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Le concours de médecine : description et quelques conseils

Découvrez comment réussir le concours de médecine : structure des études, numerus clausus, rôle des écuries et conseils pour exceller en P1.

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Structure et organisation des études de médecine

La faculté de médecine diffère du traditionnel système LMD (licence-master-doctorat). Le cursus des études médicales se divise en trois cycles (1er, 2e et 3e) respectivement de 2, 4 et 2 ans (sans compter les redoublements). Ensuite viennent les spécialisations, qui se font sur concours.

Conditions d'admission et inscription au concours de médecine

Pour pouvoir tenter le concours de médecine, il faut être titulaire du baccalauréat. Il est évidemment conseillé d'avoir passé un bac scientifique, l'option n'étant pas très importante. Les inscriptions se font en général fin juin ou en juillet, après les résultats du bac. Le mieux est d'aller vérifier les modalités d'inscription sur le site internet de la faculté dans laquelle vous voulez étudier. Rassurez-vous : le contenu de votre dossier scolaire n'importe pas dans la validation de votre inscription.

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Une sélection très sévère : le numerus clausus

Une fois inscrit(e) dans votre fac, vous ferez partie d'un vaste ensemble d'individus, regroupés sous le nom d'étudiants en P1 (1re année du premier cycle). Selon les facs, leur nombre peut aller jusqu'à 4 000 étudiants ! Cela représente un gros changement, surtout lorsque l'on sort de son petit lycée pour arriver dans d'énormes amphithéâtres surpeuplés, où parfois un écran géant et des haut-parleurs remplacent le professeur.

C'est parti pour 1 an d'études acharnées, année qui se divise en 2 quadrimestres, séparés par le fameux concours (en général la première partie est vers décembre-janvier, la deuxième vers mai-juin). Comme c'est un concours, pour être reçu il faut être parmi les premiers, en général dans les 11 % premiers.

Chaque année, un nombre d'étudiants admis en médecine est fixé par faculté : c'est le numerus clausus. Un exemple parlant : à la faculté de médecine de Marseille, sur 3 000 étudiants, seuls 345 seront reçus !

À la fin de l'année, nombreux sont donc les déçus. Une dure loi de sélection, à laquelle s'ajoute une seule et unique possibilité de redoubler ! L'étudiant n'a donc que deux ans pour réussir le concours, et en cas d'échec, il n'a plus qu'à envisager une reconversion.

Les écuries : préparation privée ou universitaire

Ce concours exigeant se fait, pour la majorité des épreuves, par QCM (questionnaire à choix multiple). Vous aurez accès à des annales des concours précédents pour vous entraîner, mais cela n'est souvent pas suffisant. La plupart des étudiants s'inscrivent, parallèlement à la fac, à des « écuries ».

Les écuries sont des organismes, le plus souvent privés, dont le but est d'aider l'étudiant à obtenir son concours. Elles sélectionnent souvent sur dossier ! Ces écuries sont souvent chères (de 1 000 à 4 000 euros l'année). Mais l'immense avantage est le suivi continu des cours à la fac : chaque semaine, les cours sont réabordés avec des professeurs agréés ou avec des étudiants en médecine (selon l'écurie), des QCM sont proposés et l'étudiant peut poser toutes les questions qu'il souhaite. Cela permet d'évaluer son niveau (grâce aux QCM notés) et de repérer ses lacunes. Enfin, des concours blancs sont organisés, afin d'être en condition pour le vrai concours. L'écurie privée est aussi un lieu où l'on peut travailler ses cours en toute tranquillité, ou échanger avec d'autres étudiants.

Écurie universitaire : l'alternative économique

Pour les étudiants qui n'ont pas les moyens de se payer une écurie privée, la faculté de médecine propose sa propre écurie. L'inconvénient est qu'il n'y a pas un soutien personnel de la part des tuteurs (étudiants de 2e ou 3e année qui s'occupent de faire des QCM relatifs aux cours), car les étudiants y sont très nombreux. Cela impose donc une grande autonomie de travail.

Globalement, l'écurie est quasiment incontournable pour l'étudiant en médecine, qu'elle soit privée ou universitaire.

Conseils pratiques pour réussir la P1

  • Arriver en avance : 15 bonnes minutes avant les cours, afin d'être sûr d'avoir une place (surtout en début d'année).
  • Manger au restaurant universitaire : on gagne du temps sur le travail, on mange équilibré et on fait des économies !
  • Bien choisir ses compagnons d'étude : ne rester qu'avec des gens qui ont envie de réussir et qui sont travailleurs. Cette année, les amitiés sont plutôt intéressées (c'est la dure loi de médecine !).
  • Oublier les sorties et les soirées pendant un an : comme disait un prof de biochimie « les anniversaires, Noël et autres fêtes, on les fait en juillet ! ». Le 1er janvier, à 00h10, on est couché.
  • Éviter la solitude prolongée : l'idéal est de travailler d'abord seul, puis en groupe, à 2 ou 3. La souffrance passe mieux à plusieurs !
  • Rester concentré : il faut avoir conscience que c'est un concours extrêmement difficile, et que beaucoup de gens sont motivés pour l'avoir. Vous devez rester concentrés, ne jamais perdre de vue l'objectif concours et ne pas vous laisser influencer par ce qui pourrait vous en détourner.

Le facteur clé de la réussite : le travail quotidien

Quotidiennement, il n'y a que quelques heures de cours (3 ou 4 h). La difficulté réside en un travail personnel CONTINU, d'au moins 5 h par jour. C'est un concours très difficile, je le répète, car il suppose une grande endurance pour la mémoire.

C'est pourquoi il est primordial de travailler ses leçons au jour le jour, et d'utiliser ses week-ends pour approfondir ce que l'on n'a pas compris et faire des QCM. La mémoire n'aime pas le stress : le concours de médecine n'est pas le bac et ne se révise pas 1 mois avant, mais tout au long de l'année.

Avant de tenter le concours, vous devez être conscient de l'énorme travail à fournir : les fainéants et non-travailleurs n'ont aucune chance. L'intelligence n'est pas le facteur clé de la réussite ; c'est le TRAVAIL !

Attention au piège du redoublement

Beaucoup de gens échouent car ils se disent, lors de leur première année : « c'est bon, j'ai encore un an, je peux redoubler ». Là est le danger ! Si en effet beaucoup de gens redoublent, la première P1 n'est pas à prendre à la légère : on y prend des habitudes de travail, on apprend la plus grande partie des cours.

Il faut aussi savoir que la plupart des premiers au concours sont des primants, c'est-à-dire des gens qui n'ont fait qu'une seule première année. Ne remettez donc pas à plus tard : donnez le maximum dès maintenant !

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camilla
camilla @camilla
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