Parler d'amour, c'est la première fois que je le fais... Je ne suis qu'un sadomasochiste sentimental, un pauvre type souffrant d'un amour impossible tout en gardant un immense espoir quant à sa possibilité...
Si le cœur vous en dit, lisez mon histoire. Sinon, vous savez ce qui vous reste à faire.

Rencontre avec M
Septembre 2005, rentrée scolaire : j'ai rencontré M, une Africaine que je n'avais jamais vue mais que je connaissais car ma mère m'en avait parlé à plusieurs reprises. J'allais passer mon année scolaire dans sa classe. Rien qu'à cet instant, M m'attirait déjà... Je la fantasmais dans ma tête sans même la connaître, sans même l'avoir vue.
Dès son premier regard envers moi, j'ai littéralement craqué pour ses yeux angéliques. Elle aussi me connaissait indirectement à cause de ma mère qui lui avait parlé de moi quelques mois plus tôt.
Petit à petit, nous nous sommes parlé et avons commencé à nous fréquenter sérieusement (au point que tout le monde nous pensait amoureux). Je ne pensais pas l'aimer... Jusqu'au jour où j'ai appris qu'elle avait déjà un copain !
Cette révélation m'avait littéralement anéanti car ça faisait plusieurs mois que je la fréquentais (amicalement) et j'apprenais seulement maintenant qu'elle était prise par un autre blaireau que je détestais, que je déteste et que je détesterai toute ma (misérable) vie.
Ce fut à cet instant précis que je me rendis compte que mes sentiments étaient de l'ordre de l'Amour. Amour qu'elle remarqua rapidement... Elle sentait que je n'étais plus le même et que je luttais contre mes (putains de) sentiments... Et Dieu seul sait (même s'Il n'existe pas) que c'est impossible car l'Amour est une science (et un tueur), une sécrétion d'hormones.

Rapprochement et rupture douloureuse
Au fur et à mesure de notre relation qui me démoralisait, M et moi avons commencé à nous rapprocher de plus en plus (paradoxalement)... Peut-être même trop car ce beau week-end de décembre fut fatal.
Nous étions chez moi, sur mon lit, en train de regarder des films en nous câlinant tendrement et amoureusement, tout en nous retenant de ne pas passer aux langoureux baisers... Mais ils arrivèrent rapidement et je ne savais quoi penser !
Le lendemain fut identique avec l'acte sexuel en plus, répété à deux reprises dans la soirée, et une fin tragique car les remords l'envahissaient. Mais le surlendemain fut de nouveau identique avec, encore une fois, un acte sexuel qu'elle s'était promise de ne pas recommencer la veille.
J'étais alors le plus heureux des hommes... Mon désir se réalisait enfin. En vain...
La soirée fut douloureuse après l'appel téléphonique de son (cocu de) copain auquel elle avait tout avoué. Pour moi, c'était le début de la fin.
Elle se mit à s'éloigner de moi en m'interdisant d'être tendre et câlin avec elle, de lui dire « Je t'aime », de la ramener chez elle le soir après les cours... Elle voulait ma haine !
J'étais triste et le mal de cœur ainsi que les envies suicidaires (et meurtrières) m'envahissaient tous les jours, tous les soirs, toutes les nuits jusqu'à dans mes rêves cauchemardesques.
Depuis ce jour, nous sommes très mal l'un vis-à-vis de l'autre. Nous parlons peu, nous nous disons à peine « Bonjour » le matin, nous ne nous voyons plus en dehors des cours... Je la vois comme un démon à défoncer au plus vite. Je la hais. Je me hais.
J'ai l'impression de la détester au plus profond de moi pour ce qu'elle m'a fait mais je sais très bien que ce comportement ne traduit que la détresse de cet amour impossible, de mon envie de l'oublier au plus vite.
Je suis perdu... M, je t'ai excusé dès le début de ma détresse. Je t'aime...