fait part de sa volonté de « poursuivre le dialogue et la coopération » avec la Commission d’enquête, assurant traiter les conclusions avec « le plus grand sérieux et la plus grande responsabilité ». Des mots qui sonnent creux après quatorze années d’impunité.

« Les auteurs doivent rendre des comptes » : l’appel de Paulo Pinheiro contre l’impunité

Paulo Pinheiro, président de la Commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie, a lancé un appel solennel. « Il est urgent de déployer des efforts accrus pour que tous les auteurs de ces actes rendent des comptes, quels que soient leur affiliation ou leur rang, afin de rétablir la confiance au sein des communautés. »

Cet appel intervient dans un contexte où la justice internationale semble impuissante face aux crimes commis en Syrie. La Cour pénale internationale n’a pas compétence sur le territoire syrien, sauf si le Conseil de sécurité de l’ONU saisit la Cour — ce que la Russie et la Chine ont systématiquement bloqué depuis 2011. La question de l’impunité chronique en Syrie reste entière, comme le montre l’affaire des crimes de guerre à Beyrouth où la France a pu agir grâce à la compétence universelle.

Souweïda, capitale de la communauté druze syrienne, dans le sud du pays

Syrie : l’alerte de l’ONU relance le débat sur la protection des minorités

Cette section élargit le focus. Après avoir analysé le microcosme de Souweïda, il faut replacer l’événement dans la grande bascule que vit la Syrie post-Assad. L’alerte de l’ONU devient un révélateur des fragilités du nouveau régime et des menaces qui pèsent sur l’ensemble des minorités.

La fin de la neutralité druze : un nouveau chapitre de tensions dans la Syrie d’après-Assad

La chute du régime Assad en décembre 2024 avait suscité des espoirs de renouveau. Le président de transition, Ahmad al-Charaa, avait promis de protéger les minorités religieuses et ethniques du pays. Mais les violences de Souweïda ont cruellement révélé les limites de son autorité.

Hélène Sallon, envoyée spéciale du Monde à Damas, résume bien la situation : « Le président de transition sort affaibli de son bras de fer avec la direction druze et Israël, intervenu en faveur de cette minorité religieuse. Il a non seulement échoué à restaurer la souveraineté de Damas sur ce territoire, mais également à s’ériger en figure protectrice et unificatrice entre des communautés déchirées par quatorze ans de guerre civile. »

Les Druzes ne sont pas les seuls à s’inquiéter. Les chrétiens, les Alaouites et les Kurdes observent avec anxiété cette flambée de violence communautaire. La fragilité sécuritaire de la Syrie s’est manifestée de manière tragique avec l’attentat du café Al-Mouchariya à Damas, qui a fait plusieurs victimes en plein centre-ville.

De Damas à la communauté internationale, des promesses de justice difficiles à tenir

La présidence syrienne a condamné les violations contre les habitants de Souweïda et promis des comptes. Mais les actes tardent à suivre. La médiation américaine, qui a abouti au cessez-le-feu du 16 juillet, a permis d’arrêter les combats, mais pas de désarmer les milices.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits humains, Volker Türk, a demandé dès le 18 juillet 2025 des enquêtes « rapides et transparentes ». « Cette effusion de sang et cette violence doivent cesser, et la protection de toutes les personnes doit être la priorité absolue », avait-il déclaré. Huit mois plus tard, le rapport de la Commission d’enquête montre que ses appels n’ont pas été entendus.

La communauté internationale est divisée. Les États-Unis, préoccupés par l’instabilité régionale, ont joué un rôle de médiateur. Mais leur capacité à imposer des sanctions ou des poursuites est limitée. L’ONU, de son côté, peut qualifier juridiquement les faits, mais ne dispose pas de force de police pour arrêter les suspects.

Conclusion : l’alerte de l’ONU peut-elle briser le cycle de l’impunité en Syrie ?

La publication de ce rapport est une étape juridique cruciale. Pour la première fois, la Commission d’enquête de l’ONU qualifie explicitement les violences de Souweïda de possibles « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité ». Cette qualification n’est pas anodine. Elle ouvre la voie à des poursuites devant des tribunaux internationaux, même si les obstacles politiques restent considérables.

Mais la réalité du terrain est implacable. Près de 200 000 personnes restent déplacées, incapables de rentrer chez elles. Les hôpitaux sont détruits, les infrastructures en ruine. La peur communautaire est à son comble. Les Druzes, qui avaient choisi la neutralité pendant quatorze ans de guerre, se retrouvent désormais pris dans un engrenage de violence qu’ils ne maîtrisent plus.

Le rapport de l’ONU met le gouvernement syrien face à ses responsabilités. Mais la sincérité de sa volonté de coopérer reste sujette à caution. Le pari risqué de la normalisation avec la Syrie tenté par Emmanuel Macron lors de sa visite à Damas illustre les dilemmes de la diplomatie internationale : comment dialoguer avec un pouvoir qui ne garantit pas la sécurité de ses propres citoyens ?

La question centrale demeure ouverte. Ce cri d’alarme de l’ONU s’ajoutera-t-il à la longue liste des condamnations sans suite en Syrie ? Ou marquera-t-il un tournant dans la lutte contre l’impunité ? Les 1 700 morts de Souweïda, les 200 000 déplacés et les villages réduits en cendres méritent une réponse qui dépasse les simples déclarations de principe. La Syrie, membre de l’ONU depuis 1945, attend encore que la justice internationale devienne autre chose qu’une promesse.

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Questions fréquentes

Quels crimes de guerre à Souweïda en 2025 ?

Selon un rapport de l'ONU de mars 2026, des exécutions sommaires, actes de torture, violences sexistes et incendies de villages ont été commis à Souweïda en juillet 2025. Ces violations pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.

Combien de morts à Souweïda en juillet 2025 ?

La commission d'enquête de l'ONU recense plus de 1 700 morts en six jours, dont 1 190 hommes druzes, 99 femmes druzes et 53 enfants druzes. Côté bédouin, 53 hommes, 9 femmes et 8 enfants ont été tués.

Quel rôle a joué l'armée syrienne à Souweïda ?

L'armée syrienne est intervenue officiellement pour rétablir l'ordre, mais a commis des exécutions sommaires et s'est rangée du côté des Bédouins contre les Druzes. Selon l'OSDH, 238 personnes ont été exécutées sommairement par les forces gouvernementales.

Pourquoi les Druzes de Syrie sont-ils visés ?

Les Druzes, minorité religieuse d'environ 700 000 âmes, avaient choisi la neutralité pendant la guerre civile. En juillet 2025, des violences intercommunautaires avec des Bédouins ont dégénéré, et l'armée syrienne a attaqué leurs villages, brisant cet équilibre fragile.

L'ONU peut-elle poursuivre les auteurs des crimes ?

La qualification de crimes contre l'humanité ouvre la voie à des poursuites devant la Cour pénale internationale, mais celle-ci n'a pas compétence sur la Syrie sans saisine du Conseil de sécurité. La Russie et la Chine bloquent toute saisine depuis 2011.

Sources

  1. Syrie : l’ONU alerte sur de possibles crimes de guerre à Souweïda après des violences meurtrières dans la ville druze en juillet · lemonde.fr
  2. internal ·
  3. bfmtv.com · bfmtv.com
  4. en.wikipedia.org · en.wikipedia.org
  5. Bataille de Soueïda — Wikipédia · fr.wikipedia.org
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Sarah Lebot @world-watcher

Journaliste en herbe, je synthétise l'actu mondiale pour ceux qui n'ont pas le temps de tout suivre. Étudiante en journalisme à Sciences Po Lille, je contextualise les événements sans prendre parti. Mon objectif : rendre l'info accessible et compréhensible, surtout pour ma génération. Pas de jargon, pas de sensationnalisme – juste les faits et leur contexte. Parce que comprendre le monde, c'est le premier pas pour le changer.

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