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La Communauté contre Fraithure le Fourbe

Un récit fantastico-médiéval ayant pour personnages les éleves de ma classe. Récit très inspiré par Le Seigneur Des Anneaux et le pistolero de S. King. L'humour est de rigueur et tous les traits de caractère et particularités des personnages sont 100% authentiques.


Tout d'abord je voudrais préciser que cette nouvelle a aussi été publiée sur le site d'un ami (www.pecosmania.be.tf), ceci pour éviter que l'on m'accuse de plagiat

Cette histoire est dédiée à David Mortier..

Repose en paix mon pote.



La Communauté contre Fraithure le Fourbe


Introduction
Au début il y avait la terre, la mer et le ciel. Des forêts verdoyantes et des rivières de miel. Des fruits d'or poussaient sur les arbres. La vigne s'enlaçait discrètement sur les colonnes de marbre, où nichaient des oiseaux de toutes espèces.

C'était une pièce mise en scène par un maître parfait et dans ce tableau l'homme fût élevé.

On racontait que si l'Eden fût l'écrin de ce monde établi, l'humain devait être le rubis qui l'avait serti. Peut-être à sa première heure, lorsqu'il n'avait pas peur des choses qui meurent, le bonheur était une somme de choses simples d'une vie dans un état appelé Royaume de Wharaim
L'homme prospérait, le monde embellissait, dans cette ère de paix le roi s'appelait Fraithure le Bon.

Fraithure était comblé car il ne manquait de rien, protégé de Dieu, et respecté par les siens, mais une nuit dans ses rêves, Satan le visita et lui demanda: « « Aimerais-tu le pouvoir ? »»

Il lui offrit un coffre renfermant tous les malheurs et lui insuffla la haine et l'envie dans le coeur. Le lendemain fût le premier jour triste sur la terre : Fraithure assassina son propre père, lui ravit ses biens, enleva son épouse, Sophyre, et réduit en esclavage les tribus au nombre de douze.

Il fit changer son nom en Fraithure le Fourbe

Il leva une armée forte et robuste pour gouverner d'une manière cruelle et injuste

Pour le seconder, il perverti lâme de Sophyre, qui était douce et gentille, lui rasa les cheveux derrière la tête et lépousa.

Il corrompit Iohanne, le magicien, et sattacha les services de Rouharde, une donzelle de descendance noble mais a lâme aussi pourrie que la sienne.

Iohanne effrayait le peuple par sa magie satanique et par sa grande taille, sorte de vautour géant habillé de noir, tandis que Rouharde avait été nommée chef des armées de scout. Un proverbe Reumycourvillois dit dailleurs : « Une armée de chien conduite par un loup est plus redoutable quune armée de loups conduite par un chien »

Les scouts patrouillaient dans tout le Compté de Wharaim, terrorisant les pauvres gens, les torturaient et tuaient, voir violaient dans le meilleur des cas. Leurs tâches étaient de sassurer que les règles instaurées par Fraithure étaient respectées.


Rouharde, par lentremise de Fraithure, avait donné les pleins pouvoir a sa milice de scouts, et ceux-ci ne se gênaient pas dinfliger les pires supplices aux contrevenants. Sils nétaient pas exécutés sur place, ils étaient jetés en prison et confiés aux bons sois de Kevinard, le bourreau attitrés du Roi.


1
Dans une petite bourgade tranquille du nom de Lamino, qui fait partie du Compté de Reumycourville, le jeune Olivius menait une vie paisible. Il occupait ses journées à traire les vaches, couper du bois et récolter du blé. Il sortait dune liaison courte mais intense avec la princesse Zozo, qui lavait plaquée sans raison apparente. Pour oublier, il sétait investi à fond dans ses vaches.

Un soir dorage, ses bêtes étaient très nerveuses et ne cessaient de beugler dans létable.

Hélas, Olivius nétait pas très apprécié par ses voisins. Ceux-ci, pour une sombre
histoire de vitres brisées pendant sa folle enfance, lui en voulaient. Tout le monde le sait, la rancur est tenace dans le cur des gens de la campagne.

Bien sur, Olivius navait jamais payé les dégâts, mais était-ce une bonne raison pour le haïr à ce point ?

Toujours est-il que, a lécoute de ce tapage nocturne des plus incommodant, ces chers voisins ne se firent pas prier pour envoyer un pigeon voyageur a la garde de scouts qui stationnaient non loin de là.

Olivius, occupé à essayé de calmer ses vaches ne vit pas lunité de scout sapprocher de sa maison.

Les infâmes scouts frappèrent dabord a la porte (Rouharde avait bien insisté sur ce point : On frappe dabord, on défonce ensuite). Comme il ne leur venait en retour que des beuglements de vaches, ils sortirent le bélier et, suivant les ordres de leur maîtresse, défoncèrent joyeusement la porte.

Olivius releva la tête en entendant le bruit

- Tiens, on a frappé »

Il sortit de létable, tombant nez a nez avec la milice de scout.

- Héééé mais vous avez défoncé ma porte, cest abusé ça ! »

Pour seule réponse il eut droit au poing du plus gros scout, balancé violemment en travers de sa figure. Il alla sécraser contre le mur et essaya de se relever péniblement, se tenant la joue.

Une partie des scouts sengouffra dans létable et firent taire les bêtes.

Le plus gros scout, celui qui lavait frappé, déclara de sa grosse voix :

- Tu as violé les lois établies par Fraithur le Fourbe, notre maître, tu vas donc payer !»

Ils se mirent alors à égorger une a une ses vaches, malgré les cris de protestation de Olivius, qui avait du mal à se faire entendre au milieu des hurlements de douleurs des animaux.

Quand ce fut fait, ils le rouèrent de coup.

Après ce quil lui parut une éternité, ils sarrêtèrent enfin et le gros, qui devait être le chef, dit :

- Que ça te serve de leçon.. et tu as de la chance de pas être jeté en prison

Ils le laissèrent pour mort, étendu sur le sol..

Olivius sombra dans le coma pendant 24 heures, et fut réveillé le lendemain soir par une main qui le secouait.

Il ouvrit péniblement les yeux et vit une petite tête blonde penchée sur lui, cétait son ami Pécoz le nain.

Eh ben, lui dit-il, ta lair salement amochétu tes cogné quelque part ? »

Olivius grommela quelque chose a travers la bouillie de dent éclatée et de sang qui avait coagulé dans sa bouche.

- A la rigueur tu peux articuler, ça seras plus facile pour que je comprenne quelque chose »

Il se leva et alla cracher dans lévier, ensuite il lui expliqua ce qui lui était arrivé

Pécoz était outré, il serrait ses petits poings de colère

- Cest plus possible ! Il faut faire quelque chose ! Jen ai marre que nos droits soient bafoués, vive la démocratie ! »

- Quest ce que tu veux y faire ? Fraithure contrôle tout, le peuple est asservi, il a levé une grande armée de scoutset il a Iohanne le magicien qui le protège avec ses sorts »

- Menons bataille contre eux ! Levons une armée, nous aussi ! Ca ne peut plus durerA la rigueur on na rien à perdre, plutôt mourir au combat que vivre dans la terreur toute ma vie »

- Les gens du pays sont trop couards, cela ne nous mènera à rien

- La couardise est lexcuse des âmes sans volonté !

- Jaimerais bien avoir ton optimismemais les gens ont trop peur, peu oseront se soulever contre la dictature de Fraithur le Fourbe »

- Jamais un homme na pu redresser les autres en se courbant lui-même, retient bien ça Olivius

Celui-ci allait répliquer quand on frappa à un bout de bois qui était resté accroché au chambranle. Ils se retournèrent en même temps, décidés cette fois à ne plus se laisser faire si les scouts étaient revenus finir le travail.

2
"E me préhente, E mappelle Hudwig , prinhe de Hermanie, he huis en hoyage dans la réhion, pouhiez hou mohrir lhospitalité hour la nuit ? » Grommela la personne devant eux.

- Quest ce quil raconte ? » demande Pécoz a Olivius

- Il sappelle Ludwig, prince de Germanie, il est en voyage dans la région et il demande lhospitalité pour la nuit »

- Ah daccord »

- Soyez le bienvenu dans ma modeste demeure, noble sir » répondit Olivius

- Hèh y hé pahé ihi ? hou hou hêtes disputé ahec hotre femme ? »

-.. »

- Hourquoi tout est hassé ihi ? » articula-il avec beaucoup defforts

Et pour la 2ième fois 10 minutes, Olivius raconta son histoire

- Hes hommes de main de Fraithur le Hourbe ! Enhore eux ! »

- Expliquez-vous » fit Pécoz

- Hétais tranquillement a une hête de hillage, hand un de hes scouts ma lachement attaquer dans le hos. Et il ma his : « Avec hes compliments de Fraihur le Hourbe, on haime pas les hétrangers ihi. Hai du aller a chez le druide pour réparer ma mahoire, et cette haloperie de prothèse mempehe de parler horrehtement »

Pécoz sauta sur loccasion

- Rejoingnez nous sir, nous levons une armée pour renverser la dictature du Fourbe »

- Olivius, voyant quil nétait pas le seul a avoir subi les abus de pouvoir, essaya aussi de convaincre Ludwig de Germanie

Il ne fut pas long à convaincre

- Eh hien, hourquoi ha, dehui hon ahiddent he ne rehe que he me henger, et he nai rien a haire he huis un hoyaheur holihairemais il nous haut des harmes et des hehauxet heul nous hahiherons has a haincre son harmée il nous haut de laide »

- Pour les armes, je connais bien Boulette le Forgeron, cest un ami, il pourra nous forger des épées » dit Olivius

- Hai déha une hépée et un hehal moi »

- Et moi un arc a flèche » ajouta Pécoz

- Bon ok, ya que moi qui n'ai pas darme quoi »

- A la rigueur tu peux prendre ton lance-pierre »

- Bon attendez-moi là

Boulette le Forgeron laccueillit dun drôle de façon

- Toi ? une épée ? si cest pour couper ta pelouse autant acheter une tondeuse haha

Olivius choisit une épée et sen alla après avoir entendu deux ou trois blagues sur les blondes qui le fit rire, malgré son mal de dent.

De retour a sa maison il vit Pécoz et Ludwig qui lattendaient avec des chevaux.

- On a été récupéré des chevaux chez le vieux Leroi

Olivius navait jamais bien compris qui était ce personnage, certains racontaient que cétait un ancien roi qui avait du quitter son trône, dautre quil avait été alchimiste durant sa jeunesse et avait appris à changer le plomb en or.

Ils se mirent en selle et chevauchèrent vers le château de Wharaim. Ils avaient convenu quils iraient voir Sandralle, une elfe blonde, qui avait des dons pour la magie. Selon Olivius, elle pourrait sûrement les aider à combattre Fraithur le Fourbe.

Ils chevauchèrent toute la nuit au milieu de la forêt et sarrêtèrent au petit matin, au bord dune rivière pour laisser les chevaux boire et se reposer.

Ludwig, dont loreille était très fine, entendit le premier des bruits suspect dans les fourrés. Pécoz, qui avait été bercé trop près du mur quand il était petit, nentendit rien et continua de parler de son futur projet de taverne changée en cage de prison a Olivius.

Ludwig leur fit signe de se taire et découter. Ils avancèrent dans les fourrés jusqu'à la source du bruit... ils débouchèrent sur une clairière et virent un homme assis en tailleur, fredonnant gaiement une musique inconnue..

Il tenait entre ses doigts une feuille et essayait de rouler une drôle de cigarette avec des herbes connues pour être des substances hallucinogènes.

Lhomme leva les yeux et sexclama :

- Hola Hombre ! ¿¿ Que passa ¿¿

- Qui êtes-vous, questionna Olivius, brandissant son épée toute neuve en se disant quil aimerait bien lessayer.

- Je mappelle Javier Gonzalez Lopez Mateo Gomez Dos Santos De La Playa, je viens du royaume dHispanieMais vous pouvez mappeler El Gomez, cest plus simpleEt vous qui êtes vous ?

- Mon nom est Olivius, de Reumycourville, et voici Pécoz le nain et Ludwig, prince de Germanie. Que faites-vous si loin de chez vous, cest pas un peu abusé ça ?

Jusque là lhomme avait parlé gaiement, mais a lécoute de cette question, son visage se ferma et il baissa la tête.

- Mon vieux, je suis à la recherche de ma femme, Alicia la Blonde, elle a été kidnappée par un demandeur de rançon, un certain Fraitheur le Fourbe, on ma dit quil avait sa demeure par iciMon vieux je vais lui faire payer son crime par le sang, dit-il en brandissant son épée

Olivius rangea lépée dans son fourreau, tandis que Pécoz expliquait :

- Nous aussi somme à la poursuite de cet homme, mais malheureusement pour toi il nest pas quun simple demandeur de rançon, mais un véritable tyran, qui dirige ce pays de manière cruelle et injuste, nous sommes en route pour le renverser. A la rigueur joins toi a nous, El Gomez, tu nous aideras dans notre quête et par la même occasion tu pourras retrouver ta dulcinée.

El Gomez semble réfléchir puis releva la tête

- Daccord, je suis avec vousEn attendant gouttez-moi donc cette herbe espagnole vous men direz des nouvelles



3
Nos 4 héros chevauchaient fièrement dans la forêt depuis le matin. Ils avaient du sarrêter plusieurs fois car Pécoz, qui avait un peu abusé des douceurs hispaniques et qui était ballotté dans tous les sens sur son cheval, sétait senti mal a plusieurs reprises et avait du aller vomir son petit déjeuner dans les buissons.

Au soir, ils repérèrent une grotte creusée dans la roche et décidèrent de sarrêter là pour le soir. Olivius soccupa du feu (ce qui lui rappelait sa folle jeunesse lorsquil faisait des feux de camp a reumycourville) tandis que ses 3 compagnons étaient chargés de trouver quelque chose qui pourrait remplir leur estomac vides

Pécoz arriva le premier, il avait trouvé des champignons et des baies, suivi de peu par El Gomez, qui, lui, ramenait quelque chose de plus substantiel : un écureuil quil avait délogé à coup de pierre de son nid et qui serait excellent cuit avec des pommes de pin et des racines
Il ne restait plus que Ludwig, qui arriva à la tombée de la nuit. Il les rejoignit à lentrée de la grotte, où le feu brûlait vivement

- Hé les hecs, hehiné he que hé trouhé !!

El Gomez se tourna vers Pécoz :

- Mon vieux, il a pas des problèmes de diction ?

- Cest une longue histoire mais a la rigueur on peut encore comprendre

Ils firent des yeux comme des soucoupes lorsquils virent ce que ramenait Ludwig : 2 petites choses de plus ou moins 1 mètre de haut, quil tenait par les cheveux et qui gesticulaient et criaient de leur petite voix de les laisser tranquilles.

Il les posa enfin au sol et les 2 petites choses se mirent à lui donner des coups de pied dans les tibias et à le mordre

- HA HU HI HAINTEHANT !!!!!!!! Hurla Ludwigla force du cri plus que les paroles en elle-même (car elles navaient pas compris) les dissuadèrent de continuer et elles sassirent à même le sol, tremblante de peur

- Ta trouvé ça où ? questionna El Gomez

- Helle he cahaient dans hes huihons

- Buissons, traduisit Olivius pour El Gomez

- Ca se mange ? demanda Pécoz

- Noonnn noooon ne nous mange pas ne nous mange pas pillèrent en cur les 2 petits choses

- Qui êtes-vous alors ? demande Pécoz

- Je mappelle Létizia, dit la première

-Et moi cest Dgényfer, complèta la seconde

- Nous sommes des trolls, déclarèrent-elles en cur, nous vivons dans la forêt et nous avons toutes les deux 437 ansVous allez pas nous manger hein ?!

Pécoz, Olivius, El Gomez et Ludwig se concerterent :

- On en fait quoi ? demande Pécoz

- On les mange, dit El Gomez, jai pas envie de bouffer de lécureuil. Moi je vote, on les mange

- Heu rien manher de holide moi, que hu yaourt, donc hon les hange ha

- Heeuu moi perso je préfère rien avaler, déclara Pécoz, se rappelant sa mésaventure du matin.

- Jai une idée, sexclama Olivius. Et comme tous les regards se tournaient vers lui et poursuivit : Elles sont petites, ok, mais elles sont robustes, en échange de la promesse de pas les manger, on peut leur faire porter nos sacs a dosJai entendu que les trolls couraient vite, elles pourront suivre nos chevaux sans mal.

- Excellente idée !! sexclamèrent-ils tous, sauf Ludwig qui marmonna une bouillie de mot incompréhensible.

Ils revinrent vers Dgényfer et Létizia, qui attendaient de quoi leur sort serait fait blotties lune contre lautre en tremblant et en leur jetant des regards inquiets.

Ils leur annoncèrent la bonne nouvelle, et elles parurent soulagéeMais bien vite leur nature casse pied refit surface et elles leur posèrent milles questions.

- Vous allez où ? Pour quoi faire ? Cest loin ? Ya des beaux mecs là bas ? Vous allez pas nous manger une fois quon sera arrivé hin ?

Ils répondirent à leurs questions, tant bien que mal : Ils devaient voir Sandrelle la magicienne, pour quelle leur donne une potion. Mais bien sur, ils ne dévoilèrent pas le but de leur mission, car elles auraient pris peur et se seraient enfuies sans demander leur reste.

Une fois quil fut acquis quelle ne senfuirait pas pendant la nuit, ils sendormirent au coin du feu, attendant avec hâte darriver à bon port chez Sandralle.

Le lendemain, une surprise de taille les attendait : des empreintes de pas étaient marquées dans la terre. Des empreintes certainement non-humaines : des pieds énormes munis de griffe et de sabots. Les empreintes partaient de la forêt et venaient jusquau campement. Ils virent avec horreur quelles tournaient autour de lendroit ou ils avaient dormis. La bête les avait certainement reniflés pendant leur sommeil. Autre indice prouvant que ce nétait pas un être humain : des cheveux noirs dau moins 2 mètres de long étaient déposés partout, jusque dans les vêtements.

Ils suivirent les traces dans la forêt, bien décidé à tuer la bête mais au bout de plusieurs kilomètres ils abandonnèrent, jugeant quils perdaient leur temps. Ils revinrent alors au campement, enfourchèrent leurs chevaux et partirent, les 2 trolls Létizia et Dgényfer les suivant, courbés en deux sous le poids des paquets.




4
Selon les prévisions de Olivius, ils ne devaient arriver chez Sandralle que le lendemain. Ils chevauchèrent toute la journée et bientôt laccident du matin ne fut plus quun mauvais souvenir.

Ils sarrêtèrent en milieu daprès midi, pour laisser boire les chevaux mais aussi pour attendre que les 2 trolls les rejoignent.

En attendant, ils se lancèrent tous les 4 dans une partie endiablée de ni oui ni nonAlors que Pécoz exécutait son 17ième gage de la partie, a savoir sucer les dents de devant de son cheval sans se faire mordre, ils entendirent du bruit qui montait des fourrés

« éhi ého, on rentre du boulot »

- Des scouts, nom de nom sécria Olivius

Ils firent silence, nosant pas bouger. Pécoz était plutôt soulagé, il navait pas très envie de ce contact privilégié avec sa monture

- Hon, Hest un heul scout dit Ludwig

Il se dirigeait vers eux, ils pouvaient entendre ses pieds écraser les branches mortes. Ils empoignèrent leurs épées et bandèrent leur arc.

La musique changea pour se transformer en un hommage bizarre a une personne, certainement un chef scout très respecté dans larmée : « égaré dans la vallée infernale, le héros sappelle Bob Morane »

Dune seconde a lautre il allait déboucher dans la clairière où ils se trouvaient. Ils se préparèrent à attaquer, rassemblant leur force

Une silhouette se découpa à travers les fougères : Il était là !

Le scout sorti de la forêt et tomba en arrêt devant eux. La communauté allait lui sauter dessus


5
"Salut Chef ! Ca va ?" fit-il avec un petit signe

La communauté se regardaIls étaient déstabilisés, ils sattendaient à une attaque du scout, cétait sûrement un éclaireur car ils ne se promènent jamais seuls.

Le ton que le scout avait pris était léger, presque amical.

- Houge Has ! Cria Ludwig

Le scout vit les armes et les regards féroces pointés sur lui, regarda sa tenue de scout (foulard, chemise garnie de badges, short et sac a dos), les regarda à nouveau et éclatât de rire.

La communauté sen retrouva dautant plus déconcertée. Ils se regardèrent à nouveau, cette fois-ci moins tendu.

Le scout sétait assis et rigolait toujours, le visage rouge et se tenant les côtes, au bord de la crise dapoplexie.

Olivius savança, larme toujours pointée, méfiant.

- Qui es-tu ? Questionna-il, Où se trouve ton unité ?

Le scout sarrêta de rigoler, le regardant fixement, puis il sembla comprendre et repartir de plus belle.

- On a de la chance, on est tombé sur un débile mental déclara Pécoz

- Pas sur, peut-être quil bluffe dit El Gomez, le temps ses petits copains en short débarquent.

- On ha he savoir, dit Ludwig

Il le prit par le col et le secoua violemment

- REHON ! OU HON LES HAUTRES ??!!

Le scout sarrêta enfin de rigoler et dit :

- Pas dunité, je suis seul, jai quitté larmée scoute

- Il hent, puis se tournant vers le scout : henteur ! hourquoi tu hent ??

- Je mens pas, jai vraiment quitté larmée

- Il a raison, déclara Pécoz, regardez : il a retiré son écusson de larmée scout, aucun scout ne ferait jamais ça.
- Cest peut-être un piège, dit Olivius

- Pas sur

- Sisi

- Naaan jsuis vraiment pas sur

- Peut-être que..

- HA HUFI, coupa Ludwig, hon léhorhe et hon hen harle hlus !

- Attends, dit Olivius, on pourra jamais en être certain a 100%, moi dans le doute je préfère le laisser en vieRaconte ton histoire, scout.

- Jai jamais voulu devenir scout, cest mes parents qui my ont forcés comme jétais pas très fort dans les études Jai sauté sur la première occasion pour déserter, ça fait 3 jours que je marche dans la forêt.

- Comment tappelles-tu ?

- Kouzinor, je viens dun lointain compté appelé Brüzail

Plus tard dans laprès midi, ils étaient 5 à chevaucher vers le repère de Sandrelle, sans compter les 2 boulets à la traîne de plusieurs kilomètres.


6
De nouveau, ils se trouvaient a labris dune grotte, toujours au beau milieu de la foret. Le lendemain, ils arriveraient enfin a la première étape de leur croisade.

Pécoz était content de voir que leur communauté sagrandissait et que les liens qui les nouaient, fragiles au début, commençaient à se consolider.

Ludwig, a moitié convaincu par les explications de Kouzinor, surveillait de près lex scout.

Olivius ne pensait qua lénorme pain quil allait mettre en travers de la gueule du scout qui avait oser égorger ses vaches, et se rappelait avec mélancolie quils nétaient plus très loin de la principauté de la Princesse Zozo.

El Gomez regardait les étoiles, pensant a Alicia la Blonde, que ce salaud de Fraithure le Fourbe avait enlevé.

Kouzinor de Brüzail était occupé à attiser le feu que, en bon scout, il avait allumé à laide de 3 brindilles et dune allumette a moitié consumée.

Les 2 trolls Létizia et Dgényfer se passaient des morceaux décureuil rôti, elles avaient lair enfin rassurée sur leur sort.

Tous goûtaient un repos mérité, essayant de reprendre des forces car ils savaient que leur aventure ne faisait que commencer et que le plus dur restait à faire

Le hurlement de terreur les sortirent tous de leur torpeur, une patte venait de sabattre sur Létizia et lemportait par les jambes dans les épais fourrés, là où la lumière du feu ne portait pas. La pauvre troll essayait désepérement de saccrocher à des bouts de racine et griffait inutilement le sol. A peine eurent-ils le temps de se lever quelle avait disparu dans la végétation.

Un horrible bruit dos se cassant, de branches cassées, de hurlement de souffrance et des cris quil identifièrent comme ceux de la bête leur parvinrent depuis les fougères.

Finalement, après un dernier râle dagonie, il ny eut plus un bruit.

Ils se regardèrent tous, Dgényfer se cacha derrière eux. Ils devaient combattre ou fuir.

Finalement, ils prirent chacun une torche, dégainèrent leurs épées et sapprochèrent de lendroit ou la pauvre troll avait été mise en pièce. Le médecin légiste naurait même pas pu identifier le corps grâce aux dents, vu quil ne restait de Létizia que quelques bouts de viande éparpillés, un ou deux éclats dos et une énorme flaque de sang que le sol commençait déjà à boire.

- Mais où se cache-elle ? dit Pécoz

Comme pour lui répondre, un grognement retentit derrière eux.

Ils se retournèrent précipitamment pour découvrire la bête qui les suivait à la trace depuis hier.

Un hybride, mi-homme mi-cheval mi-ours, se tenait cabré devant eux sur ses pattes arrière. Sa longue crinière noire pendait au sol. La bête exhibait ses canines énormes qui mesurait au moins la taille dune main humaine. Haute de 2 mètres, elle devait faire dans les 300 kilos.

Dgényfer hurla et courut se cacher derrière un arbre.

Olivius hurla :

- Cest Mharghanar, le monstre de la forêt, cétait pas une légende !!.

Pécoz décocha une flèche, il visait lil mais la flèche se perdit quelquun part dans les arbres. La bête riposta et lenvoya bouler dans les fougères dun coup de patte.

El Gomez évita un autre coup de patte et planta son épée jusqu'à la garde dans le ventre de lhorrible créature. Un épais sang noir gicla de la plaie et léclaboussa, Olivius limita de lautre côté et fut lui aussi trempé par limmonde liquide.

Ludwig sauta au cou de la créature et tenta de lui trancher la gorge mais elle se secoua et les envoyèrent voler. Ils atterrirent durement sur le sol. La bête sapprocha d Olivius qui était étendu par terre, se remettant péniblement du choc.

Il sentit lhaleine fétide et chaude sur son cou et roula sur le coté, évitant de justesse un coup de patte aux griffes acérées. Il chercha son épée mais elle avait glissé hors de portée. Il esquiva un autre coup de patte et comprit que la bête essayait de lattirer dans un coin mais il ne pouvait rien faire pour empêcher ça. Il jeta un regarde affolé vers ses compagnons mais ils étaient toujours inconscients. Bientôt il se retrouva acculé dans un coin. La bête leva la patte pour donner le coup de grâce.

Olivius ferma les yeux, sentant que la fin était proche.

Un sifflement retentit, suivi dun hurlement qui lui glaça le sang.

Olivius ouvrit les yeux et vit la bête vaciller sur ses pattes arrière, une flèche dépassait de sa gorge. Plus loin, il vit Pécoz prendre une autre flèche dans son carquois et la décocher. La flèche fila droit dans lil de la créature qui tomba lourdement, faisant trembler le sol.

Olivius alla ramasser son arme et revint vers la bête.

- Tapproche pas de trop, on est pas sur quelle soit morte, prévint Pécoz

Olivius planta profondément son épée dans le cur de la créature et déclara :

- Maintenant on est sûr !

7
Ils se lavèrent du sang qui les avait aspergé dans la rivière et soignèrent leur blessure superficielles. Ils avaient eu beaucoup de chances, seules quelques coupures et ecchymoses étaient à déplorer.

Une bonne nouvelle mit le sourire a Ludwig : en se faisant jeter au sol, sa mâchoire avait heurté le sol. Heureusement, elle ne sétait pas brisée à nouveau mais le choc avait fait sauter sa prothèse et il pouvait enfin se faire comprendre autrement que par signes.

- Mais où est Kouzinor ?! sexclama El Gomez

- Tiens cest vrai il est où lui? Dit Ludwig, avant dajouter : Toute façon cest pas une grande perte

Ils se mirent à sa recherche et le trouvèrent caché derrière un arbre, tremblant de peur.

- Ah ben il est courageux, le soldat de Fraithur le Fourbe ! dit Pécoz

- Non mais jétais resté là pour attaquer la bestiole par derrière, mais jai pas eu loccasion, balbutia-il

- Ben bien sur et cest pour ça que tes pas venu quand elle allait me trancher la gorge ; dit Olivius en souriant

Il était tard dans la nuit, mais aucun navais plus envie de dormir, ils se remirent donc en selle et partirent, Dgényfer pliant deux fois plus sous le poids des paquets, pas si triste que ça de la disparition de sa compagne, finalement.



8
Dans son château de Wharaim, le Roi Fraithur le Fourbe rigolait.

Il était assis sur son trône, sa femme Sophyre occupant le trône a coté. Son bourreau, Kevinard se tenait dans un coin de la pièce. Sophyre était occupée à se faire limer les ongles par ses 2 dames de compagnie. Marianne soccupait de la main gauche et Dophnée de la droite.

Elle se préoccupait peu de ce qui amusait autant son mari, trop attentive a ce que ses 2 servantes faisaient. Elle veillait à ce que ses ongles soies parfaitement net et frappait sur les têtes penchées sur ses mains si elle jugeait le travail bâclé.

Le Roi Fraithur, lui, nen finissait plus de se tordre sur son trône. Ioanne tendait devant lui sa boule de cristal et lui montrait les compagnons de la communauté frapper à mort le monstre Mharghanar.

- Ainsi donc, tonna-il, ses paysans ridicules osent mettre en cause ma suprématie

Et il repartit dun long rire sadique

- Sir, intervint le magicien Ioanne comme toujours habillé de sa longue cape noire qui lui donnait son air de vautour, ils ne sont pas a négligé. Ils ont vaincu Mharghanar. Et ils se dirigent vers la maison de Sandrelle, qui leur apportera son aide.

- Idiot, tu sais tout comme moi que Sandrelle na jamais eu aucun pouvoir, cest une charlatan.

- Cest juste, Sir, mais méfiez-vous, seuls ils ne peuvent peut-être pas vous mettre en danger, mais dautres peuvent les rejoindre.

- Eh bien, quils les rejoignent, fit-il, ça feras un peu danimation, je mennuie ces temps-ci. Maintenant pars, Ioanne, tu magaçe avec ton pessimisme.

- Très bien, Sir cest comme vous lentendez.

Fraithur regarda son magicien quitter la salle et appela son bourreau

- Kevinard, amenez donc un prisonnier et torturez-le, je mennuie

Sophyr leva la tête

- Enfin, mon mari, ne pouvez-vous pas torturer vos prisonniers dans le donjon ? Vous allez tout salir, et le carrelage vient juste dêtre nettoyé

Fraithur ignora la remarque de son épouse et se délecta une heure durant des cris de souffrance dun prisonnier qui se faisait arracher la peau par petits lambeaux.


9
Enfin !

Enfin la demeure de Sandrelle était en vue.

Une tour de pierre se dressait au milieu de la vallée. Un escalier de pierre courait le long du mur extérieur et montait en boucle jusquau sommet. Ils attachèrent les chevaux au pied de la tour, permirent à Dgényfer de se reposer un peu et commencèrent à monter les marches.

Au sommet de la tour, Sandrelle lelfe blonde les attendait.

Elle était assise derrière une table de bois, occupée à disséquer une grenouille pour en extraire le cur. Un livre était ouvert devant elle et des instruments étaient posés ça et là. Derrière elle, le feu de la cheminée brûlait vivement. Un chaudron était posé dessus, contenant un liquide épais, de grosses bulles et de la fumée mauve sen échappaient.

Le reste de la pièce était plongé dans lobscurité, des nappes de fumée traînaient au sol et senroulaient autour de leur pied. Kouzinor se cacha derrière Ludwig, ce qui devenait maintenant un réflexe dés que quelque chose linquiétait.

Sandrelle, le visage caché sous une capuche, ne laissant voir que ses yeux mauves et ses oreilles pointues, nétait pas surpris de les voir.

- Ainsi donc vous vous êtes décidés à venir me voir, dit-elle, vous avez mis du temps.

- On a été retardé, dit Olivius

- Un petit empêchement minime, compléta Ludwig

- Nous avons besoin de vous, déclara El Gomez du but en blanc

- Malheureusement, je ne peux pas vous aider

- Comment çacommença Pécoz

- Non, je ne peux pas vous aider, la coupa Sandrelle, Amélia amène-moi une aile de chauve souris.

Amélia, la servante de Sandrelle se tenait dans un coin de la pièce, invisible aux yeux des 5. Elle hocha la tête et, sans un mot, sortit par une porte dérobée. Quand elle revint, elle tenait dans ses mains une aile de chauve souris encore ensanglantée et la déposa devant sa maîtresse. Puis elle retourna à sa place, toujours sans dire un mot.

- Cette chère Amélia est ma compagne depuis de nombreuses années, ça compagnie mais très agréable, on se sent seule parfois dans cette tour Jai du lui faire couper la langue pour être certaine quelle ne divulguerait aucun secret, petite elle était si bavarde, dit-elle avec un sourire.

- Ca nous éloigne du sujet tout ça.. dit Ludwig
Sandrelle leva la main

- Daccord, venons en au fait. Cest très simple : je ne peux pas vous aiderelle marqua une pause puis reprit : Ou plutôt : je ne saurais pas.

- Mais comment cela se fait-il ? demanda Olivius

- Le pouvoir de Fraithur le Fourbe est bien trop grand, il a conquis cette terre bien avant votre naissance, le pays est marqué de son empreinteEt puis il a Ioanne avec luiIoanne est en quelque sorte le garde du corps spirituel de Fraithur, il le protège de touts les sorts qui pourraient être jetés contre lui. Face à lui, ma magie na aucun effet. Cest un peu le pot de terre contre le pot de fer.

- Alors ce que nous faisons ne sert à rien, se désola El Gomez

- Nous navons plus quà rentrer chez nous et reprendre notre vie desclave, compléta Pecoz

- Ce nest pas possible, on doit pouvoir faire quelque chose, dit Olivius

- Je peux faire quelque chose pour vouscommença Sandrelle

Tous la regardèrent avec espoir

Elle frappa dans ses mains trois fois et deux silhouettes se découpèrent dans lobscurité, derrière la magicienne.

- Voici mes 2 fils : Bennoït et Davidal, ils vous aideront dans votre quête. Tout petits, je les ai envoyés dans un lointain continent où les hommes ont la peau jaune pour apprendre leurs techniques de combat. On nest jamais a labris dagresseurs ici dans cette tour, et mes fils ont mis en déroute plus dun bandit de grand chemin... Maintenant partez, votre quête ne peut pas attendre.

Sans un adieu pour ses fils, Sandrelle se tourna vers son chaudron et y versa des ingrédients connus delle seule, ce qui signifiait quelle les congédiait définitivement.

Ils firent aussi leur adieu a Dgényfer, qui devenait vraiment encombrante et pillait régulièrement leur réserve de nourriture.

Ils descendirent les marches sans un mot. Bennoït et Davidal allèrent chercher leurs chevaux, ils se mirent tous en selle et sen allèrent sans un regard derrière eux.



10
- Sir, croyez moi, il est plus que temps de réagir.

Fraithur le Fourbe tournait le dos a son magicien, regardant par une meurtrière le paysage devant lui.

Il soupira

- Très bien, envoyez une unité de scout a leur rencontre, et ramenez les vivants.

Ioanne inclina la tête

- Bien sir

- Et faites quelque chose pour Sandrelle, cela fait longtemps quelle devient génante.

- Cela sera fais comme vous lentendez

Ioanne regarde quelques instants son maitre qui navait pas quitté le paysage des yeux, éternua puis sortis.


11
La communauté, dont le nombre avait maintenant grossi à 7, sarrêta. Bennoït, qui était en tête sétait arrêté net.

- Que se passe-il ? questionna Olivius

Il se tourna vers son frère

- Tu là senti aussi ?

Davidal hocha la tête. Bennoït se tourna vers ses compagnons et déclara :

- Mère est morte, la magie de Ioanne a finit par la rattraper.

Il venait davoir une vision : un énorme éclair bleuté sétait abattu sur la base de la tour de pierre, la faisait sécrouler du haut de ses 200 mètres. Aucune chance de trouver des survivants parmi les décombres.

Les 5 se regardèrent, ne sachant sil fallait présenter leurs condoléances vu la façon dont Sandrelle avait quitté ses fils.

- En route, nous navons pas de temps à perdre, déclara Bennoït

- Non ! attendez

Cétait Kouzinor qui avait parlé, il regardait vers les sous-bois.

- Quoi ? demanda Pécoz

- Vous entendez ce bruit ? On dirait celui de la Galinette Cendrée.

- Et alors ? Demanda Ludwig dun ton excédé, on est pas ici pour faire une partie de chasse !

- Ce qui est intrigant, ce nest pas le cri en lui-même, mais plutôt lendroit où on lentend

- Explique-toi, lencouragea El Gomez

- Eh bien, la Galinette Cendrée ne vit pas dans cette région, et cest justement le cri de rappel utilisé par les scouts lorsquils encerclent une de leur futur victime, je le sais bien jai suivi lentr..

Kouzinor neut pas le temps de terminer sa phrase, une flèche venait de senfoncer dans son il. Il jeta un regard étonné vers le sous bois et seffondra de son cheval.

En un éclair, les scouts furent sur eux. Ils sortaient du sois bois en courant et les encerclaient. Bientôt, il ny plus aucun issue.

- Cette ordure nous a vendus ! cria Ludwig

- Tais toi et garde tes forces, lui répondit Olivius, en tranchant la tête dun scout qui essayait de lui monter dessus.

Ceux-ci mesuraient à peine 1m50 mais étaient redoutables vu leur nombre. Ils arboraient fièrement a la poitrine de leur chemise lécusson de la garde privée de Fraithure le Fourbe.

Une flèche siffla aux oreilles de Pécoz, qui répliqua dun coup darc bien placé. Bennoït et Davidal étaient descendu de leurs chevaux et combattaient à mains nues les nains qui se jetaient sur eux, poussant des hurlements dignes des meilleurs films de Bruce Lee.

Ce dernier balança un Utshirogeri a un scout tentant de lui planter son épée dans le ventre, suivi dun Gialzutsuki a un ennemi qui tentait de le prendre lâchement par derrière.

Bennoït de son côté enchaînait Katégaïchi sur Katégaïchi.

Bientôt ils furent recouverts par la masse de scout, ce qui fît comprendre à la communauté quil fallait se battre pour survivre.

Ludwig, en vieil habitué des batailles sur le territoire de la Germanie, lança son cri de guerre :

- Si je meurs, vengez-moi ! Si je recule, tuez-moi !

Ils chargèrent la masse compacte de scout, perforant les rangs ennemis. Ils tranchaient les têtes a tour de bras du haut de leurs chevaux. Pécoz, que le combat rapproché navantageait pas du fait quil navait pas une arme adaptée, se servait de ses flèches comme autant de poignard.

Tous furent bientôt recouvert de sang, mais le nombre de scout ne semblait pas diminué. Ludwig entendit un hurlement quelque part a sa gauche, quil reconnut comme étant celui de El Gomez. Il se fraya un passage, tranchant frénétiquement tout ce qui bougeait et faisait moins d1m50. Il vit El Gomez, assailli par une dizaine de scout. Une plaie énorme lui ouvrait le ventre. Celui-ci était à moitié conscient et avait déjà perdu beaucoup de sang. Ludwig chargea et tua tous les scouts, libérant son ami.

- Je vais très bien, le rassura lHispanique, a travers un bouillon de sang qui commençait à sécouler de sa bouche, signe dune hémorragie interne.

Olivius faisait tournoyer son épée, fauchant les scouts par dizaine. Il ne savait pas depuis combien de temps la bataille avait commencé, il avait limpression quil combattait depuis une éternité.

A travers les hurlements des scouts tranchés net et les cris des frères, il perçut le son dun cor au loin.

Le signal de la retraite !

Les ennemis fuirent le champ de bataille, laissant derrière eux un nombre impressionnant de cadavres. Ils avaient gagné leur première bataille contre la tyrannie de Fraithure le Fourbe !



12
Les poings des frère Bennoït et Davidal étaient en sang a force de frapper lennemi.

El Gomez avaient une plaie béante dans le ventre.

Tous, sans exception, étaient blessés. Seuls Ludwig, Olivius et Pécoz pouvaient sestimer heureux, nayant subi que des blessures minimes.

Autour deux, les cadavres samoncelaient, le sang formait des rigoles qui allaient rougir les eaux dun ruisseau coulant non loin de là.

Ils avaient tué au moins une centaine de scouts.

- Bennoït alla examiner la blessure d El Gomez, qui était étendu au sol.

Il écarta ses mains qui tentaient vainement dempêcher le sang de sécouler. Au bout de quelques minutes passées à inspecter la plaie sous tous les angles, il se tourna vers le reste du groupe et déclara :

- Il a de la chance, les organes vitaux ne sont pas touchés. Mais il perd beaucoup de sang, dans quelques heures il sera mort. Nous devons le soigner rapidement.

- Tu as du mercurochrome ? Plaisanta Olivius, malgré la gravité de la situation.

- Non, malheureusement, répondit Bennoït, ignorant la plaisanterie. Nous devons le porter rapidement auprès de quelquun qui pourra le soigner, il sera bientôt trop tard.

- Auprès de qui ? demanda Pécoz

- Je ne connais personne capable de soigner une blessure aussi profonde.

- Ce nest pas possible ! Sindigna Olivius. Il doit exister quelquun quelque part qui pourra le soigner. Il ne peut pas mourir comme ça !

Bennoït les regarda tous un par un, lair désolé. El Gomez était déjà mort pour lui.

Un lourd silence sinstalla, entrecoupé des râles dagonie de lHispanique en train de dagoniser.

- Deuwée, dit finalement Davidal, qui prononçait ses premiers mots depuis quil avait rejoint la communauté.

- Deuwée ? Lhermite ? Lui répondit son frère. Il réfléchit quelques secondes puis ajouta : Ca fait des années quil sest isolé et refuse de voir autre chose que les rongeurs qui peuplent sa grotte. Il refusera de le soigner, même pour une noble cause.

- On peut toujours essayer ! Sécria Pécoz qui reprenait espoir.
- Cest loin ? questionna Olivius

- Non, a quelques heures dici, en chevauchant vite. Il faut y arriver avant la tombée de la nuit sinon nous narriverons pas à nous repérer dans le noir, dit Bennoït.

Il hissèrent El Gomez derrière Ludwig et partirent au galop.


13
La boule de cristal alla sécraser contre le mur, suivi de près par une livre rempli de formules magiques incompréhensibles.

Ioanne le magicien, impassible, regardait son maître détruire son matériel.

- Comment osent-ils ? Hurla ce dernier, fou furieux.

Ils se trouvaient dans le refuge du magicien, aménagé dans les sous-sols du château, non loin du quartier des prisonniers.

Ioanne aimait cet endroit, les hurlements des prisonniers torturés remplissaient son âme dune joie malsaine et il navait pas a ses rendre très loin pour trouver des cobayes, qui subiraient les expériences nées de son esprit torturé. Kevinard, le bourreau, refusait rarement de lui céder un prisonnier de temps en temps. Tous craignaient le sombre Ioanne.

- Une unité entière !!! Poursuivit Fraithure. Ils les ont tous massacrés !

Cette fois-ci, il empoigna une fiole remplie dun liquide vert et visqueux, quil envoya rejoindre ses compagnons dinfortunes.

- Maître, calmez-vous, suggéra Ioanne.

- Me calmer ? Jamais !

Il se mit à piétiner sauvagement un rat qui passait. Lanimal couina de douleur et mourût, broyé sous les coups de bottes du tyran. Du sang perlait de ses moustaches.

- Je te préviens, magicien, si jamais ils arrivent aux portes du château, je ten tiendrais pour responsable !

Ioanne inclina la tête.

- Bien maître

- Débrouille-toi pour les arrêter !

Sur ces derniers mots, il sortit en claquant lépaisse porte de bois.

Pendant quil nettoyait les dégâts de son maître, Ioanne entendit celui-ci hurler dans les couloirs que les scouts survivant qui se présenteraient au château seraient exécutés, cela leur apprendra à ces incapables.


14
La porte sentrouvrit sur un grincement.

Des petits yeux regardèrent furtivement par la fente, puis la forte se referma en claquant.

Bennoït frappe à nouveau, avec plus dinsistance cette fois-ci. Pas de réponse.

- Deuwée ! cria celui-ci. Ouvre !

Après quelques instants de silence une voix séleva derrière la porte :

- Allez-vous-en !

- Ouvre, je te dis !

Ludwig sortir son épée et hurla :

- Ouvre, hermite, ou je te tranche la gorge.

- Chut ! Souffla Bennoït. Il est très peureux, ce nest pas comme ça quil va nous ouvrire. Et votre ami a grand besoin de soins.

En effet, El Gomez était penché sur le cheval, la tête appuyée sur son épaisse crinière. Il avait perdu connaissance durant le voyage. La plaie sétait arrêtée de saigner mais avec les chocs, elle sétait rouverte et une nouvelle tache de sang sélargissait sur le devant de sa tunique.

Ludwig rangea son épée a contrecur

- Il est en train de crever sur place, dit Olivius, et la seule personne qui peut laider préfères rester terrer dans son trou à méditer ! Pécoz, Ludwig, on défonce la porte !

Ils sacharnèrent sur la porte, mais celle-ci était trop épaisse et ne bougeait pas dun millimètre.

Davidal les regardait avec un petit sourire aux lèvres, finalement il chuchota quelques mots a loreille de son frère.

- Ca peut peut-être marcher, lui répondit-il, on peut toujours essayer.

Il fouilla dans les poches de lhomme a demi mort et en sortir un petit sachet remplit dune matière végétale verte. Il revint devant la porte et agita le sachet devant lillet, doù il savait que Deuwée les épiait.

- Deuwée, dit-il dun ton gourmand, on a quelque chose pour toi. Son sourire sélargit et il ajouta : Des herbes dHispanie, pas trop sèches, exactement comme tu les aimes. Si tu ouvre et que tu soigne cet homme, elles seront pour toi.

Sur son cheval, El Gomez protesta faiblement.

Après un petit moment, que le groupe interpréta comme une longue réflexion dans le cerveau du vieil hermite, la porte souvrit finalement.

- Entrez. Fit lhermite

Il était vieux, très vieux. Et barbu aussi, très barbu. Il les regardait à travers ses épaisses lunettes.

- Montre-moi les herbes, fit-il à Bennoït

- Tu les auras quand tu lauras soigné.

- Bon daccord, portez-le sur la table.

Pécoz, Olivius et Ludwig le portèrent jusqu'à la table que Deuwée leur avait indiquée, essayant de faire le moins de mal possible a El Gomez qui avait déjà beaucoup souffert.

Quand ils furent tous à lintérieur, lHermite ferma la porte. Il regardèrent autour deux. Cétait une vieille grotte, aménagée en maison. Les murs et le plafond étaient constitué par la paroi et la voûte. Tout était poussiéreux et sentait le renfermé. Il ny avait quune seule pièce, et le vieillard lavait aménagée en salon, cuisine et chambre. Les espaces qui nétaient pas occupées par les meubles étaient remplis détagères, croulant sous les livres. Le vieux devait passer ses journées à lire, apparemment.

LHermite examina la plaie dEl Gomez.

- Alors ? senquit Pécoz au bout de quelques minutes

- Cest soignable, fit-il. Laissez-moi un peu de temps.

Tous poussèrent un soupir de soulagement.

- Il me faut juste du surofulaire, continua Deuwée.

- Et cest quoi ? demanda Olivius

- Cest une plante dicotylédone herbacée !

-

- Ca se trouve très facilement dans la forêt, mais ça pousse seulement au sommet des arbres.

Ludwig sortit son épée pour la seconde fois en quelques minute et la mit sur la gorge du vieil hermite.

-H ermite, tu te moque de nous ! Cet homme va mourire

- Bon, bonheu je crois quil men reste un peuje veux dire assez pour soigner votre amimais par pitié baisser votre arme, je ne supporte pas la violence.

Quand ce fut fait, il aligna ses instruments et ses herbes puis explica :

- Jétais guérisseur dans ma jeunesse, Davidal et Bennoït me connaissent bien, cest moi qui soigné leur chère mère il y a au moins un siècle. Jambe cassée..Un bête accident.. Comment vas-elle au fait ?

- Elle est morte, répondit Davidal

- Ohcest bien dommagefit-il en enlevant un caillou qui était coincé dans la plaieJe peux vous demander de vous éloigner ? Jaime travailler dans le calme, si vous avez faim vous pouvez vous servir dans le garde manger.

Ils furent heureux de dévorer autre chose que de lécureuil grillé accompagné de pomme de pain. Ils se remplirent lestomac, puis sinstallèrent au coin du feu, a bonne distance de Deuwée. Celui-ci était absorbé dans son travail. Heureusement pour lui, El Gomez avait de nouveau sombré dans linconscience et ne sentait donc pas les instruments qui fouillaient dans sa chaire.

Bientôt, ils sassoupirent, bercés par le ronronnement du feu.

Deuwée les réveilla au petit matin. El Gomez avait un bandage autour du ventre. Il était réveillé et se sentait nettement mieux.

Le vieil hermite contempla son ouvrage avec un grand sourire.

- Décidément, le surofulaire fait vraiment des miracles, dici une semaine sa plaie sera entièrement cicatrisée.

El Gomez se leva de la table et fit quelques exercices. Il ne ressentait plus aucune douleur.

- Comment vous remercier ? Lui demanda El Gomez, vous mavez sauvé la vie.

- Donnez-moi ce petit sachet, je saurais en faire bon usage, fit Deuwée.

Bennoït, qui lavait gardé dans sa poche, lui tendit. El Gomez ne protesta même pas, trop heureux dêtre rétabli.

Ils étaient sur le pas de la porte, prêts à sen aller quand le vieillard les rappela :

- Je suis peut-être vieux et sénile, mais je ne suis pas bête. Je connais votre mission.

Il fouilla dans sa poche et leur tendit une fiole emplie dun liquide transparent.

- Prenez ceci.

Olivius la prit et la mit dans sa poche.

- Quest-ce ? demanda Pécoz

- Un magicien me la donné, il y a très longtemps. Répondit Deuwée. Il la tenait lui-même dun vieux magicien, qui la tenait lui-même dun autre magicien. Celui qui la préparée savait peut-être ce qui allait se passer dans ce pays, et il la faite dans ce but. En tout cas, la recette est depuis longtemps oubliée.

- Oui, mais ça sert à quoi ? Demanda Ludwig, qui simpatientait déjà.

- Jy viens, jy viens. Celui qui me la donnée ma expliqué que celui qui en bois une gorgée a la possibilité déchapper à la magie pendant une courte durée. Autrement dit, si quelquun vous observe à travers se boule magique, il ne pourra pas vous voir. Vous pourrez donc vous approcher du château sans vous faire repérer. Mais vous ne pourrez pas lui échapper sil vous jette un sort.

- Comment savez-vous vous tout cela ? Demanda Olivius

- Je suis aussi magicien, a mes heures perdues. Fit-il en souriant puis il referma la porte sur eux.



15
Leur prochain objectif était une taverne, indiquée par Deuwée, dans un village situé non loin de Wharaim. Ils y dormiraient avant darriver, le lendemain, a la dernière étape de leur long chemin : le château de Fraithure le Fourbe.

Ils y arrivèrent alors que la nuit tombait. La taverne était un grand bâtiment de pierre. Le vent faisait osciller lenseigne, pendue à des chaînes au-dessus de lentrée. Les lettres étaient à moitié effacées par les intempéries, mais ils parvinrent à déchiffrer le nom de létablissement : Le « Ehlsaurre »

Il rentrèrent tous ensemble et découvrirent une salle enfumée, remplie de gens. Par-dessus le vacarme des conversations, des éclats de rire et de la musique jouée par une bande de troubadours, la voix du patron les accueillit :

- Holà, étrangers, asseyez-vous, je suis à vous dans un instant.

Ils choisirent une table au fond, le plus loin possible des clients bruyants.

Le patron arriva au bout de quelques instants.

- Que puis-je vous servir, étrangers ?

Ils choisirent tous de prendre une cervoise. Pécoz demanda sil restait des chambres pour la nuit.

- Il me reste justement 3 chambres de 2 pour cette nuit.

- Parfait, répondirent-ils.

Le temps passait rapidement, les cervoises se succédaient et bientôt une jeune courtisane blonde sapprocha deux.

- Je mappelle Linne Sè, nobles voyageurs, lun dentre vous aurait-il envie de passer la nuit avec moi ?

El Gomez allait sauter sur loccasion, mais il se rappela vite le but de sa mission. Alicia la Blonde devait être sauvée des griffes de Fraithure le Fourbe.

Ils déclinèrent linvitation et commandèrent une nouvelle tournée de cervoise.

Bennoït et Davidal comparaient le nombre de scouts quils avaient abattus durant la bataille.

Pécoz se pencha vers Olivius et lui expliqua que la décoration manquait nettement de goût, et quil aurait plutôt vu un mobilier Louis 16 pour décorer la taverne.

- De toute manière, termina-il, ma taverne ça seras autre chose que cet endroit miteux.

- Et au sujet de la fiole de Deuwée, demanda Ludwig par-dessus le bruit des conversations, vous pensez quil a dit vrai ?

- Aucune idée, dit Olivius, Bennoït, toi qui le connais, tu crois quil nous aurait menti ?

- Ca métonnerais, répondit le barbu, je pense que cette potion est réellement magique.

- Dans ce cas, quand pensez-vous quon doit-on lutiliser ?

- Dés que nous arriverons à proximité du château, Deuwée a dit que les effets étaient court, donc autant ne pas risquer que les effets se dissipent avant de toucher au but.

Sur cette décision, ils commandèrent une dernière tournée de cervoises et se décidèrent à prendre une nuit de repos. En effet : El Gomez, ayant toujours eu du mal à tenir lalcool, commençait à faire des avances aux courtisanes présentes dans la salle.

Ils suivirent les indications du patron et se retrouvèrent devant leurs chambres. Ils décidèrent que les frères dormiraient dans la chambre au bout du couloir, Olivius et Pécoz juste en face et Ludwig et El Gomez au milieu.


16
Au milieu de la nuit, Davidal se réveilla.

Durant son apprentissage chez les hommes a la peau jaune, il avait appris à aguerrir ses sens, et son oreille était devenue aussi fine que celle du léopard. Il avait entendu les craquements trop réguliers du plancher. Quelquun sapprochait. Son frère, dont loreille était moins fine, dormait toujours.

Davidal entendait les ronflements de El Gomez, qui cuvait sa cervoise, a travers le mur. Tout semblait calme à part ces craquements réguliers du plancher. Il ne bougea pas, restant couché.

Dans le noir, Bennoït ouvrit lui aussi les yeux. Il avait senti son frère bouger, dans le lit a côté. Il le questionna du regard et celui-ci lui fit comprendre par signe que quelquun sapprochait de leur chambre. Bennoït hocha la tête et ne bougea pas non plus.

Les craquements se rapprochèrent jusqu'à sarrêter devant la porte des deux frères. Plus rien. Le silence retomba. Bientôt ils purent distinguer une respiration derrière la porte.

Après une ou deux minutes, le bouton de la porte tourna lentement. La porte souvrit. Les 2 frères ne bougeaient toujours pas, respirant calmement. Ils imitaient à la perfection deux personnes en train de dormir. La porte se referma et les pas sapprochèrent du premier lit, celui de Davidal. Celui-ci pouvait deviner la présence de la personne qui se tenait à côté de lui. Les yeux toujours fermés, imperturbable et incroyablement calme, il entendit une épée tirée de son foureau. Il imaginait lennemi tenant larme au-dessus de sa tête, prêt à lui enfoncer la lame dans le ventre.

Davidal entendit le sifflement de larme, alors que celle-ci filait droit vers sa tête. Vif comme léclair, il roula sur le côté. Lépée alla se planter dans loreiller que sa tête occupait encore une demi-seconde avant.

Surpris, lassaillant eu un instant dhésitation qui lui fût fatal. Bennoït se tenait déjà derrière lui. Il lui passa le bras autour de la gorge, et dune rapide torsion du bras, lui brisa net le cou. Son corps saffala au sol.

Davidal neut pas le temps de féliciter son frère, car derrière lui les vitre implosèrent comme des bombes. Une pluie de débris de verre et de morceaux de châssis leur tombèrent dessus, mais aucun des deux ne fût blessé.

De la fenêtre éventrée sortait des grappes de scout en tenue de ninja

- La garde républicaine de Fraithure, on est foutu cria Davidal, évitant un shurikn.

Des chambres de leurs amis leur parvenaient les même bruits de ver brisés ainsi que des cris. Ils sortirent rapidement de leur chambre et tombèrent nez a nez avec le reste de la communauté. Ils se mirent à courir à travers les couloirs, poursuivis par la horde de scouts ninja. Au détour dune allée, ils rencontrèrent un murAucune chance de leur échapper !

Ils sortirent leurs épées, prêt à se battre. Mais ils savaient quils navaient quasiment aucun chance face aux troupes délites hyper entraînée de Fraithure le Fourbe.

Les ennemis se trouvaient au bout du couloir et sapprochaient lentement, sachant que leurs proies étaient acculées.

Soudain, Pécoz eu une idée lumineuse. Il sempara dune chaise qui traînait dans le couloir et brisa une fenêtre derrière eux.

Le sol était à une vingtaine de mètre mais un gros tas de foin se trouvait par chance en contre-bas. Ils sautèrent sans hésiter.

Ils sécrasèrent dans le foin et coururent sabriter dans les sous bois, car les scouts étaient aux fenêtres et leur décochaient des flèches.

Ils allèrent récupérer leurs chevaux et senfuirent dans la forêt, changeant souvent de direction pour brouiller les pistes.

Ils sarrêtèrent dans une clairière alors que le soleil se levait.

- Nous voilà perdus en pleine forêt se désola El Gomez

- Avec les scouts a notre poursuite, dit Ludwig

- Pas de panique les gars, dit Olivius, on va faire un feu, on va rassembler nos idées calmement, on va sen sortir.

Davidal et Bennoït se portèrent volontaire pour aller chercher du bois sec pendant que les autres préparaient de quoi faire du café.

Au bout dun quart dheure, Davidal revint vers eux les mains vides.

- Vous devriez venir voir par ici, dit ce dernier.

A quelques dizaines de mètres, la forêt sarrêtait pour laisse place a une énorme clairière.

Ils virent les pointes des tourelles déchirer la brume matinale, autour desquelles tournaient des corbeaux. Le pont-levis ouvert tel une bouche béante. Les remparts sélevaient à plusieurs dizaine de mètres de hauteur.
Ils avaient devant eux le château de Fraithure le Fourbe.
Ils virent aussi des unités de scout, minuscules a cette distance, se déployer pour les exercices matinaux.


17

Ils décidèrent dattendre la nuit avant de pénétrer dans le château. Cétait risquer car sils buvaient la potion tout de suite les effets risquaient de se dissiper avant lattaque. En revanche, sils attendaient la nuit pour la boire, ils risquaient de se faire repérer par Ioanne. Ils convirent de la boire un peu avant de passer à lattaque, ce qui était la moin mauvaise solution.

Ils passèrent donc toute la journée à sursauter au moindre craquement, prêt à senfuir au premier signe annonçant larrivée dune unité scout.

Finalement, la nuit tomba.

Ils avaient passé la journée à la lisière de la forêt, camouflés par les feuillages, essayant de trouver une manière de rentrer dans le château.

Ils avaient finalement repéré un endroit délaissé par les gardes, qui leur permettrait de pénétrer discrètement dans la forteresse.

Cétait le passage le plus sur et en même temps le plus dangereux : Le château était entouré de douves remplies dune eau verdâtre. Sur le côté gauche de la forteresse on pouvait apercevoir une bouche dévacuation. Cétait par-là que sécoulaient les eaux usées. Lendroit nétait pas gardé.

Le danger résidait dans le fait quils pouvaient être coincés dans les tuyauteries, noyés par un flot deau usagée ou même sortir au beau milieu dune salle remplie de scouts.

Lorsque lactivité du château cessa et quil ne resta plus que les gardes scouts qui patrouillaient sur les remparts, ils sortirent de leur cachette.

Il devait y avoir 300 mètres a découvert jusqu'à lenceinte mais par chance la lune était cachée par dépais nuages.

Ils rampèrent durant une demi-heure, sarrêtant dés quun garde passait de leur côté sur les remparts.

Ils arrivèrent finalement aux douves. Ils se glissèrent dans leau sans un bruit et nagèrent jusqu'à lautre bout.

Ils se trouvaient maintenant au pied de la muraille, contre la bouche dévacuation. La plaque sauta presque trop facilement, sans faire un seul brui. La chance était avec eux, ils navaient encore rencontré aucunes difficultés.

Ils rentrèrent lun après lautre dans le trou.

18

Evidement ! Cétait trop facile, il fallait que quelque chose leur arrive. Ils avaient négligé demporter de quoi faire de la lumière, si bien quaprès avoir parcouru quelques mètres ils se trouvèrent dans le noir le plus complet.

Ils se prirent par la main pour ne pas se perdre. Olivius ouvrait la marche, suivit par Bennoït, El Gomez, Pécoz, Ludwig et Davidal.

Bientôt ils furent atteints de claustrophobie : le tube se rétrécissait de plus en plus ; ils devaient marchés courbés en 2. Le tube nétait pas très large non plus, leur bras frottaient contre la paroi.

Pour ne rien arranger, ils avaient de leau jusquaux genoux et de temps en temps quelque chose quils identifièrent comme des rats les frôlaient. Lodeur des égouts, dabord immonde, finit par leur devenir familière et ils sy habituèrent vite.

Ils progressèrent pendant une bonne heure à laveuglette.

Le conduit montait de plus en plus, et comme le sol sous leau était rendu glissant, ils tombèrent de nombreuses fois dans leau.

Finalement ils arrivèrent à une autre plaque, qui résista un peu avant de tomber de lautre côté. Ils ne risquaient pas dêtre repérés, ils avaient débouché dans une sorte de laverie. Des draps propres pendaient encore aux fils.

Ils firent le point. Maintenant quils étaient dans la place, les choses sérieuse pouvaient commencer.

Ils mirent en commun leurs idées, et tombèrent daccord sur un plan. Au moment ou ils se levaient, ils entendirent un grognement derrière eux. Ils se retournèrent en même temps et tombèrent nez a nez avec une bête monstrueuse, a mi-chemin entre un chien un cochon.

La bête hurla et fonça sur eux. Ils tournèrent les talons et senfuirent à travers les couloirs.

Ils arrivèrent à un embranchement : ils avaient 3 possibilités de fuite.

- On se sépare ! hurla El Gomez

Ils se divisèrent en 3 trois groupes, et empruntèrent des chemins différents.



19

El Gomez sarrêta, a bout de souffle. Ludwig le rejoignit, boitillant légèrement. Dans leur fuite ils sétaient trébuché sur un tapis.

- On est où ? demande ce dernier

- Aucune idéeon va continuer par-là, répondit El Gomez faisant un signe du menton vers un escalier qui descendait en spirale.

Ils descendirent une vingtaine de marches puis arrivèrent dans une salle remplies de cages.

Ils étaient dans la prison. Des cris sélevèrent des cages et des mains se tendirent vers eux a travers les barreaux. Les prisonniers croyaient quils étaient venus les libérer !

Ludwig et El Gomez essayèrent de les faire taire en vain car ils risquaient dameuter des gardes.

- Cest bientôt fini ce bordel ??? Hurla une voix énorme derrière eux.

Ils se retournèrent et virent Kevinard le bourreau dans lencadrement de la porte. Celui-ci finit par les voir et, sans un mot, il prit sa hache et sapprocha.

- Je ne sais pas qui vous êtes, mais personne na le droit dentrer ici. Vous allez mourrir.

Il termina sa phrase en envoyant sa hache vers Ludwig qui était le plus près. Celui-ci lévita facilement et la hache alla sécraser contre le béton du sol.

Kevinard retira la hache et frappa à nouveau. Cette fois-ci ils durent se baisser pour éviter la lame.

Le bourreau avançait vers eux, tentant de les toucher. El Gomez et Ludwig reculaient. Un autre coup arriva vers eux et El Gomez bloqua larme de son épée. Au moment ou le bourreau savançait pour donner un autre coup, Ludwig frappa sa jambe de son épée. Kevinard baissa sa garde un instant et El Gomez en profita pour lui enfoncer son épée dans le ventre.

Etendu au sol, une marre de sang sélargissant sous lui, Kevinard demanda pitié.

- Dis-nous où se trouve Fraithure le Fourbe, pourriture, et peut-être aurons-nous pitié de toi.

- Dans la tour Nord, dit-il faiblement, au dernier étage

- Tu es sûr ?

- Oui, cest la vérité, ayez pitié de moi

- Pas de pitié pour les faibles, lui répondit Ludwig avant de lui trancher la tête, qui alla rouler plus loin.

Ils allaient quitter la salle quand les cris des prisonniers, qui sétaient tus durant le combat, reprirent.

- On les libère ? demanda El Gomez

Ludwig réfléchit puis, finalement, refusa.

- Non, dit-il, sils croisent des gardes ils se feront massacrer, et ils révéleront notre présence, il vaut mieux les laisser ici, nous reviendrons les libérer plus tard quand nous aurons terminé ce que nous sommes venus faire.

El Gomez regarda les cages remplies de prisonniers et hocha la tête. Il allait se retourner pour suivre Ludwig lorsquune tête familière retint son attention.

- Attends ! Dit-il à Ludwig qui était déjà dans lescalier.

El Gomez sapprocha des cages. Cétait bien elle ! Enfin, il lavait retrouvée.

- Alicia, tu es vivante ! Je désespérais de te revoir un jour vivante.

-Oh mon Gomez, comme je suis heureuse de te voir, dit-elle en sagrippant aux barreaux, jétais tellement inquiète quand tu tes battu contre le bourreau, jai cru quil allait te tuer. Si tu savais ce quil ma fait endurer

Ludwig, derrière eux, simpatientait.

- Faut y aller là, les gardes vont arriver !

- Je reviendrais te délivrer, ma douce. Ne ten fais pas, cet affreux cauchemar est bientôt terminé.


20

On a peut-être choisi le mauvais chemin, finalement

- Cest trop tard maintenant, répondit Olivius

Ils avaient couru à travers les couloirs sans sarrêter, cherchant à échapper à lanimal qui avait choisi de les poursuivre. Ils étaient finalement arrivés à le semer, mais leur fuite les avaient emmenés directement dans la gueule du loup.

Face à eux, une unité de scouts. Ils étaient tombés sur une patrouille, qui avaient été renforcées par Fraithure, sur les conseils de Ioanne.

Les scouts se jetèrent sur eux.

Affaiblis par le voyage, leur nuit écourtée et par la traversée du boyau, ils opposèrent malgré tout une résistance courageuse.

Ils paraient les coups et les rendaient avec encore plus de force, mais Olivius sentait que les scouts allaient bientôt avoir le dessus. Pécoz saignait du bras et lui-même avait la jambe ouverte au-dessus du genou.

Pécoz et Olivius tuèrent encore quelques scouts mais cela ne fit que retarder léchéance.

Un ennemi leva son arme vers eux, et ils sentirent que la fin était proche, ils navaient plus la force de se défendre.

Soudain, Olivius eut une inspiration. Il avait aperçu ce qui semblait être le chef de lunité. Il avait reconnu sa tête car celle-ci défilait chaque année a la tête de ses troupes durant la fête nationale. Un peu a lécart du combat, Rouharde, chef suprême des armées de Fraithure le Fourbe, donnait des ordres et encourageait ses troupes.

Sentant que cétait là leur dernière chance, Olivius évita le coup dépée et se présenta devant leur chef. Celui-ci ne fit aucun geste pour se défendre, tant sa surprise était grande. Sa tête vola, suivie dune giclée de sang.

« Voilà, pensa Pécoz, au moins on aura tué leur chef » Puis il ferma les yeux, attendant la mort avec sérénité.

Celle-ci ne vint finalement pas. Les scouts se trouvaient privés de leur chef absolu et étaient désemparés. Ils choisirent la fuite, laissant les cadavres de leurs compagnons derrière eux.

Olivius et Pécoz examinèrent leur blessure. Rien de mortel, mais ils étaient déjà affaiblis et les blessures infligées narrangeaient rien. Ils choisirent pourtant de continuer leur progression, conscient que la prochaine attaque leur serait fatale.


21

Davidal et Bennoït parcouraient les couloirs, arrivant plus ou moins à sorienter dans les kilomètres de couloirs du château. Par chance, ils nétaient encore tombés sur aucune patrouille, mais cela ne les empêchait pas de se tenir sur leurs gardes.

Au détour dun couloir, l'air s'obscurcit devant eux. Une brume noirâtre, sortie des murs, s'enroula sur elle-même pour former lentement une silhouette humaine. Ils se reculèrent afin de pouvoir observer le phénomène avec une certaine distance et restèrent muets deffroi.

La silhouette, entourée dun halo noir, nétait personne dautre que Ioanne, le magicien.

Il portait son habituelle cape noire et sa capuche. De son visage ils ne purent que distinguer deux petits yeux rouge remplis de haine qui les fixaient.

Ses bras pendaient le long de son corps. Les bouts de ses doigts se terminaient par des ongles crochus, comparables a des serres daigle.

Ioanne savança vers eux, apparemment décidé à en finir.

- Jaurais pu tuer vos 2 amis, tout à lheure, dit-il, ils étaient occupés à discuter inutilement dans la prisonMais je préfère avoir affaire a des adversaires de choix, et pas à dignobles cafards sans défense.

- Tu nous fais trop dhonneur, Ioanne, répondit immédiatement Bennoït dun ton ironique.

Les 2 frères se jetèrent ensemble sur le vieux magicien. Davidal tenta un Ouraken tandis que Bennoït envoyait un Kizamitsuki a la tête.

Il para les 2 coups en même temps et linstant daprès ils se trouvèrent à terre, a 10 mètres de Ioanne. A moitié sonnés, ils essayèrent de réaliser ce qui leur était arrivés.

Devant leur perplexité, le magicien consentit à leur expliquer :

- Un proverbe dit « Pour vaincre, connais ton ennemi aussi bien que toi-même ». Je ne fais quappliquer cet ancien adageAttaquez-moi encore, vous pouvez faire mieux.

Les frères se relevèrent et attaquèrent à nouveau.

Ils frappèrent de toutes leur forces, passant en revue leur répertoire de coups appris dans ce lointain continent où les hommes ont la peau jaune.

Ils sépuisaient en vain, Ioanne semblait prévoire leurs coups une demi-secondes a lavance, et ils fouettaient lair inutilement.

Bientôt, celui-ci sembla agacé et il les chassa tel 2 mouches.

A nouveau, ils se retrouvèrent au sol 10 mètres plus loin.

Ioanne, rapide comme léclair, les avaient frappés en même temps mais ils navaient rien vu venir.

- Décidément, vous me décevez, fit ce dernier, je vais peut-être vous faire réagir comme ça.

Joignant le geste a la parole il étendit les bras et ouvrit les mains, paumes vers le haut, puis ferma les yeux.

Les 2 frères se regardèrent et décidèrent de lattaquer pendant quil était occupé à autre chose, mais quelque chose attira leur attention.

Deux étincelles venaient de jaillire, une sur chaque paume. Les étincelles se changèrent rapidement en deux petites boules délectricité dune couleur bleutée. Un arc électrique les reliait entre elles.

Les boules grossirent de plus en plus jusqu'à atteindre la taille de ballons de basket. De petits courant électrique remontaient parfois le long des bras de Ioanne mais celui-ci ne semblait pas sen préoccupé.

Il dirigea soudainement ses paumes vers Davidal. Larc électrique se sépara en deux arcs semblables et latteignirent en pleine poitrine.

Celui-ci hurla et tressauta sous leffet de lélectricité. Les arcs ne sarrêtaient pas car ils étaient toujours reliés aux paumes de Ioanne.

Davidal avait le visage déformé par la douleur et continuait de hurler. Bennoït ne savait pas quoi faire. Il voulait arrêter immédiatement cette torture infligée a son frère mais il savait très bien que sil le touchait, il serait lui-même électrocuté et cela naiderait pas beaucoup son frère.

Il devait sattaquer à la source de lélectricité, cest-à-dire a Ioanne. Celui-ci comprit très bien ce qui passait par la tête de Bennoït et dirigea un des arcs vers lui.

Il ne pût léviter. Lélectricité lui brûla la poitrine et lenvoya une troisième fois contre le mur.

Ioanne semblait sintéresser davantage a son frère car il redirigea aussitôt larc vers Davidal, qui hurlait toujours de douleur.

- Finis de jouer maintenant, cria le magicien par-dessus le bruit assourdissant de lélectricité.

Bennoït, écuré par lodeur de chair brûlée, se releva, devinant ce quallait faire Ioanne.

- Noooooooooooonnnnnnnnnnnnnnnnnn hurla-il

Trop tard : Ioanne avait concentré son énergie pour produire un arc délectricité beaucoup plus puissant. Sous leffet de la poussée, Davidal fût projeté contre une des fenêtres qui se brisa.

Bennoït se précipita à la fenêtre. Il vit le corps de son frère tomber comme une pierre et sécraser sur les rochers une centaine de mètres en contrebas.

Il se tourna vers Ioanne, les yeux rétrécis remplis de colère.

Les boules délectricité diminuèrent jusqu'à disparaître. Il ne restait plus que lodeur dozone et de chair brûlée pour témoigner de lhorreur qui venait de se produire.

- Si lépée de la justice frappa parfois les innocents, moi je frappe sans pitié les faibles, dit Ioanne, ton frère était faible et il en est mort.

- Je vais te faire payer tes crimes, immonde crapule

Bennoït faillit se jeter sur lui puis se ravisa.

« Ne pas succomber à la colère, pensa-il en essayant de maîtriser son caractère impulsif, sinon il détournera ma propre colère contre moi et jirais rejoindre Davidal sans pouvoir le venger. »

Bennoït ferma les yeux et fit le vide en lui.

Il se revit sur le continent des hommes jaunes, assis en tailleur au sommet de la montagne en train de méditer.

Il focalisa sur le diaphragme, augmentant son énergie. Bientôt il réveilla la bête tapie dans son âme. Lesprit du félin lenvahit de son énergie positive.

La lumière se fît alors en lui. Il venait de trouver comment battre Ioanne.

« Pourquoi ny avais-je pas pensé avant » pensa-il.

Puisque le magicien semblait si bien connaître ses techniques de combat, il devait en inventer une nouvelle. Déstabiliser lennemi avec une tactique encore inconnue.

Bennoït se reconcentra, faisant mentalement appel a son maître : un moine Yamabushi. Ce dernier lui apparut devant les yeux.

« Pense à la mouette, lui souffla-il »

Bennoït ouvrit les yeux. Maintenant il savait ce quil avait à faire, et comment le faire.

Il se jeta sur Ioanne, qui lavait regardé dun il moqueur jusque là.

Le barbu frappa Ioanne. Celui-ci navait pas pu prévoir le coup, qui latteignit en pleine face.
Le magicien le regarda, étonné.

- Mais comment-tu..

Il ne termina pas sa phrase car Bennoït recommençait à le frapper.

Ioanne était maintenant paniqué, il narrivait plus a prévoire les coups de son adversaire. Il tentait de sonder son esprit mais ne rencontrait quun mur sur lequel il butait sans arriver à le passer.

La raison était très simple : en plus dinventé sa propre technique de combat, Bennoït improvisait complètement. Il navait aucun enchaînement en tête, il laissait juste son esprit décider et son corps suivait naturellement.

Il était devenu complètement imprévisible.

Le magicien essaya duser de sa magie en vain : Il navait pas le temps car une pluie de coups sabattaient sur lui.

Un énorme coup de pied au visage lui fit exploser le nez et lenvoya à son tour contre le mur. Il se reçut mal contre la paroi et son bras encaissa tout le poids de son corps. En essayant de le bouger, les os brisés frottèrent lun contre lautre et une douleur fulgurante lui traversa le corps.

Incapable de se relever, le magicien regarda Bennoït se diriger vers lui pour porter le coup de grâce.

Le barbu leva le bras et sapprêta à donner la mort.

- A..attends

Bennoït le regarda sans rien dire et leva à nouveau son bras.

Ioanne, paniqué, balbutia :

- Non ! Nontu ne peux pas me tuer..

- Je te défie de me donner une seule bonne raison de ne pas te tuer.

- Tutu ne peux pas tuer ton père..

Bennoït fût pris de cours

- Mon..Comment ça ?

- Je suis ton père, Bennoït

Il secoua la tête

- Non, ce nest pas possible

Et il se prépara à frapper.

- Attends ! Il y a très longtemps, Sandrelle était une fille perdue. Elle se prostituait et se droguait, je lai recueillie et lui ai appris la magie. Ioanne parlait très vite, profitant de la chance de sauver sa peau qui lui était offerte. Nous nous sommes mariés et elle tomba vite enceintede vous deux

- Cest donc toi le père qui nous a abandonnés

- Javais mes raisons ! Comprends-moi, mon fils Je pouvais devenir grand et puissant Fraithure me voulait à ses côtés pour gouverner le pays Cétait la chance de ma vie

- Et tu las tuée

Ioanne le regarda, les yeux agrandis par la peur.

- Comment sais-tu queNon ! Fraithure ma forcé, je ne voulais pas, cest à lui quil faut sen prendre.

- Jen ai assez entendu, adieu.

Sur ces derniers mots, Bennoït enfonça dun geste brusque ses 2 doigts dans le plexus solaire du magicien, le tuant sur le coup.

- Si lépée de la justice frappe parfois les innocents, moi aussi je frappe parfois les faibles, et toi tu es faible, magicien, murmura-il

Il tourna les talons et sen alla chercher ses amis.


22

Dans la tour Nord, au dernier étage, Fraithure le Fourbe sentait le vent tourner.
Il contempla le corps de son épouse Sophyre et de ses deux servantes : Marianne et Dophnée.
Sentant la fin approcher, elles sétaient ouvert la gorge. Dabord Marianne, puis Dophnée et enfin son épouse, après un dernier adieu.


23

En tournant à langle dun couloir, Pécoz et Olivius tombèrent sur El Gomez et Ludwig.

Ils crièrent de surprise tellement ils étaient à cran. Un peu plus loin, Bennoït les rejoignit.

Ils racontèrent leurs aventures. Lhispanique et le Germain commencèrent :

- On sest retrouvé dans la prison, on a tué Kevinard le bourreau, expliqua Ludwig.

- On doit y retourner, pour libérer les prisonniers. Alicia est avec eux !, Continua El Gomez.

- Nous, nous avons rencontré une unité de scouts, Rouharde était avec eux. On sest battu et finalement ils ont fui. Rouharde est morte, firent Olivius et Pécoz.

Leurs amis regardèrent leurs blessures, et sen inquiétèrent. Ils les rassurèrent : Ce nétait pas trop grave, ils pouvaient continuer.

Tous les regards se dirigèrent alors vers Bennoït.

- Ioanne..Leur expliqua-il..Je lai tué. Non sans mal, dit-il en montrant sa chemise calcinée et la peau brûlée en dessous.

- Et ton frèrerisqua Pécoz

- Mort

- On est désolé

- Mercimais il est mort pour une cause juste, cela ne sert à rien de pleurer sa mort. Concentrons-nous plutôt sur la dernière étape.

Ils se mirent en route vers la tour Nord, bien décidés à en finir.



24

La tour Nord était la plus haute du château. Un escalier de pierre extérieur menait à son sommet.

Ils rencontrèrent encore des scouts sur leur chemin, mais ceux-ci semblaient avoir déjà accepté la défaite. Ils se battaient sans envie, sachant que la victoire de la communauté approchait.

Ils rencontrèrent aussi beaucoup de cadavres de scouts. Ils ne faisaient aucun doute quils sétaient suicidés en souvrant la gorge. Ils préféraient sans doute une mort honorable plutôt que la défaite.

Ils tuèrent les derniers scouts quils croisèrent et qui tentaient de protéger la tour Nord avec lénergie du désespoir, et se trouvèrent bientôt au pied de lescalier.

Ils les gravirent et se trouvèrent devant une porte en bois. Ils se préparèrent mentalement à affronter Fraithure le Fourbe.

Bennoït poussa la porte et ils rentrèrent.

Cétait la première fois quils voyaient le tyran autrement que via des portraits et des statues et il semblait aussi sinistre que sur ces représentations.

Les murs étaient fait dépais vitraux verts qui tintaient la pièce dune couleur blafarde. Fraithure leur tournait le dos et contemplait le paysage a travers les vitraux. Il se retourna quand ils pénétrèrent dans son sanctuaire.

Dans un coin se trouvaient les cadavres égorgés de Sophyre, son épouse, et de Marianne et Dophnée ses deux fidèles servantes.

- Les voilà, dit-il, les sauveurs de la nation. Cest bien, vous avez réussi à faire tomber mon empire, je suppose que vous êtes content ?

Ils ne répondirent rien.

- Oui, mon empire sest écroulé. Le bruit a couru dans tout le pays que des héros essayaient de se soulever. Le peuple a suivi. Ils ont massacré mes scouts. Les derniers qui me restent sont en fuite et doivent déjà être loin, a lheure quil est. Que je vive ou que je meure, cest la fin.

- Rends-toi, Fraithure, et il ne te sera fait aucun mal.

- Me rendre ?

Il éclata de rire.

- Me rendre et passer ma vie dans une cellule miteuse, à manger de la viande pleine de ver et boire de leau croupie, jamais !

Il retira sa cape rouge, qui cachait une armure dargent et sortit son épée de son fourreau, elle aussi en argent.

- Cest la chute de mon empire mais je ferrais tout pour emporter les responsables avec moi dans la mort.

Sur ces mots, il chargea à laveuglette.

Le coup était porté sur Pécoz, qui lévita facilement. Ils se battirent tous les quatre contre Fraithure.

Le combat semblait déséquilibré, mais ce nétait pas le cas. Fraithure avait un long passé de guerrier et les longues années passées à gouverner sur son trône ne lui avaient pas fait perdre son habileté au combat.

Il narrêtait pas de donner des coups dépées, évitant les coups rendus avec agilité. Il arriva à déséquilibrer Olivius, qui tomba au sol.

Olivius vit avec horreur la lame tomber sur sa tête. Il roula sur le côté, et larme ouvrit une profonde entaille dans son épaule. Il se remit debout péniblement, le sang gouttant au sol.

Cétait maintenant El Gomez qui était en difficulté. En duel, Fraithure le Fourbe était redoutable et lHispanique avait du mal à parer les coups.

Ludwig vint à son secours, suivi de Bennoït. Ce dernier évitait les coups et essayait de mettre Fraithure au sol.

Pécoz sinfiltra derrière lennemi, mais celui-ci devina sa présence et se retourna vivement.

Pécoz vit au ralenti la lame senfoncer jusqu'à la garde dans son ventre. La pointe de larme ressortait par son dos et tendait le tissu de sa tunique.

Il navait jamais imaginé quune blessure pouvait aussi mal. Un voile rouge tomba devant ses yeux.

Comme dans un rêve, il vit ses mains se saisir de la poignée de lépée et la retirer de son corps. Puis il sécroula au sol.

Fraithure sortit une deuxième épée.

- Jen ai déjà eu un, ricana-il, a qui le tour maintenant ?

Olivius, pourtant gravement blessés lui aussi, El Gomez, Bennoït et Ludwig se jetèrent sur lui et le combat recommença.

Fraithure arriva à faire tomber El Gomez, il souleva sa lourde épée.

El Gomez était comme paralysé. Il narrivait pas à simaginer que den moins dune seconde il serait mort.

« Arrivés jusque là et mourir maintenant, cest vraiment trop bête » pensa-il.

Sa dernière pensée alla à Alicia, qui devait attendre quil la libère dans la prison.

Au moment ou lépée allait sabattre, il vit une forme se jeter sur Fraithure et le bousculer.

Cétait Pécoz ! Il avait trouvé suffisamment dénergie pour empêcher la mort dEl Gomez.

Il propulsa Fraithure contre les vitraux, qui explosèrent comme des bombes.

Accrochés ensemble, ils basculèrent dans le vide.

Bennoït, Ludwig, El Gomez et Olivius se penchèrent par le trou dans le vitrail, en prenant garde de ne pas se couper aux bouts de verres qui pointaient, et regardèrent tout en bas.

Ils virent une petit forme allongée sur le dos les bras en croix et plus loin la grande silhouette noire de Fraithure.

Aucune chance quils soient encore vivants.

Pécoz sétait sacrifiés, mais son sacrifice nétait pas vain.


Ils avaient gagné.


25

Dans la salle des banquets, la fête battait son plein

Les grandes tables étaient disposées en ovale. Devant lovale se trouvait une autre table où étaient assis les héros : Ludwig, El Gomez avec a ses côtés Alicia la Blonde, Olivius et Bennoït.

La bonne humeur régnait. La salle était occupée par les nobles qui avaient été enfermés en prison. Parmi eux se trouvait le nouveau Roi : Raphaëlo de Monville, qui était le fils de Fraithure le Fourbe. Raphaëlo avait tenté de sinsurger contre le pouvoir de son père et sétait fait jeter en prison.

Le calme était revenu dans le pays depuis environ une semaine. Les structures se remettaient petit a petit en place. Durant ce temps, les quatre survivants avaient été soignés par les meilleurs médecins du pays et leurs blessures étaient en voie de guérison.

Tôt le matin, ils avaient assisté aux funérailles de Davidal et Pécoz, morts tous deux en héros.

Le cadavre de Fraithure le Fourbe avait été emporté, sous les crachats de la foule, vers un bûcher où il brûla.

Par les fenêtres ils pouvaient voir les feux dartifice tirés partout dans le pays. Le peuple célébrait la libération depuis une semaine et goûtait aux joies de la liberté.

Le nouveau Roi se leva de son siège et leva son verre une énième fois, en lhonneur des sauveurs du pays. Il fût imité par toute la salle.

Les quatre commençaient à être fatigué des mondanités et des honneurs. Elles étaient fort agréables au début, mais devenaient lassantes sur la longueur.

Heureusement, ils repartaient le lendemain.

La fête dura jusquaux petites heures de la nuit.


Epilogue


Ils se retrouvèrent tous les cinq dans la cour du château dés les premières lueurs du jour.

Une fois les chevaux sellés, ils se firent leur adieu et se souhaitèrent bonne chance pour la suite.

Sur un dernier « au revoir », ils sortirent du château et chevauchèrent chacun de leurs côtés, allant vers leurs destinées.

Ludwig allait vers lEst. Sa Germanie natale lui manquait après de longues années passées à parcourir les différentes régions du monde.

El Gomez, sa femme se cramponnant à lui, se dirigeait vers lOuest. Ils allaient reprendre le cours de leur vie paisible dans le chaud pays dHispanie.

Bennoït, filant vers le Sud, pensait retourner sur le continent des hommes jaunes, qui laiderait à supporter le deuil de son frère et de sa mère.

Olivius allait vers le Nord. Il retournait à sa vie paisible, faite de traite de vache et de récolte de blé.

Bientôt ils se confondirent avec lhorizon et disparurent complètement.

Le soleil se leva complètement, annonciateur dune belle journée de printemps au pays de Wharaim.


FIN




Olivier Selle, 16 mars 2003 - 27 mars 2003



Avec, par ordre alphabétique :

Alicia la Blonde, joué par Alicia
Amélia, jouée par Amélie
Bennoït, joué par Benoit Mortier
Boulette, joué par Mr. Boufflette
Davidal, joué par David Mortier
Deuwée, joué par Olivier Dewez
Dgényfer, jouée par Jennifer Martini
Dophnée, jouée par Daphnée Ravignat
El Gomez, joué par Xavier Mateo Gomez
Fraithure le Fourbe, joué par Denis Fraiteur
Ioanne, joué par Yoann Mascart
Kévinard le Bourreau, joué par Kevin Arnout
Kouzinor de Brüzail, joué par Laurent Cousin
Leroi, joué par Mr. Leroi
Létizia, jouée par Laetitia Maruccia
Linne Sè, jouée par Lindsay Radoux
Ludwig II de Germanie, joué par Ludwig Van Villers
Marianne, jouée par Marie Cornart
Mharghanar, jouée par Mme Marganne
Olivius, joué par Olivier Selle
Pécoz, joué par Sébastien Paquot
Raphaëlo de Monville, joué par Raphaël Monville
Rouharde, jouée par Mélanie Rouard
Sandrelle, jouée par Sandrine Christophe
Sophyre, jouée par Sophie Denlois
La princesse Zozo, jouée par Zoé Pier


Remerciements spéciaux :

David & Benoit Mortier pour les noms de coup de Kung-Fu, Virginie pour avoir pris la peine de lire chaque épisode, Pedro pour le soutien moral, George Lucas pour lépisode de la bataille entre Ioanne et Bennoït, Saddam Hussein, Pécos pour les 2-3 idées, In Flames pour mavoir motiver dans les moments de galère, Microsoft pour le correcteur orthographique de Word, ma famille, Dieu, tous mes fans sans oublier mon producteur.







Disclaimer : Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé serait purement pas fortuite

Table des matières




Introduction Page 2
Chapitre 1 Page 4
Chapitre 2 Page 7
Chapitre 3 Page 8
Chapitre 4 Page 13
Chapitre 5 Page 14
Chapitre 6 Page 16
Chapitre 7 Page 18
Chapitre 8 Page 19
Chapitre 9 Page 20
Chapitre 10 Page 22
Chapitre 11 Page 23
Chapitre 12 Page 26
Chapitre 13 Page 28
Chapitre 14 Page 29
Chapitre 15 Page 33
Chapitre 16 Page 35
Chapitre 17 Page 37
Chapitre 18 Page 38
Chapitre 19 Page 39
Chapitre 20 Page 41
Chapitre 21 Page 43
Chapitre 22 Page 48
Chapitre 23 Page 49
Chapitre 24 Page 50
Chapitre 25 Page 53
Epilogue Page 54
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (4)
Re: La Communauté contre Fraithure le Fourbe
Posté par elodelu le 20/08/2004 07:54:12
Ben comme ça a été déjà dit, j'ai trouvé cet article dans records, et bien que j'adore lire, je n'ai pas eu le courage, mais c'est surtout que le genre de la nouvelle, enfin plutot du roman, que dis je du roman, du péplum, lol, ne m'interesse pas vraiment, mais je te mets exellent pour le temps que tu as du passer a ecrire tout ca, et pour ton inspiration hallucinante!
Re: La Communauté contre Fraithure le Fourbe
Posté par bip le 20/08/2004 07:54:12
é trouvé cet article ds les records, cet article le mérite, j'adore lire et ça a l'air très interessant, mais la vraimen j'ai eu la flemme ! ! !

Ta qd 1 flizz en plus ! dis donc, y'a pas besef de commentaitres !
Re: La Communauté contre Fraithure le Fourbe
Posté par maricchia le 20/08/2004 07:54:12
Super original, j'ai vraiment aimé !
Re: La Communauté contre Fraithure le Fourbe
Posté par loly le 20/08/2004 07:54:12
tu devré publié!! mdr! koike un peu lon (g pa le courage de tt lire m1tenan!!) c bien é marant!! mirci!!
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (4)
Publié le 14 février 2004
Modifié le 14 février 2004
Lu 3 981 fois

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