Le 8 mai 2026, Amazon Prime Video a officiellement lancé « Clips », un flux vertical de vidéos courtes intégré à son application mobile. Cette fonction, testée depuis la saison NBA 2025-2026, s'étend désormais à l'ensemble du catalogue. Pour en profiter, il suffit d'ajouter un compte Prime standard — aucune manipulation complexe n'est nécessaire. Mais derrière cette apparente simplicité se cache un virage stratégique : Amazon veut rattraper Netflix et Disney+ dans la guerre du format vertical, et capter l'attention d'une génération qui passe 95 minutes par jour sur TikTok.

Amazon dégaine « Clips » : le flux vertical qui change tout sur Prime Video
L'annonce officielle d'Amazon Prime Video le 8 mai 2026 a surpris par son ampleur. Ce n'est pas une simple fonctionnalité cosmétique. Clips représente la refonte la plus importante de l'interface mobile depuis près d'une décennie. Le constat est simple : les utilisateurs passent l'essentiel de leur temps de visionnage sur smartphone, et ils attendent une expérience adaptée à ce support.
Le fonctionnement technique est limpide. Un nouveau carrousel fait son apparition sur la page d'accueil de l'application mobile. Il s'intitule « Clips » et propose une sélection de courts extraits issus du catalogue Prime Video. En tapant sur l'un d'eux, l'utilisateur bascule dans un flux vertical plein écran, personnalisé et infiniment scrollable. Chaque mouvement de pouce fait défiler un nouvel extrait. Le geste est celui de TikTok, appliqué au monde du streaming.
« Clips » : le nouveau moteur de découverte vertical d'Amazon
Brian Griffin, directeur des expériences applicatives chez Prime Video, résume la promesse de l'outil : « rendre la découverte aussi simple et fluide que possible ». Derrière cette phrase se cache une transformation profonde de la logique de navigation. Jusqu'ici, trouver un film ou une série sur Prime Video impliquait de naviguer dans des menus, de lire des descriptions, de regarder des bandes-annonces en format horizontal. Désormais, l'utilisateur peut découvrir du contenu sans effort, par simple défilement vertical.
Le carrousel Clips n'est pas un gadget. Il est intégré en haut de l'écran d'accueil, juste sous la bannière principale. Les extraits proposés sont choisis par un algorithme qui prend en compte l'historique de visionnage, les titres déjà notés et les profils d'utilisateurs similaires. Chaque clip dure entre 15 et 60 secondes. Il peut s'agir d'une scène clé d'un film, d'un moment fort d'une série, ou d'un extrait promotionnel spécialement conçu pour ce format.
Du test NBA 2025 au déploiement mondial : la chronologie d'un virage stratégique
Amazon n'a pas lancé Clips du jour au lendemain. La fonction a d'abord été testée avec les highlights NBA durant la saison 2025-2026. Les abonnés américains ont pu découvrir des extraits verticaux des meilleurs moments des matchs de basket, directement dans l'application Prime Video. Les retours ont été suffisamment positifs pour qu'Amazon décide d'étendre le dispositif à l'ensemble de son catalogue.
Le phasage de déploiement est progressif. Les premiers utilisateurs concernés sont des clients « sélectionnés » aux États-Unis, sur iOS, Android et Fire tablets. Amazon promet une disponibilité pour tous les abonnés américains d'ici l'été 2026. Aucune date précise n'a encore été communiquée pour la France, mais l'historique des déploiements d'Amazon suggère une arrivée dans l'Hexagone d'ici la fin de l'année.
Comment ça marche ? Guide pas à pas du nouvel écran d'accueil Prime Video
Concrètement, voici ce qui change sur l'application Prime Video. Depuis l'écran d'accueil, l'utilisateur fait défiler vers le bas jusqu'à apercevoir le carrousel Clips. Il tape sur un extrait qui l'intrigue. L'écran bascule alors en mode vertical plein écran, et le défilement infini commence.
Depuis ce flux vertical, plusieurs actions sont possibles. L'utilisateur peut regarder le titre complet en un clic, qu'il s'agisse d'un film ou d'un épisode de série. Il peut aussi louer ou acheter le contenu s'il ne fait pas partie de son abonnement. Il peut s'abonner à une chaîne supplémentaire via Prime Video Channels. Il peut ajouter le titre à sa watchlist, « liker » le clip pour signaler son intérêt, ou le partager avec ses proches.
Cette nouvelle interface s'accompagne d'une refonte graphique plus large. Les bandes-annonces passent désormais en auto-play sur la page d'accueil. Les images verticales remplacent les visuels horizontaux traditionnels, affichant jusqu'à 50 % de contenu en plus sur un même écran de smartphone. Le lecteur vidéo a également été repensé pour permettre d'explorer les castings, les anecdotes et les fiches techniques sans interrompre la lecture.
Netflix Extraits, Disney Verts, Amazon Clips : la guerre des plateformes de streaming passe par la verticale
Amazon n'est pas un pionnier dans ce domaine. Netflix a lancé sa fonction « Extraits » fin avril 2026, à peine quelques jours avant l'annonce d'Amazon. Disney+ avait déjà dégainé « Verts » au début de l'année 2026. En quelques mois, les trois plus grandes plateformes de streaming ont adopté le format vertical. La convergence est frappante : chacune propose un flux de vidéos courtes, scrollable, personnalisé, directement dans l'application mobile.
Ce mouvement n'est pas un hasard. Il traduit une prise de conscience collective : le mobile est devenu l'écran principal pour une part croissante des abonnés. Et sur mobile, le format vertical est roi. Les plateformes de streaming n'ont plus le choix : elles doivent s'adapter à ce mode de consommation ou perdre une génération entière d'utilisateurs.
Snapchat a inventé, TikTok a démocratisé, Netflix a institutionnalisé
L'histoire de la vidéo verticale commence avec Snapchat et ses Stories, lancées en 2013. Instagram a suivi avec ses propres Stories en 2016, puis avec Reels en 2020. TikTok a porté le format à son paroxysme, avec des centaines de millions d'utilisateurs passant en moyenne 95 minutes par jour à scroller verticalement.
Les géants du streaming ont d'abord observé, puis ils ont agi. Netflix a été le premier à institutionnaliser le format avec « Extraits », une fonction qui propose des extraits de son catalogue en format vertical. Disney+ a emboîté le pas avec « Verts », en mettant l'accent sur les contenus familiaux et les franchises populaires. Amazon ferme la marche avec « Clips », mais avec une approche légèrement différente.
Amazon dernier arrivé : copie ou copie améliorée ?
La question mérite d'être posée. Sur le fond, les trois fonctionnalités se ressemblent : un flux vertical, des extraits courts, un algorithme de recommandation. Mais Amazon a ajouté deux éléments qui font la différence.
Le premier, c'est l'intégration des boutons d'achat et de location directement depuis le flux. Sur Netflix, un extrait renvoie vers la page de la série ou du film, mais il n'est pas possible de louer ou d'acheter. Sur Amazon, si. Cette différence est fondamentale : elle transforme le flux vertical en outil de conversion commerciale, pas seulement en outil de découverte.
Le second, c'est le « like ». Sur Prime Video, chaque clip peut être noté positivement. Ce signal est intégré à l'algorithme de recommandation général de la plateforme. En cliquant sur un pouce levé, l'utilisateur indique à Amazon ce qu'il aime, et cette information nourrit les suggestions futures, que ce soit pour les clips ou pour les contenus longs.
L'alerte d'Engadget : « Tourner un téléphone, c'est trop dur »
L'article d'Engadget qui a accompagné l'annonce d'Amazon ne manque pas d'ironie. Le site américain résume le changement culturel en une phrase : « The people have spoken, and their message is clear: Rotating a phone into landscape is just too dang hard. » Traduire par : « Le peuple a parlé, et son message est clair : tourner un téléphone en mode paysage, c'est beaucoup trop dur. »
Cette boutade dit une vérité profonde. Le format vertical n'est plus un choix esthétique. C'est une norme d'usage imposée par une décennie de réseaux sociaux. Les utilisateurs de moins de 30 ans ont grandi avec des écrans tenus à la verticale. Pour eux, regarder une vidéo en mode paysage est une exception, pas une règle. Les plateformes de streaming doivent s'adapter à cette réalité, sous peine de devenir des services de niche réservés aux plus de 40 ans.
Pourquoi Amazon veut votre pouce qui scrolle : 95 minutes par jour sur TikTok
La décision d'Amazon de lancer Clips n'est pas motivée par une simple envie d'innovation. Elle repose sur des données démographiques implacables. Les jeunes de 16 à 25 ans ne consomment plus le streaming comme leurs aînés. Ils passent leur temps sur TikTok, Instagram Reels et YouTube Shorts. Et ce temps, les plateformes de streaming veulent le récupérer.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Selon Médiamétrie, 84,7 % des 15-24 ans se connectent chaque jour à internet en France. Leur consommation est majoritairement mobile, verticale et fragmentée. Ils regardent peu de linéaire, peu de films de deux heures, peu de séries en binge-watching. Ils attendent une expérience « scrollable » partout, même sur les plateformes de streaming.
84,7 % des 15-24 ans connectés chaque jour : le portrait d'une génération verticale
Cette statistique de Médiamétrie dessine le portrait d'une génération qui vit avec un smartphone dans la main. Pour ces jeunes utilisateurs, le geste de défilement vertical est aussi naturel que la respiration. Ils ne cherchent pas un contenu en particulier : ils explorent, ils zappent, ils s'arrêtent sur ce qui attire leur attention en moins de trois secondes.
Amazon le sait. Le catalogue de Prime Video est immense, mais il est difficile à naviguer pour un public habitué aux flux infinis de TikTok. Clips répond à ce problème : il transforme le catalogue en un flux continu, où chaque extrait est une porte d'entrée vers un contenu plus long. L'objectif n'est pas de remplacer la série de 52 minutes, mais d'offrir un chemin plus court pour y arriver.
97 minutes contre 45 minutes : le duel asymétrique entre TikTok et Prime Video
Les ordres de grandeur sont frappants. Un utilisateur moyen de TikTok passe entre 95 et 97 minutes par jour sur l'application. En comparaison, le temps passé quotidiennement sur Prime Video est estimé à environ 45 minutes pour un abonné actif. L'écart est immense.
Amazon ne peut plus ignorer ce déséquilibre. Le temps passé sur TikTok n'est pas seulement du temps volé au streaming : c'est du temps qui échappe à toute monétisation directe pour les plateformes de SVOD. En intégrant un flux vertical, Prime Video espère capter une partie de cette attention. Le pari est simple : si un jeune utilisateur passe 10 minutes par jour à scroller des clips sur Prime Video, ce sont 10 minutes qu'il ne passe pas sur TikTok.
L'algorithme de recommandation va-t-il favoriser les clips viraux ?
Cette question est centrale. Les « likes » sur les clips sont intégrés à l'algorithme de recommandation global de Prime Video. Cela signifie qu'un clip très « liké » pourrait influencer les suggestions de séries et de films pour l'utilisateur concerné.
Le risque est réel : un utilisateur pourrait accumuler des centaines de « likes » sur des clips sans jamais lancer un seul épisode. L'algorithme, optimisé pour maximiser l'engagement, pourrait alors favoriser les extraits les plus spectaculaires au détriment des œuvres de fond. Un film lent, une série exigeante, un documentaire contemplatif : ces contenus risquent d'être moins visibles si l'algorithme privilégie les clips à fort potentiel viral.
Amazon assure que ce n'est pas le cas. Brian Griffin a expliqué que Clips est conçu comme un outil de découverte, pas comme un substitut au visionnage long. Mais la frontière est mince, et les plateformes sociales l'ont montré : un algorithme optimisé pour le clic finit toujours par favoriser le contenu le plus accrocheur, pas le plus pertinent.
Flux vertical Prime Video : découverte de contenus ou piège à attention ?
Derrière l'enthousiasme des annonces officielles, des questions plus critiques émergent. Le flux vertical est-il vraiment un outil de découverte, ou un piège qui détourne l'utilisateur des contenus longs ? Les premiers retours, encore parcellaires, commencent à dessiner des tendances.
« J'aime » un clip, je ne regarde jamais la série : le paradoxe de la recommandation
Le paradoxe est simple à formuler. Un utilisateur peut « liker » des dizaines de clips par jour, accumuler une watchlist pléthorique, et pourtant ne jamais lancer un seul épisode. L'acte de « liker » devient une fin en soi, un geste de consommation symbolique qui remplace la consommation réelle.
Pour l'algorithme, ce comportement est ambigu. D'un côté, les « likes » indiquent un intérêt. De l'autre, l'absence de visionnage indique un désengagement. Le système doit trancher : faut-il continuer à proposer des clips similaires, ou faut-il pousser l'utilisateur vers le contenu long ? La réponse n'est pas évidente, et elle dépendra des choix techniques qu'Amazon fera dans les mois à venir.
Les premiers retours sur les réseaux sociaux français
Les premiers échanges sur les forums français sont partagés. Sur Dealabs, certains utilisateurs saluent la fonction comme un moyen pratique de découvrir des contenus qu'ils n'auraient jamais cherchés. « J'ai trouvé une série géniale grâce à un clip de 30 secondes », écrit un membre. Sur Reddit r/France, les avis sont plus nuancés. Plusieurs abonnés s'inquiètent d'un écran d'accueil « bruitiste », trop chargé, où les clips verticaux rivalisent avec les bandes-annonces et les recommandations classiques.
Un utilisateur résume le sentiment général : « C'est bien pour découvrir, mais j'ai peur que ça devienne une machine à me faire perdre du temps. » Cette crainte est légitime. Le flux vertical est conçu pour retenir l'attention, pas pour la libérer. Amazon devra trouver un équilibre entre la découverte et la distraction.
Créateurs et studios français : faut-il produire du contenu vertical exclusif pour Amazon ?
La question dépasse le simple cadre technique. Derrière Clips, c'est toute une filière qui doit s'interroger sur l'avenir de la production audiovisuelle. Faut-il tourner des scènes spécifiquement pour le format vertical ? Faut-il embaucher des créateurs de contenu pour alimenter le flux ? Les studios français doivent-ils investir dans ce nouveau format ?
Des highlights NBA aux extraits de séries : où se trouve l'exclusivité ?
Amazon a montré avec le basket US qu'il est capable de produire du contenu vertical original. Les highlights NBA étaient tournés spécifiquement pour le format vertical, avec un montage adapté, des angles de caméra différents, et un rythme pensé pour le mobile. Cette logique a-t-elle été appliquée au cinéma et aux séries ?
Pour l'instant, la réponse est non. Les clips proposés sur Prime Video sont des extraits du catalogue existant, recadrés en format vertical. Amazon n'a pas annoncé de production de contenu vertical original pour les séries et les films. Mais la question reste ouverte. Si le format rencontre son public, il est probable qu'Amazon commande des contenus spécifiquement conçus pour le mobile, comme il l'a fait pour le basket.
Influenceurs français : une nouvelle opportunité sur Prime Video ?
Amazon explore déjà les synergies entre son activité e-commerce et le contenu vidéo. Côté shopping, la plateforme travaille avec des influenceurs pour des influencer stores. Côté streaming, la logique pourrait être similaire. Si Amazon ouvre son flux vertical aux créateurs de contenu, cela pourrait créer une nouvelle économie du clip.
Les influenceurs français pourraient produire des vidéos verticales pour Prime Video, en échange d'une rémunération ou d'une visibilité. Ces vidéos pourraient être des critiques de films, des recommandations de séries, des analyses de scènes cultes. Le format vertical se prête bien à ce type de contenu, court, dynamique et engageant.
Le format vertical tue-t-il la narration ? Le débat chez les showrunners
La question est plus profonde qu'il n'y paraît. Une scène conçue pour être vue en 15 secondes sur mobile peut-elle coexister avec l'écriture d'une série en 52 minutes ? Certains showrunners français s'inquiètent d'une dérive vers un contenu « snackable », où chaque scène doit être un highlight potentiel, au détriment de la progression narrative.
D'autres y voient une opportunité. Un clip bien conçu peut donner envie de regarder une série entière. Il ne remplace pas l'œuvre, il la met en valeur. Le débat est ouvert, et il ne fait que commencer. Les studios français doivent y prendre part, sous peine de subir des choix éditoriaux décidés ailleurs.
Comment ajouter un compte et optimiser son expérience Prime Video avec Clips ?
Cette section répond à la requête pratique qui donne son titre à l'article : comment ajouter un compte pour profiter du flux vertical ? La réponse est simple, mais quelques astuces permettent d'optimiser l'expérience.
Faut-il un compte spécifique pour le flux vertical ?
Non. Clips est accessible via un abonnement Prime standard. Aucune manipulation particulière n'est nécessaire. Si vous avez déjà un compte Amazon Prime, vous avez automatiquement accès au flux vertical. Il suffit de mettre à jour l'application Prime Video sur votre smartphone ou votre tablette.
La gestion des profils est importante. Chaque membre du foyer peut voir ses propres clips personnalisés, en fonction de son historique de visionnage et de ses préférences. Un même compte peut avoir plusieurs profils, et chaque profil aura un flux Clips différent.
Profil enfants, profil adulte : personnaliser les Clips
Les contrôles parentaux impactent directement le flux vertical. Sur un profil enfant, les clips proposés sont filtrés pour correspondre à la classification d'âge. Les extraits de films violents ou de séries pour adultes sont automatiquement exclus.
Pour les adultes, le conseil est simple : créez un profil dédié si vous souhaitez éviter de mélanger clips « blockbuster » et recommandations de séries pointues. Un profil « films d'auteur » n'aura pas les mêmes clips qu'un profil « Marvel ». L'algorithme s'adapte à chaque profil, et plus vous l'utilisez, plus il devient précis.
Bilan : 2026, l'année où le streaming est devenu vertical
L'arrivée de Clips sur Prime Video, après les Extraits de Netflix et Verts de Disney+, marque un tournant historique. En quelques mois, les trois plus grandes plateformes de streaming ont adopté le format vertical. Ce n'est pas une mode passagère : c'est une transformation structurelle du marché.
Le streaming s'inspire des réseaux sociaux
La frontière entre SVOD et plateforme sociale s'estompe. Le mobile est devenu l'écran roi, et le scroll, le geste de consommation dominant. Les plateformes de streaming ne sont plus de simples diffuseurs de contenus longs : elles deviennent des moteurs de découverte sociale, où l'utilisateur explore, like, partage, avant de (parfois) regarder.
Cette fusion entre streaming et réseau social est la grande tendance de 2026. Amazon, Netflix et Disney+ ne cherchent pas à concurrencer TikTok sur son terrain : ils veulent intégrer les mécanismes de TikTok dans leur propre écosystème, pour capter l'attention là où elle se trouve.
Faut-il avoir peur du tout-vertical ?
Non, mais il faut être conscient des risques. Le flux vertical est un formidable outil de découverte, particulièrement pour les jeunes publics qui peinent à naviguer dans les catalogues traditionnels. Il permet de trouver des pépites, de découvrir des séries méconnues, de renouer avec des films oubliés.
Mais il peut aussi fragmenter l'attention et appauvrir l'expérience narrative. Un flux infini de clips de 30 secondes n'est pas une façon de regarder des œuvres : c'est une façon de les survoler. La clé réside dans le paramétrage de son compte et de ses profils. En configurant correctement ses préférences, l'utilisateur peut faire de Clips un outil de découverte sans en faire un piège à attention.
En 2026, le streaming n'est plus une activité passive. C'est une lutte pour l'attention, où chaque plateforme essaie de capter le pouce qui scrolle. Amazon Prime Video vient de mettre un pied dans cette arène. Reste à voir si les abonnés français suivront le mouvement.